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 [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457

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iZaac
Père Castor
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MessageSujet: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 15 Fév - 11:19

Ce gars, là, Verdegnole, le comtois, il était arrivé dans la nuit au pensionnat. Il déposa sa proclamation. Les comtois prenaient leur destin en main. Ils appelaient les volontaires helvètes à venir les aider.



--verdegnole a écrit:
Verdegnole distribua ses exemplaires et comme il lui en restait quelques-uns. Il en apporta un chez le vieux de la montagne.

[rp]Le soc et l'épée

Il est temps plus que jamais de défendre le Droit, au moment ou les militaires veulent la guerre, l’arbitraire et la soumission du peuple, car ces trois là avancent de concert. Le phénomène a commencé depuis un moment déjà, et l’état d’urgence et la restriction des déplacements, toujours en vigueur, pèsent toujours sur la sérénité des sujets. Des menaces, plus de menaces, pour que le paysan se terre au plus profond de sa tanière.

« Une bonne guerre qu’il leur faudrait » entend une fois de plus le paysan désolé. Car le paysan aime à vivre en paix, jouissant des plaisirs du ciel et de la terre. Et bon, il va se cacher, en attendant que ça passe. Et il se fait prendre son blé, ses biens et ses filles. Et les militaires rentrent chez eux, ils ont la tête haute car ce sont des Héros. Ils ont la gloire et pour ça ils pensent que tout leur sera du et qu’ils seront souverains en leur terre asservie.

Alors l’armée parade en ses domaines, qui sont partout ou règne la terreur. Et il arrive ce qui doit arriver, des civils finissent toujours par trouver la Mallemort, car c’est le métier de ces gens-là. Se soulève le peuple, et gonfle son ire. Et lorsque sa colère éclate, c’est de folie et de rage, il n’est plus de raison. De sa gueule ouverte, et si longtemps fermée, il conchie et bafoue le soldat fautif, et sans mesure, et sans précautions. S’il pouvait tenir en ses mains calleuses le col propret du soldat en goguette, Deos seul sait ce qui arriverait.

« Allons, que faites-vous de mes sacrifices passés, des mes combats ardus grâce auxquels les paysans cultivent leur champ ? Ne vous rappelez-vous pas que je porte l’épée, qui me confère l’autorité ? » fait le soldat autant surpris qu’indigné. Mais le paysan cette fois a retrouvé la parole. « Et quoi ! Ne vois-tu pas que j’ai les mains fendues et la boue au cul ? Je cultive le blé pour faire ton pain blanc que tu aimes tant, et depuis la nuit des temps. Et je nourris le curé qui prie pour toi si tu ne l’as pas encore tué. Est-ce que j’en tire gloire pour autant ? Est-ce que je réclame soumission pour ce sacrifice ? Veux-tu enfoncer le soc dans la glèbe collante, et tâter du fléau, pendant que je vais courir la gueuse lustrer mes médailles ? »

Le paysan sait bien que le bougre défend ses terres et qu’il est comparse et compatriote avec le soldat. Mais après tout chacun choisit son métier. Et depuis cet incident le paysan a retrouvé la parole, et il s’est mis a se poser des questions, notamment sur la place prépondérante de l’armée dans cette société ou lui, paysan, est à la base, et sur toutes sortes de chose. Il a appris à se réunir avec d’autres paysans, à discuter, à ne pas se laisser intimider. Il a surtout appris à lever la tête.

Parfois dans son champ il cesse le labour un moment et regarde au loin vers l’horizon

Les aveugles

Le paysan avait maintenant appris à ouvrir les yeux et la bouche. Les actes sur lesquels il passait jadis frappaient maintenant son attention naissante. La colère qu'il ravalait jusqu'alors et qui noircissait sa bile sortait maintenant en chapelets de mots fleuris.

Aussi il ne trouva pas la paix par ses yeux ouverts, mais partout la guerre contre les humbles. Aussi ne sortaient de sa bouche ni sérénade ni louange, mais invectives et protestations. Et le hobereau le regarde et s'en étonne. "Allons, le bougre, cesse donc de parler ainsi, cela ne te sied point. Retourne à tes champs, tu vas gâter ta récolte à t'exciter ainsi. Le justice, le droit, nos textes de loi sont fait pour veiller à la paix. Va et travaille". Le hobereau désigna au paysan l'homme de robe qui restait silencieux.

Le temps de réfléchir, et la saison des moissons était arrivée. C'était occasion de fêtes et réjouissances plus ou moins païennes pour le paysan, qui se réunissait avec ses comparses pour mieux récolter. Il avait appris l'entraide depuis longtemps, et c'était sa force. Les moissons furent joyeuses cette année-là, et abondantes. On festoya beaucoup, on but en abondance, on forniqua à l'envi, mais surtout on parlait et débattait sans cesse, faisant enfler la colère populaire.

