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 [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457

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iZaac
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MessageSujet: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Lun 19 Oct - 10:11

j'avais le choix entre le tricot, la pèche et la cueillettes des olives...

je me lance donc dans les langues étrangères. Quelqu'un a un ami ou une amie, ou un chien, ou un poisson rouge ou une vache qui parle espagnol ?

Citation :
De Jaca,

Monsieur le chancelier d’Aragon,

Je me permets de vous écrire afin de vous présenter les salutations de la république de Genève. Je suis chancelier honoraire de cette république. Je remercie par vous, l’accueil chaleureux des gens de Jaca. Mes gens se plaisent beaucoup chez vous. Les olives sont délicieuses. Je suis bien malade, chancelier. Ma vie s’achève doucement. Mon médecin m’a prescrit une cure. Une cure de soleil dans un château en Espagne. Je suis donc venu jusqu’ici en grande paix.

Je suis venu ici en grande colère aussi. Je dois vous raconter une histoire, monsieur le chancelier. Une histoire de mon pays. Il était une fois, en avril 1456, six armées impériales et romaines, qui assiégèrent ma cité, Genève. Il était une fois des batailles. Quinze jours de batailles quotidiennes. Quinze jours de défense héroïque des genevois. Au quinzième jour, mon alcade, mon maire, sortit avec le drapeau blanc, pour négocier la fin de ces batailles meurtrières pour tous. Mon alcade, mon Maire fut alors assassiné. Sans autre forme de procès. L’assassin est un curé, un curé qui fut excommunié pour son acte de violence. Un curé qui est devenu brigand. Un curé qui est devenu duc usurpateur de Bavière, après le pillage de Munich par ses troupes de voleurs. Ce curé n’a pas payé encore. Ce curé, nous le cherchons depuis.

Nous avons trouvé ce curé, Monsieur le chancelier. Nous l’avons enfin trouvé. En Béarn. A Pau. Il est protégé par le gouvernement de Pau. J’ai demandé dix fois, depuis le mois de juillet 1457. J’ai demandé dix fois pour qu’il soit banni du Béarn. Pour qu’un assassin qui ne se renie pas et qui plastronne, sache qu’il n’est pas le bienvenu chez les amis des genevois.

Monsieur le chancelier, dix fois, le gouvernement de Pau a répondu à ma république par le silence le plus méprisant. Et ce curé est toujours là. Protégé par ses amis de Béarn.

On me dit, monsieur le chancelier, que l’on s’inquiète, chez vous, de cette grande armée, à Lourdes. Je vous dis, monsieur, je vous dis que cette armée est pour moi et mes quelques amis. Elle nous attend. Elle a mis ma tête à prix. Elle l’aura bientôt, je pense. Je pars pour mourir, monsieur. Mais je pars du coté de l’honneur. Monsieur le chancelier, j’ai fait toute cette route pour aller faire la guerre au Béarn. Avec mes tristes moyens de vieillard, et quelques fidèles amis genevois, je suis venu jusqu’à Jaca, parce que lorsque tout est perdu, il ne reste qu’à mourir avec honneur. Regardez la puissant Béarn. Regardez la petite Genève. Que croyez-vous qu’il adviendra ? Les méchants seront-ils toujours victorieux ? Je ne le sais pas, monsieur le Chancelier. Mais ce que je sais, c’est qu’au seuil de mon dernier voyage, alors que je confie mon âme à Deos, je ne peux me résoudre à accepter que l’assassin et ses protecteurs béarnais puissent vivre en toute quiétude.

A la chancellerie d’Aragon

Izaac, chancelier honoraire de Genève.



Citation :
De Jaca,
Señor canciller de Aragón,
Me permito escribirle con el fin de presentarse los saludos de la república de Ginebra. Soy canciller honorario de esta república. Agradezco por usted, la acogida calurosa de la gente de Jaca. A mi gente gusta mucho en su casa. Las aceitunas(olivas) son deliciosas. Soy bien enfermo, canciller. Mi vida se termina despacio. Mi médico me prescribió una cura. Una cura de sol en un castillo en España. Pues vine hasta aquí en gran paz.

