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 [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457

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iZaac
Père Castor
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 20:26

Kirkwood a écrit:
YaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!

Il se jeta littéralement de l’autre côté du muret après avoir hurlé, paniquant le pauvre Guetenoc qui lâcha brutalement sa barcasse et entreprit de réinventer les Jeux d’Olympie dans l’Antiquité, catégorie « course »…

Entrainant, un hasard n’arrivant jamais seul, les autres porteurs de barques, les derniers réussissant à rentrer avec leurs embarcations, Kirkwood au bout de 3 crédos ne reconnaissant plus son adversaire et chargeant tout le monde indistinctement chez les Comtois, épouvantés par sa sortie inattendue, certes, mais surtout par celle du reste de la lance, plus efficace en définitive puisque coordonnée par Uewen.

Lequel dû encore une fois féliciter Kirk, tout en se demandant encore une fois s’il était vraiment très doué ou très… ? Le bruit d’un poulailler non loin troubla sa réflexion. Bref, il le félicita, même s’il se désolait qu’on n’ait pas infligé plus que quelques blessés légers.

Un nouveau message tombait, il fallait dégager la mairie, on reviendrait à l’église une fois le travail fait. Comme la veille quoi…

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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 20:34

il est énorme notre kiki... Laughing
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 21 Fév - 20:45

[sortant des gravas d'une maison effondrée]

Quel est le ****** qui m'a balancé ses ordures !

Izaac et la 7ème compagnie, avançaient depuis la veille, se faufilant entre les barricades de l'armée Pontus fortis et liber, pour rejoindre enfin les potes coincés dans l'église. Y'avait des oriflammes blancs partout, pas moyens de les louper. La route avait été longue, c'était pas le moment de se faire choper.

Le coup de la tenaille.

La VIIème en était spécialiste.

Elle était rompue aux techniques les plus modernes des guerre nocturnes et asymétriques. Et puis d'un coup, un toit de chaume qui s'effondre, trois poules et un coq, un goret (un vrai, hein, allez pas dire que je diffame les comtois... D'ailleurs j'ai des amis comtois) qui hurle sa peur, assez pour réveiller le vieux et la rombière qu'il besognait joyeusement. Repéré ! Toute une brillante stratégie militaire qui s'effondrait, aussi.

Le coup de la tenaille avait foiré.

Cours Izaac ! Cours !

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 28 Fév - 19:21

[Après la fin, Grandson, au lit, fiévreux]

la route du col avait été humide, froide et boueuse. Le lendemain, ça avait pas loupé. Nez qui coule et yeux qui piquent.

Izaac avait passé une mauvaise nuit. Agitée de rêves sombres et de cauchemars. Il revivait les jours passés à Pontarlier. Des nuits courtes, et des journées longues à se morfondre, à se battre avec Inge, sa mule, pour manger les épluchures des carottes et des navets que les spadassins de Dole n'avaient pas réquisitionnées pour affamer la population pontissalienne.

Izaac revoyait le dernier coup des soldats de la cité libre. Ils étaient sortis du fleuve, comme des ombres. Ils avaient progressé lentement, par petits bonds, sous leur barque. Il faut dire qu'un bon genevois ne se sépare jamais de sa barque. Lentement, ces scarabées caparaçonnés de bois étaient montés jusqu'aux lignes des mercenaires de Dole. L'assaut avait été violent, et la surprise avait permis de l'emporter.

Puis, le lendemain, ça avait été le reflux. Les soldats des pays à pommes s'étaient jetés sur les défenses des combattants de la liberté. Avec leurs échelles, ils avaient emporté les positions les plus hautes. En plus, certains de ceux d'en face ne s'étaient présentés qu'avec leurs petites échelles. Ils les avaient posées contre les remparts. Arrêtés à mi-hauteur, ils avaient eu l'air si bête que toute notre attention avaient été retenue. Fallait les voir poser leur truc contre les murs, grimper, puis s'arrêter au milieu du mur.

Fourbes Comtois !

Izaac ruminait.

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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 1 Mar - 13:56

Tsss, je devrais déposer un brevet pour mes idées...

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Sam 28 Mar - 0:22

mars 1457, Pontarlier Scène II.

c'est où Pontarlier, connais pas Pontarlier, moi...


Il semble que Francesco Sforza soit mort dans nos rangs, lors de la bataille. Il ne reviendra pas.

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Dernière édition par izaac de genève le Dim 29 Mar - 17:01, édité 1 fois
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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 16:58

Pourtant elle se pensait invincible, pourtant elle n'avait pas peur...Reginae avait poussé de toute son âme à la création de cette armée, dans le seul but de se battre pour la Réforme et pour la République.

La Sicaire pensait affronter durant la nuit une armée Comtoise. La surprise fut de taille quand elle vit l'oriflammme "Pontus fortis et liber" se joindre à celui de "Ost Parangon". Mais cela ne fit que galvaniser ses sens, pour mieux pourfendre ceux à la solde de Dôle.

Alors qu'elle sort sa lame fumante et sanglante du corps de Djedje59, un accent Hélvète dont elle ne se méfie pas se rapproche dans la furie des combats. Sans doute des soldats de l'Armée du Salut, qui d'autres? Concentrée sur le carnage en cours, l'oriflamme Hélvète "Sicut Aquila" lui est invisible, et même si ce n'était pas le cas, comment imaginer que des soldats Hélvètes se laissent manipuler par la Franche Comté?

Acnia, une Fribourgeoise, profite de la confiance de Reginae en son peuple d'adoption pour lui infliger une sérieuse blessure à la jambe gauche, qui la contraint à se plaquer au sol.

La douleur est intense, mais est un temps oubliée par la surprise de voir Tchantches, penché sur elle, un rictus violent et malsain barrant son visage. Dans son fanatisme, Reginae soutient son regard, le toisant. Aucun allié autour, Tchantchès lui demandant de renier sa foi, l'insultant à son habitude...la lucidité l'emporte: la mort s'approche.