Et cette colère ne sortait pas car il était du ressort de la Justice de trancher les litiges et contentieux. Le paysan s'étonnait tout de même que jamais sa cause ne fut entendue, que jamais sa parole n'était respectée. Il s'en émut. Il chercha a comprendre les textes, payant en bouteilles un soulot qui savait lire. Il trouvait que ces textes étaient bien iniques, mais ils étaient censés garantir quelques protections pour les siens. Perplexe, il alla trouver l'homme de robe que le hobereau lui avait désigné. L'homme ne répondit pas ni ne bougeait. Agacé, le paysan le secoua et se rendit compte que l'homme de robe n'était qu'un pantin de paille semblable à ceux qu'il utilisait pour éloigner les oiseaux.

Le soldat et le hobereau avaient évincé l'homme de robe et remplacé par ce joli mannequin. Ils avaient retouché des textes, qu'ils trouvaient trop compliqués, et jeté d'autres au feu. Quand le paysan voulut regarder ces textes, ils étaient plein de ratures et de dessins d'enfants. Il comprit le manège du hobereau, et il savait maintenant maîtriser sa furieuse colère. Après tout il suffirait de leur rendre la vue, pour qu'ils voient enfin les plaisirs de la vie et du partage, qui n'ont rien à voir avec les titres et médailles, et la Mallemort semée partout par la guerre.

Le paysan était déterminé, et les choses se mettaient les unes derrière les autres dans le dedans de sa tête. D'abord viendrait la force, car il était prouvé que le soldat et le hobereau ne comprenaient que ça. Ensuite viendrait le droit, et une justice aveugle à la condition des uns et des autres. Et alors, peut-être un jour viendrait la paix.

Le paysan regardait le sol en marchant, il savait maintenant que le chemin serait long.

Les chimères

Les saisons se succédaient les unes après les autres, et avec elles les heurs et les malheurs de la vie de paysan. Mais la tranquillité et la torpeur dans lesquelles s’endormaient le clerc, le soldat et le hobereau n’étaient pour le paysan que la beur et souffrance, mais aussi réflexion et organisation.

Le curé ne prenait plus guère la peine de sermonner en les églises le dimanche, qui étaient d’ailleurs vides la plupart du temps. Et il s’en trouvait pas plus mal. C’était autant de temps gagné pour jouir des biens spoliés et pour courir la gueuse innocente. Qu’était-il besoin, finalement, de se fatiguer l’esprit pour ces abrutis qui n’entendaient rien aux choses de l’esprit ? C’était donner le miel aux cochons, et c’était pêcher que de gâcher ainsi. Aussi se contentait-il de prodiguer avec plus ou moins d’ardeur baptêmes et mariages, sans oublier bien sûr de percevoir ses émoluments. Ainsi passait la doulce vie de l’homme d’église, et il prenait de l’embonpoint.

Mais il ignorait que le paysan avait développé une croyance particulière. Une croyance dénuée de fioritures, une foi simple comme l’était son esprit. Une croyance en un Dieu qui n’était pas comme son père mais plutôt comme son frère. Un Dieu qui l’accompagnait aux champs, sur la place publique, et même dans sa couche. Un Dieu qui communiquait par le verbe et par le rêve. Un Dieu qui ne demandait pas qu’on lui sacrifie les trois tiers de sa récolte, un Dieu qui n’exigeait pas qu’on verse pour Lui le sang des humbles. Ainsi la Foi n’était plus un lourd fardeau qui pesait sur ses larges épaules. Et nul n’était besoin pour Le prier de s’enfermer dans de sombre bâtisses, et d’écouter les prêches ennuyeux du curé fatigué.

Ainsi peu à peu le paysan se débarrassait de tous les parasites qui se nourrissaient de sa vie laborieuse. Sa conscience, devenue plus légère, lui permettait maintenant à s’intéresser à la vie publique. Il était dorénavant fier de voter, car cela lui offrait la maîtrise de son destin. Il écoutait les uns et les autres, et tranchait par son choix souverain. Mais son esprit droit ne distinguait guère les manœuvres tordues des profiteurs de toutes sortes, qui promettaient monts et merveilles, et le paradis solaire sur terre, pour demain.

