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 [JdR] Le carnet d'Izaac

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iZaac
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MessageSujet: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 1 Nov - 19:40

Il était une fois, un tamagochi qui devint au fil de soirs alcoolisés, le Quatrième prophète [...]


Attablé, le jour des comptes, le mal de tête.


Citation :
31-10-2008 20:00 : Vous avez vendu à Schmurtz 1 chemise pour femme pour 130,00 écus.
31-10-2008 11:30 : Vous avez vendu à Notwen 1 bouclier pour 76,00 écus.
31-10-2008 11:20 : Vous avez vendu à Notwen 1 bas pour femme pour 50,00 écus.

Citation :
29-10-2008 00:30 : Vous avez vendu à Ray2212 10 stères de bois pour 4,40 écus.
28-10-2008 17:40 : Vous avez vendu à Jugulator 6 stères de bois pour 4,40 écus.
28-10-2008 16:20 : Vous avez vendu à Bise71 4 stères de bois pour 4,40 écus.

Citation :
17-10-2008 08:00 : Vous avez vendu à Genor 1 poisson pour 20,00 écus.
17-10-2008 07:10 : Vous avez vendu à Vanmenly 1 poisson pour 20,00 écus.
17-10-2008 06:50 : Vous avez vendu à Roland23 1 poisson pour 20,00 écus.
17-10-2008 00:20 : Vous avez vendu à Nemrod1969 4 poisson pour 20,00 écus.
ça c'était à fribourg...

Citation :
08-10-2008 12:50 : Vous avez vendu à Skiid 1 chapeau pour 60,00 écus.

voilà voilaaaaa.... pour le mois d'octobre, ça fait donc.... mmmMMM... 320... 396... et 88... ça nous fait... 484 thalers genevois.

allez hop ! j'mérite un petit verre, moi.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 15 Nov - 16:53

petit carnet du mont de piété :

Citation :
15 novembre 1456. De kirkwood : dépôt de 12 stères de sapin de Fribourg, à 15.95. échéance au 15 janvier 1456. deux stères d'intérêt, au prix du marché.

22 novembre 1456. De Philodendron ; dépôt d'un mantel de laine blanche d'angleterre, à 275 écus. échéances au 22 février 1457. trois stères d'intérêt, au prix du marché.

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Dernière édition par izaac le Mar 25 Fév - 18:02, édité 3 fois
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 20 Nov - 20:57

... remboursement de lageuse... kartouche... mmm...

izaac note sur ses petits bouts de papier... j'arrondis... kartouche, 250 écus.


Citation :
20 novembre 1456. Kartouche doit à moi 450 écus.

remboursé le 21 décembre 1456.

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Dernière édition par izaac de genève le Mar 23 Déc - 14:13, édité 2 fois
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 23 Déc - 14:12

bon, cette fois, notwen va peut être arrêter de m'accuser de ficher l'économie du canton en l'air...

Citation :
Ce jour, le 22 décembre 1456, izaac prête 1800 écus à la mairie


remboursés le 7 janvier 1457

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Dernière édition par izaac de genève le Mer 7 Jan - 21:58, édité 1 fois
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mer 7 Jan - 21:58

[le canard entre les pattes]

'tain, il a tout déformé le journaleux.... tssssssss..

Citation :
30-12-2008 : Crise majeure entre la CH et la FC
[+]

-Berne (APP)
Depuis le 27 novembre 1456, les tensions entre Dole et Grandson sont au plus haut. Une armée portant les armes de la Franche Comté, menée par un capitaine de l'armée franc comtoise, Pendarric, était alors entrée jusque sous les murs de Grandson, un canton limitrophe de Pontarlier. Elle s'en est retirée dès le lendemain, mais l'effet a été désastreux pour les relations entre les deux voisins. Les uns et les autres s'accusant mutuellement d'être à l'origine des tensions. Depuis, les négociations en vue de rétablir la confiance piétinent.

Nous avons donc décidé de demander audience au sieur Izaac, diplomate genevois et membre du conseil de ce canton afin qu'il nous explique pourquoi la frontière reste fermée entre Grandson et son allié genevois, d'une part, et la Franche Comté d'autre part.

-AAP : Monsieur l'ambassadeur, qu'en est-il de la crise entre la Franche comté et la Confédération Helvétique.

-Izaac : Pour répondre à votre question, voila comment les genevois voient les choses :

Les autorités comtoises et helvétiques ont déclaré avoir démobilisé leurs armées de chaque coté des cols. Nous allons donc vers un certain apaisement. Mais j'ajouterais volontiers, si j'étais taquin, que les comtois veulent la guerre, pourvu que nous la fassions en premier.

Les comtois nous proposent donc actuellement un traité de non-agression, valable jusqu'en mars, qui ressemble surtout à un arrêt de combats qui n'ont d'ailleurs jamais eu lieu, faute de combattants. Les comtois soulignent l'intérêt de rétablir une certaine confiance. Toutefois, la durée limitée qu'ils proposent contrevient dans notre esprit, à ce qu?ils veulent rétablir. Ils soulignent en outre, que tout ce qui pourra être interprété comme un acte d'hostilité mettra fin à cette convention d'armistice. Or, il est de notoriété publique que des listes d'helvètes à abattre circulent dans les armées comtoises. On a vu à quel point, les comtois contrôlent leurs armées... Loin de ne rassembler que des brigands, les noms de dignitaires genevois, parmi les plus pacifistes soit dit en passant, figurent sur ces listes d'ennemis.

-AAP : Ces listes existent-elles réellement ?

-Izaac : Le Chancelier Comtois Debenja a confirmé avant-hier, qu'il n'avait aucune connaissance de listes de proscrits genevois en Franche Comté. Or, notre avoyer ne s'est point trompé. Nous avons assez de gens chez les comtois, pour en savoir long sur certaines choses.