Cette mort, elle n'en avait pas eu peur jusqu'à présent, sachant qu'elle serait omniprésente dès son franchissement du Gué de Lion de Juda. Se dévouer à la cause, et mourir pour la Réforme, tel était son destin. Le Sénéchal de la Noblesse Noire prend visiblement du plaisir à ainsi tenir la Sicaire sous la lame, la faisant glisser sur son torse alors qu'elle est au sol. Puis la lame atteint son ventre, et alors qu'elle sent la pointe s'y enfoncer lentement, avec toute la cruauté dont est capable Tchantches, Reginae dans un un instinct de survie, celui de la perpétuité des espèces, crie:

- Non ! je suis enceinte !

Trop tard, la lame a sans doute déjà ôté deux vies.

Ses yeux se révulsent, et la blessure abdominale provoque un reflux sanguin vers la bouche. En même temps que des larmes glissent de ses yeux, un filet rouge sort de ses lèvres. Sa dernière pensée part vers Aileron, et cet enfant qu'ils auraient du avoir..il ne savait pas..elle n'avait rien dit, peu sûre elle même de son état jusqu'à ces derniers jours.

Reginae.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:00

Tchantchès depuis son arrivée à Fribourg avait toujours eu la même conduite. Traquer le félon lion de juda, et sauver leur âme si possible ou bien les faire trépasser. Ainsi il pouvait hâter leur présence au jugement divin qui lui saurait quoi faire de ces âmes perdues. Tchantchès lui-même souhaitait rejoindre sa défunte épouse Marguerite décédée en 1438 et que depuis il pleure sans goûter la vie avec joie et en se réfugiant dans sa foi sans faille. Pressé d'en finir il avait chargé en tête sabrant de gauche et de droite avec sa lourde épée à deux mains. Comme d'habitude, il avait les flancs découvert mais en face de lui tous reculaient et tous avaient peur de sa grande taille, de sa garde haute et de son habit entièrement noir, sans parler de ces cris de guerre.

Pour Aristote, pour la foi, pour Fribourg et que meurrent les païens

Tout à coup il vit celle qui avait osé brûler la taverne de sa soeur à Lausanne, celle qui insultait les croyants de la vraie foi, celle qui simulait sûrement une blessure pour le prendre par le flanc avec sa Sica, il vit Reginae, la pire raclure qui ait arpenté les trues en Helvétie. Il avait combattu le pio et aussi aileron à Fribourg et là il tenait la femme d'aileron le primus du Lion de Juda. Il connaissait leur fourberie et tous leurs travers.

- Femme Reginae abjure ta mauvaise foi et demande pardon au très haut, pour tes crimes et pour ton hérétisme.

Pour toute réponse il eu un sourire sarcastique et il la vit prête à bondir sur lui telle un félin. Alors il planta son épée de rage dans le ventre de la pire engeance qu'il ai jamais rencontrée en lui criant.

- Alors meurs donc, chienne, déchet de l'humanité, âme putride de la bête sans nom, tu vas devoir te présenter devant le très haut et abjurer de tes crimes, impies, courtisane du ruisseau meurs avec ta haine du bien.

Mais il fut perturbé par un cri qu'il n'attendait pas

M.Reginae a écrit:
- Non ! je suis enceinte !


Emporté par son élan il ne pouvait plus arrêter le mouvement, il lui sembla pourtant avoir retenu son poids et ne pas trop appuyer, si bien que l'épée ne ressortit point de l'autre côté et ne la traversa pas de part en part. Mais voyant le sang couler de sa bouche, il pensa que la pauvresse était morte.

Alors il se dit.

- C'est aussi bien, car si elle porte le lionceau du Primus, celui-ci voudra se venger et je pourrai, le jour venu, le présenter, lui aussi, devant son créateur

Il ne courra plus devant moi pour m'échapper, il viendra à moi et je lui ferai subir le même sort. C'es à ce moment qu'il entendit un cri Strident

Tchantchèèèèèèèèèèèèèès

Mais c'était la voix d'Edwige, c'était un cri de mort, il quitta prestement les lieux sans se préoccuper de l'hérétique et partit à la recherche d'Edwige en faisant des moulinets avec son épée afin de se faire ouvrir un passage.

Tchantchès.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:01

À la nuit tombée, l'Armée du Salut leva le camp. Il était temps. Temps de se battre pour la République, temps de défendre la Réforme... Temps de prendre les armes tout simplement... Et de sortir ces maudits Comtois à la pointe de l'épée.

Mais le destin en avait décidé autrement...
Les Républicains savaient que l'Ost Parangon rôdait dans les vallées alentour, ils attendaient avec impatience de croiser enfin le fer avec ses soldats. Pourtant, c'est l'armée Pontus Fortis et Liber qui leur fit face, celle-là même qui se terrait dans l'enceinte de la Cité depuis des jours... Avaient-ils décidé de mettre fin à la couardise légendaire des soldats comtois ?

La belle rousse sortit alors son épée du fourreau, fin prête à pourfendre tous ceux qui croiseraient sa route. La Lame du Scorpion... encore vierge de tout combat, de toute mort... Elle allait ainsi faire honneur à cet homme dont elle avait tout appris.

Aussi, d'un geste précis, le regard froid et perçant, Ivori enfonça sa lame dans les chairs du premier soldat qui se présenta face à elle. Au moment où elle la retira, sans l'ombre d'un rictus sur son visage, regardant couler le sang, qui paraissait noirâtre à la lumière de la lune, la jeune Andalouse reconnut la femme tombant à ses pieds.
Pégasine... Elle l'avait déjà croisée au détour d'une taverne. Plutôt cordiale, loin d'être aussi belliqueuse que les autres... Mais, en temps de guerre, il n'y a plus de place pour les sentiments... Les idéaux seuls ont leur place sur le champ de bataille. Et Ivori savait pour quoi elle se battait... La détermination se lisait dans ses yeux bleus dont la lueur diaphane ne faisait qu'accentuer la profondeur.

