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 [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:12

L'affrontement avait été rude, très rude. Moults républicains étaient tombés sous le nombre de l'ennemi, alors que tout aurait pu être si différent. Comment certains de leurs membres s'étaient ils laisser capturer par des gardes comtois, quelques jours avant la bataille, ralentissant ainsi toute l'armée qui devait partir depuis quelques jours déjà ? A une armée contre une, et non contre trois, rien n'aurait été pareil, pour sûr...

Et qui était ce félon de Zefamousmitch ? Un helvète ? Le bougre, lui aussi était à la botte du Dolois ! Telles étaient les lois de la guerre. Gromukus se souviendrait de cette petite fiante à la solde des courronés et se promettait de lui faire subir mille supplices. Pour l'heure les nobliaux avaient gagné une belle bataille, assurément. Certains ne s'en releveraient jamais. Lui s'en était sorti blessé au bras, celui qui manie l'épée. Tout était allé si vite. Le manche de la bannière qu'il arborait fièrement sur son dos fut brisé d'un coup de masse, lui sauvant peut être la vie. Il se fraya un chemin au travers l'ennemi, affaibli par le manque de sang, sentiment qu'il ne connaissait que trop bien. Il n'était plus que l'ombre de lui même à ce moment là, se défendant de son bouclier, lui qui ne savait qu'attaquer. Pourquoi avait il survécu ? Ou était parti le reste de l'armée ? Les morts se comptaient par dizaines.

Les républicains, en cas d'une telle déroute, avait rendez vous dans une forge amie. Gromukus s'y rendit, coisant au passage une petite meute de visages inconnus il y a peu qui en sortait. L'ennemi sortait de là, que se passait il donc ? Le sanguinolant Gromukus les croisa en les fixant tour à tour. Il n'oublierait jamais ces visages, la guerre ne faisait que commencer... La fille du forgeron, une jeunette un peu niaise le mit au parfum, il s'assura immédiatement de l'état de santé de Régi. Heureusement, ou malheureusement pour eux, ils ne l'avaient pas achevé. Grom se demanda où était Aileron. Ce bougre avait il lui aussi péri ? Comme pour répondre à sa question le voilà qui entrait, blessé.

Ola l'ami ! J'vois que t'es en vie.. Sacré bataille hein..

Gromukus, de son bras valide, tout en discutant avec Aileron, mit du bois dans le four de la forge ainsi que des lames d'épées à chauffer. L'heure était à la cotérisation des plaies...

gromukus

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iZaac
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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:13

Abords de Pontarlier, 27 mars 1457 de l’Ère de réformation de la Foi

De toute façon, la journée avait mal démarré.
Kirkwood s’était levé avec le reste de la cuite de la veille, après la bataille. Bataille, escarmouche ? De toute façon, il n’avait pas vraiment combattu. Ni compris grand-chose, d’ailleurs. Il avait tenu la ligne avec les autres, mais le véritable affrontement avait eu lieu ailleurs.
Même si le bilan était bon, puisque l’Armée du Salut avait tenu et infligé de fortes pertes aux Dolois, trop de bonnes âmes républicaines et réformées avaient également rejoint leur Créateur.

Aujourd’hui, relâche. Uewen grogne devant l’absence de consignes claires du commandement, humeur de dogue. On traîne. On hésite. On attend. On prend son temps. On en prend son parti.

Des sonneries retentissent.
Une armée doloise en ordre de bataille arrive du nord.
Panique, on se bouscule, on s’habille et s’équipe tant bien que mal, on crie, on se cherche, qui est-ce, combien sont-ils, qui donne les ordres, qui s’occupe de quoi ?

Uewen rameute ses troupes, parvient tant bien que mal à imprimer un peu d’ordre dans la cohue générale, retient ceux qui veulent se jeter directement dans le feu de l’action.

La compagnie bouge à son tour et rejoint la mêlée. On commence à affronter des Dolois, injures, signaux de ralliement et ordres, on s’enfonce un instant dans l’aile doloise.
Uewen reprend confiance, Kirkwood réussit à entraîner sa lance dans un psaume 24, et l’escouade fait reculer les Dolois, on avance, ils tiennent leur ligne, mais cèdent du terrain.

Citation:
Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portails antiques, qu'il entre, le roi de gloire!
Qui est-il, ce roi de gloire? C'est Yahvé, le fort, le vaillant, Yahvé, le vaillant des combats.
Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portails antiques, qu'il entre, le roi de gloire!
Qui est-il, ce roi de gloire? Yahvé Sabaot, c'est lui, le roi de gloire.



