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 [JdR] Le carnet de Kartouche

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kartouche le magnifique
Camelot
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MessageSujet: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mar 2 Sep - 15:40

Le magnifique Kartouche porte toujours un petit carnet sur lui. Il y a indique ses achats et ses ventes, histoire de connaître ses bénéfices et de pouvoir les reverser, éventuellement.

Expédition à Saint-Claude, du vingt-neuf août au premier septembre
-Vendu 36 poissons (récupérés sur Uggy) à 19.40 écus, soient 698.4 écus : + 45 écus au prix du marché.
-Acheté 58 stères de bois à 4 écus, soient 232 écus ; 10 demi-quintaux de cochonnaille à 15.80, soient 158 écus; 5 couteaux à 16.35 écus, soient 81.75 écus ; 30 sacs de maïs à 3.40 écus, soient 102 écus ; 4 légumes à 10.25 écus, soient 41 écus. Au total : 614.75 écus.

A Genève, à partir du deux septembre
-Vendu 30/30 sacs de maïs à 3.70 (+9), 2/2 couteaux à 16.45, 3/3 couteaux à 17 (+2.15), 10/10 carcasses de cochon à 16 (+2), 29/58 stères de bois

Dans l'affaire du tournoi, avec Louissnow & Aud, le sept septembre
-Obtenu 417 écus, sept miches de pain et une stère de bois, soient 467 écus.
-Acheté un maïs à 430 écus et 30 stères de bois à 4.15 écus, plus la taxe, soient 608.30 écus. Sont escomptés en retour 135.80 écus.
Au final, perte de 5.50 écus.


Dernière édition par kartouche le magnifique le Dim 7 Sep - 22:24, édité 5 fois
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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mar 2 Sep - 16:21

Il y consigne aussi une copie des lettres du Service Après Vente envoyée, des fois qu'il manque d'idées.

Général a écrit:
Estimé CLIENT,

...............

La Compagnie de commerce réformée du Léman espère que vous serez satisfait de ces produits. Si un défaut devait être constaté, n'hésitez pas à le notifier par réponse à ce courrier, afin d'obtenir dédommagement.

Si d'aventure vous recherchiez des marchandises spécifiques, vous pouvez aller faire un tour aux entrepôts lémaniques. Les camelots de la Compagnie y affichent régulièrement les produits à disposition, leur quantité et leur prix. Il est aussi possible de demander une marchandise en particulier, que nous nous efforcerons de fournir.
http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=27105

Fraternellement,
Kartouche, Camelot réformé ;
Pour la Compagnie du Léman.

Bois à manger a écrit:
Vous avez acheté un stère de jeunes pousses de sapin du jura, au prix fabuleux de 4 écus et 40 deniers. Ces arbustes ont été soigneusement sélectionnés, afin que vous ne mangiez que ce qu'il y a de meilleur.

Bois de cuisson, Saint-Claude a écrit:
Vous avez acheté N stères de hêtre jurassien sec, très calorique et par conséquent parfait pour la cuisson du pain, au prix très avantageux de 4 écus et 40 deniers le stère.

Bois de sapin, Saint-Claude a écrit:
Vous avez acheté N stères de sapin du jura avec très peu de noeuds et parfaitement adapté à la conception d'engins de navigation, au prix très avantageux de 4 écus et 40 deniers le stère.

Maïs, de Saint-Claude a écrit:
Vous avez acheté N sacs d'un maïs nouveau importé de Franche-Comté, au prix très avantageux de 3 écus et 70 deniers pièce. Vos cochons en ronronnent d'avance. Notez que ce maïs particulier est à volume égal deux fois plus nourrissant qu'une variété classique, ce grâce à l'augmentation de la taille des grains.

Couteaux, de Saint-Claude a écrit:

Vous avez acheté N couteaux importés de Franche-Comté au prix très avantageux de 17 écus pièce. Ils sont fabriqués en fer pur des mines comtoises et forgés par les renommés coutelliers de Saint-Claude.


ETRANGER : poisson genevois a écrit:
Estimé CLIENT,

Vous avez fait l'acquisition d'une truite du Léman, pêchée à Genève et gardée au frais au cours du voyage.

La Compagnie de commerce réformée du Léman espère que vous serez satisfait de ces produits. Si un défaut devait être constaté, n'hésitez pas à le notifier par réponse à ce courrier, afin d'obtenir dédommagement.

Fraternellement,
Kartouche, Camelot réformé, bourgeois de Genève;
Pour la Compagnie du Léman.


Dernière édition par kartouche le magnifique le Lun 26 Jan - 23:18, édité 10 fois
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Cyanure
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mar 2 Sep - 22:31

Très cher frère, peux-tu me reserver un peu de bois, j'a quelques barquasses à cisailler ces prochains temps...
Je vai enfin mettre en oeuvre certains de mes prototypes!

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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mer 3 Sep - 9:11

J'en ai pléthore, du bois. Je peux te le revendre 2 écus pièces, 15 stères, par exemple (pour rembourser ma dette ...). Il faut juste qu'on se trouve au bon moment ...
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Cyanure
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mer 3 Sep - 10:02

Fort aimable, sire Kartouche, à ce prix là c'est plus que tentant!
Et je n'ose en demander davantage de peur de ruiner vos affaires commerciales!

Mais si vous y consentez, je suis prête à vous en racheter une quarantaine (15+25) pour mon artisanat personnel. Et s'il vous faut une barque neuve toutes options, comptez sur moi!


C.