Insensible face à la mort, du moins elle le pensait, elle poursuivit sa route. Tout autour d'elle, les Républicains croisaient le fer avec les soldats comtois... Comtois ? Au milieu du chaos qui régnait, Ivori aperçut un visage familier, elle ne put s'empêcher de le fixer alors que sa lame se nichait dans l'épaule d'un autre soldat. Ce visage... Elle l'avait vu, mais pas sur les terres comtoises... Ce visage... C'était celui de Sylvana ! La femme de cet idiot d'Arnagorn... Une Helvète...mais elle se battait aux côtés des Comtois...

Traîtres à la République... , marmonna-t-elle d'une voix ténébreuse en se dirigeant furtivement vers elle, croisant le fer avec d'autres hommes et femmes. Mais elle s'arrêta dans son élan lorsqu'elle vit cet horrible Brieuc enfoncer sa lame dans le corps de Lingus.

Linguu...
Son cri fut coupé sur-le-champ par un coup d'épée hasardeux dans les côtes qui lui fit perdre l'équilibre. Tombant au sol sous le choc, la belle rousse vit son amor s'écrouler, ainsi que plusieurs de ses confrères... Geauvin... La petite brune... Reginae... Elle entendit sa voix s'élever vers les cieux en un cri de désespoir. Des larmes brûlantes troublèrent d'abord sa vue, avant de déferler le long de ses joues. Aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche, elle gisait sans bouger, comme tétanisée par ce spectacle macabre. Les herbes se tintaient de sang, le bruit du fer se croisant bourdonnait dans ses oreilles et son ventre se noua, l'empêchant d'expirer l'air de ses poumons.

Mais très vite, une paire de bras vint la relever. Le coup d'épée l'avait manquée de peu, effleurant sa peau, tranchant sa chemise, mais elle n'avait rien, si ce n'est une brûlure et quelques écorchures. Ivori ne vit pas bien le visage de cet homme, mais très vite, replaçant l'épée de la belle dans son fourreau, il l'entraîna loin du champ de bataille. L'Ibère tenta de se débattre, se mit à hurler en Castillan, retrouvant toute la force et la rage du soldat, mais rien n'y fit.
Les visages de ses alliés commençaient à disparaître peu à peu dans l'obscurité de la nuit, les cris de lutte bientôt ne se firent plus entendre et la belle retomba dans le silence le plus profond.

Ivori

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:02

L'armée cantonale fribourgeoise avait avancé à marche forcée pour ne pas manquer son rendez-vous... Enfin elle arriva en vue de Pontarlier. Zefamousmitch sur son cheval s'avança sur un promontoire pour avoir une vue d'ensemble...

L'armée de Pontarlier était déjà sortie des murs et feraillait avec courage contre la troupe de brigands... Il était temps d'arriver, la garnison comtoise ne pouvait pas tenir bien longtemps ainsi!

Soldats de Sicut Aquila!!! Mettez vous en ordre de bataille!!! Nous avons du brigand à massacrer ne laissons pas tout aux comtois!!!!!

A l'assaut soldat!!! Aucune pitié pour ces vils manants!!! Vengez l'affront fait à vos frères tombés devant Solothurn !!!!


Tous les soldats de Sicut Aquila s'élancèrent au pas de charge hurlant tout ce qu'ils pouvaient... Les brigands de Gromukus, tout occupés qu'ils étaient à combattre la garnison de Pontarlier, ne virent la charge des fribourgeois que trop tard... Le désarroi se lisait dans leur visage pendant que les troupes helvètes enfonçaient leurs lignes causant la mort de nombre d'entre eux...

Zefamousmitch aperçut soudain, de l'autre coté du champ de bataille, une autre armée, aux armes de la Franc-Comté... Chevreux était arrivé également et tout comme lui, il avait immédiatement ordonné la charge.

Les brigands étaient submergés... Zefamousmitch sur son cheval criait ses ordres et ses encouragements à ses hommes... Les brigands tombaient comme des mouches, transperçés par les lances et les épées innombrables qui les assaillaient.

Les Lions luttaient avec l'énergie du désespoir... Traviatore, le félon, faisait tourner son épée avec rage... Zefamousmitch ne put rien faire... La jeune recrue Kyrahn qu'il emmenait au combat pour la première fois fut gravement touchée par Traviatore et s'effondra sur le sol...

La jeune soldate ne bougeait plus... La colère inonda l'esprit de Zefamousmitch... Une si jeune recrue... Si peu entrainée... Pris de rage il hurla à ses soldats :

Fribourgeois!!! Montrez moi ce que vous valez!!! Vous n'avez pas le droit de tomber sans avoir emporté avec vous au moins 10 de ces brigands!!!! Réveillez votre rage!!!

Les soldats de Sicut Aquila avait vu le corps gisant de Kyrahn... La jeune soldate était appréciée de tous... Aussi il n'eurent aucun problème à partager la colère de leur général et redoublèrent de force...

Zefa.

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:03

Morphee plaisantait avec son mari quand surgit l'armée qu'ils n'attendaient plus... Pas le temps de comprendre qu'elle reçut un coup de baton en pleine nuque...
Elle chercha son mari du regard ... Son bras gauche lui servit de bouclier lorsqu'elle toucha sa blessure à la tête.

Elle entendit :

Attends Binoit, je la termine de mon épée ... Et l'autre répondre, d'accord Edwige60.

Elle ne sentit pas l'épée lui traverser le bras et s'évanouit...

Morphée.