Kirkwood et les siens avancent toujours quand une salve les arrête. Ils se recroquevillent sur eux-mêmes avant de se reprendre, mais une deuxième rafale les cloue sur place, puis une troisième prélève à son tour sa dîme. Kirk étonné prend vaguement conscience qu’il se passe un truc.
Il se dit qu’il va mourir avec les prochains tirs mais ce sont des Dolois hurlants qui foncent sur lui et les survivants. Il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas forcément grand-chose.

Il compte mentalement ses blessures. Un coup de masse sur l’avant-bras gauche, une flèche dans le côté, son casque défoncé lui pressure la tête, le sang lui bouche la vue à intervalles réguliers, ça devrait aller, non ? Just a sratch, disait papounet… Ah, quelque chose dans la cuisse droite, maintenant. Ou c’est l’épaule ?
Il croit flotter, quasi indifférent à la situation, vaguement conscient que des amis et des compagnons tombent autour de lui, pleurant, maudissant, se vidant.
Comme lui d’ailleurs, non ?

Il a encore le temps de se demander ce que ce foutu bougre de poète de Vittorio ferait de ce vilain carnage ?


kiki

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 17:14

Citation :
« Le Ciel étonné retardait son apogée pour mieux admirer les guerriers superbes, les Anges notaient avec scrupule la geste héroïque des sicaires, à un contre mille, et Lucifer et ses hordes se réjouissaient de la fin de tant de braves.

Atlas et Titan inspirent leurs âmes. Jupiter et les dieux se réveillent un instant pour goûter leur vaillance tragique, volcan marin au souffle ardent affrontant l’inexorable marée de l’océan.

À l’ultime demeure des guerriers, les héros cessent de se battre pour admirer ces futurs compagnons. Achille et Hector, Arthur et Roland, Godefroy et Saladin, Jeanne et Guillaume Tell commentent l’épique destinée, parient leur ambroisie ou prodiguent leurs encouragements à ces sublimes chevaliers.

Aux divers horizons du globe, les enfants, les simples, les saints et les magiciennes retiennent leur souffle. Le sanglier s’ébroue, l’aigle change sa course, le saumon bondit, la fourmi tend ses antennes. La forêt frémit, le vent s’emporte, l’étoile brille.

Puis la nature reprend son souffle.

Le lion va lécher ses blessures… »

Vittorio Ugolino dei Bardolino dei Parmigiano, Où il estions question des Misérables, 1462

uewen

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 29 Mar - 23:32

A Dole, sur les murailles, le 28 mars

Encore une nuit de garde à surveiller la campagne alentour. Le ciel était nuageux, rendant la visibilité difficile. La Comtesse regardait au loin pensive. Leur travail était une réussite, l’armée des républicains était détruite et Arcas faisait parti des victimes. Un sourire de satisfaction étira ses lèvres, un comtois qui trahissait la Franche Comté ne méritait aucune pitié.
Ce soir, elle espérait qu’un point final serait mis, l’armée de l’Ost Parangon devait être arrivé à Besançon, envoyé aux trousses des rescapés de l’armée du Salut. Encore 6… Nicbur, Ivori, Servane, Petitfrere, Mifalifou et Ummagumma… Allaient-ils venir sur la Capitale ? S’enfuir au par le nord ? Ils avaient tout envisagé. Macricri s’était d’ailleurs mis en poste du coté est, souhaitant surveiller la route de Pontarlier.
Les heures passèrent quand un groupe se présenta. Les gardes leur ouvrirent les portes, Macricri en profita pour sortir derrière eux, regarda aux alentours. Un homme passait devant les portes, elle écarquilla les yeux, elle avait croisé sa silhouette dans les rues doloises il y a peu encore. Vauxal, qu’allait-il faire. Elle surveillerait cela hier.

Capitaine, vous rentrez ?

Un instant encore…, elle se tue une autre personne s’approchait, précédent un petit groupe de 5 personnes. 4 hommes et 2 femmes…, Ils voulaient rester discrets, s’approchant précautionneusement.

Capitaine ! Nous devons fermer les portes !

La première personne regarda vivement vers les murailles, jeta un regard au groupe derrière, leur faisant un geste discret et accéléra le pas. Umma !

Macricri recula rapidement dans l’ombre. Etais-ce eux ? Il y avait une personne de trop, peut être suivent-ils un inconnu pour se couvrir. Pourquoi était-elle de fraction cette nuit ! Les maréchaux ne pouvaient quitter la ville, et en plus elle était responsable de 4 personnes. Elle maugréa, ça ne pouvait qu’être eux, les avoir si près, à leur porté et ne pouvant agir la contrariait au plus haut point. Mais elle voulait savoir, être sure… les autres, qui étaient-ils ?