Vine aquí en gran cólera también. Debo contarle una historia, señor canciller. Una historia de mi país. Era una vez, en abril de 1456, seis ejércitos imperiales y romanos, que asediaron mi ciudad, Ginebra. Érase una vez batallas. Quince días de batallas diarias. Quince día de defensa heroica de los ginebrinos. Al decimoquinto día, mi alcade, mi alcalde, salió con la bandera blanca, para negociar el fin de estas batallas asesinas para ellos todos. Mi alcade, mi Alcalde entonces fue asesinado. Sin otra forma de proceso. El asesino es un cura, un cura que fue excomulgado para su acto de violencia. Un cura que se hizo bandolero. Un cura que se hizo duque usurpador de Baviera, después del pillaje de Munich por sus tropas de ladrones. Este cura todavía no pagó. Este cura, lo buscamos después.

Encontramos a este cura, Señor canciller. Lo(la) encontramos por fin. En Béarn. En Pau. Es protegido por el gobierno de Pau. Pedí diez veces, desde el julio 1457. Pedí diez veces para que sea desterrado por el Béarn. Para que un asesino que no se reniega y que plastronne, sepa que no es el bienvenido en casa de los amigos de ginebrinos.

Señor canciller, diez veces, el gobierno de Pau respondió a mi república por el silencio más despreciativo. Y este cura está siempre allí. Protegido por sus amigos de Béarn.

Me dicen, señor canciller, que se inquieta, en su casa, por este gran ejército, a Lourdes. Le digo, señor, le digo que este ejército es para mí y mis algunos amigos. Nos espera. Puso mi cabeza en precio(premio). Lo(la) tendrá pronto, pienso. Me voy para morir, señor. Pero me voy del apreciado del honor. Señor canciller, hice todo este camino para ir a dar guerra a Béarn. Con mis triste medios de viejo, y algunos amigos fieles y ginebrinos, vine hasta Jaca, porque cuando todo está perdido, queda sólo morir con honor. Mire poderoso Béarn. Mire la pequeña Ginebra. ¿ Que cree que pasará? ¿ Los malos serán siempre victoriosos? No lo sé, señor Canciller. Pero lo que sé, es para que a las puertas de mi último viaje, mientras que le confíe mi alma a Deos, no pueda resolverme aceptar que el asesino y sus protectores bearneses puedan vivir en toda paz mental.

A la cancillería de Aragón
Izaac, canciller honorario de Ginebra.




ps : Pardonnez, je vous prie, à mon traducteur. Il est brave homme, mais bien ignare.

ps : Perdone, le ruego, a mi traductor. Es buen hombre, pero muy ignaro.

Si on arrive pas à faire pleurer dans les chaumières, déclencher une conflagration mondiale pyrénéenne ou à se faire expulser, je ne sais pas quoi faire...

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Dernière édition par izaac le Jeu 22 Juil - 8:26, édité 3 fois
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Lun 19 Oct - 19:18

Autant "mon maire, mon alcade" a du sens en français, autant "mi alcade, mi alcade", c'est quand même très naze, non ?

Sinon, ouais, bravo !

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 21 Oct - 20:14

Citation :
Salutations, mon frérot !

Ce matin, en arrivant chez Tante Berta, j'ai été témoin le témoin d'une scène insolite : quelques vagabonds affamés se pressant à l'assaut de la fenêtre de tantine, alléchés par l'odeur de son poudingue. Il aura suffi de cela pour qu'elle lache ses cochonnets dans son jardin, les jaunes et les noirs ; elle a peur que les chats ne viennent manger ses poules, et tu sais comme elle y tient. Il paraît que les porcinets repoussent bien les félins. Demain, j'ai promis à tatie de nourrir ses cochons, et d'en abattre quelques-uns ; très probablement qu'on fumera du jambon pour l'hiver. J'ai donc une bonne raison pour maculer mon canif, et puis cela me permettra d'apprendre les techniques du sud. Je ne sais pas d'où viennent ses domestiques, mais ils n'ont pas du tout les mêmes habitudes que nous autres lémaniques : j'espère pouvoir en apprendre assez pour t'éclairer à ce propos, si cela t'intéresse.

Autrement, le temps est beau et il fait chaud. Je n'ai pas encore dû m'acheter de manteau. De tout manière, je ne pourrais, puisque je n'ai plus d'argent, après ce long pèlerinage. Heureusement qu'il se termine bientôt, la mare n'est pas très loin de chez Berta et j'espère y trouver le cygne noir.