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:03

Ce fut un spectacle à la fois grandiose et désolant. La bêtise de l'humanité n'avait pas de limites. Et la bataille qui eut lieu en ce jour ne dérogea pas à la règle. Quatre étendards représentant fièrement quatre armées différentes se trouvèrent sur le champ de bataille lorsque tout commença. Les républicains virent rapidement les trois autres armées arriver autour d'eux. Trois armées contre une seule. La bataille était loin d'être gagnée et une odeur de mort commençait à régner sur les rangs des républicains. Ils se regardèrent dans les yeux, il n'était pas dit qu'ils allaient se laisser abattre tels de vulgaire bestiaux. Le calme d'avant la tempête était bien là. Puis vinrent les premiers cris de guerre, et les armées ennemies de la république déferlèrent sur eux, précédant tout juste les bruits des armes qui s'entrechoquèrent. Très vite, inférieurs en nombre, les défenseurs de la république sentirent que la victoire serait difficile. Mais ils ne ménagèrent pas leurs efforts. Certains se battaient contre trois hommes, d'autres plus parfois. Fabulous ressentait la rage du combat au plus profond de ses entrailles. Jamais il n'avait été dans une situation aussi compromise les armes à la main. Un mélange d'excitation et d'appréhension l'étreignit rapidement. Et déjà il parait un premier coup de lame avec son bouclier. Son casque bien vissé sur la tête l'empêchait de voir tout autour de lui alors que les ennemis arrivaient de partout. Il se décida donc à la retirer, de toute façon il n'avait plus grand chose à perdre. Ses compagnons commençaient à souffrir, certains tombaient déjà même si les ennemis déploraient également de nombreuses pertes. La foule du combat noircit rapidement sa vision. Il ne savait plus ou frapper ni ou parer et il ne parvenait pas à porter de coup décisif, emporté par la multitude d'informations qui lui parvenaient. Son esprit s'embrouillait, il savait qu'il ne sortirait pas indemne de ce combat, si il en sortait...

Il reconnut certains des assaillants, d'anciennes connaissances, d'autres complètement inconnus, et même des helvètes parfois qui criait avec un accent différent de celui des franc-comtois. Ainsi donc la Franche-Comté avait décidé de s'allier avec les voisins helvètes. Cela le rassurait dans un sens. Pour en arriver à de telles extrémités, la menace devait valoir le coup et l'esprit de la république était donc pris au sérieux en ces terres. C'était toujours cela de pris. Puis ce fut le choc. Un guerrier lui assena un coup d'épée qui lui trancha le haut du bras gauche. Il dut se résoudre à lâcher son bouclier, aussitôt piétiné par la foule sanguinaire. Il se tint le bras essayant de ralentir l'écoulement du sang et visualiser la gravité de la blessure. Il serait difficile de se remettre d'un tel coup. Mais le bras droit était encore valide et il jetterait toutes ses forces dans la bataille. Il poussa un cri de rage, porté par la douleur et frappa encore et encore sur des ennemis qui restaient en position défensive. La frustration s'empara de lui. La fin approchait. Ils étaient désormais cinq à l'encercler. Que pouvait-il faire? Il entendit Reginae crier. Il s'assombrit. D'autres voix amies se firent entendre. Mais tout ne fut que des cris de douleur.

Il laissa échapper un râle lorsque quasiment simultanément il reçut un coup d'épée qui échoua sur son épaule, traversant presque sa côté de maille puis directement un coup de bâton en plein visage qui le sonna. Il ne put que se défendre pour ne pas être tué aussitôt. Ses cheveux commençaient à lui cacher le visage et la vision, il n'avait même plus la force de les balayer derrière les oreilles. Un dernier coup d'épée vint se ficher presque au même endroit que le premier, ravivant encore plus sa blessure et la faisant hoqueter, aux portes de la mort, un léger filet de sang s'écoulant le long de sa bouche. C'en était trop, il posa un genou à terre. Dans sa semi-conscience, il attendit le coup de grâce, essayant de garder le port de tête haut, mourir avec honneur et fierté, tel était sa dernière volonté. Mourir sur un champ de bataille étant déjà du luxe. Il entrouvrit les yeux pour voir qui serait son bourreau. Il crut reconnaître ce visage familier. Léonin. Presque un ami. Un ancien capitaine tout comme lui et un compagnon de Servane. Allait-il lui trancher la tête pour en finir avec le Juge ou allait-il décider de la gracier? Il ne le saura sans doute jamais, la douleur l'emportant dans l'inconscience aussi surement que si c'était la mort elle-même qui venait le chercher. Il s'étaient tous battus comme des Lions, au moins l'honneur était sauf. Il eut une dernière pensée pour cette Franche-Comté qui avait prouvé tout de même qu'elle savait s'unir face à l'adversité. Il ne voyait déjà plus que des silhouettes. Il ne vit plus qu'un voile noir.

Fabulous

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:04

Nous marchâmes vers Pontarlier, et la route se présenta dangereuse....
Notre armée était non seulement constituée de guerrier mais aussi de civil prêt a tout pour protéger ce qui leurs étaient chère….
Le son des cris se faisaient plus résonnants et la pression monta dans l’armée, le samouraï lui resta de marbre…..
Sa première batail commençait et pas le moindre sentiment ne l’habitait, il voguait dans le satori, le niveau de concentration des guerrier du bushido et rien au monde en ce moment ne pouvait le faire vaciller…
Il rajusta consciencieusement ses vêtements et ses pièces d’armures, arrangea les places respectives de son katana et de son wakisashi et fixa de son regard perçant au loin ce qui sera son seul et unique point de focalisation….