Laisse la porte entrebaillée, j’arrive.

Macricri se baissa et s’avança de quelques pas, quelques buissons aux pieds du mur lui permettaient de se dissimuler,

Le groupe s’avançait, à priori, ils souhaitaient contourner la ville. Un nuage voila la lune. Macricri pesta. Jamais elle n’y arriverait, bientôt ils allaient atteindre la boucle de la route qui les éloignerait des enceintes.
Mais ce fut de courte durée, la lune éclaira à nouveau la campagne. La chevelure d’une des 2 s’illumina de reflets roux. Ils avaient l’air épuisé, lassé. L’un d’eux semblait plus en forme que les autres, il veillait sur le groupe, regardant fréquemment vers les murs de Dole.

Macricri se leva vivement et s’avança. Le garde, croyant qu’elle allait rentrer ouvrir en grand la porte. Mais au contraire, elle fit quelques pas en avant.
Leurs regards se croisèrent, elle lui fit un geste de la tête, Elle savait qu’il en la connaissait pas, mais elle, elle l’avait reconnu. Le capitaine tourna le dos et entra dans Dole.
Demain, elle avait une traque à organiser, pour attraper les derniers lions, les 6 rescapés et leur chef Sanctus.



A Dole, salle de coordination, le soir du 29 mars

Le sort l’avait voulu ainsi, la lance lancée à leur poursuite avait beau avoir foncé à toute vitesse, elle ne parviendrait pas à les rattraper, Macricri en était certaine. Servane connaissait trop bien la forêt qui entourait St Claude, elle devait en connaître tous les recoins.
Le groupe des fuyards républicains avait bien été vu par la maréchaussée de Poligny, ce qui confirmait leur conclusion. Ils rejoignaient Genève.
Dommage que les militaires soient mobilisés ailleurs, sinon….
Mais ils reviendront…. Une quarantaine de jours et ils seraient sûrement de retour.
Et elle serait là également.

macricri

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:46

Le sommeil agité de douloureux spasmes, sombrant par moment dans un endroit ou seule brillait faiblement la fragile flamme de vie que Deos rallumait dans sa Grande Miséricorde, le voyageur miraculé progressait vers un pénible état de conscience.

Il sentait bien par moment de douces mains le débarrasser des sueurs et miasmes qui poissaient son corps engourdi, humectaient ses lèvres meurtries, redressaient sa tête pour lui faire boire cette amère potion qui lui brulait la bouche.
Quelques mots dont le sens se perdait dans les brumes de son esprit calmaient peurs et angoisses qui avaient immédiatement suivi son éjection de la douce lumière ou une épée comtoise l'avait envoyé.

Maintenant il s'en souvenait clairement.
Son nom était Galovert.
Partisan Républicain.
Franc Comtois de Luxeuil, en lutte pour son pays.

Alors qu'il se penchait vers Princessedeneuch pour juger de son état, et aussi pour récupérer les deux dagues qui lui appartenaient et dont les poignées en ivoire saillaient juste sous le rebord du heaume du général comtois ...Il avait bien vu du coin de l'œil le danger se présenter.
Il ne s'attendait pas à tant de dextérité dans l'art de terminer un moulinet.

Les souvenirs revenaient maintenant.
Cruellement riches en détails horribles.
Un gémissement de douleur franchi ses lèvres.
Et il revécu cette interminable journée.

Après avoir défait l'armée sortie de Pontarlier et dont le général gisait là, une autre armée les avait chargés, lui et ses compagnons.

Des Helvètes... Des Helvètes ?
La rage décuplée par la traitrise de leurs compatriotes, les Sicaires avaient fait front.

Rassuré sur l'issue de cette rencontre, Galovert s'était porté en marge de la mêlée pour récupérer ses précieuses dagues de jet, lancées avec son adresse coutumière vers ce général qui n'en finissait plus d'haranguer ses troupes, la tête fièrement dressée émergeant de la marée des hommes qu'il poussait devant lui.
Il l'avait vu s'abattre à une dizaine de pas de là, avait dégainé son épée et avec ses compagnons avait fait face aux vagues de combattants qui déferlaient de la porte de Pontarlier.

Les cris et le fracas du combat faisaient rage à quelques pas, il s'apprêtait à se relever pour aider ses compagnons lorsque une troisième charge les pris tous à revers.