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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Lun 19 Jan - 21:22

A Poligny, Kartouche glissa un papier dans sa chemise. Le genre de lettre rare, mais ô combien plaisante. Et qui prouvait, une fois de plus, que les comtois n'étaient pas tous à l'image de ces oligarques obtus et et autres marionnettistes romains.

Citation :
Bonjour Kartouche,
La truite était excellente, je vous en remercie.
C'est la 1re fois que je cuisinais du poisson, je pense que je renouvellerais l'expérience.
Bonne soirée à vous.
Gwenael
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mer 21 Jan - 12:36

Ce matin là, Izaac se leva avec un vilain frisson sur l'échine. Mauvais temps au pélerinage. Noirs corbeaux. Mauvaise nouvelle.

______________________________
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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mer 21 Jan - 21:55

A Dole, Kartouche s'était fait piqué par quelques moustiques franc-comtois. Etonnant, qu'il y en ait encore à cette saison. Certes, le temps était humide et brumeux, mais tout de même ... il avait toujours pensé que les moustiques ne vivaient qu'en plein été. Bref, étant donné son allergie légendaire à ces bestioles, il préféra faire demi-tour, et rester quelques temps à Dijon. Quarante-Cinq jours, pour être précis. La vache, quoi ...

[HRP : vous l'aurez compris, Kartouche s'est fait dégommé par une armée comtoise. J'hésite encore à le faire mourir ou à utiliser le petit bouton magique, ou bien encore à jouer un RP "disparu sans laisser de traces". Je serais curieux de voir comment ils fêtent ça en gargotte franc-comtoise.
Au passage, vos personnages ne sont probablement pas au courant de ceci, à moins d'avoir été directement informés par des soldats comtois, par exemple.
Izaac, tu me surveilles souvent ? =D ]
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mer 21 Jan - 22:52

les salopards !

T'as le nom de l'armée qui t'as collé ça, qu'on ai des rumeurs qui alimentent la haine et la vengeance, quand même ?

Quand au choix, ben, en fonction du fun, non ?

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Fernand
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Ven 23 Jan - 10:08

Je venais à ton chevet pour voir comment tu allais... mais j'arrive trop tard, te voilà alité !
Les événements données par Lourdin_le_pur qui était dans l'armée qui t'a poutré....et son commentaire laconique.
Tu n'avais pas un permis de circuler comme émissaire de Genève?

Citation :
Citation:
21-01-2009 04:25 : Vous avez frappé Kartouche. Ce coup l'a probablement tué.
21-01-2009 04:25 : Vous avez frappé Kartouche. Ce coup l'a probablement tué.
21-01-2009 04:25 : Vous avez frappé Kartouche. Ce coup l'a probablement tué.
21-01-2009 04:25 : Vous avez engagé le combat contre Kartouche.


Citation:
20-01-2009 04:23 : Vous avez frappé Icebear. Vous l'avez légèrement blessé.
20-01-2009 04:23 : Vous avez engagé le combat contre un groupe composé de Aure62 et de Icebear.
20-01-2009 04:22 : Vous avez frappé Sirius7. Ce coup l'a probablement tué.
20-01-2009 04:22 : Vous avez engagé le combat contre une armée.


Icebear et Aure62 sont des voyageurs... tués par d'autres personne de mon armée.
Sirius7 est le traitre qui a monté une armée illégale, c'est lui le but de notre mission. On devait détruire l'armée de Sirius7.
Kartouche est un membre je ne sais pas trop quoi... un méchant qu'on a choppé à moitié par hasard (lol). Tant mieux.

Les frontières sont fermées, quand j'ai été a Epinal, je me suis fait attaqué à l'allé et au retour... les routes sont pleines de brigands (allez voir les dépôts de plaintes). On se plains à Luxeuil que le comté fout rien... et quand enfin ya de l'action, on commence un peu à sécuriser les alentours, vous vous plaignez des dommages collatéraux ??? IG on ne peut pas éviter la casse de ce genre sauf s'ils s'annoncent à l'avance ce qu'ils n'ont pas fait.
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Ven 23 Jan - 21:24

La mauvaise foi à un degré pareil, ça frise les JO...


Pardon, ça les enfonce largement, quand on y réfléchit.


y'aurait de quoi faire un Darwin Award RR, presque...

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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 24 Jan - 9:38

[En fait, c'est un gros, gros manque de bol. L'armée est sortie pour démonter Sirius. Je suis arrivé le deuxième jour, alors qu'elle rentrait. J'aurais attendu un jour de plus, il ne se serait rien passé (en plus, ça remet en question le dogme lévanique, il y a un "bug" auquel il n'avait pas pensé, apparemment). L'armée était en mode faucheuse, pour des raisons assez capillotractées (mais ça se tient, du point de vue stratégique).

Pourquoi il te file ses évènements, ce Lourdin_le_pur ?]
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nicbur l'Issime
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 24 Jan - 10:14

hrp:

on pourrait essayer de s'en amuser, de cette attaque. Vous vous rendez compte, Kartouche, ancien membre du conseil de Berne, fier bourgeois genevois, massacré par une armée comtoise...

Nos persos ne savent pas ce qui est arrivé à Kartouche. Mais certains d'entre eux savent peut être où était kartouche, et peuvent être inquiets de ne plus avoir de ses nouvelles.

Si on écrit à leur chancellier, pour lui demander s'il n'a pas vuu kartouche, si il répond qu'il s'est fait poutrer, ca peut être le début de nouvelles tensions, non?