Le paysan s’en accommodait mais il sentait bien que quelque chose allait de travers. Mu par un enthousiasme débordant à chaque élection, il était vite désappointé lorsque le monde de rêve qui lui était promis s’effritait, et quand il voulait le saisir il s’écoulait comme sable entre ses doigts. Il en conclut qu’on lui vendait des chimères toutes les deux lunes, et il en fut très fâché. Et quand par hasard il envoyait par son suffrage quelque personne de droiture et de sincérité, le hobereau, le soldat et le curé se débrouillaient pour l’évincer rapidement. Par l’intrigue, par la révolte et par l’épée, tous moyens qu’ils dénonçaient pourtant dix fois le jour.

Le paysan se garda cette fois-là de rentrer dans la grande colère noire. Il avait appris à maîtriser ses passions, par une pratique régulière de la prière et de la boulasse. Il mit en branle les boyaux de sa tête, et de son esprit échauffé naquit la République. La grande idée frappa comme foudre sur les terres des Royaumes. Et le hobereau, et le curé, et le militaire tremblaient dans leurs braies pendant que grandissait la rumeur. Ils le savaient bien, qu’il était désormais impossible de revenir en arrière. Alors ils criaient très fort et se démenaient, tentant comme joueur de bonneteau de faire passer les insurgés pour brigands et vils pillards. Mais c’était peine perdue.

Le paysan s’était forgé des armes, et c’est sans joie et sans haine qu’il s’avançait pour le combat. Et son regard se portait désormais sur son ennemi. Plusieurs de ses frères périraient sûrement, mais il n’avait maintenant que deux alternatives :

La République ou la mort.
[/rp]

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 15 Fév - 11:24

Andrew, kirkwood, Nefti, les autres... Tous étaient déjà partis. ils allaient se faire tailler en rondelles. Et dieu sait que les comtois sont doués pour la saucisse !

Ad pugnam, La Res Publica ou la mort !

http://www.youtube.com/watch?v=llaVPWtF-5c&feature=related Cette fois, c'était l'aube. Le vieux sortit de la boutique de la compagnie, désormais vide. Les comtois nous en avait rossé, des camelots. Il était temps.

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Nefti
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 15 Fév - 17:36

[Reporter de guerre....Par pigeon envoyé à l'avoyerie bouillantissime de Geneve]

Nef', partie rejoindre un ami cher et bien bâti au Nord de la FC, est en prison pour passage abusif de frontiere...un comble, elle n'était pas au courant de la fermeture des frontieres entre CH et FC, et c 'est faite détrousser et laisser pour morte sur le chemin en bonus....


Citation :
En direct du toit de la world trade taverne du capitole de Pontarlier, d'ou qu'on voit bien c'qui se passe dans les rues....

Ici Nefti, pour VIH info, la Voix internationale de l'Helvétie.

Je vous parle des hauteurs de Pontarlier ou mon voyage d'agrément se transforme en reportage de guerre.
J'ai été jetée en prison par les douaniers de Pontarlier à peine arrivée. Et libérée par les mêmes gardes quelques heures après l'assaut de l'Avoyerie semble t il.

J'ai pu récupérer mes sous vetements, et suis monté sur un nid d'aigle, duquel je peux voir la ville.
D'ici j'aperçois quelques groupes de civils semble t il, qui chassent à la fourche des militaires en arme, assez peu nombreux. La nuit a été calme, sauf pour mon ami et moi....'fin bref.

Quelques chants se sont elevés des tavernes, parlant de liberté, d'alcool et de filles de joie. Soit les assaillants sont très nombreux, soit leur arrivée a rallié une partie de la population.

A l'est et au sud sur les collines semblent se masser des armées.

Je n'ai encore aucune idée des motivations de chacun des bélligérants, je vous tiendrai au courant dans le prochain flash info.

C'était Nefti, pour VIH, en direct de Pontarlier. A vous les studios!
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 15 Fév - 23:39

Izaac faisait ses bagages. Le vieux arrivait.
Faut savoir crever avec les honneurs !



Il ne se dispensa pas, toutefois, d'emmener le pyjama est le bonnet de nuit. Le petit lit pliant et quelques provisions de bouche, pour les pontalissiens.

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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 9:10

Mélian arriva au sein de la Compagnie.
S'approchant d'Izaac sans troubler le calme qui régnait ces derniers temps en ces lieux.
Il posa une main sur l'épaule du vieil homme.


Je viens avec toi l'ami... annonça t-il simplement, un sourire confiant et serein sur le visage.
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 13:11

ig : on se déplace en groupe simple jusqu'à Grandson. D'ici là, les choses auront évoluées à pontarlier. Enfin j'espère. Chacun fait donc son mouvement, comme s'il était seul, deux noeuds, par deux noeuds. On fait le point dans trois jours à Grandson, donc.

Nic, tu intègres le groupe ?
philo ?

je dis que leprieure a bien causé.