La batail fit rage et Chevreux sonna l’assaut, le samouraï absolument impassible et se mit à courir la main gauche sur la garde de son sabre qu’il ne dégaina pas…..
Arrivé dans la mêlée le samouraï rechercha une proie avec attention, l’attention de ses sens exacerbés….
Il n’avait nul besoin de sortir son sabre tant qu’il n’avait pas l’intention de tuer, il vit des ennemis armés de poignards et de lames émoussés et d’autres armes de bandits, et se refusa de se déshonnorer à les combattre….
Soudain dans la mêlée, il vit un grand guerrier fier et combatif…enfin… soupira-il…un samouraï ne combattait que plus imposant et plus fort que lui…..
Il se précipita vers le combattant et lui fit face, celui-ci donnait des coups autour de lui et se battait avec une force désespérée….
Ce combattant avait compris qu’ils ne gagneraient pas cette guerre contre la liberté…..
Mais cela lui coûta chère, car se déconcentrer devant un samouraï est chose qui ne pardonne pas….
Le samouraï trouva rapidement des failles sur la garde du guerrier qui ne regardait presque pas sérieusement l’adversaire qu’était le samouraï, et d’un coup éclaire le sabre fut dégainé et d’un coup droit et précis lui sectionna les nerfs du bras gauche….
Le bouclier tomba et le sang gicla, il avait touché l’artère et cela suffisait, il était déjà grièvement blessé et ne s’en sortirai pas….
Mais le malheureux se relava et se bâtit fièrement et honorablement, et cela suffit, il le laissera mourir honorablement et ne lui porta pas le coup de grâce….
Laissant ainsi cinq autres le mettre à mort, il n’était pas bourreau mais guerrier…..
La batail fut longue mais tout ce qu’il put faire fut esquiver et analyser la situation qui était largement en la faveur des Comptois et de leurs alliés les Helvètes qui était venu en prendre l’ennemis de revers….
Ce duel lui suffit amplement pour cette batail, bien qu’il aurait aimé faire d’autres rencontres, les ennemis furent mis en échec un a un…..
Le samouraï fit un geste circulaire de sa lame l’égouttant et le rengaina gracieusement à la manière bien singulière des samouraïs…..

samuraispirit

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:05

Il se préparait depuis plusieurs jours à livrer ce combat, à fracasser les défenses de Pontarlier. L'armée comtoise était sortie de la ville et chargeait les réformés. Un bruit assourdissant s'éleva dans les airs lorsque les épées s'entrechoquèrent. les soldats tombaient des deux cotés, mais les républicains semblaient avoir le dessus.

Soudain, au milieu de la bataille, nicbur aperçut un étendard s'approcher. C'était une autre armée comtoise qui venait assister celle de Pontarlier. Pas le temps de craindre pour sa vie, ni pour celle de ses frères, les ennemis arrivaient toujours plus nombreux, mais les républicains, soutenus par Aristote tenaient bon.

Nicbur se battait comme un lion, guidait par un idéal égalitaire. son épée fendait l'air, et défonça la cuirasse d'un comtois, wilso123, qui s'effondra sur le sol. Profitant de ce court moment de répit, avant de repartir à l'assaut des comtois, nicbur observa le champs de bataille. Et la, ils les aperçut... Ses frères helvètes, ses amis, les terribles soldats de la "sicut aquila" de Fribourg, ceux avec qui il avait défendu Genève lors de la croisade... Ils étaient là... ils étaient venus les aider à faire triompher Aristote.

La vue de Zefamousmitch et de ses hommes, dont certains, comme Acnia étaient ses amis, étaient arrivés. Avec eux en renfort, la victoire ne pouvait plus leur échapper...

Il allait retourner trancher du noble comtois quand il vit les fribourgeois charger. Mais ça n'était pas les comtois qu'ils chargeaient... C'était eux.

Il ne comprenait pas, il ne comprenait plus ce qui se passait. Pourquoi? Pourquoi ses frères tentaient de lui ôter la vie... Lui, consul de Genève à Fribourg... attaqué par ses frères helvètes...

Sous son casque, des larmes coulaient... Lui le sublimissime, l'invincible genevois, ne savait plus quoi faire... Jamais il n'avait été aussi déçu

Nic.

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:06

La bataille faisait rage... Zefamousmitch allait et venait aidant ses soldats, les encourageant, les poussant à se battre...

Soudain au milieu de la foule des combattants, il vit un grand homme... Il semblait figé, le regard fixé sur Zefamousmitch... La silhouette de l'homme lui paraissait familière... Il connaissait cet homme... Nicbur!!!

Zefamousmitch recula... Il tira sur les rennes de sa monture pour la calmer. Il était glacé de stupéfaction. Nicbur... L'ancien lieutenant-général de la grande armée genevoise qui fut si longtemps un modèle pour lui...

La peste soient des Lions qui pervertissent l'âme des helvètes... Puissent toutes ces viles limaces être exterminées aujourd'hui pour délivrer nos grands hommes de leur folie...

pensa-t-il... Il échangea un dernier regard avec Nicbur... Il n'éprouvait aucune colère à son encontre, mais ne pouvait comprendre son engagement dans cette folie... Cette bataille ne sera peut-être pas aussi anodine que cela... Les répercussions en CH seront terribles...

zefa

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:07

Umma plaisantait avec fée, sa douce quand il vit sa femme tomber à ses pieds.

Sans plus attendre, il se déchira la chemise et fit un garot à son bras touché, puis il sortit une fiole donnait par une de ses amies, et il fit avaler une gorgée de force à fée... les effets ne seraient pas immédiats mais il devrait permettre à sa douce de se remettre de ce mauvais coup

ummagumma

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:07

La jeune Ecuyère se retrouva au beau milieu de sa première bataille sa motivation était grande défendre là Franche Comté et l'Empire elle n'avait cependant pas terminé sa formation vue l'urgence de la la situation

Entourée de ses compagnons d'armes elle s'élança à fond dans la bataille maniant l'épée comme lui avait appris son Maître d'Armes aux entraînements avec maitrîse et concentration jusqu'au moment où.... dans la mêlée elle entrevit quelqu'un qu'elle avait jusqu'alors considéré comme un ami... Gutlaf

Une fraction de seconde suffit à la ditraire de sa jeune expérience elle revit ses moments dans sa tête elle l'avait hébergé nourri lui avait accordé sa confiance et il était là ... dans le camps ennemi !

Reprenant son souffle revenant à son combat elle pensait à se diriger épée en avant vers ce traître lorsque la pointe d'une épée lui piqua le dos la désiquillibrant , la faisant tomber de son destroyer...

Elle n'eut pas le temps de se relever juste d'apercevoir le lâche qui l'attaquait ainsi de dos....lui et les autres ne perdaient rien pour attendre se relevant légèrement blessée dans un cri s'exlama

"VIVE LA FC VIVE L'EMPIRE !!!!"

madalen

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:07

Morphee restait inconsciente mais Umma n'avait d'autre choix que de se joindre aux autres ...
Il laissa son épouse et reprit la bataille.

Au petit matin, après une nuit de combat, il revint vers son épouse.