En attendant de te revoir, je te salue bien fraternellement.

Ton,
Adolf Kartoffel.
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 21 Oct - 21:58

'Tain, y sont bons, en code, les éclaireurs ! study

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Sam 7 Nov - 14:03

pendant ce temps, en Aragon et Castilleeeuhhh...

Diego.de.anda a écrit:
[rp]Estoy de paso por Aragón y ya que soy ahora ciudadano de un condado aliado del Béarn, les podre proporcionar alguna información sobre el conflicto que estallo en el vecino condado (cobro a la salida).

Hace tres meses un bandolero bearnés (ex eclesiastico) asalto a su antojo en Ginebra, luego huyo salvandose de la justicia helvética, y se regreso a Béarn. Las autoridades de la ciudad de Ginebra le solicitaron al gobierno bearnés que enjuiciara esta persona y la baneara de Bearn en castigo por el cuantioso importe de escudos que se habia robado.
En el lapso en que se procesaba dicho caso en Béarn, el acusado huyo a otro condado, asi que ya no se lo podía banear. Furioso el alcalde de Ginebra le declaro la guerra a Bearn (Helvecia es una federación de ciudades autónomas) y contrato a unos famosos mercenarios suizos que se llaman "Les Lions de Judas" (Leones de Judas) que envió para guerrear. Son unos treintas, llegarón, nombraron a un gobernador interino, y declararon felón al gobierno bearnés legítimo. Hubo combates, los Leones de Judas han sido parcialmente derrotados pero ahí siguen.
Los suizos exigen que se enjuiciara al conde Varden quien era chambelán en la época de los hechos, y que se les entregará la cantidad de 10000 escudos para retirarse, tambien raptaron a una de las consejeras del condado.

De paso cabe señalar que uno de los jefes de los suizos (el señor Izaac), y uno de sus tenientes han encontrado refugio en la ciudad de Jaca donde permanecen desde hace varios días.

Efectivamente el Béarn esta bajo la ley marcial por un tiempo indefinido y hay varios ejercitos en modo cegadora. Se tienen que solicitar salvoconductos a Lara60 quien los otorga con mucha parcimonía teniendo en cuenta que varios mercenarios hispanicos estan con los suizos y que en el inicio del conflicto hubo un intento de asalto al ayuntamiento de Lourdes por parte de esos elementos hispanicos.
En cuanto a los condados aliados de Béarn que son Armagnac y Toulouse : los dos enviaron tropas en ayuda al Béarn, y Armagnac tambien decreto la ley marcial. En Toulouse estamos controlando las fronteras tambien, asi que los grupos armados estan prohibidos y los extranjeros deben de pedir salvoconducto en un plazo de dos días.

Por todo lo anteriormente mencionado desaconsejo viajar a Francia de momento, yo pude obtener un salvoconducto en Bearn porque me conocen, pero por lo regular no los otorgan con mucha facilidad.

De paso saludo a mis ex compatriotatas aragoneses, mi corazón sigue siendo aragonés y creo que un día de esos nos volveremos a encontrar.

Aprovecho tambien para felicitar a mi amigo Reddick por su cargo de gobernador, te lo merecías Red.

Un saludo.[/rp]


gogole a écrit:
Je suis d'un pas par l'Aragon et puisque je suis maintenant citadin d'un comté allié du Béarn, je pourrai leur fournir une information sur le conflit qui a éclaté dans le comté voisin (je touche à la sortie(départ)).

Il y a trois mois un bandit béarnais (un ex-ecclésiastique) l'assaut son caprice à Genève, tout de suite a fui en se sauvant de la justice helvétique, et on est revenu à Béarn. Les autorités de la ville de Genève ont demandé au gouvernement béarnais qu'enjuiciara cette personne et le baneara de Bearn dans un châtiment par le montant considérable d'écus qui avait été volé.
Dans le laps dans lequel le dit cas était inculpé dans Béarn, l'accusé a fui à un autre comté, ainsi que l'on ne pouvait pas déjà banear. Furieux le maire de Genève lui a déclaré la guerre à Bearn (Helvecia est une fédération de villes autonomes) et a commercé quelques fameux mercenaires suisses qui s'appellent "Ils Lions de Judas" (les Lions de Judas) qu'il(elle) a envoyés pour faire la guerre. Ce sont quelques treintas, llegarón, ils(elles) ont nommé un gouverneur intérimaire, et ont déclaré un félon le gouvernement