Enfin c'est juste une idée comme ca...
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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 24 Jan - 14:12

[Mouais, si ce n'est que certains ont déjà clamé haut et fort, à coup de lettre venant de nulle part et toussa, que Kartouche s'était fait poutré. Mais bon, je ne vais pas refuser que les autorités de Genève fassent du foin en comté. Seul problème (mais on n'est pas obligé de le dire au peuple quand on lancera une invasion Cool ), Kartouche n'avait pas de laissez-passer officiel (bon, de toute manière, dans le cas présent, ça n'aurait probablement rien changé (armée en mode faucheuse pendant 2 minables jours), et les frontières étaient encore fermées. Vous êtes avertis, ils seraient bien capables de vous rire au nez ... ah oui, certains comtois rêvent toujours autant de jouer un peu avec la CH.]
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 28 Mar - 1:09

k a écrit:
Franche comté, 26 mars 1456.

Oui, c'était bien au tour du magnifique Kartouche de faire un tour joyeux, maintenant. Sa dernière tentative, avec sur la poitrine plus d'argent que ses ennemis rassemblés n'avaient jamais pu posséder, remontait il y a bien deux ou trois mois, et s'était soldée par le fiasco que tous connaissaient. Les rumeurs allaient vite, même à Dijon les gens parlaient de sa perte face à la quinzaine de lourds soldats comtois sortis défaire les frondeurs. C'était en effet un acte de bravoure épique, une victoire miraculeuse, qui méritait d'être conté au loin par les hérauts des provinces avoisinantes : l'inénarrable Kartouche avait été laissé pour mort dans un sous-bois aux environs de Dole. Et d'ailleurs, à l'heure actuelle, il était probable que beaucoup, encore, le pensent mort.

Certes, il avait eu à Dijon le plaisir d'être visité durant sa convalescence au Crapaud Cracheur par un chevalier teuton. Chevaliers teutons qui, dans les villes confédérées, s'étaient empressés de clamer le trépas du génial Kartouche, tel cet Hobb (non, je n'ai pas le rhume) qui allait même jusqu'à prétendre que c'était grâce à lui que l'armée des comtois avait retrouvé Kartouche et avait décidé de lui faire passer l'envie de passer en douce la frontière. Le résultat escompté ne tint que deux mois. Et puis c'était faux, seul le hasard avait rendu cette chicanerie possible. Tous le savaient, et l'ost dolois était bien loin de vouloir s'en vanter. La chance peut tourner, comme le montraient les récentes victoire de cette horde de sauvages, à Pontarlier entre autres.

Mais contrairement à ce que les mauvaises langues voudraient bien croire, l'admirable Kartouche n'était pas venu pour grossir leur rangs (en plus, il était bien plus amusant de les observer de loin que de s'aller salir les mains). Non, s'il était là, c'était pour récupérer quelques affaires qu'on lui avait prises à l'époque. Un joli chapeau blanc, par exemple. Le forestier qui l'avait ramassé en petits morceaux lui avait juré n'avoir rien trouvé de tel à au moins 10 coudées à la ronde : s'il avait été près de son corps inerte, son immaculé couvre-chef aurait bien été aperçu par le brave gaillard. C'était donc qu'un de ses assaillants l'avait pris. Si c'était par acquis de bonne conscience, ou bien simplement pour récupérer quelque belle possession d'un grand homme, il l'apprit quelques temps plus tard. Un notable comtois lui faisait savoir qu'il gardait sur lui un blanc morceau de feutre, qui lui serait rendu à l'occasion.

D'ailleurs, à peine arrivé dans la capitale (enfin, n'exagérons rien, cela faisait bien douze heures qu'il y était) l'immense Kartouche reçut courrier, par un curieux volatile, l'informant que son bien cher était en Savoie. Il devrait attendre un peu, donc (ce qui était de toute manière conforme à ses projections à court terme). Il répondit rapidement, et renvoya aussitôt le messager volant avec son message, puisqu'apparemment l'expéditeur ne souhaitait pas que son "aide de camp" animalier ne soit vu en si mauvaise compagnie, ce qui se comprenait vu la singularité de l'oiseau.

Citation :
Salutations,

Je me demandais combien de temps il vous faudrait, à vous autres comtois, pour vous rendre compte que Kartouche était venu finalement, malgré s'être fait débouté -par le plus grand des hasards d'ailleurs- quelques mois auparavant. Mais là, votre courrier m'étant venu de fort loin, je suis fort incapable de définir à peu près combien d'heures il aura fallu à la maréchaussée de la capitale pour me repérer. Moins de six, je gage. Et vos courriers sont rapides, si j'en crois mes connaissances de la contrée.

Vous comprendrez que je ne vous dévoile pas entièrement mes projets, la discrétion ayant été, et étant toujours, l'arme des faibles. Ceci dit, je puis vous assurer ne pas vouloir quitter Dole avant longtemps : payer les émoluments hôteliers me permettant de vivre dans une grande ville me font penser que je suis homme d'importance, et cela flatte mon esprit égocentrique. Je ne requière pasa de secrets pour ces révélations, n'hésitez donc pas à en faire profiter les braves qui s'occupent de maintenir l'ordre chez vous. Voir un tel chaos aux portes de vos cités orientales me peine, et si je peux éviter à vos autorités de se lancer sur de fausses pistes, cela me rendrait terriblement heureux.