Un souffle saccadé mais elle était en vie ... Sans doute la blessure à la tête, elle avait perdu beaucoup de sang.

morphée

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:08

Brieuc avait avant la bataille aligné ses hommes! Aslan à la bannière! Les autre en formation de fer de lance! Au signal reçu, signal qui avait été convenu dans la tente de commandement, Brieuc n'hésita pas un instant.

"Lames Impériales!!! Sus aux traitres et aux Lâches Lions!"

Et la course de ses gens dont il était si fier commença. L'impact fut rude. Les premiers rangs ennemi bien que ne les attendant pas vraiment étaient bien réglés. Mais la formation des lames étaient bien asurée et ils traversèrent les lions pour se retrouver en une melée furieuse...

Ne pas penser, se vider la tête de toute choses... vaincre ou mourir... seule une victoire compte! Un instant de distraction... Madalen! Ne pas penser! Venger celle des siens qui est tombée! trop tard! un coup de bouclier en plein visage... déséquilibré...

Citation:
"VIVE LA FC VIVE L'EMPIRE !!!!"


ce cri! Mad...

"Hardi les gars! nous allons les avoir forcez le passage!!!"

Devant lui un homme! Diantre il se bat bien... Mon épée s'enfonce en lui! Encore un cri...

Citation:
Linguu


L'homme s'effondre...

Le sang, l'odeur de la mort... Ne pas penser! Poursuivre le combat, la lutte acharnée! Libérer les comtois du mensonge Réformé!

brieucdeguérande

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:09

Et zut... L'Armée du Salut, bien informée, avait eu vent de la venue de l'armée Ost Parangon, et avait donc décidé de se porter à sa rencontre, pour trancher toute cette affaire dans le vif. Et de cette manière, ils auraient le temps de renvoyer les Dôlois cueillir des paquerettes, avant l'arrivée de Sicut Aquila. Aileron savait que Zefamousmitch avait grande envie de s'en prendre à leur armée, même sans le consentement de Berne, qu'elles qu'en soient les conséquences.

Ce qui n'était pas prévu par contre, c'était la sortie de l'armée présente dans Pontarlier. En tout cas, pas si tôt, tout cela avait retardé le départ des Républicains. L'armée pontissalienne n'était pas de taille, et avait vite été repoussée, refluant comme elle le pouvait le plus loin possible du champ de bataille. Galovert en avait profité pour blesser gravement le chef de l'armée. Un bon point, la journée commençait de façon plaisante.
Mais se poursuivit fort différemment...

Gromukus ordonna finalement le départ de l'armée, vers Besançon, mais ils se heurtèrent bientôt à l'armée commandée par Chevreux. Bataille rangée, en terrain découvert, aux portes de la ville. Les Pontissaliens devaient avoir un beau spectacle, bien à l'abri derrière leurs remparts. Soudain, des cris se firent entendre, derrière l'Armée du Salut. Zefa avec Sicut Aquila... Pris entre deux feux, la bataille promettait d'être chaude.

Rien de tel qu'une journée ensoleillée pour tuer et être tué. Faisant volte face, Aileron chargea, en compagnie d'une partie des Républicains contre les helvètes, traîtres à leur patrie, qui venaient pour tuer leurs compatriotes.

Pour la République !

Le sang, les cris, la douleur, la mort, tout se mélangeait. Le Primus évita de son bouclier un coup de bâton et chercha à planter sa sica dans le ventre de son adversaire pour lui apprendre à vivre, ou plutôt à mourir. Pas le temps, l'ennemi était trop nombreux, et il ne vit pas venir un nouveau coup de bâton, porté avec force, qui lui fracassa le bras gauche. Il sentit l'os se briser, le sang jaillir, et ne put retenir un grognement de douleur. Repoussant son assaillant d'un coup de bouclier, qui ne dut pas lui faire grand mal c'était juste pour avoir un peu de répit, il regarda autour de lui. Davantage de Républicains gisaient à terre, et pourtant aucun d'entre eux n'avait montré la moindre faiblesse. Tous s'étaient battus avec fierté et courage, au nom de la République.

Non...

Aileron ne put rien articuler de plus. Les yeux dans le vague, les jambes tremblantes, il s'avança lentement vers le corps qui gisait inanimé. Il tomba à genoux devant Reginae, sa douce fleur bourguignonne. Il n'avait jamais pleuré, mais là, pour la première fois, il sentit une larme, une seule, couler le long de sa joue et se perdre dans le sang qui maculait une bonne partie de son corps endolori. Il passa doucement sa main dans la chevelure de la jeune femme, comme il l'avait fait tant de fois après des ébats passionnés en forêt, en taverne, dans la mobilotte de Grom... Puis il lui caressa l'épaule, la hanche et enfin le ventre, pour en retirer sa main poisseuse de sang. Le sang d'un ange...

Il se prit la tête à deux mains, mélangeant le sang de Reginae au sien, sans y prendre garde, et retint un cri de haine, de douleur, de rage, du tout mélangé. La froide colère était seule capable de faire payer au centuple ce qui venait de se passer. Le Primus se pencha vers la jeune femme, pour lui murmurer, même s'il savait qu'elle ne l'entendrait sûrement pas.

Je n'aurai pas de repos avant que l'auteur de cet acte ne souffre mille morts. Je t'aime mon amour...

aileron

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:09

Enfin, l'armée du Salut se mettait en mouvement. Après une semaine passée à faire le siège de Pontarlier, la ville martyr était toujours aux mains des dolois. Il était temps de lever le camp et d'aller se porter à la rencontre des troupes de l'Ost puisque les lourdes portes demeuraient hermétiquement closes.

Les républicains s'étaient rassemblés autour de leur capitaine d'armes Gromukus. Leur formation n'avait pas exactement la rigueur militaire requise pour ce genre de manoeuvres, les rangs s'étaient formés dans une relative anarchie. Mais la détermination, la fureur étaient lisible sur chacun des visages, cela compenserait grandement leur manque de discipline.

