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 [RP] Carnet de John Edward

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John Edward
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MessageSujet: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:05

[Escapade amoureuse - La belle et le genevois]

La Cité en ruine de Lausanne

Aurea écrit:

Il y a foule à Lausanne ce soir là.
C'est pas une bande de troubadours qui s'en va de villes en villes pour divertir le bon peuple, ni un campement de brigands qui s'en va de forêts en forêts pour délester les voyageurs de leurs biens, c'est un regroupement hétéroclite d'Helvètes en goguette. On y trouverait presque de tout, du Fribourgeois de la capitale, du Sédunois de euh... bah de Sion, du Genevois de... Genève pardi ! Facile à comprendre, on pourrait continuer l'énumération pendant des heures pour voir si c'est vraiment compris mais le groupe s'arrête à ça. La prochaine fois on essayera de diversifier encore plus.

On installe le campement à Lausanne donc, près du port, là ou s'installaient les travailleurs Bocans quelques semaines plus tôt. Et pendant que chacun installe son petit coin pour la nuit, Aurea s'assoit sur un rondin, devant les restes de ce qui était le feu de camp, pour inspecter les environs. Les routes et chemins surtout ont toute son attention. Elle regarde lesquels offrent un accès au campement, lesquels mènent aux ruines de la ville, lesquels nous en éloignent, par lesquels on peut arriver sans se faire remarquer, et par lesquels on peut s'éclipser sans se faire voir... Bref tout ce qu'il faut savoir pour passer une bonne nuit.

Quand elle remarque que Cicou fait mine de la surveiller, elle se décide à s'affairer à aller préparer elle aussi leur coin pour dormir. Enfin, pas le préparer vraiment, juste brasser du vent pour faire croire qu'on fait réellement quelque chose. Donc elle brasse dans la charrette. Sortant une couverture, la dépliant, l'inspectant, puis le repliant en faisant mine de n'avoir pas sorti la bonne. Et puis rebelote avec une autre, et une troisième. Mais ça, ça n'occupera pas pendant des heures, et au bout d'un moment elle risque de se faire repérer. Elle repose le tout dans la charrette donc, et s'en va inspecter le terrain. Elle tourne un peu par ci par là, tapotant le sol du pied pour laisser croire qu'elle cherche un endroit un peu plus mou, ou au moins pas trop inconfortable. Et donne quelques coups de pied dans des mottes de terre ou des cailloux pour laisser croire que l'endroit ne lui convient pas, avant de lancer un "ah !" qui veut dire qu'elle a trouvé un coin qui lui convient. Et bien évidement, un petit coin à l'écart du reste du groupe, en partie caché par un arbre, et au bord d'un chemin qui part en longeant le lac.

C'est ensuite tout sourire qu'elle s'en revient vers les autres. Le faux coin-alibi est trouvé, pour le vrai, il vaut mieux laisser ça au spécialiste. La dernière fois qu'elle a choisi leur coin pour la nuit, il a du grimper à un arbre et aurait pu se tuer en tombant, donc mieux valait maintenant le laisser gérer ça. Et tout naturellement elle rejoint le Genevois qui lui tourne le dos. Ses bras viennent entourer sa taille et les mains se poser sur son torse, se rehaussant sur la pointe des pieds elle finit par poser le menton sur son épaule pour lui chuchoter quelques mots qui ne seront entendus que de lui seul.


Dès qu'ils tournent le dos on pourra s'évader pour la nuit.


Et tout délicatement elle vient l'embrasser dans le cou. Elle n'a pas besoin d'en dire plus.

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John Edward
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MessageSujet: Re: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:06

John écrit:

Ah le retour en helvêtie... Comme s'était bien de revoir ses alpages. Comme il avait aimé sa marche au bord du Leman. Comme il aimait profiter de son temps libre à rien faire autre que des petits voyages çà et là... Une chasse par-ci, du commerce par là, bref! la vie était simple ces jours-ci et il en profitait grandement aux côtés de sa belle. Pas à dire, alors que lui fesait mine d'écrire quelques courriers alors qu'il dessinait plutôt les plans d'une éventuelle attaque, elle, faisait mine de chercher un campement pour eux deux.