Je ne sais pas comment votre balbizarre -ou quelque soit le nom que vous lui donnez- a retrouvé ma trace, mais ce que je sais, c'est que je n'ai pas encore trouvé d'auberge ou crécher. Dole est bien morne. Lorsque vous reviendrez dans le coin, faites-le moi savoir, et si vous préférez tenir secrète vos ambigües fréquentations, nous nous croiserons sous quelqu'obscure frondaison.

Avant que ne reparte votre volatile, y a-t-il quelque moyen de vous contacter ?

Fraternellement, en espérant que ce courrier ne vous compromette point aux yeux de vos combourgeois,

K.


Cela dit, la compagnie ne devait pas être si mauvaise puisqu'il n'avait toujours pas été interpellé par la maréchaussée : pour un homme qui serait sur les listes hostiles des osts comtois, c'était plutôt miraculeux. Surtout qu'il n'avait pas cherché à entrer discrètement. Il se demandait jusqu'où il pourrait aller sans qu'on lui signifie qu'il était officiellement malvenu en ces terres. En tous les cas, il avait été integré au sein de ladite maréchaussée, pour garder le rempart. Ca lui éviterait même de trouver une auberge pour ce soir, ce qui paraissait difficile dans cette morne ville. Par contre, il ne savait que faire de sa charette de bois bourguignon. Principalement du beau chêne. Le lendemain, il ira sans doute demander patente municipale.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 28 Mar - 1:12

kartouche a écrit:
Franche comté, le 27 mars 1457.

Ils étaient huit ou neuf maréchaux, à première vue. Plus sans doute quelques hommes de la milice, mal équipés, en train de roupiller contre quelque créneau. Et puis des gens qui traînaient un peu partout, aussi. Vu la situation politico-militaire en Franche-Comté, il ne serait guère étonné de voir la bourgeoisie monter aux remparts. Histoire de se convaincre de faire bonnes oeuvres pour la patrie, peut-être.

Le magnifique Kartouche salua quelques-uns de ses compagnons de garde, puis essaya d'engager la conversation.

«Sale temps pour monter la garde... m'étonnerait pas qu'il se remette à neiger, vu l'état du ciel et le froid du diable qu'il fait. Dites-moi, je viens d'arriver en ville et ne suis pas encore au courant de tout : à Dole, craint-on une attaque de cette troupe de gredins venus de Grandson ? Histoire de savoir s'il faut que j'affûte mon ép'...»

Le légendaire Kartouche s'interrompit, se rappelant que son coupe-chou devait giser en éclat, sous la neige, peut-être, dans une forêt pas loin de la ville. Du coup, il se sentait bien vulnérable. Mais sans pour autant sombrer dans la paranoïa de quelqu'attaque à revers. Il faut dire qu'avoir pu parvenir aussi facilement dans un lieu terriblement crucial pour la cité aurait dû éveiller en lui quelques soupçons. Mais il ne souhaitait pas se laisser ennuyer pour cela : il prendre ce qui lui arriverait.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Dim 3 Mai - 17:46

Kartouche a écrit:
Le magnifique Kartouche avait été sonné par Izaac. Mais royalement sonné. Le vieux recherche toujours des pigeons pour mettre 50 écus en jeu, le 26 mai. On verra plus tard. Pour le moment, il s'enivrait du pur air bernois et s'était longuement promené sur les rives de l'Aar, avant de remonter en direction de la cathédrale. C'est là qu'il tomba sur Accrosenseo, une vieille connaissance, en compagnie de nombreaux autres citoyens des cités, mais surtout d'un homme qu'il ne connaissait pas (ou bien, plus probablement, dont il avait oublié le visage). Homme dont les propos faux ne pouvaient manquer de l'interpeller, et de nécessiter une réaction publique. Homme qui, vraisemblablement, selon le peu qu'il avait pu percevoir de la discussion, représentait les idées du parti nobiliaire. Le même parti qui, par l'intermédiaire d'un autre homme, établissait certificats de noblesse et titres imaginaires, sans doute pour permettre à ceux qui le souhaitent d'aller frayer avec les noblesses comtoises ou savoyardes. Il prit la parole, sans préliminaires d'aucune sorte, simplement, comme s'il participait à la dispute depuis le début.

Je crois, en toute humilité, avoir compris le problème. Nous devrions donc bientôt parvenir à une solution. Voyez, cet homme ici, qui affirme que le traité de Yoyo, le digne et vaillant maire de Grandson qui ne cède point aux provocations, que ce soient celles de ses voisins comtois ou des ses combourgeois fribourgeois, sédunois ou lausannois, ne changerait en aucune sorte les situations politique et institutionnelle de l'alliance des onze cités libres.

Aparté : il se tourne vers ledit homme et met la main à la tête, dans le but de se découvrir. Avant de se rendre compte que son chapeau est toujours entre les mains de son mystérieux vainqueur dolois.

Messer, je demande votre pardon de ne pouvoir m'adresser à vous par votre nom, vous ne me dites rien. Kartouche, bourgeois de Genève, camelot patenté de la Compagnie, à votre service.

Il reprend, à l'intention de tous.

Je disais donc, voyez cet homme, et ses affirmations. Affirmations qui, si j'ai bien saisi les dernières interventions, représentent l'opinion du parti nobiliaire, de la noblesse noire. C'est-à-dire d'un grand nombre de citoyens des cités de Fribourg, Morat, Grandson, Lausanne ou Sion, voire même de Genève. Et bien ce qu'il nous dit, ce qu'ils pensent, est loin de la vérité. Je comprends donc aisément pourquoi nos combourgeois s'en viennent systématiquement à refuser toute idée de progression : on leur fait passer le progrès pour un statu quo !