Le temps de réaliser qu'une troisième armée, comtoise celle là, chargeait leur flanc et qu'il se retrouvait de nouveau en première ligne, que déjà les coups commençaient à pleuvoir.
D'un quart de tour du buste il présenta son dos protégé par un écu ajusté à cet effet. Ses mains saisirent de nouveaux les dagues à peine essuyées, et sans se relever ses bras se détendirent vers un des assaillants.
Juste le temps de ramasser son épée qu'il avait posée là, au côté de sa victime agonisante et de porter un coup de bas en haut qui ouvrit le ventre d'un autre gras soldat Dôlois.

Les humeurs nauséabondes et la tripaille souillèrent son bras, éclaboussant son visage, il ne put contenir un haut le cœur et se mit à vomir. Pourtant il en avait vu d'autre...
Un instant suffocant sous l'horrible odeur, à moitié aveuglé par le sang mêlé au dernier repas digéré par le bougre, il ne put parer le magistral coup d'épée d'un soldat comtois.

Son casque léger avait volé en éclat et un éclair d'une prodigieuse violence couvrit un bref instant sa vision.
Une douleur aussi vive que la brulure d'un fer chauffé à blanc lui vrilla la tête de part en part.
Nimbé de lumière tandis qu'une exquise sensation envahissait ses sens, il compris qu'il était mort.

Et c'est ainsi qu'il se retrouve là, dans cette chambre qu'il ne connait pas, ouvrant avec difficulté les yeux.

Galovert

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:47

Uewen apprend la sortie des Dolois de Pontarlier et voit alors la bannière à l’ours de Berne converger sur eux. Le vieux capitaine a compris : trahison ! Le piège s’est refermé, il faut sauver ce qui peut l’être. En premier lieu sa compagnie, cohésion et nombre, puis se retirer vers le campement et surtout le bois !

Il jure : récupérer les lances engagées ! D’urgence ! Entre sicaires, on s’épaule ! Et même ! Le nombre est une force ! En retraite autant qu’en attaque !

Ils se sont fait hacher ! Tir de batterie ! Les Dolois reculent à leur tour. On récupère péniblement quelques combattants et un tombereau de blessés.

Une fois ceux-ci derrière, on peut procéder à la retraite, et là, Uewen ne craint personne ! Tir de salve, petite contre-attaque brutale s’il le faut, sinon, on évite, on reste derrière les piques, groupés, et on décroche pas à pas.

On gagne bientôt le campement, puis la forêt. Il était temps, plus de poudre pour les canons à main !
Les Dolois n’insistent plus, ils savent qu’ils ont gagné. Insister davantage serait prendre le risque de pertes inconsidérées dans un tel moment.
Le bruit des combats commence à décroître, absorbé par la forêt…

Uewen lance immédiatement des tours de garde, des éclaireurs, la fabrication de quelques pièges de bric et de broc (on ne sait jamais quand même !), le comptage des pertes, tant morts que blessés, tout ce qui est nécessaire. Et il surveille d’un œil sévère.
La fatigue, oui. L’inattention coupable vis-à-vis de ses sœurs et frères républicains, ou pire, le découragement, non !

Le décompte arrive.
Il va être dur de feindre la sérénité…

Uewen

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:48


- ... il va falloir s'organiser, des renforts arrivent chaque jour. Après la bataille d'accord, mais ça peut toujours servir non ?

Le Gromukus sourit. Des renforts qui arrivaient en retard ? Huhu c'était pas commun ça.

Bien sûr que ça va servir. De plus sûrement que beaucoup des nôtres ne sont pas morts, juste mortellement blessés. Du travail de cochon moi j'te le dis. Ils sont en train de se refaire une santé, ils n'auront que plus la rage dans quelques semaines.

Une des lames d'épée commençait à bien chauffer, Gromukus tout en parlant tenta d'enfiler un des gants en peau de dahut du forgeron.

Mais au fait ?! Rien qu'un bras cassé tu disais ?! Hahaha ! Tu sais que le dernier qui m'a dit ça est mort dans le mois ?! Au début tout allait bien, il pouvait même plié son bras dans les deux sens... Pis l'gras a commencé à enfler, c'est devenu tout bleusaille, du pus s'en est mêlé... Il hurlait le bougre, il hurlait à la mort ! Il se putréfiait de l'intérieur. Un bras cassé ; faut couper...