Tout se déroulait bien, les autres prenaient place peu à peu. Y'avait bien que Cicou qui les observait suspicieuse de nature se demandant probablement se qu'ils foutaient de ne pas plus se dépêcher que ça à monter leur bivouac. John avait prétexté qu'il avait des affaires à faire... Ceux qui le connaissaient bien savaient que bien souvent, il en menait plus d'une de front à la fois. C'était pas trop différend ces temps-ci mais il agissait sous sa propre gouverne, ne rendant compte à personne et c'était bien ainsi.

Ce soir, son intention était claire! Malgré tout le chaos qui se généralisait dans la Confédération Helvêtique ou plutôt le Duché Garwinesque, il irait rejoindre sa femme, l'amener un peu à l'écar et simplement la retrouver dans un de ces moments que l'on garde longtemps en mémoire. Genève pouvait bien pas avoir de Chancelier, il s'en foutait... Berne pourrait devenir de plus en plus corrompu qu'il s'en foutait aussi... Ce qu'il avait été critiqué quand même par le passé et en ces heures sombres pour la Confédération, il souriait doucement... Les choses allaient d'elles-mêmes et il ne s'en occupait plus... Au fond de son complexe d'Alexandre le Grand il espérait pratiquement que certain en viennent à réaliser qu'au fond, c'était bien quand John était dans l'coin malgré sa grande gueule...

Pourtant, à ce moment précis où le reste du campement s'endormait, lui il se leva pour regarder autours. Il senti les douces mains de la demoiselle lui encercler la taille remontant amoureusement sur son torse. Il dépose tout simplement une patte sur l'une d'entre elles et incline la tête où un baisé de la belle prend place dans son cou. Le sourire qui s'étire sur son visage témoigne d'un homme heureux auprès de la femme aimée et le calme qui se lit sur son visage est bien le signe que toutes préoccupations sont loin derrières. Sa main se glisse dans la sienne après un coup d'oeil furtif vers les autres puis il se retourne vers elle pour doucement caller son menton auprès de son cou, les lèvres effleurant sa joue. Dans un léger murmure il donne le signal de leur évasion.


Ça y est ma demoiselle... Ils dorment bien... Ça va être à nous d'jouer!

Son regard espiègle qui s'illumine, c'était enfin le moment d'une soirée attendue.
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John Edward
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MessageSujet: Re: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:10

Aurea écrit:


Et de sourire encore plus quand il se retourne vers elle. Ce frisson qui lui remonte le dos lorsqu'elle sent ses lèvres si près de la joue, et cette envie impérieuse de tourner la tête pour avoir plus qu'un effleurement et quelques mots murmurés à son oreille...
Elle se garde bien de lui retirer sa main qu'il tient toujours. Elle aime garder ce contact avec lui, et puis elle veut le garder sous la main un instant. Sa tête contre contre la sienne, ses lèvres si près de sa joue, ils donnent vraiment l'apparence d'un gentil couple d'amoureux qui profite d'un moment en tête à tête. En réalité on a bien le couple d'amoureux, mais il est pas forcément gentil ce couple là, et ils en profitent surtout pour se préparer à échapper à la surveillance de leur geôlière.

Il a dit que ça allait être à eux de jouer, de sa main libre elle part à la recherche des couverture sur la charrette juste à côté, et lorsqu'elle les a trouvé, elle les traine sur le rebord, prêtes à être emmenées. Et maintenant que tout est pratiquement prêt, elle prend le temps de tourner doucement la tête et vient poser les lèvres sur les siennes. Ils restent un instant, trop court, ainsi, avant qu'elle se décide à se reculer un peu. Pas trop, mais juste assez pour attraper les couvertures sur le côté et lui coller d'office sur le bras qu'il a de libre. Si une précédente fois il s'est retrouvé désigné porteur de panier, cette fois ci il est désigné porteur de couverture. Et il a de la chance, il n'a pas les oreillers à porter aussi. Ils étaient initialement prévus au programme, mais au dernier moment elle a décidé de ne pas les prendre parce qu'ils prenaient trop de place. Pour une nuit ils s'en passeraient. Enfin il s'en passera, parce que son oreiller, à elle, c'est lui. Pas de panier non plus à trimballer, elle a prévu qu'ils seraient de retour au campement au petit matin pour manger avec le reste du groupe, l'air de rien. Tout est prévu donc, il manque plus que le grain de sable qui viendra enrayer toute la mécanique.