Leprieure a écrit:
Encore le Lion, enfin ce sont les rumeurs...la différence avec ici c'est que le Lion n'a jamais pris Genève d'assaut.

Père Nainainus, ce qui se passe là bas ne résulte pas des paroles révolutionnaire de Traviatore, et cela ne concerne pas la CH, donc pas besoin de le faire bannir pour cela. Il soutient une révolte chez nos voisins et viens demander de l'aide, perso je n'y vois rien de mal et vous remarquerez qu'on ne parle pas de l'EA, donc merci de ne pas mélanger.


Leprieure se dit que pour une fois il est d'accord avec Traviatore, chose rare...

En revanche faites attention de ne pas engager Genève publiquement dans ce conflit, après que quelques valeureux et vaillants soldats aillent défendre la liberté et gouter les délices de notre reporter Nefti, ça c'est une autre histoire Wink

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nicbur l'Issime
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 19:22

Nicbur envoya son pigeon le plus rapide prévenir ses amis de la compagnie...

Mes frères, je ne pars pas avec vous ce soir, je suis encore en savoie et devrai être dès demain à Genève. Je vous rejoindrai à Pontarlier ou Grandson, je ne sais pas encore ou...

J'ai appris que notre avoyer et frère Meliandulys voulait participer à la bataille des partisans de la liberté, c'est tout à son honneur, mais malheureusement sa fonction lui interdit de prendre part à cette opération... S'il venait à quitter la ville, la mairie devrait être assaillie par la garde et il serait immédiatement mis en procès pour haute trahison.

Son coeur et son courage nous accompagnera, et nous guidera à la victoire.

A bientot mes amis

Nicbur
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 22:09



cataclop cataclop...

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Dernière édition par izaac de genève le Mer 18 Fév - 23:02, édité 1 fois
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 22:22

la classe quand même...

indéniablement...

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Réformaté et causifiant.
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 22:44

affiché aujourd'hui, à Pontarlier :

Citation :
Peuple comtois !

La coupe est pleine !!
Le Franc Comte et des Comtois nous ont trahis.

Vous ne le savez pas mais il y a deux nuits, le Franc Comte a délibérément attaqué seul la mairie de Pontarlier. Des gardes l'ont reconnu et même si ils ont hésité à le repousser, ils l'ont fait pour Pontarlier.
Cet homme se faisant passer pour le Franc Comte nous a trahi.

Je vous l'avais bien dit de vous méfier des nobles. Je vous l'avais bien dit !!

On nous ment depuis le début. Le comté fait passé les helvètes pour des brigands. Que nenni mes amis. Ils font double jeu.
Une poignée, à peine, ont voulu entrer dans la mairie, mais seulement le premier jour. Depuis, ce sont les traîtres du comté qui nous attaque.

Depuis, d'après quelques informations, il paraîtrait que plusieurs membres du conseil municipal ont trahi Pontarlier, soit en sortant des informations soit en accusant les autres à leur place

En tant que seul élu de Pontarlier, je révoque totalement le conseil municipal pour éviter d'avoir d'autres traîtres.
Je n'ai plus confiance en personne de ce comté. Je reformerai un conseil de personnes de confiance.
En tant que seul élu de Pontarlier, je déclare l'abolition des textes ayant court dans notre bourgade. Tous les textes partiront aux archives en attendant d'alimenter le feu pour les traîtres.
Pontarlier ne peut survivre seul, et c'est dans cet état d'esprit ..
Qu'en tant que seul élu de Pontarlier, je déclare la République Réformée de Pontarlier.

Chassons les nobles et les curés de Rome,
Mettons fin aux privilèges, aux impôts et aux lois injustes !

Soyons enfin des Hommes libres !

Arcas, maire élu de Pontarlier.

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nicbur l'Issime
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 23:01

Vive Arcas!!!
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Lun 16 Fév - 23:47

Vive Arcas!!

Je le recontacte de suite pour le prévenir que nous sommes en chemin, et lui proposer notre aide dans la défense de sa ville... de bon cœur.

Repensant au pigeon de Nic. J'ai bien dit "nous", car j'en serais. Il est en effet venu le temps pour moi de me battre pour la liberté et de combattre l'oppression et de la perfidie de la noblesse comtoise.
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Nefti
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Mar 17 Fév - 15:39

[Sur les barricades, telle la Liberté, le sein à l'air et le drapeau helvete au poing....]

Citation :
Nefti pour VIH, la Voix Internationale Helvete

Ici c'est la Révolution mes amis!
J'ai rejoint les rangs des défenseurs de la Liberté!