Ces derniers mots, l'admirable les martèle, hurlant presque sur la place où ils sont assemblés. Il se calme, et argument posément. Car son maître lui disait toujours : lorsque tu parles, use d'abord de tes tripes, puis parle avec intelligence afin que tes auditeurs ne puissent plus douter. Si le doute subsiste, c'est que tu as mal parlé, ou que tes interlocuteurs n'oient guère.

En effet, affirmer que le pacte de Yoyo le laudable revient au même que la Charte présentement en vigueur est mensonge. Ou désinformation. Il est je pense totalement inutile de rappeler que la Charte de Blanche, héritage direct des lois imposées par les seigneurs savoyards Cell et Aurea. Il est inutile de rappeler que ces textes ne furent rien d'autre qu'une tentative des impériaux pour tenir la dite "Confédération Helvétique" sous leur joug, après que le bien-aimé Jean-Long d'Argent, Empereur de nos voisins, avait décidé d'affranchir six villes à l'ouest de la Sarine de tout empire (il en fit de même six mois plus tard pour cinq autres villes, germaniques).

Certes, vous m'opposerez, à raison, que la Charte Blanche n'a rien d'un texte impérial, qu'au contrait il émane d'une grande dame, une bocane qui plus est, qui fut en son temps plus qu'attachée à «l'indépendance helvétique», allant même jusqu'à défendre de son corps la mairie de Schwyz contre une bande de malfrats, affrêtés en sous-main par un comté germanique qui voyait là une opportunité d'agrandir sa zone d'influence. Elle manqua d'ailleurs de trépasser sous les coups du vilain Gubernator le sorcier, trois fois décapité, et toujours vivant aux dernières nouvelles. Et ceci, je ne le contredis pas. Mais Blanche d'Andelot avait un grave défaut : elle n'avait rien connu d'autre que le joug oppressant de la Savoie sur nos terres, et pour elle, si les cités devaient s'émanciper, ce ne pouvait être que par l'intermédiaire d'une seule et unique entité, appelée "Confédération" mais qui en réalité détenait toutes les caractéristiques d'une "Fédération", avec un pouvoir central fort et une faible autonomie des cités prétendument libres. La Charte Blanche, quasiment pas modifiée depuis sa promulgation voici près de deux ans, le 31 août 1455, explicite tout ceci sur papier. Et je vous invite à la lire, pour vous en rendre compte par vous-même.

Il tend à qui le voudra un vieux parchemin.

Ce que je vous donne là date certes du 21 octobre 1455, mais cette version ne contient que des amendements mineurs au texte du 31 août, en ce qui concerne le quora ou les responsabilités liées à certains postes ducaux, pardon, fédéraux.

Je n'ai fait mention ici que du texte constitutif. La situations est bien pire en ce qui concerne le codex juridique, recueil énumérant les infractions et leurs sanctions, puisque celui-ci n'a pas été changé depuis son écriture par la duchesse savoyarde Aurea et sa sécrétaire, dont le nom m'échappe à l'instant mais qui était allée briguer titres et terres au Sud-Ouest l'été dernier. Un véritable texte d'inspiration savoyarde, qui considère encore la Cour Suprême Impériale, organe qui a maintes fois prouvé son incapacité, comme juridiction d'appel pour les onze cités libres. Enfin, en théorie : la déclaration d'indépendance considèrant implicitement toutes les institutions impériales comme nulles par chez nous, on peut considérer que l'article 1.3 du Codex Juridique a été indirectement abrogé.

Il est donc évident que vous avez tort, monsieur, du moins si vous comparez les propositions de Yoyo aujourd'hui, celle de Murchad hier aux textes théoriquement en vigueur chez nous. Textes sur lesquels ne manquent pas de s'appuyer maints conseillers pour justifier leurs actions.

L'inénarrable Kartouche fait ici une pause. Il est essoufflé, et seule une gorgée d'Armagnac pourra lui permettre de continuer à disputer avec ces braves gens.

Ceci dit, je dois confesser que vous avez raison. Oui! messer, vous avez raison !

S'entend, si l'on fait abstraction de ces textes bidons, dont on a prouvé maintes fois qu'ils n'avaient plus aucune valeur sur nos terres, du moins dans nombreuses des cités qui composent la dite "Confédération Helvétique". Il s'est établi, sous l'impulsion de quelques grands hommes (et je ne puis pas ne pas évoquer Nekroman, véritable génie institutionnel et gestionnaire, ou Guillaume, qui alla jusqu'à séjourner en prison pour avoir défendu la liberté de sa cité, Zürich), des coutumes modernes, reprenant les usages anciens de nos ancêtres qui se sont unis, il y a des siècles de cela, sur diverses prairies au bord de divers lacs. Ces coutumes, elles établissent une véritable confédération, et non une simple fédération sur le modèle de notre voisin empire. Ces coutumes consistent en deux choses principales. Et ces choses ne sont pas de mon invention : elles président à la constitution de toute confédération.

Ici, le rayonnant Kartouche hausse la voix, son discoure se fait clair et insistant, convaincant.