Enfin il avait réussi à mettre ce fichu gant, pas facile quand on est privé d'une de ses deux mains gauches. Il attrapa la lame chauffée à blanc et l'appliqua sur sa plaie. Il grimaça mais ne laissa échapper aucun son, contrairement à la lame ou la bidoche qui fumait. Une fois soigné - du moins dans sa tête, si tant est qu'elle ne puisse jamais l'être - il se tourna vers Aileron.

Bon j'suis lancé là, je te le coupe au niveau du coude ou de l'épaule ?!

Il se marra bien fort. Une chose était sûre, la défaite n'avait pas attaqué son pseudo sens de l'humour.

gromukus

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:48

Le cliquetis du métal... Le seul cliquetis du métal que Andrew avait entendu était celui des clefs de son immonde geolier...

Il était désormais libre mais avait râté la bataille. Certes, son épée n'aurait pas fait changer le cours des évènements mais quand même. Il aurait surement pu en occire un. Juste un... pour la plus grande Gloire de Deos ! Pour la Réforme ! Pour Tom qui n'avait pas eu le temps de grandir et qui avait été assassiné par ses mêmes infâmes Dolois sous les remparts de Genève !

Andrew laissa bien vite derrière lui la misérable forteresse qui servait de prison et partit s'enquérir de nouvelles fraiches et surtout fiables. Jusqu'à présent, il n'avait pu entendre que les ragots des gardes chiourmes qui allaient jusqu'à narrer l'anéantissement de l'Armée du Salut par trois armées différentes dont une venant de la confédération... Cela ne se pouvait. Les Helvètes ne pouvaient s'être abaissés à baiser le cul du franc-comte...

Bien que leur présence soit bien plus discrète, Andrew retrouva facilement la trace de ses amis et du malheureusement se rendre bien vite à l'évidence : si les informations qu'ils avaient entendu en prison avaient été déformées et enjolivées au profit des comtois, le fond n'en restait pas moins vrai ! Il connaissait maintenant l'ampleur des dégats et n'en revenait pas...

Pour le moment en tout cas, il pouvait agir et apporter sa petite contribution vu que la pseudo justice comtoise l'en avait empécher jusqu'à présent : il avait ses connaissances de médecine et comptait bien pouvoir les appliquer. Il savait ou trouver au moins une des blessés et s'y dirigea rapidemment, ne faisant un petit détour pour trouver les quelques affaires qui pourrait lui être utiles.

Lorsqu"il entra dans la pièce ou Reginae était allitée, il eu presque un haut le coeur. Une odeur piquante venait de lui assaillir les narines... Andrew vit que la Belle du Primus était endormie. Délicatement, il souleva un peu le drap. Il semblait y avoir eu différentes petites blessures qui avait été bien soignées mais, de la plus importante, un liquide jaunatre s'écoulait.

Andrew defit doucement le pansement et découvrit que non seulement la plaie ne c'était pas refermée mais que en plus il y avait maintenant de l'infection. Il se rapella les différentes instructions qui lui était enseignées à l'université mais surtout les écrits d'Avicenne. L'essentiel était tout d'abord de stopper l'infection ce qui allait prendre un peu de temps. Cela retarderait pour sur la cicatrisation mais la pauvre devrait s'en sortir. Elle serait marquée mais Andrew la savait forte. De plus, le Trés Haut veillait sur elle : si elle avait survécu jusqu'ici, c'était qu'elle avait un devoir à accomplir. Il ne la rappelait pas encore à Lui.

Andrew se fit amener de l'eau bien chaude et des linges. Il demanda aussi à ce que lui soit amené plusieurs types de plantes dont il savait que le mélange aiderait à la guérison. Juste le nettoyage de la plaie dura une bonne heure pendant laquelle, Andrew alernait le nettoyage physique de la plaie, la préparation d'un onguent et les prières pour le Trés Haut car si les soins aidaient à la guérison, seul Deos décidait au final... La science avait ses limites...

Lorsqu'il eut fini les préparatifs, Reginae était à moitiée consciente de ce qui se passait. Elle semblait souffrir un peu lorsque les linges touchaient ses chairs. Pourtant le pire devait encore venir. Lorsqu'il commenca à appliquer l'onguent, Reginae hurla de douleur avant de sombrer inconsciente quelques seconde après. Cela était attendu mais pourtant, Andrew souffrait avec elle. Il se dépecha de finir l'application et refit le bandage autour de la plaie. Un bandage assez serré dans lequel il enserra différentes feuilles afin d'interdire au Malin l'accès à la plaie. Il continuait la lithanie de ses prières. Les minutes, longues et difficiles, s'écoulèrent.