L'avoyer monte avec nous sur les talus, et jette des pierres aux soldats comtois! Quel homme mes aïeux quel homme! Si vous voyez comme il est beau et fier!
Des rumeurs folles courent les bastions de défense...Le Franc Comte soutiendrait le mouvement...
C'est la liesse ici!


Les armées se massent aux portes et nous jettent à la catapulte des cadavres d'animaux putréfiés

Helvètes, debout!
Venez aider le Peuple qui se libère!

Je n'ai pas pu résister à leur appel, à leur volonté farouche de vivre libre, comme nous !
j'y resterai sans doute, je suis encore exsangue, marquée par l'attaque de brigands que j'ai subit!
Mais mourir pour la Liberté d'un peuple, c'est mourir dans l'honneur et la Foi!
C'est mon second reportage de guerre, sans doute le dernier, forcément le plus beau

C'était nef pour VIH , en direct des barricades pontalissiennes!

Vae Victis!
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Mar 17 Fév - 17:32

Une certaine connaissance avait posté sa carte postale de la boite au pigeon de Pontarlier, ce matin. C'était donc qu'il était vivant. Au revers, un gros schmoutz.


Petit souvenir du 17 février 1457

On a les plaisirs qu'on peut... à l'age qu'on a...

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Mar 17 Fév - 18:15

Maître izaac, maître izaac, maître izaac !

Préboist s'étala lamentablement sur le parquet ciré par lui même la semaine passée. Telle la fée Plizz, le bonhomme arriva sur le ventre, le nez sur les poulaines du vieux.

Le gentil serviteur tendit le pli couvert de fiente.


Citation :
Bonjour Izaac,

Par la présente je tenais à vous informer que le village de Pontarlier est devenu Réformée depuis hier.
Au nom de la communauté de notre nouvelle république, je tenais à vous faire des excuses sincères pour l'incident qu'à occasionné l'ancien gouverneur Pendarric.
La république se tient près à rembourser tous les frais dont votre confédération avait eu à subir.
L'avoyer de Grandson a été averti par mes soins pour ma volonté de bien faire.
La république réformée de pontarlier exprime le souhait également, de se voir rallier à votre Confédération.

Arcas,
Maire légitimement élu de la République Réformée de Pontarlier.

Izaac tendit la lettre à l'avoyer de Genève.

Mel, je reçois ce jour, le message suivant du maire de Pontarlier ville Libre. J'ai confirmation qu'il a laissé sous forme de mandat, je crois, près de 7000 écus, soit ce qu'il peut pour le moment, à l'échelle de Pontarlier.

Ce maire crie à l'aide, en effet. Cela fait trois mois que nous cherchons un dirigeant comtois disposé à entendre nos dolléances et celles de Grandson. Evidemment, nous pouvons préférer le laisser tomber, et poursuivre nos chamailleries avec les nobles de Dole.

Préboist releva l'oreille. Un large sourire édenté éclairait son visage.

Eh ben c'est tant mieux, parss'que j'ferais pas ça tous les jours.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Mer 18 Fév - 2:31

arcas a écrit:
]Arcas ne doutait pas un instant que ses pigeons seraient interceptés par les faucons des voleries des nobles de Dole. Il envoya donc mille colombes.



Citation :
Pontarlier, le 18 février 1457

Je suis Arcas, maire élu de la cité libre de Pontarlier. J'appelle la Confédération Helvétique à observer sereinement les évènements de Pontarlier. Si j'appelle aujourd'hui, et demain encore, à l'aide les combattants de la liberté, je ne suis pas naïf. Je sais que bien peu prendront la route de notre cité. Oui, nous combattons l'hypocrite clique de Dole. Nous n'avons pas d'autre ambition que de savourer les libertés que les helvètes ont acquis par les armes, il y a bien longtemps. Je supplie la Confédération Helvétique de conserver sa juste neutralité sur les affaires qui nous opposent aux arrogants nobles de Dole. Je supplie la Confédération Helvétique de ne point croire aux paroles mielleuses de Dole. Elles ne tarderont pas à promettre réconciliation et amitiés bénies entre helvètes et comtois, tant les nobles de franche comté craignent de voir des volontaires de la Liberté combattre à nos cotés. Déjà Luxeuil s'était soulevée en vain, contre la tyrannie de ceux dont vous avez subi les caprices en novembre dernier.

Les habitants de Pontarlier qui prennent leur destin en main aujourd'hui, ne demandent ni plus ni moins que rétablir la confiance d'avant la Croisade contre Genève. Nous avons opté pour la Réforme parce que nous jugeons que tous nos maux d'aujourd'hui ne sont que les fruits des caprices sans scrupules de ceux qui dirigent l'Église Aristotélicienne depuis trop longtemps et ceux, à Dole, qui les protègent. Nous refusons désormais d'obéir aux dictées des évêques et des cardinaux de Rome qui ont mené les miens jusque sous vos murs. Nous refusons désormais d'obéir à la noblesse de Franche Comté, la première à accourir dès qu'il faut tuer de l'helvète.