Il considère que l'incident provoqué par la révélation de ces listes, que nous voyons comme contraire à l'esprit du traité qu'ils proposent, est donc clos et n'envisage aucune discussion sur le sujet. Il persiste à ne vouloir négocier qu'un traité de non-agression, dont il fixe le terme à mars. Même interpelé sur le sujet, il ne répond pas au sujet des excuses officielle que Grandson demande, ni les justes réparations des frais de la mobilisation, même symbolique. Il était même question, un moment d'exiger un écu symbolique, mais aucune unanimité ne s'est dégagée parmi les onze avoyers, et plus personne n'en parle. Certains ont considéré que demander cet écu aux comtois serait une manifestation d'hostilité intolérable et saboterait la discussion sur ce traité de non agression qui ressemble surtout à un simple armistice, une suspension des hostilités, donc. Nous signerions là, la caution d'un arrêt de combat qui n'ont pas eu lieu.

-AAP : Ne pensez-vous pas que Genève est trop vindicative à l'égard de Dole ?

-Izaac : Vindicative ? Nous ne voulons que la paix, dans l'honneur et le respect. Genève et Grandson sont liés par un serment d'alliance particulier. Genève a donc assuré l'autre canton, qui vit donc l'armée comtoise débarquer le 26 novembre dernier dans ses faubourgs, de son soutien indéfectible. Nous avons donc décidé de confirmer, le temps qu'il faudra, la fermeture de la frontière, et l'interdit de notre canton, à tous les comtois, tant que leurs dirigeants ne reviendront pas à une juste mesure. Les comtois que nous attrapons sont donc conduits devant notre juge et mis aux fers.

A Grandson, le tribunal cantonal qui s'était assoupi un peu avant les fêtes, a repris son travail, et quelques comtois ont été arrêtés. Mais la Confédération, comme la Franche Comté semble-til également, est divisée sur le sujet. L'avoyer n'ose plus présenter ses requêtes à Berne : demander comme préalable à tout règlement, les excuses officielles du franc-comte est refusé par certains de nos Avoyers, même. Genève et Grandson ont donc pris leur responsabilités. Les cols des monts du jura restent donc fermés à ce jour. Ceux qui, chez nos voisins y voient un acte belliqueux mentent honteusement afin de servir des intérêts internes aux affaires de Dole, et qui ne sont guère digne de la confiance que leur accorde les comtois lors des élections comtales là-bas.

-AAP : Comment comptez-vous régler cette crise et enfin permettre aux comtois de voyager vers le sud. Genève est un carrefour incontournable dans les relations nord - sud ?

-Izaac : Cette situation peut durer encore longtemps, selon nous autres. Les comtois sont fiers et droits dans leur bottes et refusent obstinément de présenter les excuses sincères et humbles de leur Franc Comte, à Grandson. Ils nous renvoient la faute, en insistant sur l'insécurité que nous entretiendrions jusque dans les faubourgs de leurs cités, en protégeant des bandes et compagnies de soudards et autres lansquenets francs.
Les comtois useront donc leurs jolies bottes militaires un peu plus qu'à l'accoutumée, cet été, en passant par Lyon et notre Dame de Fourvière, pour aller à la mer, cet été.

-AAP : merci monsieur le conseiller

Coucou Desbois, pour l'AAP.

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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mer 7 Jan - 22:30

Mignon. t'as utilisé toutes tes notes éparses, presque, non ?

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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mer 28 Jan - 12:42

Enfin. Enfin un rayon de soleil. Ce pigeon là, il s'en sortirait vivant.

Citation :
A Izaac, le vieil homme sur la montagne de Genève,
Kartouche, de Dijon,

Salut !

J'ai été ennuyé l'autre mardi, près de Dole, en voulant passer pour rejoindre Grandson, où je devais régler cette sombre affaire hobbesque. Apparemment, il s'agit d'un nouveau coup des comtois : j'avais eu vent d'une fronde nobiliaire, menée par Sirius, et d'une sortie de leurs troupes, mais je pensais que l'affaire était réglée. Et qu'ils sauraient faire la différence entre un pauvre voyageur (avec, tout de même, une lettre de change de 12'000 écus) et un noble en revendication. Je ne m'avancerais pas quant à définir s'il s'agit d'une bavure hasardeuse ou si le coup était voulu par les gens du château de là-bas.

Je vais me reposer au moins un mois et demi, voire plus, à Dijon (je n'ai pas encore découvert quel concours de circonstances m'avait ramené vivant dans la capitale des Bourgognes). J'y ai pris une chambre à l'auberge du Crapaud Cracheur, qui, comme tu l'auras deviné, est la digne inspiratrice du tripot bernois éponyme, où nous avons tant festoyé lorsque l'occasion se présentait. Tu sais donc où adresser tes lettres, si d'aventure tu souhaitais me faire part des derniers débats au sein du conseil des gentils bourgeois de Genève. Mais dans la mesure du possible, abstiens-toi de dire à d'autres l'endroit où je réside dans cette ville, je tiens à ma discrétion.

Tu salueras les frères de ma part, et tu diras à Kirkwood qu'il ne commette pas de bêtise en mon absence.

K.

Et pis non. Couic. Mais au moins, il serait arrosé d'un rouge de Beaune. Izaac replia soigneusement le message et le rangea.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mer 28 Jan - 20:39

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !

Vivant !!!!!!!!!!!!!!!!


Ben, ça voulions dire quoi, qu'je fassions point d'bétises ?!

c'est point passqu'il estions vivant que, hein, je ....

Gromelle, gromelle...

En tout cas, j'tiens l'sujet du sermon, grrrr....

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mer 25 Mar - 23:57

l'Izaac entendit qu'on voulait le torturer.... D'un coup son sang reflua dans les godasses. Il prit le temps de prendre sa plume et commença à écrire ses aveux. Histoire qu'on ne le lie pas sur un lit, les pieds nus couvert de miel, avec une chèvre pour les lui lécher.

Citation :
Genève, le 25 mars 1457.