Se relevant, tout en gardant un oeil sur Reginae qui avait denouveau un air plus apaisé, Andrew prononca les seuls mots de toute sa visite.

Maintenant, ce que il faut ce est attendre. Elle est dans le main de Deos.

Andrew se retourna et se dirigea vers la sortie. Il repasserait demain. Et demain il connaitrait la décision du Trés Haut.

Andrew

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:53

Aileron regardait distraitement Grom se démener avec ses lames chauffées à blanc, avec le gant qu'i ln'arrivait pas à enfiler, avec la cautérisation. L'aider ? Ah oui, il aurait peut-être pu y songer en effet. Mais quand son compagnon commença à déblatérer à propos d'un type au bras cassé qu'il avait fallu amputé de son membre, le sicaire le regarda d'un air suspicieux.

Bon j'suis lancé là, je te le coupe au niveau du coude ou de l'épaule ?!

Forcément, exactement ce qu'il avait prévu... Il esquissa un sourire puis répondit tout de go.

Garde donc ta lame pour les Dôlois et ne t'approche pas de mon bras si tu ne veux pas que je t'ampute de la tête !

Non mais... Le Primus voulait bien souffrir mille morts pour la République, mais encore fallait-il que ce soit utile. Ce qui, bien entendu, n'était absolument pas le cas ici. Même sans la moindre notion de médecine. Montrant son bras à Grom, il ajouta.

J'ai mis un garrot bien serré, ça ira parfaitement. Et vu que c'est le bras gauche, je peux manier la sica. Et toi, prêt à reprendre ton épée ? D'ailleurs, à ce sujet, faut aller trouver Andrew, je crois qu'il est sorti de prison aujourd'hui.

Aileron

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:53

Une journée complète c'est écoulée depuis la visite d'Andrew à la pauvre Reginae.

Après être rentré dans la maison ou elle lutte encore entre la vie et la mort, Andrew comprends vite que quelquechose c'est passé. L'amie qui l'héberge passe rapidemment dans une autre pièce et revient avec un petit paquet blanc. Cela aurait pu être bien des choses mais Andrew à comme un préssentiment qui est bien vite confirmé : le coup reçu par la vaillante sicaire à fait bien plus de dommage que la blessure pouvait laisser présager. L'infâme Dolois avait non seulement failli faire trépasser une croyante de la Vari Foie et avait ravi la pauvre petite vie qui croissait déjà en elle. Cela se paierait en son temps. Pour le moment il s'agissait de panser les blessures du corps et l'âme.

Quoique qu'infiniment triste, la délivrance de Reginae devait être un soulagement. Désormais, si elle survivait, elle pourrait passer à autre chose. Car si la nouvelle de son état avant la bataille n'était surement connu que de très peu de gens, elle au moins en avait conscience, que ce soit d'une manière ou d'un autre.

Andrew réenveloppa délicatement ce qui aurait pu être un valueureux Lion et redonna le tout à l'amie de Reginae. Il se dirigea ensuite vers la chambre ou il l'avait laisser la veille.

La première chose qu'il nota était que l'atmosphère de la pièce était bien meilleure ce qui était plutot bon signe. Reginae semblait être plus ou moins réveillée et Andrew cru même apercevoir une esquisse difficile de sourire sur le visage de sa Soeur lorsqu'il s'approcha. Un coup d'oeil au pansement lui montra que l'infection, si elle n'était pas enraillée complètement, avait au moins énormément diminuée.

Reg., je est désole, je crois je va encore douve te faire un peu mal... mais ce est pour ton bien.

Avec précaution, Andrew entrepris de défaire le pansement qu'il avait fait la veille. Les feuilles qu'il y avait inséré avait jaunit et était désséchées. Le Malin c'était essayé mais le Très Haut veillait... En arrivant plus proche de la chair, Andrew remarqua que l'infection avait quasiment été stoppée. Il fallait par contre retirer l'onguent qu'il avait placé la veille et le remplacer par une couche fraiche. Il était claire que la Sicaire n'aimerait pas pourtant il fallait en passer par là.