La République de Pontarlier n'est rien d'autre qu'une œuvre de paix. Les helvètes doivent être sûrs que nous sommes leurs amis. J'ai écrit à certains d'entre vous afin de m'expliquer et présenter les plus humbles excuses de ceux qui avec moi, se sont laissés entrainer derrière Pendarric et le Franc Comte d'alors à vouloir humilier les helvètes de Grandson. Nous regrettons sincèrement cela. Aujourd'hui, nos frontières sont fermées avec Grandson et Genève. Le Parlement de Dole se moque de savoir que chaque jour, des habitants de Pontarlier ne peuvent plus commercer avec leurs voisins. Le ras-le-bol nous a gagné. Nous nous sommes engagés dans une aventures que vous devez juger ridicule. Défier ainsi les armées du château imprenable de Dole est du suicide. Peut-être ! Mais nous ne savons plus que faire désormais. On me dit traître ! On me dit alliés à des brigands sanguinaires ! Je dois donc être puni pour cet orgueilleux outrage.

Ainsi soit-il.

Je devais prendre la parole chez vous. Je devais vous assurer que tous les comtois ne sont pas les nobles prétentieux qui découragent tous les habitants humbles de s'engager dans le gouvernement des affaires des Hommes. Ces nobles confisquent le pouvoir en présentant aux yeux de tous, le visage naturellement légitime de l'Autorité voulue par Dieu et son Eglise, dans la Paix. Qui alors ose présenter une liste contre eux ! Nous sommes de petites gens, nous n'osons pas. Je demande : quelle Paix ?! Où voyons-nous la Paix ? Ils promettent la paix et la prospérité, et je ne vois que crises régulières, frontières fermées et rancunes !

Hier, nous avons osé. J'ai pris contact avec les aventuriers qui tentaient de se saisir de Pontarlier par le révolte. Nous avons discuté. Longuement. Ils m'ont expliqué leur doléances. Les helvètes m'ont raconté comme vous autres vous sentiez humiliés par ceux qui aujourd'hui réclament impérieusement votre silence pendant qu'on va nous égorger. Les comtois qui les accompagnent m'ont dit comment ils avaient osé déjà, ce que je n'osais pas jusqu'alors : se révolter contre la noblesse de Franche Comté. J'ai entendu.

Aristote sauve la Franche Comté !
La République sauve l'honneur de la Franche Comté !
Le sang des hommes lavent les écuries pour qu'enfin la Franche Comté renaisse !

Je vous supplie une dernière fois de ne pas faire comme nous jusqu'ici, de ne pas vous soumettre aux dictées de Dole ! Je n'aurai pas l'impolitesse de supplier votre aide.

Laissez-nous combattre ceux qui hier encore vous méprisaient, et qui aujourd'hui viennent ici vous sommer de punir ceux des votres qui combattent à nos cotés.

Sachez que les comtois qui vont mourir demain sont vos amis !


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Nefti
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Mer 18 Fév - 12:01

Flash Info... Mercredi 17 février 1457... VIH La Voix Internationale Helvète...flash info...VIH la Voix Internationale Helvete.....Flash Info....

Citation :
Ici Nefti, par pigeon, en direct de Pontarlier...

Deux armées assiègent désormais la ville, nous tenons bon. L'Eglise est transformée en QG de campagne, et quelques rares militaires arrivent à entrer en ville, repoussé par les villageois qui s'onvestissent à fond dans la milice.
Soleurn, Fribourg, Geneve, Grandson et même Annecy nous envoient des renforts...Nous recevons des pigeons de soutien de Dole et Luxeuil...La révolte gronde dans toute la Franche Comté....Nos informateurs nous disent que la Liberté gagnerait bientôt d'autres villes....

Helvétes et fiers Comtois luttent désormais ensemble pour la Liberté, une et indivisible.
Les nobliaux et les curetons sont mis en procès à leur tour.

Le soleil se lève sur un jour nouveau entre Franche Comté et Helvétie. Nos territoires sont désormais amis face aux couleuvres Doliennes!
Venez nous soutenir et vous joindre aux élans de Liberté!

C'était Nefti, en direct du Quartier Général de la Révolution, pour VIH, la Voix Internationale Helvete!
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Jeu 19 Fév - 16:11

Flash Info. Jeudi 18 février 1457. Veille du jour du poisson...VIH La Voix Internationale Helvète...flash info...VIH la Voix Internationale Helvete.....Flash Info....

nefti a écrit:
Ici Nefti, par pigeon, en direct de Pontarlier...