Il y a eu des combats, les Lions de Judas ont partiellement été battus mais là ils(elles) suivent. Les Suisses exigent que enjuiciara au comte Varden qui était chambelán dans l'époque des faits, et que l'on leur livrera(remettra) la quantité de 10000 écus pour se retirer, ont aussi enlevé l'une des conseillères du comté.

D'un pas il faut remarquer que l'un des chefs des Suisses (monsieur Izaac), et l'un de ses possesseurs(lieutenants) ils(elles) ont trouvé un refuge dans la ville de Jaca où ils(elles) restent depuis quelques jours.

Effectivement le Béarn cela sous la loi martiale par le temps indéfini et il y a quelques armées dans une manière aveuglante. Ils(elles) ont à être sollicités salvoconductos à Lara60 celui qui les octroie avec beaucoup de parcimonía en tenant en compte que quelques mercenaires hispaniques sont avec les Suisses et que dans le commencement du conflit il y a eu une tentative de l'assaut le conseil municipal de Lourdes de la part de ces éléments hispaniques.
En ce qui concerne les comtés alliés de Béarn qui sont Armagnac et Toulouse : les deux ont envoyé des troupes dans une aide au Béarn, et Armagnac a aussi décrété la loi martiale. Dans Toulouse nous contrôlons les frontières donc les groupes armés sont défendus et les étrangers demandent probablement probablement salvoconducto dans un délai(terme) de deux jours.

Par tout antérieurement mentionné je déconseille voyager en France pour le moment, j'ai pu obtenir un salvoconducto dans Bearn parce qu'ils(elles) me connaissent, mais par le régulier ils(elles) ne les octroient pas avec beaucoup de facilité.
D'un pas je salue mes ex-compatriotatas aragonais, mon coeur continue d'être Aragonais et je crois qu'un jour nous nous retournerons de ceux-ci à trouver.

Je profite aussi pour féliciter mon ami Reddick pour sa charge de gouverneur, tu il méritais le Réseau.

Un salut.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Sam 7 Nov - 14:59

Citation :
La lucha debe continuar si estas condiciones eran contrarias al honor, a la dignidad de Ginebra.

Hemos sido sumergidos por la fuerza bovina del enemigo bearnés. Hay, a pesar de todo, unas razones para esperar.

Crea en mí, nada está perdido para Ginebra. Nuestra tenacidad, la limpieza de nuestras almas y la poción de queso de queso de Gruyére nos aportará la victoria. Yohann, el malo, infame asesino que evita la furia justa de la justicia de nuestra república y Deos será cazado(echado) por la cueva donde se esconde, aterrorizado. Los que lo protegen sabrán que no son en absoluto digno del amor de Deos.

¡ Ginebra no es única! ¡ Ginebra no es única! ¡ Ginebra no es única! ¡ Combate con todos los hombres y todas mujeres ávidas de Justicia !

La guerra no es cortada por la batalla de Pau. El enemigo será atropellado y Justicia será devuelta.

Yo, izaac de Ginebra, actualmente en Jaca, invito a los oficiales y los soldados del honor de ponerse en relación conmigo. Pase lo que pase, la llama interior de la resistencia de los combatientes de la justicia no debe debilitarse. Mañana, como hoy, hablaré. "

Izaac escribía. Los palomos robaban allende los montes, hasta la parte superior de los mares. De de todas maneras, tenía sólo esto hacer. Tres ejércitos bearneses eran inmóviles en Pau, para degollarle tan pronto como pasaría el cuello. La gloria a pesar de todo... Tres ejércitos para él a solas.

Sí deos, sé, sé, pecando contra orgullo es pecado mortal.

¡ Izaac! Voy a darte una patada a detrás de tan continúas.

Deos... Veamos... Quieres enterarme de mí a volar por encima de las montañas en más... Pyrénées, es alto a pesar de todo, pega mucho, por favor.