Andrew prépara d'abord sa mixture puis sortit sa Sica. Il ne l'avait encore jamais utilisée mais là, il était temps. Pour lui cela renforcait un fois de plus son idée que l'action du Lion avait deux facettes : d'un côté il fallait écorcher tous ses cochons de Rome et leur laquais, de l'autre le Lion était au service de tous. De la pointe, il gratta la couche quaisment sèche d'onguent et enleva tout ce qu'il pouvait, touchant le moins possible les chairs à vif. Andrew n'entendit aucun bruit même si il vit Reginae serrer les dents à plusieurs reprises. Ce supplice nécessaire dura de longues minutes. Andrew ne voulait pas imaginer combien cela avait du etre long pour la vaillante Sicaire... La partie la plus pénible était désormais finie et il ne restait plus qu'à faire l'application du nouvelle ongent. Il avait cette fois ajouté deux ingrédients qui allaient apaiser la douleur tout en aidant à la cicatrisation. Toujours de manière délicate, Andrew étala en couche épaisse son onguent, le faisant pénétrer au plus profond de la plaie. Il ne devait rester aucune poche d'air. L'opération fut une fois de plus douloureuse mais l'effet apaisant semblait tout de même faire effet. L'application terminée, Andrew refit pour la seconde fois le bandage.

Deos, te as dans Son Grande Estime. Tu vivras. Tu vas être Son Bras Vengeur. Ce que il te faut, ce est juste de le repos pour le moment. Et aussi change un peu le pansement. Le Très Haut continuera de t'aide puisque tu le loues dans tes prières. Tu es forte et je save que tu alle te en sortir. Deos est juste. Ton mort aurait pas ete possible.

Andrew

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:56

Dans la plaine, au milieu des cadavres pourrissants, Lingus fut tiré de l'inconscience dans laquelle il était retombé. Il était couvert de vomissures, les siennes sans doute. Une corneille se tenait sur son épaule, les serres acérées, solidement ancrées dans sa chair. Ses coups de bec le firent revenir à lui, elle releva la tête lorsqu'il se mit à remuer et darda sur lui un regard furieux. Ses yeux entièrement noirs semblaient exprimer la colère de devoir renoncer au festin qui s'annonçait.
Une fois passé l'effroi d'une telle vision, il la chassa sans ménagement.

Combien d'heures avait-il passé étendu parmi les vestiges de la bataille? Des jours peut-être, au beau milieux de tout ces corps aux membres mutilés, des armes brisées et des carreaux d'arbalète, baignant dans une boue sanglante.
Il parvint à se redresser en grimaçant de douleur et découvrit le champ de bataille.

L'endroit n'était plus qu'un charnier à ciel ouvert d'où s'élevait les remugles du pourrissement des chairs. Les ruines qui jonchaient la plaine témoignaient du carnage qui avait eu lieu. L'ampleur de cet horrible spectacle glaça Lingus.
Et une pensée le hanta soudain. Ivori...

Il se mit à courir, allant d'un corps à l'autre pour vérifier qu'il n'y reconnaisse pas un visage aimé. Il en retourna même quelques uns qui reposaient face contre terre. Certains étaient défigurés par les blessures, mais tous étaient gagnés par le gonflement, leurs traits boursouflés demeuraient méconnaissables.

Au cours de ses recherches macabres, il se remémora les instants de bonheur qu'il avait connu en Helvétie, sans doute les plus intenses de sa vie. S'il avait pu les vivre, c'était que l'Helvétie était cette terre de liberté et de vertu qui lui offrait tant, où il avait trouvé quantité de frères et soeurs partageant le même idéal que lui, où il avait eu envie de fonder un foyer...

Mais sa Foi lui avait intimé l'ordre d'offrir au monde entier cette liberté, ce bonheur. Aujourd'hui, cette terre, son refuge, son modèle s'était retournée contre lui et lui avait peut-être repris son amor, sa pelliroja...
Cette pensée engloutit toutes les autres, Lingus porta ses mains à son visage. Étaient-ce les larmes qui brouillaient ainsi sa vue? Il tâta son oeil droit qui refusait de s'ouvrir, il pensait à un gros hématome. Sous ses doigts, il sentit un renfoncement spongieux bordé de croûtes de sang séchées à l'endroit où aurait du se trouver son oeil.

L'horrible découverte le fit chanceler, il lui fallait de l'aide et il était seul, désespérément seul et en terrain inconnu.
Il se dirigea vers les faubourgs de Pontarlier et aperçut un attroupement sur sa route. Un groupe de soldat dont une femme qui se tenait un peu en hauteur et s'adressait à quelques villageois.