Monsieur le Juge Garwin,

j'avoue tout. Je suis le primus du lion de Juda. Je suis à l'origine de la proclamation par des forces républicaines de la cité libre de Pontarlier. Je suis l'homme qui guida Gromukus alors qu'il hésitait encore sur l'endroit où il trouverait refuge et poserait ses valises. Je suis l'Homme qui appelle, par delà les montagnes, les aventuriers de tous poils à rejoindre l'armée du salut pour combattre les crapules despotiques de Dole, qui prennent les armes contre les maires qui veulent faire de leur cité une ville franche, à l'image des cités helvètes. Je suis un vieux monsieur qui éprouva un malin plaisir à soulever la robe de bure des moinillons, afin de les soulager de leur bourse, mais ça, c'est quand j'étais jeune. Je suis celui qui convertit Cromwell à la réformation de la foi aristotélicienne. Je suis celui qui causa le siège de Genève, en avril 1456, après avoir défier le cardinal Guillaume de Lorgol. Je suis celui qui fait pipi, mais seulement de temps en temps, dans le Rhône, en aval du grand pont, alors que la loi l'interdit, vu qu'on l'a promis à nos nouveaux amis provençaux. Je suis celui qui élève des cigognes blanches - comme alternative crédible à nos pigeons voyageurs, dans le transport des colis -, oiseaux on ne peut plus sale, en confédération helvétique, terre on ne peu plus propre. Je suis celui qui régulièrement venait verser de l'eau chaude dans les géraniums de Nainainus. Je suis celui qui bricole avec tout plein d'anciens brigands afin d'enfin réduire à des cacahouètes la concurrence déloyale que fait l'horloge comtoise à notre coucou suisse. Je suis celui qui importe, hors saison, des fraises que le cadi de Valencia lui envoie par cigogne, pour garder Sanctus en forme. Je suis ...

Izaac fit une pause dans sa lettre de délation. Il se dit qu'il reprendrait plus tard.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 26 Mar - 21:07

Je referais en partant du complot horloger vs coucou comtois...

Mais pour le noyer, c'est déjà pas mal...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 28 Mar - 0:07

Ben voila, les copains avaient pris la volée... Une grosse colombe dodue en avait apporté la triste nouvelle ce matin. Izaac l'avait accommodé en brochette, pour l'occasion.

Citation :
Genève, le 27 mars 1457,

Ma chère Cameliane,

Comme promis, je vous écris des nouvelles de Kirkwood. Notre bougre me fait savoir qu'il va prendre quarante-cinq jours de repos. Il s'est en effet pris les pieds dans la cancoillotte, alors qu'il tentait de refaire le coup du bouclier volant au dessus de la tête du Franc Comte. Ça a loupé. Il a pris une rangée de chevaliers comtois en charge en pleine poire, semble-t-il. Il me fait vous dire qu'il n'a rien, que sa dentition brillante est toujours en place, et qu'il pense être de retour avant la prochaine croisade. Nicbur, qui n'a pas reçu la moindre bosse et en est très fâché, l'a aidé à rejoindre Pontarlier, où il coule des jours heureux, soigné par une gentille petite infirmière.
Je vous salue et espère vous embrasser bientôt.

Izaac

En cachetant le pli, Izaac pensait plutôt aux pauvres comtois, qui allaient subir kiki quarante-cinq jours...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 29 Mar - 15:06

Citation :
Pontarlier, le 28 mars 1457.

Monsieur Izaac,

Je me permets de vous écrire afin de vous soumettre cet article. Je compte l'envoyer à l'AAP, mais j'attendrai votre accord et éventuellement vos corrections.

Respectueusement,

Jean.

Citation :
Genève (AAP) - J’étais perplexe et un rien craintif en me rendant à ce reportage chez les sicaires. Tant d’informations contradictoires circulaient sur eux, de brigands assoiffés de sang à justiciers émérites et généreux ! Mais le rédacteur en chef Don Cafardos m’avait expliqué : c’était ça ou le RMI. L’enthousiasme journalistique m’avait donc repris de plus belle.
Mes appréhensions redoublèrent quand, au lieu et au moment du rendez-vous, une voix derrière moi m’intima l’ordre de ne pas me retourner et de porter un bandeau qui m’aveugla. Il s’y prit bien, le bougre, pour me faire perdre tous mes repères : je suis encore incapable d’y retourner (la seule fois où je m’y essayais, un éleveur de fromage a failli m’embrocher avec sa faux).

Toujours est-il que je fus finalement délivré du bandeau au bout de deux heures, accueilli par un grand gaillard portant beau, au milieu d’une clairière, entouré de personnages… pour le moins curieux.

« Excusez-nous pour l’inconfort du trajet, me dit-il, souriant, mais vous savez bien que notre mouvement est encore l’objet de bien des haines, de bien des jalousies, de trop d’ignorance. Nous devons donc nous entourer de précautions bien lourdes que nous souhaiterions bien abandonner !
C’est d’ailleurs pour que l’on nous connaisse mieux que nous avons souhaité cette rencontre. Pour éviter que se prolonge cette époque de suspicion…Ainsi ouvrons-nous nos portes, mais doucement, hélas, alors que nous voudrions accueillir tout le monde ! Quelle tristesse, non ?
On nous dit sectaires, mais c’est un mauvais calembour fait sur « sicaires » ! Si nous sommes prêts bien sûr à en découdre pour défendre nos vies et notre foi, nous sommes d’abord des aristotéliciens proches de la nature, désireux de permettre aux jeunes gens de s’épanouir sainement à travers des distractions collectives !

Regardez-les plutôt, ceux qui nous ont rejoint ! Ont-ils l’air d’être prêt à égorger le premier venu, à rejeter la vie en société ?


Au contraire ! Ils apprennent surtout à être avec les autres, à échanger, à devenir des membres utiles de la société, critiques mais constructifs ! »
Il faut avouer que l’ambiance était sympathique, comme le montrent mes croquis : danses traditionnelles, clubs de rencontres, nourriture fortifiante pour entrainement viril.