Cicou ne devait dormir que d'un œil. Ou elle n'était éveillée que d'un œil. Ça marche dans les deux sens puisqu'elle a la chance d'avoir deux yeux. Au pire, de son œil éveillé, elle les verrait s'éloigner pour aller se coucher là ou Aurea avait eu la bonne idée de faire croire qu'ils s'installeraient. Il faudra juste espérer qu'elle ne vienne pas réclamer son histoire du soir et saurait s'en passer pour cette fois. Elle risquerait, sinon, de trouver le coin tout vide et finirait par rameuter tout le campement avec ses cris. Et surement même au delà, au moins jusqu’à Grandson, ou d'ailleurs le sommeil devait être léger en cette soirée ou les procès tombait. Et au mieux l’œil endormi avait pris le dessus sur l’œil éveillé qui avait fini lui aussi par s'endormir, et donc tout ça pour dire qu'elle ronflait déjà.

C'est une chance sur deux, il valait mieux jouer la prudence. Sans précipitation, la main toujours dans la sienne, elle l'entraine sur le chemin, puis bifurque vers l'endroit un peu à l'écart et à moitié dissimulé par un arbre qu'elle avait trouvé un peu tôt.


Et maintenant ?

Le roi de l'esquive, c'est quand même lui, alors autant le laisser prendre les opérations en main à partir de maintenant.
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John Edward
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MessageSujet: Re: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:12

John écrit:

Elle fouine dans la charrette et allez savoir quoi! Le spécialiste de l'organisation c'est elle... Lui?! Bah il profite de ce moment près d'elle. Sa main dans la sienne, la nuit qui est belle et les yeux fermés il peut dessiner chacun de ses mouvements par les simples nuances de son parfum qui lui parviennent. Il ouvre les yeux quand elle tourne sa tête pour venir lui prendre un baisé. Le sourire qui s'étire peu à peu. Il est bien... Il pense à rien d'autre qu'à elle et à ce petit moment où l'helvètie pouvait bien être dans le pire des chaos que rien n'importait! Il était bien et il était heureux d'être avec elle.

Les couvertures lui atterrissent dans les bras. Pas eu le temps de voir le coup venir et il envoie simplement une mèche de cheveux blonds rebelles au large de sa vision pour balayer ensuite du regard le prochain endroit où elle allait les conduire. C'est en tenant sa main qu'elle l'entraîne le long du sentier. Un arbre solitaire pour marquer l'endroit mais surtout pour offrir une couverture des regards aux autres laissés plus loin. Allez savoir, Cicou devait encore s'assurer qu'il irait là comme prévu... Bah vla chose faite! Elle pouvait dormir et eux prévoir la prochaine étape!

Ils s'arrêtent là près de cet arbre. Il l'enveloppe de son bras libre et la presse doucement à lui. Il est là l'helvète. Le menton fier auprès de sa belle regardant les vallées des alpages à trouver un coin parfait pour eux deux pour la nuit. Il se laisse tout simplement bercer par l'environnement qui lui est sien. D'un air convaincu ne sachant pas où ils iront il rajoute tout simplement un "venez" qui se veut rassurant. Faut dire que John, dans ce rôle "protecteur" et rassurant, il fait bien! Il a la gueule à l'emploi et bizarrement il trouve toujours une solution aux pires soucis... Des années d'expériences à improviser pour pallier un manque d'organisation devrait-on dire...

Néanmoins, toujours en gardant un contact avec sa main dans la sienne il l'entraîne suivant le bruit du Rhône pas très loin. Une petite butte qui s'ouvre sur un petit plateau à flanc d'Rhône... L'endroit est tout simple et bercé par la lumière de la lune qui se reflète dans le fleuve. Ils s'y arrêtent, de son côté il étend la couverture qui allait servir de matelas et l'invite à prendre place. Il dépose le reste sur le côté avant de s'asseoir près d'elle pour retirer les bottes qui auront fait raisonner les éperons sur celles-ci toute la journée.

Il étire une de ses mains pour attraper une seconde couverture. L'autre main qui se glisse doucement sous la tête de la belle. Ramenant la couverture sur eux il se tourne légèrement pour se retrouver à mi-chemin au dessus d'elle. Ils s'allongent ainsi et doucement de ses lèvres vient effleurer les siennes. Il les laisse glisser doucement à son cou pour relever la tête affichant un grand sourire.