Deux armées assiègent désormais la ville, nous tenons bon. L'Eglise est transformée en QG de campagne, et quelques rares militaires arrivent à entrer en ville, repoussé par les villageois qui s'investissent à fond dans la milice.
Soleurn, Fribourg, Geneve, Grandson et même Annecy nous envoient des renforts...Nous recevons des pigeons de soutien de Dole et Luxeuil...La révolte gronde dans toute la Franche Comté....Nos informateurs nous disent que la Liberté gagnerait bientôt d'autres villes....

Helvétes et fiers Comtois luttent désormais ensemble pour la Liberté, une et indivisible.
Les nobliaux et les curetons sont mis en procès à leur tour.

Le soleil se lève sur un jour nouveau entre Franche Comté et Helvétie. Nos territoires sont désormais amis face aux couleuvres Doliennes!
Venez nous soutenir et vous joindre aux élans de Liberté!

C'était Nefti, en direct du Quartier Général de la Révolution, pour VIH, la Voix Internationale Helvete!

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Jeu 19 Fév - 23:18

Izaac avait appris que les défenseurs de Pontarlier usaient d'une nouvelle arme. Une arme de destruction massive. La bière.

La veille, en taverne, le franc comte s'était enfilé plus de 50 bières, offertes par les preux de la République. Sur que ce matin, il ne devait pas être frais...

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Ven 20 Fév - 7:56

le vieux avait passé une nuit pourrie. Mais, bon, il avait encore les réflexes de dans le temps. C'était quand même Humbert qui l'avait formé.

Il avait guidé tout ce petit monde discrètement à travers les faubourgs. Pontarlier. Ses vaches, ses cochons, son église, son absinthe. Il prit le temps de s'en acheter une ou deux dizaines de bombonnes, histoire que dans les jours qui suivraient, il en manque pas.


z'avez soif ?

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Nefti
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Ven 20 Fév - 11:19

Un pigeon virevoltait dans les airs. Vol bizarre d'ailleurs...il semblait..un peu ivre!
On avait du fêter quelque chose dans les parages


Citation :
Nefti pour VIH Info....Flash spécial...Nefti pour VIH Info...

LA RELAXE!

La justice a tranché en faveur des insurgés hier soir. Tous, tous sans exception ont été relaxés! Le refus de certains Pontasiliens établis, de rendre la ville aux tenanciers nobliaux et aux gras curés se propage à toute la Franche Comté.
De partout, le poing se lève, et viens faire face aux armées qui tentent toujours de reprendre la ville au courageux Maire Arcas, aux défenseurs et à leur alliés du Lion de Juda.
Nous tenons encore et toujours, ensemble, unis pour la Liberté de Pontarlier!

Les révoltes sont de plus en plus facilement matées. J'ai moi même repoussé à coups de bottes dans le fondement l'abbesse de Pontarlier qui a tenté de franchir nos remparts.

Les institutions locales sont toujours sous notre protection, et l'Église tiens lieu d'Avoyerie, de salle du conseil et de Quartier Générale de guerre.

A tous ceux qui pensaient avoir affaire à une troupe de brigands je le dis bien haut!
Les habitants de Pontarlier ont fièrement repris leur Liberté...
La publication de la Constitution de la Ville Franche et Libre de Pontarlier ne devrait plus tarder.

Autre sujet, Pendaric, le tristement célèbre, qui avait attaqué les Terres Libres Helvètes, a rejoint les rangs des militaires, nobles et curés qui tentent de protéger leur mainmise sur les institutions et l'argent du peuple.
Celui là sera le premier visé par nos épées!
Pour l'honneur des voisins Helvètes!

Pour rassurer les familles, les renfort Luxeuillois, Fribourgeois, Chalonnais, et Dôliens sont arrivés par le nord sans encombres. Ceux de Lörrach et St Claude sont arrivés hier dans les mêmes conditions.

Liberté, c'est à Pontarlier que j'écris ton nom !

C'était Nefti, pour VIH Infos, en direct de l'Eglise Polyvalente de Pontarlier, au cœur de la révolte du peuple face à l'ennemi! Moi j'vous l'dit, VIH, c'est un nom qui reviendra dans les années à venir!
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 6:31

Enfin il y était, enfin il participait à ce grand combat, il ne faisait plus qu'un avec cette noble cause.
Des révoltes avaient eu lieu cette nuit, le combat avait fait rage, mais ils avaient tous fait corps et avaient résisté, une nuit de plus.