… Le tout dans une atmosphère détendue et souriante, plutôt bon enfant...
On était loin des stéréotypes de la horde sanguinaire et barbare, brûlant de l’aristotélicien orthodoxe entre deux repas cannibales pour tuer le temps (lui aussi…).
J’aurai bien voulu interroger plus avant mes hôtes sur leurs convictions et leurs projets, mais celui qui paraissait être le responsable, tout en souriant, déclina l’idée. « Non, non, c’est un peu tôt. Des porte-parole, il en existe déjà. Et si tous nos sicaires savent parler de leur foi, ils le font parfois avec l’enthousiasme excessif du converti, au risque d’être mal compris. Mais bientôt, sans aucun doute. Je puis même vous le garantir… »
La suite au prochain épisode, donc… Mais ce sera sans doute avec un autre envoyé spécial de l’AAP. Je viens d’avoir el choix entre le RMI et un reportage sur les JO (Joyeux Orfèvres, sous entendu dans l’art de délier les langues) des GO (Geôles Ottomanes) de l’empire averroïste de l’Est…

Jean de Lafontaine, pour l'AAP.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 29 Mar - 15:06

rrrroooouuuurrrou, rrrrrouuuurrrouuu...

Le lecteur bienveillant imaginera là, je lui en prie, le doux bruissement de la palombe, fière comme un paon d'avoir apporté le mot ci-dessus. Cet exploit valait d'ailleurs à la bestiole les œillades amoureuses d'un gros pigeon en rut, vicelard... La suite de la scène risquant de heurter la sensibilités des plus jeunes, je me dispense d'entrer dans les détails.

A table, croissant et jus de fraise, tisane de vieille. Izaac, vêtu de son peignoir, se levait tard ce matin là. Fumant ses herbes roulées, il ouvrait son courrier. L'encrier et la plume au milieu de la table, il répondait, répondait. Des fois même, il confondait l'encrier et la tisane. Comme il parait que c'est poison, ça devrait faire plaisir à certains en confédération et en Franche Comté.




Citation :
Genève, le 29 mars 1457

Monsieur de La Fonfaine,

Je vous remercie de me donner des nouvelles de vieux amis. J'ai même cru reconnaître ce cher PetitFrère, sur votre seconde gravure, à babord derrière le monsieur en vert. Je ne vous cacherai point que votre missive m'a plongé dans une triste mélancolie. Le souvenir de mes jeunes années à gambader, gambader. Pour ce qui est de mes corrections, n'y voyez aucunement un manque d'intérêt, mais je ne relèverai qu'une chtite coquille, première ligne de votre dernier paragraphe. Je note que le Lion de Juda a bien changé, depuis que ce sont les jeunes qui en ont pris la tête. De mon temps, on pouvait causer. Je doute que les petits nouveaux soient aussi compréhensifs.

Pour ce qui est de la publication de votre reportage, Je vous conseille plutôt la presse locale. L'AAP vue d'helvétie est laissée en friche depuis plus de trois mois. Au dessus du rédacteur en chef actuel, un bonhomme efficace et même compétent, il y a des administrateurs plus préoccupés de leurs stocks d'opcheune, et des parapluies dorés à répartir entre les actionnaires.

Cordialement,
Izaac

Et Izaac toussa.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 29 Mar - 22:13

Ouh, c'est mignon

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 2 Avr - 9:26

[Genève, route de Saint Claude]
Le vieux sifflotait avec mélancolie. souvenirs, souvenirs...


Voila, c'est fini...

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini


A la paix, comme à la paix, donc... La Porte ouest de Genève, la Porte de Saint Claude était à nouveau ouverte aux comtois. Depuis le 11 décembre qu'on l'avait fermée à ces gueux Tous les mangeurs de morteau à la cancoillotte que la maréchaussée genevoise avait pris avait été mis aux fers. Un jour de prison pour prendre le temps de lire les lois. 10 écus d'amende pour se rembourser le pain du cul de basse fosse. Comme on est suisse, même ce pain là, c'est de la qualité, faut pas croire. Des fois, y'avait même un carré de beurre.
Liée dans le Serment des Deux Vallées, Genève avait suivi fidèlement et sans mégoter les autorité de Grandson, outragées par ce pissot de Pendarric, dans les faubourg de la cité jurasienne. C'était en novembre...

Voila, c'est fini. Genève était sortie du Serment des Trois vallées la veille. Les clés des consuls avaient été rendues. Libre, libre comme l'air, elle avait donc décider toute seule, comme une grande de réouvrir ses portes aux comtois.

Plus de fers ni d'amende pour eux, donc... Plus de ces petites mignardises que lui offrait Caméliane à Grandson, quand il passait à l'avoyerie.


Voila, c'est fini...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 6 Avr - 17:10

[ à trainouiller un peu n'importe où, à la recherche d'une pomme pour ma mule Inge]

Et là, je tombe sur un auguste comtois. On cause, on cause...


La république n'est ni plus, ni moins que la forme de gouvernement établie en confédération helvétique seigneur. Elle tient, donc...

Le vieux saisit le gobelet.

Et hop, voila que le vieux s'enflamma... L'œil boulassieusement brillant.

Cette chose n'est point seulement des gesticulations, savez-vous... Toutes ces gesticulations ne sont pas vaines et gratuites. Elles ne visent qu'à un but : mobiliser les hommes et les femmes, leur conserver l'envie de vivre et d'écrire de belles histoires. A trop vouloir gouverner et gérer son magot anonyme, on oublie le plaisir de vivre. Nous autres suisses, on s'y connait, je vous assure.

Je dis que le Monde, sans nous, fonctionnerait très bien. je le concède aisément. Mais je dis aussi que le Monde, sans les gestionnaires, fonctionne tout aussi bien. en roue libre.

Personne n'est indispensable, donc. Dans aucune fonction. Ceux qui le pensent se trompent, selon moi. Et trop souvent, ils oublient de vivre avec plaisir. La boulasse ! Qu'est-elle devenue ? Est-elle simplement un stère de bois qui vous tombe sur la gueule un matin en se réveillant ? Les gens de bonnes volonté, les "gentils", comme nous les appelons, ceux-là qui ne connaissent pas encore la foi, ils ressentent une charge. La charge de devoir gérer le Monde ici-bas, à la place des autres. Enfin ceux qui sont atteint de la terrible épizootie de tamagochite n'ont pas besoin de nous.