Larrycool a écrit:
" Peuple de Pontarlier, peuple Franc Comtois, les maudits qui certains soirs vous causaient tant de tourments, sont désormais morts ou hors de nos frontières, ces barbares, oubliez les ! Retournez travailler tranquillement sans avoir la peur au ventre. Vous en êtes débarassés !
Retrouvez votre liberté de penser, certes cela n'aurait jamais dû arriver si nos frontières étaient mieux gardées, mais dîtes-vous bien une chose, ne fuyez jamais quoi qu'il se passe, vous êtes chez Vous ! Gardez l'ardeur de votre flamme Franc Comtoise...Un Franc Comtois ne se rend jamais, oubliez pour toujours les armes de la peur, rêvez plutôt de saveurs diverses, réjouissez vous des clameurs de joie de vos filles, réjouissez-vous sur la prospérité de vos champs...
Mais dîtes-vous que l'avenir d'un individu, d'une société ou d'une nation est toujours déterminé par son passé. Votre avenir sera sans issue si vous n'arrivez pas à résoudre les traumatismes que cette guerre vous a infligé. Exorcisez vos démons pour permettre un avenir meilleur. Vous avez souffert, vos larmes ont été pour nous comme les cris de nos parents que l'on tourmente, votre drame était le Nôtre, votre douleur également. Donc n'oubliez jamais...on ne peut rien construire de durable si les bases ne sont pas solides. Votre souffrance sera votre expérience, et vous mènera, Vous, à être beaucoup plus tolérants envers vos frères..."



Parmi les soldats, Lingus reconnu Edodangreau. Ce jour-là, il ne parlait pas plus que lorsqu'il l'avait appelé à la barre. Aussi, il reporta son attention sur le discours de la dame et, faisant fi de son état repoussant, prit la parole.


C'est cela, oubliez donc les barbares qui sont venu vous délivrer de l'emprise de ces nobles si raffinés!
Retournez travailler tranquillement pour qu'ils puissent s'engraisser des fruits de votre labeur!
Vous pouvez penser librement tant que vous les abreuvez de votre sueur et de votre sang, tant que vous ne vous avisez pas de remettre en question l'ordre établi!


Il continua son chemin vers Pontarlier, attendant qu'une fourche vienne se planter dans son dos. Il avait réchappé aux combats, il pouvait bien mourir lynché. Si ce n'était pas le cas, il gagnerait le centre du village -il était de toutes façons trop faible pour marcher plus loin- et trouverait peut-être quelqu'un en ville pour le soigner.

Lingus

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   Dim 12 Avr - 9:57

A la guerre, Il y a deux manières de recevoir un coup d'épée dans le dos. En fuyant devant l'ennemi, ou en étant trahi par ses alliés. Chacune est également détestable... écrivit Fernand dans son petit carnet. La Lumière filtrait par le rideau de la petite fenêtre de la chambre, où il veillait sur les corps meurtris de ses amis. Galovert délirait sur une paillasse et ses mouvements faisaient saigner les blessures à travers les pansements. Morphee un peu plus loin semblait dormir, immobile comme une statue, du plus loin de son coma sans rêves.
Il repensa à la bataille, aux fracas des armes... La nausée lui vint au souvenir des visages sans vie de ses compagnons. Il serra les poings ce qui raviva sa douleur au côté gauche.
presque un tiers des effectifs tombés.
Il avait donné son comptant de fer à l'ennemi et rapidement, il avait blessé deux hommes djedje59 et ethane , l'un grièvement, l'autre légèrement. Puis il s'était tourné pour voir arriver l'armée fribougeoise tandis que ses compagnons d'armes achevaient le travail. Comprenant que les helvètes les prenaient à revers, il voulut revenir sur ses pas pour appuyer l'arrière garde, mais fut interrompu par la charge de l'Ost Parangon.Il tenta de faire face. Il para un coup tranchant de Misselyzya, mais ne put relever sa lame à temps. Wils0123 abattit son épée dans un grand geste circulaire qui brisa la lame de Fernand et continuant sa course, lui trancha le flanc gauche.
Dans un sursaut de rage, Fernand repoussa la garde en hurlant de douleur tandis que le fer crissaient entre ses côtes. Dans l'intervalle Wils0123 fut terrassé presque négligemment par un violent coup d'épée de Nicbur, qui avançait en frappant comme si il ne risquait pas vraiment de mourir.
Fernand commençait à voir des étoiles et ses jambes devinrent de la guimauve. Il ne parvint à se reprendre qu'au prix de grands efforts. Il s'était frayé un chemin jusqu'à Galovert et l'avait balancé sur son épaule. Il avait rejoint d'autres blessés et tous étaient entrés à Pontarlier.
Remis de sa blessure, Fernand veillait maintenant ses amis et passait ses journées à réfléchir.

SieurFernand

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MessageSujet: Re: [archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457   

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[archives] Pontarlier, un pont trop loin - février - mars 1457
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