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Sam 7 Nov - 17:16

Sur le dos de l'aragonaise, nue, au plumard. La plume là et là, et même des fois dans l'encrier.

Citation :
De Jaca,

Au conseil, à notre Avoyer,

Que ce pigeon vous parvienne par delà les monts. Comme reitre de la compagnie à laquelle Genève a accordé lettre de marque pour bastailler en Béarn et obtenir le bannissement de l'égorgeur, je trace les mots qui, je l’espère, vous rassurerons et rassurerons les familles des nostres. Les combats ont fait rage la semaine passée et nous n’avons point eu le dessus. Des mercenaires de l’Eglise sont venus renforcer les rangs des béarnais, et c’est ceux-là que nous avons affronté. Notre tactique a été prise en défaut : nous avions annoncé notre venue, assez hautement pour offrir une dernière opportunité au dialogue, pour que le castel de Pau puisse enfin répondre favorablement à la juste requête de Genève, le bannissement proclamé de l’assassin. Je sais de manière certaine que vautours de Rome et quelques comtoises vindicatifs et haineux, suivaient nos pas, dès notre entrée en Savoie Les capitaines mercenaires romains ont dissuadé les aristocrates béarnais qui m’étaient favorables de traiter par diplomatie alors que nous avancions sans nous cacher et que rien ne promettait à l’affaire de finir immanquablement dans le sang, encore. Pendant les trois longues semaines de notre route, ils ont fait rappeler Varden éloigné en Languedoc, le chancelier qui nous avait répondu fin de non recevoir en nous rappelant d’aller jouer dans nos alpages. Ils ont convaincu les béarnais qui leur ont confiés bien naïvement leurs intérêts de préférer le silence en réponse à nos yodele et cors des alpages que nous faisions sonner en cheminant vers eux. Ils ont convaincu les pauvres béarnais de nous trancher par le fer, alors que nous chantions et louions la Justice de Deos, parce qu’ils haïssent les genevois plus qu’ils n’aiment la Paix. Sanctus et quelques partis réformés de là-bas me maudissent encore d’avoir si hautement annoncé notre venue pour réclamer l’assassin, qu’eux chassaient sans nous depuis trois mois.

Le château de Pau et son conseil sont désormais entre les paluches griffues de Rome et l’assassin protégé. J’ai ouï que ses pigeons venaient jusquà Genève se vanter de ses tristes forfaits et moquer la justice de notre peuple. Je m’en désole.

Je me réjouis toutefois. Je me réjouis, oui. Une nouvelle fois, les sombres desseins de l’infâme romaine sont contrariés. Chaque goute de notre sang versé déjoue une nouvelle fois leur éternelle ambition de nous détruire. Si les puissants du Béarn sont enchainés à Rome, les humbles, la rue, les tavernes, un beau docteur et quelques infirmières du cru, eux, sont chaque jour qui passe, davantage dans notre amitié. Ceux-là sont moins dupes que leur gouvernement. Ils voient clairement la haine que nous voue l'Église, que cette aversion l'emporte sur la raison et la Paix. Je suis assuré là-bas que l’on nous sait dans notre bon droit. Le Béarn d’en bas est avec nous. Nous n’avons perdu personne et nos amis se font chaque jour plus nombreux.

A Genève, phare de l'Aristotélité,

Hopla,

Izaac


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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 11 Nov - 19:42

Citation :
Expéditeur : Bella_s***
Date d'envoi : 2009-11-11 14:27:46

Salut,

Je vous aime en sachant bien votre poutre. Une honte que, lorsque mon peuple ont été à Jaca, j'étais en voyage.

Je tiens à aider beaucoup.

J'adresse mes salutations,
Bella_Soledad

/ P D: Excusez-moi si vous ne comprenez pas, est d'utiliser un traducteur.

j'adore qu'on aime ma poutre...

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 11 Nov - 19:51

lol!

J'crois bien qu'une légende est née à Jaca...
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 11 Nov - 20:04

Toujours aussi en forme, le vieux. À l'occasion, tu m'expliqueras pourquoi tu masques le nom de l'expéditrice, mais pas sa signature...
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   Mer 11 Nov - 20:56

Je ne lis là que des remarques judicieuses et fines... :albino:

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457   

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[archives béarnaises] en attendant, en Aragon... - octobre 1457
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