J'espère que l'endroit vous plaira ma demoiselle...

Il s'appuie sur un de ses coudes ne la quittant pas du regard et se dit encore une fois combien il est bien seul à seul avec elle...
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John Edward
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MessageSujet: Re: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:13

Aurea écrit:

C'est en silence qu'elle le suit, parce qu'on ne veut pas être suivi par des voyeurs, parce qu'on ne veut pas être dérangés par des rôdeurs, même si on ne les craint pas parce que John-c'est-le plus-fort et il en ferait qu'une bouchée. C'est bien connu, quand on aime, le chéri c'est le plus beau, le plus grand et le plus fort, et dans leur cas, Aurea dirait aussi sûrement que c'est le plus chiant, même si des deux c'est lui qui doit en subir le plus.
C'est en silence aussi qu'ils arrivent à l'endroit qu'il leur choisit pour la nuit, qu'il étend une couverture au sol et retire ses bottes, et qu'elle fait de même de son côté. Elle retire aussi ses bas, qu'elle plie soigneusement avant de les ranger dans les bottes, qui elles même finiront posées à l'envers, pour que les bestioles n'y tombent pas. Par contre, que des bestioles remontent dedans, elle n'y pense même pas. Et elle s'en moque un peu d'ailleurs, demain les bottes seront secouées dans tous les sens pour faire tomber d'éventuelles fourmis qui auraient pu aller s'y nicher. Elle poussera peut être même jusqu'à lui demander de regarder qu'il n'y ai pas une araignée quelconque toute pleine de pattes qui serait allée s'y perdre. Quitte à être chiante, autant l'être pleinement.

Enfin, chiante, ce soir, elle ne l'est pas. Elle n'a pas envie de l'être, elle n'a pas de raison de l'être. Ce soir, c'est elle et juste lui. Et les étoiles. Et le Rhône. Et un hiboux qui hulule au loin. Et des branches qui craquent. Et les arbres qui bougent. Et des bestioles qui grimpent dans les bottes. Et... Non non ! Ne pas être chiante ce soir ! Ne pas casser ce moment presque magique -il ne manque que le feu de bois pour l'être vraiment- en lui disant qu'elle a entendu un bruit et qu'il faut qu'il aille vérifier !

Et pendant qu'elle pense à tout ce qui les entoure, elle s'était installée sur cette couverture qui leur servira de lit pour la nuit à venir et il était venu la rejoindre. Le contact de ses lèvres qui partent des siennes pour descendre à son cou lui fait rapidement oublier ses inquiétudes, les bruits et tout ce qui les entoure. Juste eux, et le silence... Qu'il vient troubler après avoir relevé la tête.


Hein euh... bien sur qu'il me plaira !

Il fait nuit, on ne voit rien, mais l'endroit lui plait !
Même une geôles helvète pourrait lui plaire s'ils y passaient la nuit ensemble. Avec quelques tentures aux murs, quelques bougies par ci, des fleurs par là pour faire sentir bon, une ouverture suffisante pour laisser passer les rayons de la lune... bref une cellule de prison comme on devrait en trouver partout. Ou même une cabine exiguë sur un bateau qui vogue sur les mers, ou encore une chambre d'auberge miteuse d'une ville catalane à la chaleur presque étouffante... Quel que soit l'endroit ou il l'emmènerait, elle trouverait à s'y plaire, même si elle trouverait sûrement à s'en plaindre un peu.

Elle finit par se relever, s'appuyer sur un coude comme lui et se penche vers lui pour rapprocher son visage du sien. Ses lèvres viennent se poser sur les siennes pour un délicat baiser.


John...

Et de se reculer légèrement pour planter les yeux dans les siens en souriant. Le sourire angélique d'une presque sainte qui sait que finalement elle va être chiante mais qui ne peut pas s'en empêcher parce que c'est plus fort qu'elle.

J'ai entendu du bruit...
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John Edward
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MessageSujet: Re: [RP] Carnet de John Edward   Mar 4 Sep - 5:16

John écrit:

Savez quand un homme est avec sa femme... Allongés l'un contre l'autre et que tout autours créent le décor semi-romantique semi-exotique et que les baisés commencent à être échangés, c'est à ce moment qu'on sait à coup sûr que l'homme a déjà tout un plan derrière la tête! On oublie le décor autours, on pense qu'à la belle qui se détache du cadre à mesure que les souffles effleurent la peau toute proche. Les envies prennent forme aussi alors que les premier mouvements seraient maladroits si on ne prenait pas le temps de saisir le moment.