Premier principe : les onze cités sont indépendantes et libres de tout empire supérieur, qu'il soit intérieur ou étranger.
Second principe : les onze cités libres et indépendantes s'unissent, de pair à pair, et de jurent secours et assistance, en divers domaines.
Par conséquent, l'institution centrale, quel que soit le nom qu'on lui donne, n'a pas pour rôle de décider, mais se contente de coordonner et d'optimiser. Plus en détail, il a été proposé, et cela semble la solution la meilleure d'après nos expériences actuelles, d'avoir d'une part le conseil des douze baillis, les douze qui seront élus dans cinq jours, les douze qui sont chargé de la paperasserie et de la gestion de domaines communs
(inutile de préciser que, sur la base des deux principes coutumiers énoncés plus haut, principes hérités de nos ancêtres mais laissés de côté lorsque les cités sont passées sous le joug impérial, les domaines communs se réduisent à ce que les onze cités ont bien voulu centraliser, pour en faciliter la gestion ; les baillis ne sauraient s'accorder des tâches supplémentaires sans le consentement unanime des cités). D'autre part, il y a une diète regroupant onze représentants, un par cité confédérée, dont le but serait de coordonner les développements politique et institutionnel de la Confédération ; ici, il est inutile de préciser que toute décision ne saurait se prendre qu'à l'unanimité des onze cités.

À cette fin, il faudra bien évidemment considérer une série de principes-virtualités subséquents, nécessaires au bon déroulement des choses. Par exemple, que les représentants des bourgs ne soient pas les bourgmestres eux-mêmes, pour éviter les cités inactives à la diète. Par exemple aussi que les représentants des cités, si agréés par le bourgmestre, soient réputés avoir toute latitude pour conclure traités et alliances, pactes et accords avec les autres cités confédérées, sans que leur seing ne puisse être disputés par les autres bourgeois de leur cité (la diète n'a pas à se soucier de la manière dont sont choisis les représentants, car ceci touche à l'organisation interne de chaque cité, qui fait ce qu'elle veut en la matière, en vertu du premier principe).

Cela dit, je ne puis m'empêcher de relever qu'en effet, le pacte proposé par Yoyo est empreint des relents fédéralistes-impériaux, en ce sens qu'il impose une série de droits fondamentaux inhérents à chaque individu. Non seulement, c'est s'opposer au premier principe d'une confédération, mais c'est aussi chercher à créer un domaine commun, une population unique qui détruirait de facto l'indépendance et la particularités de chaque cité. Ce texte, s'il n'est pas mauvais, n'est pas optimal, ni adapté à notre situation : il faut tout naturellement l'élaguer encore un peu. La concision est le maître mot, c'est la seule manière que nous avons de pouvoir rassembler les onze.

L'héroîque Kartouche, au terme de cet épique discours essoufflé, regarde autour de lui la place qui petit à petit se vide de ses badauds. Bien peu sont restés l'ouîr jusqu'au bout. Mais qu'importe!

Mes gentils combourgeois, merci de m'avoir écouté aussi longtemps. Mais avant de vous inviter à boire un pot à l'auberge du Crapaud Cracheur, j'aimerais ajouter une chose : « Charta delenda est! »

à lire en retenant sa respiration.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Lun 4 Mai - 21:20

Groaaaarr ! Rooaaar !
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Dim 10 Mai - 14:47

Citation :
Votre honneur le sieur Kartouche mis en procès, pour effraction au décret ducal du 12 février de l'an 1457, stipulant, je cite :

Nous Duchesse de Savoie fermons les frontières du duché de Savoie et nous signifions par la présente que toute personne étrangère est priée de quitter le sol savoyard dans les 48h sous peine d'être mise en procès.
Des laissez-passer pourront être delivres en s'adressant au prévôt des maréchaux.

Ceci est exécutable dès ce jour

Faict le 12 fevrier 1457

Duchesse de Savoie

decret qui a ete remplacer par celui ci:


Par la présente, Nous Eddo Puègmirol déclarons se qui suit.

Nous duc de Savoie par la voix des urnes et choix du conseil, déclarons mettre fin au décret de ma prédécésseur Néottie Mitara de Chenot, duchesse de Liserno, datant du 12 février 1457.

Par la présente nous rajoutons qu'a partir du mardi 5 mai 1457 non seulement nos frontières seront fermées, mais qu'aucun laisser passer ne sera accorder, exception faite des ecclésiastiques aristotéliciens, des nobles savoyards et de tout savoyards, connu et reconnu.

Toutes entrée en nos terres en contradiction avec ce decret, sera punit de façon sévère, brutale et clair.

Nous rappelons par la meme que tout acte de brigandage, d'attaque de mairie, du château, toute création d'armée ou tout acte allant contre nos lois sera puni de façon exemplaire!

Faict en notre château de Chambéry
le 4ème jour du 5ème mois de l'an de grasce 1457

Eddo Puègmirol
Duc de Savoie

La charge de la preuve incombera à l'accusation. L'accusé peut se voir représenter par un avocat, et devra avoir prêté serment sur le livre des vertus avant de s'adresser à la Cour de Justice.
Maitremars , Procureur de Savoie
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Ven 12 Juin - 12:02

Kartouche notait, sur un coin de parchemin, les choses à faire avant de partir pour Fribourg, et plus loin.

Citation :
-Contacter Zefamousmitch
-Demander à Izaac une petite lettre avec un gros sceau

-Avertir Genor, à Fribourg
-Voir si Murchad existe toujours, à Soleure

-Acheter du poisson
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 13 Juin - 21:21

Kartouche glissa un papier dans son carnet. Fallait surtout pas le perdre, la cire orange est rare, terriblement chère.