Si l'épizootie de tamagochite s'étend, c'est de notre faute. Pas de la leur. C'est que nous n'avons pas réussi à susciter leur envie de vivre. la réformation de la foi aristotélicienne, la république, et tout le tintoin est le poil à gratter afin de réveiller ceux qui sommeillent piqués par la mouche tamagochique. Nous précisons, dans la réforme et la république, que le pouvoir est entre les mains de chacun, qu'il est péché de laisser les "nobles" gouverner par nature, et les curés, assurer le salut dans l'au-delà. Ce salut se conquiert ici-bas, à la force du poignet, pas en allant gémir son amour du prochain dans les robes des moinillons. Je tente de montrer qu'il faut se bouger le croupion, sans crainte de tout casser, si on veut vivre dans la boulasse, comme il a été promis.

La réforme et la république sont simplement le prix de la Renaissance après les âges moyens. Moyens moyens, d'ailleurs... La réforme est la lumière après l'obscurité. Post Tenebras Lux


Ça y était, ça lui reprenait... Il allait encore récupérer le premier prix du bonhomme le plus rasant et barbant des Royaumes.

mmm... oups... désolé, je m'emporte.

Ça vous aurait même épuiser Guillaume Tell, cette route et cette bourrique d'ingeburge qui ne voulait pas avancer au delà du col de la faucille. Patriote helvète, la mule, c'était pas croyable ce qu'elle ne voulait bouffer que de l'edelweiss. Un jour, il faudra qu'il pense à prendre un bœuf et le peindre en mauve, cette bestiole-là, il en était sûr, elle s'exporterait bien plus volontiers.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 6 Avr - 17:12

[l'autre reprend]

Juste avant les derniers mots, le maître des lieux avait stoppé sa respiration et tendu l’oreille. Un petit bruit lui laissant croire que…Il laissa aussitôt redescendre le sourcil en entendant les petits pas s’éloigner. Se passant la main au menton, il souleva son calice pour prendre du bout des lèvres un peu de cette potion…bleuté en provenance de Pontarlier. Grimaçant légèrement en tournoyant un peu le verre à sa main, il enchaîna au vieil homme sur un ton plus directif .


Rhaa.. et ne faites pas de moi un seigneur messire. Je ne suis que militaire charpentier et cet endroit je ne le dois à aucun de ces foutus féodaux. Certes, ils pourront se pavaner de m'avoir tué un jour, mais pas de m'avoir mis au monde !!

Changeant un peu de ton pour s'éviter de maugréer encore sur ces gens de peu de valeur qui étaient les têtes pensante de la noblesse, il respira doucement avant de reprendre plus calmement.

Je vois très bien les principes régissants votre pensée messire. À vrai dire, sachez qu’à peu de chose, nous avons eu en nos temps des visées presque semblable. Si ce n’est que l’échelle d’action. Je ne saurai cependant accepter que mes fidèles ou compagnons, allez savoir, les républicains, prennent le blâme pour la propagation du tamagotchisme. Sachez que la Franche-Comté tente même d’enrayer le HRPisme depuis belle lurette. Non en fait, je crois que les fondements mêmes, les cadres entourant nos royaumes, ne peuvent faire mieux qu’encourager ces comportements limitant l'homme au sommeil, au travail et aux repas . Souvenez vous de la campagne de Genève mon ami, voir même de la naissance de l’Helvétie ! De ce temps où les pistes menant aux cols et aux forets voisines n’étaient bloqué par ce décret de la cour de France, nous condamnant à bien peu de vues, sur ce qu’est tout notre monde. En ce temps, nous n'étions pas limité d'action à l'ombre des remparts de nos village et de voir grouiller au loin, incitaient bien des hommes à s'y lancer.

Replongeant le nez à son verre, il se leva doucement en se dirigeant vers une ouverture donnant à la cour. Spike s’affairait à son cheval tandis que déjà l’égyptienne flânait entre les bâtiments dans l’attente du départ explorant à gauche et droite.


Vous voyez, j’ai souhaité la république, à ma façon, mais à une échelle bien plus réduite en proposant la mise en place des compagnies franches où allez dire…les OST de village.

Posant la main au cadre de pierre, il se remémora la prise de possession de l’endroit, le procès et la fuite qui allait suivre.


En voyant mourir d’ennuie mes hommes dans les couloirs de la grande armée de Dole, j’ai souhaité qu’ils puissent enfin se réaliser comme militaire en proposant des organisations affiliée au parlement, sans en être pris au joug, ni en être soumise. Plus petite, plus maniable, plus facilement mobilisable et surtout, faire en sorte qu’elles soient disposées à sortir du territoire traditionnel limité au village et au simple comté. Faire en sorte que la participation militaire ne se limite pas à faire…suivre le meneur en attendant la démobilisation. Certes, il était facile de croire que certains capitaines puissent un jour ou l’autre retourner leur veste contre le pouvoir en place, mais en ce cas, ils leurs faudrait aussi convaincre…3, 4 ou 5 autres organisons indépendante mais engagée auprès des villes et parlements voisins de soutenir l’action, ce qui à mon sens venait réduire presque à néant cette crainte. Mais bon, certaine expérience tenté au sein de la maxima de cette bougresse de gouverneure Lothilde ont démontré que ces organisons franche…nous rapprochaient ce cette objectif, de permettre de…

Se retournant vers l’helvète en soulevant son verre en sa direction il conclu d’un sourire en coin.

…mobiliser les hommes et les femmes, de leur conserver l'envie de vivre et d'écrire de belles histoires. Mais bon, comme pour la république et la boulasse, c’est un travail de longue haleine qui nécessite un investissement quasi quotidien. Qui sait si un jour, les compagnies franches n’oeuvreront pas à mettre à mal la république libre, sinon à la maintenir en place ?

Laissant aller un léger silence. Il termina en hochant la tête.

Santé messire !