Il s'était reculé sur un de ses coudes, le regard qui l'appelait à lui pendant que toute sa tête lui disait combien il était chanceux d'être l'homme présent à ses côtés. Son coeur qui lui rappelle combien il l'aime et combien il est bon de se retrouver avec sa femme... Il la regarde, il la désir aussi et quand elle s'approche il ne peut empêcher d'entre-ouvrir les lèvres qui laissent échapper un souffle couper d'anticipation. Elle l'embrasse doucement, à peine effleure-t'elle ses lèvres pour le rendre d'autant plus amoureux... Elle se recule légèrement, son tour de l'appeler à elle... À coup sur elle allait murmurer son nom... Le genre de murmure qui fait faire à votre coeur un drôle de bon. Comme de fait, elle lui murmura son nom...


- "John... J'ai entendu un bruit..."

Et ça fait *pop*! Tout le scénario qui se déroulait dans sa tête anticipant le moment venait de prendre le bord. La douche d'eau froide qui vous ramène à la réalité! Elle avait entendu un bruit?! "On est en pleine nature pardi!" lui criant une voix du fond de sa conscience pour lui rappeler que les bruits étaient choses des plus banales! Surtout s'il n'avait rien remarqué... Mais bon... Peut-être était-il justement trop absorbé que justement il y aurait peut-être quelque chose?

Du coup, un légé sourire se dessine sur ses lèvres... L'état de choc est passé et il comprend bien son rôle... C'est lui le Fléau de Genève! L'impétueux, le gars qui a une paire de couilles en bronze, le type qui n'a pas peur de rien sauf bien sûr du jugement aux portes du Jardin des Délices. Et y'a sa femme, belle et délicate qui soudain, s'inquiète d'un bruit... Il relève le menton fier et envoi balader une mèche de cheveux fougueuse hors de sa vision... L'air sur de lui... L'air John Edward qui d'un clin d'oeil vous dit "t'inquiète poulette, John est là!"...

Il étire une main, attrape sa rapière et en profite au passage pour lui reprendre un baisé... Avec le bout du fourreau il retrouve ses bottes qu'il enfile sans peine sans les lasser. Il se redresse au devant de sa femme comme une phalange Grec entre deux falaises pour y faire un mûr. À coup sur rien ne passerait pour faire du mal à sa belle sans d'abord lui passer sur le corps. Quel corps d'ailleurs! Un flanc d'alpage qu'on aurait coiffé d'une chevelure blonde... Dans la tête du genevois, il en pensait pas moins! Il se retourne vers elle et lui sourit...


Regardez bien ma belle l'homme helvète qui s'en va fort devant tout bruits menaçants!

Il ricane légèrement resserrant sa poigne au fourreau et s'éloigne un peu en direction de la lisière de la forêt. Petit moment où il se sent vraiment proche de ses racines... Ainsi dans les Alpages, dans ces Vallées où il aime tant se balader, chassant parfois un lapin et parfois admirant simplement l'oeuvre merveilleuse de l'Unique sur ce coin du monde connu. Son pas lourd par des bottes mal attachées font découvrir la nature du bruit. Un cerf bondit s'éloignant alarmé de la présence de l'helvète et quitte le périmètre... John le regarde s'éloigner silencieusement, observe autour que rien d'autre ne bouge et revient doucement où il avait laissé la belle...

Nous avions un spectateur... Un cerf majestueux qui s'en aller retrouver sa montagne... Il a comprit que ce soir, ce coin nous appartenait.

Quoi?! Nah... John ne parle pas aux bêtes quand même... C'est pas un espèce de shaman breton mais quand il s'agit des bestioles des Alpages, le Fléau de Genève ne se classe pas au pied de la chaîne alimentaire! Il se rassoit enlevant de nouveau ses bottes et posant sa rapière non loin de lui. Puis il cherche dans sa tête à retrouver le fil de l'histoire qu'il avait en tête avant cette interlude. Tout simplement, il pose les yeux sur elle le regard plein de tendresse se disant "et puis merdeuh..." Il était tout simplement bien et doucement il se laissa retomber sur ses coudes. La soirée était merveilleuse après-tout!
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