Citation :
La chancellerie de la République de Genève mandate le Sieur Kartouche, honorable bourgeois de Genève et membre éminent du Conseil de la cité.
Avec le titre de plénipotentiaire exceptionnel et magnifique, il est la parole de la République de Genève soumise à l'approbation du Conseil, par monts et par vaux, le long des fleuves et des rivières, dans la froidure du Nord comme au soleil du bord de la mer.


Cette lettre de créance en ambassade est faite le Quatorze Juin de l'An de Grâce 1457.

Izaac, chancelier de la République de Genève.


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Jeu 18 Juin - 9:20

Citation :
Genève, 15 juin
-9 poissons à 17,90 écus,
-4 poissons à 18 écus.


Citation :
17 juin, Lausanne

Arrivée sans encombre. La diplomatie lausannoise est un interlocuteur définitivement peu crédible et instable ; d'une discussion fortuite et polie avec Joel Ismail il est ressorti qu'il n'avait même pas pris connaissance -ni lui, ni un responsable de la diplomatie- du courrier de protestation envoyé par Izaac. Il m'a expliqué qu'il n'était pas adepte du formalisme (en voilà toujours un qui ne s'entendrait pas avec Guidrion) et il semblerait que cette aversion aille à un point jusqu'auquel il ne lit pas son courrier, mais accepte seulement de parler de vive voix.

Il n'y a, entre Genève et Lausanne, pas d'autres accords que la convention sur les routes et chemins de décembre 1456 et celle sur le rôle du bourreau et l'institution de la cour d'appel : ces deux traités, pris uniquement -et nous sommes obligés de le faire car il n'y a rien d'autre qui tienne- font que chaque cité est seule souveraine sur ses terres. Pour Genève, cela va jusqu'au faubourg de Lausanne. Ainsi, en l'absence de convention ultérieure, les interventions lausannoises sur les terres de la république de Genève n'ont aucune légitimité, et par conséquent, une saisie de biens pourrait être jugée comme acte de banditisme par la cour souveraine de Genève. C'est de cela dont l'armée Lausannoise aurait dû se prémunir au préalable, en demandant autorisation écrite de procéder : car la justice ne peut connaître les accords oraux passés entre deux fonctionnaires, et parce qu'elle se doit d'être juste et équitable, la même pour tous. Il ne s'agissait nullement de mettre les bâtons dans les roues des forces militaires lausannoises, mais uniquement de veiller à ce que leur expédition se fasse dans les règles de l'art, pour leur seul avantage. Je lui rappelé, aussi, que Genève ne refuserait jamais son aide à une cité voisine et confédérée -l'attestent les offres en marchandises faites à Lausanne par l'intermédiaire de Karl-Heinz- et que nous serions heureux d'aller plus avant dans ces relations. Nous sommes arrivés à parler là d'un éventuel accord d'extradition ou d'une convention légitimant une interpellation étendue, sur les terres respectives de Lausanne et de Genève.

Par la suite, Helene40 prit la place Joel Ismail dans la taverne réformée tenue par Prongs, où je rencontrai plus tard Henki. Le Lieutenant-Général de Lausanne, ayant juste entendu que nous causions de soldats, bondit. Je la rassurai qu'il n'y avait là rien de bien méchant, juste un débat sur la légitimité d'une intervention armée en dehors de leur juridiction. Elle fut étonnée d'apprendre jusqu'où s'étendaient les terres genevoises. J'espère qu'après cela, les autorités de Lausanne rappelleront à leurs bourgeois et aux voyageurs de passage qu'en quittant la ville vers l'ouest, ils quittent la protection lausannoise pour gagner celle de Genève. Izaac veillera à celà lorsque je lui en aurai rendu compte.

Je repars dès que possible, en direction de Fribourg. Il n'était pas question que je m'arrête à Lausanne plus longtemps qu'une nuit ; nous enverrons bien un véritable ambassadeur à un moment ou un autre.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Lun 22 Juin - 23:14

Citation :
Samedi 20 juin, Fribourg

Trois jours que j'ai attendu Zefmousmitch pour qu'il me rachète mes poissons. Et il n'est pas venu. Je n'aurai donc pas non plus pu lui causer de notre proposition de contrat à long terme. L'occasion se représentera assurément. Quant à mes poissons, je les revendrai à Soleure ; Gaia m'a justement demandé de lui en garder quelques-uns, et elle m'assure que j'arriverai à les vendre sans perte.

J'ai eu le privilège, ce soir, c'assister aux retrouvailles entre Tchantchès et Vaudan. Le duc Vaudan. Un homme hautain et terriblement prétentieux. Pis encore que Tchantchès, ce que je n'aurais jamais pu imaginer auparavant. Moins vulgaire que ce dernier, par contre. En tous les cas, la rencontre de ces deux rustres, à Fribourg, ne m'aura pas fait changé d'avis sur ces nobles noirs. Leur prétention à se considérer comme l'élite au sein de la Confédération, seule apte à diriger l'ensemble des cités libres, n'a d'égale que leur incompréhension de ladite Confédération et des aspirations légitimes des gens des vallées. L'attrait du pouvoir aveugle ces pauvres gens, mais fort heureusement, tant qu'ils ne seront pas au pouvoir, ils seront aussi dangereux que des moucherons.