Une clameur hargneuse s'éleva des lances républicaines pour saluer l'ordre de marche. En réponse à ce cri, un grincement sinistre retentit dans le crépuscule naissant. Toutes les têtes se tournèrent dans un même mouvement vers le portail d'enceinte.
Un murmure de surprise et de joie mêlés parcouru les troupes, "Ils ouvrent les portes!"

Lingus se demanda alors si c'était un signe de reddition ou si l'armée doloise avait enfin trouvé le courage de les affronter. Il n'eut pas le temps de tergiverser bien longtemps car il fut emporté par l'élan de ses compagnons, le vieux sicaire se lança à l'assaut de la ligne qui se déployait dans la plaine. Le feu de l'action lui donna la sensation que chacun de ses sens était plus affûté encore que se lame. Il courrait, persuadé que l'Unique guidait ses gestes, que rien ne pourrait l'empêcher de mener à bien sa mission.

Mais même porté par une force divine, Lingus n'en était pas moins boiteux, ses frères d'armes lui passaient devant en hurlant.
Autour de lui, les chocs violents des corps, les hurlements du métal, les premiers râles d'agonie.
Il vit un second étendard comtois avancer sur leur flanc, tant pis, tant mieux... L'Unique voulait semble-t-il éprouver leur valeur et Lingus était bien décidé à Lui apporter satisfaction.

Ses réflexes de brigand ressurgirent, il ne fallait pas gaspiller ses forces, il fallait frapper fort, une seule fois, à la tête. Il aperçu un homme dont l'armure était scintillante et cette vision l'attira comme la flamme hypnotise les insectes nocturnes.
Il l'entendit appeler :


Citation:
"Lames Impériales!!! Sus aux traitres et aux Lâches Lions!"



Il avait trouvé sa proie, il avança sur elle sans se soucier des coups qui pleuvaient sur lui.
Un soldat, tout de noir vêtu, lui plongea sa lame entre les côtes, puis une femme, habillée de noir elle aussi, armée d'un bâton le frappa à la tête.
C'est à ce moment qu'il entendit "Les helvètes! Les helvètes!", il vit Nicbur, les bras ballants.

Lingus ne comprit pas ce soudain revirement. Comment cela était-ce possible? Comment une armée helvète, cette terre de liberté, berceau de la Réforme qui l'avait accueilli à bras ouverts, pouvait-elle marcher sur eux? Non, c'était impossible! L'Helvétie, phare du monde connu, ne pouvait s'attaquer à ses enfants! L'Unique ne pouvait l'abandonner!
Le sol se déroba sous ses pieds, la nuit l'engloutit.

Ivre de rage et de frustration, il jeta ses dernières forces dans la mêlée et se rua sur l'officier. Mais l'homme le vit arriver et le reçut en lui abattant son épée sur le crâne, Lingus recula vivement pour esquiver le coup mais il fut déséquilibré par ce mouvement.

lingus

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:10

Loin des douleurs, loin de la peur,
Loin des horreurs, si proche du créateur.
Dans les nimbes mortelles d'une fin cruelle,
Cheminement sur les voies éternelles:

La lune
Le brouillard
La plaine
Les galeries
Le Pic
Le soleil
Le paradis

jusqu'à la rencontre avec l'Unique qui lui laisse le choix: toi qui a péri par le fer, veux tu vivre ou penses tu pouvoir accéder au paradis Solaire?

L'âme en tourment tend vers le dernier jugement, convaincue d'avoir oeuvré pour la Vraie Foy. Puis le doute, doit elle abandonner si vite le combat, ne peut elle encore rien apporter dans le monde des vivants? Présomptueux sûrement de penser qu'elle peut elle aussi diffuser la parole d'Averroes. Ses Frères peuvent le faire sans elle, surement même mieux, puisqu'elle ne trouve pas sa place parmi eux.

Et cette lumière est si douce, et cette chaleur si sereine, et cette ondée proche si désaltérante. Puis ici, peut être connaîtra t'elle son enfant. Le seul qu'elle n'aura jamais, l'épée a tranché le nid fertile, le nid n'est plus. Ce corps dont elle n'a jamais pris soin est maintenant mutilé dans les profondeurs charnelles.

Mais...Quelle est cette autre chaleur brûlante qui la retient ? La même que celle mainte fois éprouvée, et qui est encore aujourd'hui si ardente, celle de la main d'Aileron sur sa peau. Sa tête, son bras, sa hanche, son ventre, la vie revient au fil de sa caresse. Et le liquide fertile qui s'étale sur elle, le sang de son amant, fluide vital mêlé à la grâce d'une larme, appelle la Sicaire au retour.

Au loin, très loin, ces mots murmurés, qui lui insuffle la volonté

Je n'aurai pas de repos avant que l'auteur de cet acte ne souffre mille morts. Je t'aime mon amour...

Tressaillement des sourcils, mouvements faibles des lèvres, frêles spasmes des membres, son choix est fait.
La douleur telle une vague déferlante crispe le corps meurtris.

reginae

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:10

Geauvin avait pris part à la bataille,il se trouvait en avant avec les plus rapides des Lions, courant, hurlant.
Portant haut son épée et brandissant son bouclier
Au premier contact, avait réussi à occire deux de ses adversaires.

Des cris de douleur et hargne sortaient de toutes part de la mêlée, nombres de combattants étaient éclaboussé du sang de leurs ennemis.

Geauvin savait que le combat était inégal, le nombre des défenseur de Pontarlier était bien plus important que les Lions de Judas.
Malgré le surnombre des attaquants, il frappait le plus qu'il pouvait, essayant d'en faire tomber le maximum .

Il entendait, à ses cotés, Ivori crier, relancer l'ardeur de chacun..........diable de femme

Tout à coups, un cri horrible le fit se retourner, une voix de femme
"- Non ! je suis enceinte !"