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 6 Avr - 17:13

Je plussoie à vos paroles. C'est un ouvrage gigantesque, celui de faire entrer les hommes et les femmes dans la lumière. J'y bosse, j'y bosse...

Je me rappelle très bien le siège de ma cité. Et je dois dire qu'il fut fondateur. Les miens sont alors entrés dans les affaires de Genève. Puis...

Nous avons instauré le Conseil, souverain, qui partage avec le maire, la responsabilité du gouvernement. L'avoyer cessait enfin d'être le petit mandarin de la cité.
Nous avons imposé l'idée de la souveraineté de notre canton. Cela a mis du temps, mais aujourd'hui, la confédération Helvétique n'est plus gouvernée à la manière d'un duché, comme cela était jusqu'alors, malgré son nom.
Nous avons instauré une justice cantonale, en ne reconnaissant plus au juge de Berne, qu'un rôle de bourreau, appliquant le verdict de la justice du canton. Ça, ça a pris du temps... je dois dire.

Aujourd'hui, notre confédération à géométrie variable adopte le modèle que Genève a fondé. Je concède que rien n'est acquis. Je ne sais ce que demain réserve. Le modèle ducal reste profondément ancré dans la nature des hommes, je dirais.

Nous avons instauré le service de l'ost obligatoire. Un bourgeois est un bourgeois en arme. Alors même que personne n'y croyait, que tous décrivaient l'avenir de Genève comme une triste perspective où la cité se viderait de ses habitants, fuyant leurs devoirs... Aujourd'hui, Genève qui était dans l'ombre avant la croisade, est le canton le plus peuplé d'une confédération de 2700 habitants. Mille de plus que vous autres comtois. Nous avons une décuplé,-"onzetuplé" devrais-je dire si je retiens nos onze cantons-, le nombre de gens qui s'investissent dans le gouvernement de leur vie et de leur cité. Chaque canton est un petit duché, souverain, réunis dans notre défense frileuse des libertés acquises sur le champ de bataille, du temps de féebleue d'abord, puis de la croisade.

Qu'un adversaire un peu droit dans ses bottes se présentent, et tous font front. Après, nous nous engueulons à nouveau joyeusement, je vous rassure. Surtout à Sion, où un parti pro romain ne cesse de me chercher des noises... M'enfin...

Je ne vous lasserai pas davantage de ce que nous avons construit chez nous. Mais la république réformée, libre, existe. Nous l'avons fondée. La grande majorité des helvètes sont comme tous les hommes et les femmes des royaumes. Ils ne veulent que vivre sereinement dans leurs vallées, à cultiver leurs champs, comme partout. Je ne suis pas le dernier à gromeler contre leurs petits égoïsmes. Mais la richesse des nations est dans le nombre de sa population qui s'investit dans le gouvernement de la chose publique. Pour cela, on ne peut faire l'économie de la république des cités. Sinon, c'est une clique de vingt-quatre apprentis despotes qui se partagent les affaires. Les douze membres des conseils ducaux, et les douze qui veulent leur place.

L'est bon le godet...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 6 Avr - 17:13

[le comtois]

Euh…oui…certes…les élus et ceux qui…espèrent l’être la prochaine fois. L’implication, voilà bien un mot, sinon..un maux… qui semble pour l’heure réduire à mal nos efforts. Dès qu’il est question…d’implication, sur la basse individuel ou commune, la machine déraille. J’imagine bien la politique comme le militaire. Demandez à un parlement…d’impliquer…ses forces au-delà des frontières traditionnelles…et vous récoltez un beau fouillis. Des accusations de toutes sortent, des procès pour bris d’ententes diplomatique, vous vous prenez une choppe d’invectives…et ça sans compter les foudres de la table ronde impériale qui entre deux buffets vient vous coller une taloche pour avoir oser…penser…étendre un peu les positions de celle-ci…

Vous savez, j’en arrive à croire que la liberté, libre…c’est un concept qui fait peur. Proposez la liberté…organisé, contraignante, restrictive, bref...l’autocratie sous forme poétique et vous allez vous prendre un maximum de vote. Regardez, vous avez pu passer le service militaire obligatoire dans une mouvance de libéralisation. C’est complètement paradoxal de mettre en veilleuse sa liberté…pour pouvoir...l’obtenir.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 6 Avr - 17:15

[le calice en main, avec le comtois]

Paradoxe n'est pas contradiction. Izaac récitait les mêmes paroles que le comtois depuis si longtemps. La liberté fait peur, en effet. Le libre-arbitre est un vertige. Ce vertige, les créatures d'ici-bas s'en détournent dans l'eau des bénitiers, les jupes des curés, le sang bleu si chaud et rassurant de ceux qui parlent plus fort que les autres au nom de leur soi-disant noblesse, les ventrouillages de taverne et les amourettes des bouts des prés.

J'ai pris le parti d'être le poil à gratter de ce petit monde. D'abord parce que je n'en ai point le choix. Que dire à son Créateur, le jour du Jugement Dernier, lorsqu'il demandera : "eh, vieux con, qu'as-tu fait de la vie que Je t'ai confiée ?"

un temps d'arrêt...

Bon, je ne vais pas vous causer réformation de la foi aristotélicienne. Izaac pensait qu'il n'avait pas encore mangé. Il n'avait vraiment pas envie de se faire sortir avant, surtout couvert de glu et de plumes.

Je dois confesser tout de même que ce n'est pas seulement une affaire de salut dans l'au-delà. Héritage familial, j'imagine, mais je trouve du... plaisir... à être un tantinet urticant. Voyez-y volontiers de la prétention masturbatoire, comme dirait un ami, également cadi de Valencia qui me fournit régulièrement en fraises hors saison.

La lumière lumineuse de la boulasse au coin du fond du globe oculaire, ce qui n'est pas peu rien, dans l'état actuel des connaissances matière de géométrie, Izaac poursuivit, comme un gamin, les doigts dans le miel.