Sur Fribourg, en soi, il y a bien peu à dire. La cité est dirigée mollement par Zefamousmich, qui a la réputation de se ripailler à longueur de journée dans son bureau de l'hôtel de ville. Cela dit, il gère sa cité avec toute la compétence requise, et le seule reproche à porter à son crédit est le monopole municipal sur le poisson et les fruits. Lui qui se plaignait, avant mon arrivée, de n'avoir plus de poissons à revendre au Fribourgeois, aurait dû se rendre compte qu'en libéralisant ce commerce, il y aurait toujours des perches ou des truites en abondance sur son marché. Les gens ont toujours de la peine à comprendre la Confédération telle qu'elle devrait être communément entendue, et c'est pourquoi il serait peu opportun de réitérer, pour l'instant l'épisode de l'extension du Serment avec Grandson à Fribourg. Ils ne peuvent comprendre les souveraineté, et sont bien trop attachés aux textes anciens d'essence impériale.

Je pars, ce soir, pour Soleure, il est plus que temps de m'y rendre. De là, je contacterai une fois Izaac, et Tamuril, qui m'a demandé par l'intermédiaire du premier d'intégrer Morat aux discussions. L'affaire s'annonce en tous les cas plus qu'ardue.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Sam 24 Oct - 20:38

Citation :
Vingt jours ! Trois semaines ! C'était le temps mis par le magnifique pour rallier Tarbes, depuis Soleure, au fond des vallées helvètes du Jura. Un voyage éclair, pour une cause immémoriale. Vingt jours, c'était aussi le temps qu'avaient duré les assauts sur Genève, au mois d'avril 1456, lorsque les impériaux s'étaient mis en tête de conquérir la cité lémano-rhodanienne. Au septième jour, le digne avoyer, porteur du drapeau blanc, avait été lâchement assassiné par le défroqué Yohann à la tête de sa compagnie de la Lune Noire, troupe de mercenaires sans vergogne. Une blitzkrieg pour un crevard !

Inlassablement, le chancelier, le Vieux du Salève, avait demandé, ici son bannissement, là son extradition vers Genève, où le bourreau attendait pour faire appliquer la sentence, prononcée par contumace : la mort pour les traîtres ! Chassé du Lyonnais, banni du Languedoc, indésirable en Provence, malvenu en Rouergue, l'homme avait trouvé refuge en Béarn. Depuis trois mois, la voix de Genève, le Vieux, demandait au Béarn de prononcer semblable décision à l'encontre du prêtre défroqué, capitaine excommunié, recherché par d'autres que Genève, qui s'encombrent bien moins de justice, poursuivi par les dévots de Rome avec pour seule volonté celle de l'embrocher sur un pal, ou quelque chose dans le genre.

Le vif Kartouche était désormais en Béarn. Pourtant, le gentil douanier de Tarbes lui avait souhaité la bienvenue, et le capitaine Oli13 l'avait embauché dans son armée. Il était surpris de se voir ainsi cloué au pilori alors qu'on l'avait si hospitalièrement accueilli quelques jours auparavant. Il était surpris aussi de voir à quel point l'accusation pouvait être tronquée. Mais tout cela s'exposerait plus clairement au cours du procès, auquel il se rendait maintenant.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Kartouche   Mar 1 Déc - 21:05

Citation :
Votre Honneur, salutations !

Je nie avoir agi pour m'enrichir personnellement en me servant dans les caisses.
Je nie avoir jamais essayé de piller une mairie béarnaise en me révoltant contre un maire légitime.
Je nie avoir jamais attaqué un paisible voyageur.
Je nie avoir jamais tué qui que ce soit en Béarn, ni marchand, ni serviteur. Sur ces derniers qui ne font qu'obéir à quelque riche et puissant maître, je ne me permettrais jamais de lever la main. Alors en égorger, impossible.
Je nie avoir jamais commis de crime en bande organisée, ici ou ailleurs, plus tôt dans ma vie.

J'avoue par contre agir sur ordre de Genève pour me battre contre l'ennemi béarnais, en ce sens, on peut considérer des escarmouches militaires comme de la déstabilisation.
J'avoue avoir publié un désagrément -si vous me permettez l'expression- des armées béarnaises voulant ma peau, je nie par contre avoir tenté d'en intimider les capitaines. Notez cependant que "capitaine" n'est pas "conseiller légal".
J'avoue avoir participé, dans la nuit de vendredi à samedi, à une écrasante victoire, couronnant un mois de siège du château comtal béarnais.

La coutume exige que l'accusation présente des preuves lorsqu'elle allègue. Je demande donc que soient fournies des preuves à tous les éléments d'accusation. Ceci implique notamment de répondre aux questions suivantes.
Où est le but évident de piller le château ?
Quels sont les bandes de bandits notoires ?
Où sont les mairies attaquées ?
Comment s'appellent les paisibles voyageurs attaqués ?
Où sont les corps des marchands tués ?
Les têtes des serviteurs égorgés ?
Que font les conseillers légaux intimidés ?

Avant que ce procès de franchisse seuil menant à la bouffonnerie complète, j'invite l'accusation à présenter ces preuves. Je suis gentil, j'en ai fait une liste.

Je demande en outre la requalification de ce procès-farce et la révision de l'acte d'accusation. On m'accuse de "haute trahison", mais qu'ai-je donc trahi ? Comment, soldat de Genève, aurais-je pu trahir le Béarn, contre lequel ma bonne cité est en guerre ? La justice du Béarn se rend sur la coutume : la coutume qualifie-t-elle un "acte de guerre sur territoire ennemi, dans le cadre d'un conflit entre deux états souverains" de trahison ?

Oui, c'est de la provoc', et ça ne me vaudra certainement pas la clémence du juge Acar...
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