Reginae....... non

Il stoppa net son élan, fit volte face pour essayer de secourir la malheureuse, butta sur le corps d'un ennemi, tomba et vit l'éclair d'une lame s'abattre sur lui.
Un feu immense, venant de son coté, courait l'intérieur de son corps, il était touché.
Ensuite plus rien, devant ses yeux le noir total, des cris lointains....le silence

geauvin

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:11

Tchantchès avait appris que sa "victime" avait été emportée à Pontarlier et qu'elle y était soignée dans un lieu tenu secret. Il la pensait morte, mais le corps avait disparu du champs de bataille quand il y était revenu après avoir fait évacuer Edwige.

Rien ne pouvait échapper à ses agents, lorsqu'il s'agissait de trouver un lion réformé, qu'il fut en bonne santé ou non. Et Gégé, la plus opiniâtre de ceux-ci, avait reçu des informations formelles, Reginae était vivante.

Dans ce cas, la suite avait été facile, une bande de gamin soudoyés par Géraldine avait suivi toutes les directions depuis les officines médicinales, au second jour Elle avait repéré l'emplacement de Reginae et s'était empressé de prévenir le Sénéchal de la Noblesse Noire de l'emplacement où se trouvait la sicaire.

Il s'y rendit avec un cadeau qu'il allait lui laisser et surtout il voulait connaître son état. Elle était soignée dans une maison de bourgeois réformé dont Tchantchès s'empressa de garder l'adresse pour la communiquer aux autorités Pontarliennes pour que celles-ci puissent surveiller le dit bourgeois plus tard.

Il s'était déplacé avec deux autres Nobles Noirs de l'armée de Sicut Aquila.
La "Fouine" restait au carrefour pour surveiller les allées et venues et "Jepavu" garderait la porte.

Il avait attendu que le bourgeois sorte et que seule, reste la servante. Il s'approcha de la demeure.

Il frappa et entendit le Judas s'ouvrir et un visage ombragé le scruter derrière la porte. Il avait laissé son épée à Jepavu qui était hors de vue.

- Qui est là ?

- Madame, je suis envoyé par le Messire Aileron l'époux de dame Reginae afin de constater de son bon état.

- Je n'ai reçu aucune consigne, repassez quand mon maître sera là.

- Ne soyez pas stupide, je risque ma vie dehors, et si je voulais entrer de force j'aurais déjà défoncé la porte. Sur mon honneur, je ne suis pas là pour faire du mal, juste pour rapporter d'un état de santé et laisser un message pour son réveil. De plus si j'étais Romain, j'aurais déjà la garde avec moi.

La servante devait hésiter, mais Tchantchès entendit le verrou bouger derrière la porte et celle-ci s'entrouvrir.

- Entrez vite vous avez 5 minutes et puis je ne veux plus vous voir

Tchantchès entra et suivit la servante vers les combles ou était couchée Régina. Il fut surpris de la trouver belle une fois bien lavée (^^) Il vit que sa blessure avait bien été refermée.

Tchantchès dit à la servante en parlant à voix basse.

- Elle était enceinte paraît-il ?

Celle-ci le regarda, stupéfaite : - comment savez-vous cela ?

- Elle l'a crié au moment d'être blessée sur le champ de bataille, je n'étais pas loin d'elle mais je n'ai rien pu faire. Il se pencha sur elle et lui caressa la tête avec compassion.

Puis se retournant vers Reginae

- Alors son enfant ?

La servante fit un non de la tête en baissant les yeux.

Tchantchès eut le regard brillant, une lueur matinale frappa son visage au travers de la lucarne, un observateur aurait pu croire à un sourire sadique, tant son visage venait de s'éclairer et que sa bouche formait comme un sourire.

En réalité il était touché par la compassion et le regret de cette mort innocente. Il ne l'avait pas souhaité, mais il l'assumait comme sa longue vie de misère humaine que lui avait coûté la défense de la foi qu'il avait promis à sa femme sur son lit de mort.

Il prit le livre des vertus qu'il avait pris avec lui et l'ouvrit à la première page. Il en relut le texte à la lumière de la lucarne



Citation :
" Dame Reginae", le très haut a permis que vous ne trépassiez pas, mais il n'a pas permis que votre enfant survive. Interrogez-vous sur le sens de ce message divin.

Puisque vous avez une seconde chance, renoncez à votre foi absurde et préparez votre passage afin de gagner la voie du soleil.

Soyez bonne, soyez juste, et profitez de cette seconde chance, car elle ne se représentera pas. Embrassez la vraie foi et rachetez vos fautes dans l'amour d'Aristote.

Puisse le très haut éclairer votre nouvelle vie vers une voie sans tâche.

Tchantchès, qui fut la main du très haut sur votre destinée.


Puis Tchantchès déposa le livre à son chevet, fit un léger signe de tête à la servante et s'en alla de ce lieu où rêgnait une abominable odeur de poisson frit.

tchantchès

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:12

La bataille livrée la veille avait été intense. Il avait empalé un homme de sa lame et il avait survécu à cette bataille. Il en tirait de la fierté, mais une ombre venait de se glisser au tableau. Il avait vu le Chancelier de Franche-Comté tomber cette nuit.

Des rumeurs couraient vite. Il avait appris que Reginae, qui l'avait condamné à mort à Pontarlier, avait été gravement blessée. Mais il paraissait qu'elle attendait un enfant.

Il n'aurait pas hésité à la tuer. Après tout, telle était la loi de la guerre. Tuer ou être tué. Mais il n'éprouvait nulle joie en ce moment même. Assis près de sa tente, il adressa une prière au Très-Haut pour que le bébé puisse trouver la paix.

Certains trouveraient ça absurde, mais hérétique ou pas, ils étaient tous humains et la perte d'un bébé était atroce pour qui la vivait. Il combattrait l'hérésie toute sa vie, mais jamais il n'éprouverait de plaisir à tuer. Il le faisait par devoir sans rechigner. Néanmoins, il restait humain et éprouvait de la compassion pour cette femme qui, bien qu'hérétique, avait perdu une occasion d'aimer un enfant.

Rien n'est jamais facile. J'aurais préféré ne jamais apprendre cette triste nouvelle.murmura-t-il pour lui-même.

kenny

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   

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