Figurez-vous que j'ai réussi, chez moi à Genève, à sédentariser des ciconia ciconia. Autrement appelées cigognes blanches. Eh bien, ces bestioles, sans aucun intérêt gustatif, je dois le dire, sont un excellent moyen de pallier l'incapacité de nos braves pigeons voyageurs, pour le transport des colis. Si vous voulez de ces fraises, je vous en procurerai.

C'est une longue histoire, je dois dire. J'ai un très bon ami qui adore cueillir les fraises, mais qui déprime dès la saison passée. Je n'ai trouvé que ce moyen là, pour lui rendre le sourire en hiver. Sinon, il est teigneux, vous n'imaginez même pas. A rugir et vous faire s'envoler la basse cour, comme des étourneaux. L'idée m'en est venue en étudiant d'anciennes traditions alsaciennes, qui racontent que la ciconia ciconia véhicule le bambin à la naissance. Une ânerie, je vous l'affirme, j'ai vérifié. Mais pour les fraises... ça marche. Enfin une alternative crédible au pigeon rustique, pour le transport des colis.

Là, le vieux s'interrompit net. On va s'arrêter là, parce que sinon, c'est le jeûne assuré ce soir.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 11 Avr - 16:30

Les doigts encore dégoulinant de la sauce au vin,

Citation :
Pontarlier, le 10 Avril 1457

Bonjour Izaac,

ce petit parchemin pour te dire que notre convalescence se passe bien. Si ce n'est le drame d'avoir perdu mon fils suite au coup d'épée de Tchantches dans mon ventre, je pourrais presque dire que ce repos forcé est salutaire. Au passage sais tu que Tchantches m'a frappé alors que j'étais au sol, après que la femme de Zefa, Acnia m'ait touchée à la jambe. Bel acte de bravoure n'est ce pas?

Mais il n'est point question de repos..que nenni. Je reçois sans cesse des pigeons, des mésanges et cancrelats. Une grande partie vient de tout le Royaume, des félicitations, des propositions de soutien, voire même d'armée entière à notre disposition. La nouvelle s'est répandue comme une trainée de poudre noire, et les esprits les plus éclairés voit en notre action la révélation qu'ils attendaient depuis longtemps, fatigués d'écouter les tergiversations politiques manipulatrices.

Une autre partie des contacts est par contre des plus comique: je vois défiler comme des fleurs quelques décideurs Dolois, qui viennent la bouche en cœur dire qu'ils adhèrent à l'idée de la République Réformée, mais que leur réputation en souffrirait de le reconnaitre publiquement. Par contre, cela ne leur pose aucun problème de trahir ou de nous vendre des informations contre écus sonnants et trébuchants. Étonnant comme l'image qu'il donne les importe, qu'elle que soit la perfidie de leurs actes. Enfin, je ne t'apprends rien Ô grand sage.

Pour sur nous serons à nouveau en forme dans un mois, prêt à repartir au combat, vous pouvez commencer les préparatifs sans nous.

ah..un petit service personnel, peux tu surveiller du coin de l'œil Aileron? je ne suis que peu rassurée de le savoir en compagnie de Gromukus. Autant comme chef d'armée j'ai confiance, autant pour ce qui est des tavernes, beaucoup moins.

En parlant de taverne, nous sommes allés Kirwood et moi nous saouler au comptoir d'Icthus, buvette ouverte par Andrew. Le kardhue y est excellent. Je te conseille le coin, qui après le Gué pourrait bien devenir le lieu le plus tendance des Royaumes sous peu.

Bien le bonjour à tout le monde,
Que le Très Haut t'émoustille,

Reginae

Avec des petits raisins, c'est délicieux, le pigeon comtois au vin jaune. Le soucis, c'est que les sultanii sont souvent trop sucrés. Le petit de Corinthe est bien mieux, mais il est plus rude à trouver. Faudra un jour exporter la réformation de la foi aristotélicienne chez les corinthiens.

Suis sûr que ça fera plaisir à certain, tiens, que j'aille me faire voir chez les grecs.


Préboist ! amène-moi une plume et du papier, j'ai une épître aux corinthiens à écrire !

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 19 Avr - 11:57

[Le pèlerinage, la haut dans la montagne]

Rourrrrouuurooour. Un petit pigeon malingre, du genre nomade, se posa sur le rebord de la fenêtre ce matin là. Un curieux rourorurourou d'ailleurs... Du genre qui donne envie de taper dans les mains et de claquer les talons des poulaines sur les carreaux en se dandinant du derrière.

Il le reconnu immédiatement. "Flamenca", la petite palombe de Shera la bohémienne. Elle a la tête noire, ça lui donne l'air d'une madonne ibérique.


Citation :
18 Avr 2009 22:19 ... c'est que c'est vachement précis, un pigeon quand même...

Chez Izaac,

J'espère que vous estes en cette bonne Genève et que le pigeon vous trouvera de bon matin. Il y a là en effet urgente affaire qui m'amène à vous sans chichis, ni manières.

Je sais que Servane et Fabulous font partis des vostres. Voilà une quinzaine que je n'ai eu vent d'eux. Le combat qui a fait rage à Pontarlier est remonté à mes oreilles, et folle d'inquiétude je décidais de me rendre le plus rapidement possible à Grandson, voire même Pontarlier pour les retrouver.

Je loge actuellement dans une auberge étrange et bien calme, Chez Platon. Je n'ai guère confiance en l'aubergiste qui pourtant vient de me confirmer l'appartenance de Servane à vostre groupe et le fait qu'elle soit en vie.

Auriez vous quelques informations sur les lieux où je pourrais retrouver Servane et Fabulous ?

Bien sûr, je me mets à votre entière disposition en échange de ces renseignements, sans lesquels je ne sais comment survivre.


Dans l'attente de votre réponse,
Nerveusement,


Shera dict la Bohémienne


La dernière fois qu'il avait croisé la petite, c'était aux funérailles de Guillaume et Humbert... Elle voulait être sûre qu'ils étaient morts, ces deux là. Sacré bout de femelle, la bougresse. Elle accompagnait souvent de morbides nouvelles.