Bientôt les armées comtoise se casseraient à leur tour les dents sur la farouche volonté de ces hommes et sur leur désir ardent de liberté.

Mélian avait été pris a partie rapidement par un comtois féroce, qui semblait certes pas bien futé, mais le bougre était diablement bien bâti. Et au final le faux-cultois se révéla n'être pas des plus téméraire et la détermination qu'il lisait dans les yeux de l'ancien avoyer suffit à le faire retourner chez môman la queue entre les jambes...

Le jour nouveau pointant le bout de son nez, la relève arrivant, Mélian retrouva le brother Andrew en taverne. Il se rendit alors compte que le combat le plus virulent s'y déroulait, les mots remplaçant l'acier, et qu'il serait sans doute bien ardue de réparer les dégâts causés par quelques curetons bien pensant dans certaines têtes facilement influençables... le nez d'Andrew s'en souviendrait sans doute quelques jours encore...
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Jézabel
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 8:55

La Vicomtesse au pieds nus mais à la monture vigoureuse avait parcouru du chemin, en ne rencontrant qu'une... Diaconesse!! Dame Haeven, qui n'a d'ailleurs n'avait absolument rien à voir avec la guerrière Xer.. Epsonstylus.

Elle s'était arrêtée plusieurs fois en route, chevaucher, ça creuse quand même! Un simple pain, le temps du poisson viendrait... Sur le chemin du retour. Avec une petite sauce au beurre blanc... un classique, mais ce petit goût d'échalote émincée.. une vraie jouissance des papilles. Jézabel termina son repas sur le pouce, et repartit au galop... attraper Eole qui se sustentait de quelques brins d'herbe qui poussaient ça et là...


Des perce neige...

La fin de l'hiver... Le renouveau... Elle déterra une des pousses et la déposa précautionneusement dans un petit bas de soie. La jeune dame mit le pied à l'étrier, puis se hissa sur le pur-sang.

Je fleurirai là où je serai portée.
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 19:24

l'est jolie notre devise , hein Smile ?

c'est moi qui l'ai trouvé...

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 20:25

Kirkwood a écrit:
Retour à l'église le 19 février

Les bateaux renversés sur le dos avançaient toujours par petits bonds, le pêcheur en-dessous soulevant par à-coups la masse de sa barcasse. Ils progressaient vers l’arrière de l’église, suivis par une petite foule bigarrée de volontaires et de soldats comtois.
Uewen et les siens, qui tenaient ce dernier muret de jardin avant la fortification extérieure de l’église, s’inquiétaient face à cette avancée régulière, que les carreaux d’arbalète, pas davantage que les moellons expédiés à la main, ne n’arrivaient à arrêter.
Soit on les stoppait maintenant, soit on perdait cette ligne de défense extérieure… Les premiers bateaux arrivaient enfin aux pieds de leur muret. Cette idée idiote en apparence de se servir des barques comme mantelets était un succès incontestable.


Kirk observait la barque qui lui avançait dessus. Elle se dressa brutalement devant lui, de manière à passer le muret bien sûr. Mais cela, Kirk ne l’avait pas prévu et resta sur sa trajectoire.
Il prit la pointe de l’embarcation dans la face et tomba bien sûr à la renverse, comme d’ailleurs le pêcheur sous sa barque dans l’autre sens.


- Ah ! J’ai cogné quelque chose, je me demande bien ce que c’est ?!
- Ouah ! Mais, mais, mais… Mais ! Il m’avions mis son bateau dans l’œil, l’bougreux !

Kirkwood autant que le pêcheur étaient éberlués par ce qui venait de leur arriver. Mais il y avait une nuance.

Importante.

Guetenoc était certainement meilleur pêcheur que Kirk (c’était pas difficile…), par contre, son expérience militaire évoquait davantage le désert de Gobi (même s’il n’avait aucune idée de son existence, d’ailleurs) qu’autre chose, et son courage variable lors des bagarres de taverne ne l’avait pas préparé à affronter un furieux manipulant une épée ou une lance…

Or, Kirk était indubitablement furieux.

Se prendre un bateau dans l’œil ! Tout le monde se ficherait de lui. Lui, le premier Lecteur réformé de Genève, le combattant de Dole, le toujours présent lors des renforts genevois à Grandson, le vainqueur du tournoi de Genève, on se moquerait de lui… Ce qui n’arrivait jamais et ne devait jamais arriver, donc (hein ?).

Il n’y avait qu’une manière de s’assurer qu’on ne rirait pas de lui.
La colère.
Ca tombe bien, il en avait une ÉNORME envie…
Modèle Moïse découvrant les Hébreux en train d’adorer le Veau d’or…

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   

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