Servane, Fabulous... Mon groupe... tsss... Combien de fois faudra-t-il répéter que ceux de Pontarlier était une vaste coalition hétéroclite de combattants en guenilles.

Servane, elle était à Grandson, ça il savait. Tout le monde le savait. Fabulous le comtois, quant à lui... les fribourgeois et les dolois l'avaient laissé étalé sur le champ de bataille devant Pontarlier. Ou il écoutait Aristote lui murmurer ses secrets, ou bien il entendait Kirkwood lui raconter ses pérégrinations. Pas sûr qu'il y gagne à être encore vivant, en fait.


Hop, papier ! Hop, l'encre, allez-zou, je lui réponds ce soir, à la petite.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 19 Avr - 23:07

Citation :
Genève, le 17 avril de l'An de Grâce 1457

Chère Shera,

Chercheriez-vous Servane chez moi que je ne pourrais vous la trouver. On me dit qu'elle vit désormais à Grandson, à l'abri des bonnes lois helvètes. Elle est proscrite en Franche Comté, ch'est con, mais ch'est comme cha.
Quant à Fabulous, ma foi, on me dit qu'il est resté dans un pré. Un trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d’argent ; où le soleil, de la montagne fière luit. C’est un petit val qui mousse de rayons. Le soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, dort. Il est étendu dans l’herbe, sous la nue, pâle dans son lit vert où la lumière pleut. Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme sourirait un enfant malade, il fait un somme. Nature, berce-le chaudement : il a froid. Les parfums ne font pas frissonner sa narine. Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Enfin, c'est qu'on m'a dit. Malheureusement, j'ai manqué la Grande Sieste Pontissalienne.

Respectueusement, chère Shéra, vous choierez l'artilleur de ma part, et baiserez Dame Lothilde en félicitation de sa nomination doloise.

Izaac.

Reginae aussi, était partie la veille. Un noir corbeau était venu assombrir le ciel au dessus du Lac. Et le corbac aussi, ça se farcit de mauvaises nouvelles. Décidément, Shera ne manquait pas à sa réputation de Cassandre.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Lun 20 Avr - 9:38

Il était bien ce petit Sforza, hein Préboist ?

Le fidèle bossu besogneux grommela en s'approchant.

Quand même ! C'est bien que l'AAP rétablisse quelques vérités objectives, hein Préboist ! Ici, les gens sont souvent trop hargneux pour soulever le pif de l'edelweiss.

Tiens je vais présenter une requête en Yodeuleu posthume à Berne, moi. Une minute de silence et l'écho des yodeleu partout dans les vallées, ça l'fait non, pour un grand homme ?

Citation :
2009-04-20 05:47:55
Dernier hommage à notre rédacteur en chef, Francesco_Sforza
Paris(AAP)- Notre rédacteur en chef Francesco_Sforza n’est plus.

Fransesco, rédacteur de l’Agence Acilion Presse (AAP) lorsque celle-ci fut mise hors d’état de publier lors du grand tremblement de terre (la V3), il en reprit les rennes et en relança la publication malgré de nombreux soucis technique et financier. En effet, il n’avait pas de quoi payer les rédacteurs qui travaillaient pro bono, les presses étant endommagées, les articles sortaient truffés de symboles cabalistiques et aucun crieur n’annonçait la sortie des nouveaux articles qui passaient donc inaperçus ! Malgré tout cela, il se découragea pas et réussi à développer l’AAP au point d’avoir besoin de recruter deux co-rédacteurs en chef. Et c’est aujourd’hui, maintenant que l’AAP fonctionne à nouveau parfaitement grâsce aux nouvelles presses enfin livrées par le Roy lui-mesme, que Francesco_Sforza est frappé par le sort.

Au delà du rédacteur en chef de l’AAP, c’est aussi un hommes aux multiples facettes qui disparaît. Francesco sforza était un théologien réformé. Il a lutté pour la défense des libertés là où il vécut. D'abord en Provence, puis en l'abbaye de Tastevin, où il défendit les moines contre les persécutions de l'Eglise. Rejeté improprement de cette institution, il passa par le Languedoc pour s'établir en Confédération helvétique, où il joua un grand rôle. Ses décisions permirent à la Confédération de croître et prospérer jusqu'à l'état où on le connaît aujourd'hui. Combattant farouchement les ingérences étrangères, il combattit pour la dernière fois en faveur de la liberté lorsque Pontarlier fut prise par l'armée nobiliaire franc comtoise.
Au cours de sa vie, Francesco combattit également des groupes séparatistes, comme la fameuse "noblesse noire".

Au delà de l’homme public connu et reconnu qu’il fut, sa face sombre affleure au travers de son histoire. Il aurait en effet trempé dans une affaire obscure où il fut accusé d’un vol spectaculaire de 38.000 écus dans les caisses confédérales helvètes, en octobre de l’an de grâsce 1456, avec la complicité du bailli confédéral helvète Mittys, également appelé M. Schmitt.

Homme d’ombre et de lumière, Sforza restera pour nous tous, l’homme qui a relancé l’AAP.

Cyann, pour l’AAP


Izaac soupira et suivit son vieux compagnon au puits. C'est que Préboist, vraiment, en avait ras le pakol de faire le boulot tout seul. Tout ça passke Môssieur a ses ragnouts, tout ça passke Môôôsieur a perdu des potes... J'vous jure !

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 25 Avr - 14:20

Genève, phare de l'univers connu et inconnu.

Citation :
Expéditeur : Levan
Date d'envoi : 2009-04-23 22:43:18
Bonsoir Maître Izaac,

J'ai ouï dans mes palais des nouvelles de protestations contre la bonne foy Aristotélicienne et la bienveillante Église. Ces protestations et placards mettent certains de mes sujets dans des troubles intérieurs forts fâcheux. J'entends que ces paroles de réformation de la foi viennent de Genève. Je vous invite à venir me rejoindre en mes palais afin que vous nous éclairiez.

Je vous attends

Sa Majesté, Roy de France

Mmmm, ça sent le poisson, cette histoire, moi j'dis.

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