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 [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".

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Aelig
Boussole sur-magnétisée
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MessageSujet: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Jeu 27 Mar - 11:32

30 avril 1457 : C'est d'un bon vent qu'Aëlig poussa la porte d'une taverne de Montmirail.

Anjou, feu !

[Avril 1458 : Aëlig participa à la prise de Craon, où un petit nombre d'irréductibles mainois, qui voulaient récupérer leurs impôts, résistèrent durant deux semaines aux assauts des troupes angevines. ]

Citation :
Brèves de comptoir dans une taverne entre deux mercenaires ce matin là. Celle occupée par les mainois...

-C'est curieux ce besoin chez les combattants d'aujourd'hui de faire des phrases. Qu'est devenu l'esprit cape et d'épée d'antan ?
-Tout fout l'camp. C'est dommageable. Maintenant, on pense, on argumente, on se situe.
- Moi, j'ai du mal à penser le ventre vide. Où sont les œufs durs, le pain frais et les pommes cuites?
- Pour avoir le petit déjeuner, faut descendre sur la place du marché. Mais il n'y a plus personne pour y aller !
- Pourquoi ? Il est passé où le grand blond?
- Il est tombé du rempart cette nuit. il est mort.
- J'avais dis pourtant, de ne pas marcher sur le parapet.
- Le pauvre gars, il calculait la distance à vue d’nez jusqu’au camps angevin. Pour la catapulte. C'était un consciencieux... Il s'est pris un carreau d'arbalète.
- Et la p'tite brune?
- Ben, elle est partie se coucher. Elle a été choquée par les évènements de cette nuit. Elle dit que nous autres sommes rustres et mal élevés. Elle dit qu'elle préfère les gens guindés, qu'ont du style, du charisme et que de toute façon, elle est angevine, qu'on a rien à faire ici et qu'elle nous donne la journée pour prendre nos affaires et quitter les lieux.
- Elle a dit tout ça?
- Je résume.
- Dommage, elle avait un petit minois pas désagréable ...
- Mouais...Il est difficile de faire confiance aux angevins pour défendre le bourg. Tiens t'as vu qui c'était ?  l'ancien maire de Montmirail, un gars bien. Il raconte qu'hier, ils ont fait surface sur les remparts tels des oiseaux de nuit.
- Qui ? ceux de dedans ou de dehors ?
- Ceux de dehors en plus de ceux de dedans.
- Où ça ? j’ai vu personne hier à part ceux de dedans.
- Ben ça s'est passé de l’autre côté de la ville.
- Tu veux dire qu’on n’etait pas du bon côté des remparts ?
- Ma foi...On ne peut pas défendre partout. Puis on était déjà assez occupé à mater la révolte près de la mairie. Ceci dit, j'ai vu un gars courir avec ses tripes sorties à l'air. Il a quand même tenu une bonne longueur...
- Des pertes ?
- Le Mathieu, entre autres, s'est pris un coup d'estoc paraît-il. Il est entre la vie et la mort. Il a failli atteindre la duchesse d'Anjou.
- Fichtre...Et la duchesse d'Anjou était sur les remparts !?
- Oui, paraît il. Elle doit se prendre pour Jeanne d'Arc.
-Hum, faudra bien faire attention à regarder qui monte sur les remparts avant de frapper. Moi, tu sais qui j'ai vu devant la mairie? Une môme ! J'ai fais comme si je ne l'avais pas vu et je l'ai laissé courir.

[Dans la mêlée, vous avez reconnu **** parmi les assaillants.]

- Elle devait peut être valoir une rançon.
-Je ne sais, néanmoins faut se méfier avec la marchandise angevine. Il peut y avoir des vices cachés et tu peux aller te moucher pour la garantie. C’est comme le bâton l’autre fois. Je l’ai acheté 14 écus sur le marché. Il appartenait au juge du duché.
- C’est cher 14 écus.
- Justement, je me suis dis qu’à ce prix là, il devait être au moins en chêne.
- Et alors ?
- Ben, il est vermoulu…
-...
-Néanmoins, mon cher Marcel, on va arrêter de lambiner. J'viens de trouver un place dans une de nos sections.

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Dernière édition par Aelig le Jeu 27 Mar - 11:53, édité 5 fois
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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Jeu 27 Mar - 11:43

Mainiot* sur une mule tentait de rejoindre Laval.
Tout à coup, au loin, deux angevins à cheval le prirent en chasse.
Mainiot sauta de sa mule et lui botta le train arrière,
pour qu'elle continue sa route, tandis qu'il se cachait.
Mais la ruse ne prit pas.
Pas qu'elle ne courrait pas vite, la mule!
C'était une bonne trotteuse.
Mais à cause de la carotte,
celle restée dans ma poche..


Citation :
Vous avez été racketté...

* Nom d'emprunt qu'utilisait Aëlig.

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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Ven 28 Mar - 8:43

[RP-Licorne] Léard : le camp de base

Sous les éclairs, un soir d'orage, un homme cherche son vrai visage...

La silhouette du jeune homme, protégée des intempéries par une vielle cape, cheminait lentement vers le Mans à pas tranquilles, rassuré par ces lieux familiers. Comme unique bagage, un vieil heaume de chevalier enveloppé au bout de son baluchon. Ce heaume avait une longue histoire : il avait appartenu à son père et portait encore les coups de la ferraille bretonne durant le premier siège de Fougère, il y a bien longtemps. Il fut volé par le fourbe Magicphocéen lorsque les Lucioles, feux célèbres routiers tourangeaux, pillèrent l'arsenal du Maine. Finalement retrouvé, il finit par échoir dans ses mains. Le seul souvenir qu'il conservait de lui. Il en trouva un usage moins glorieux lorsque affublé de celui-ci, il effrayait les voyageurs la nuit au détour des sentiers. Aëlig avait suivi une autre destinée que celle de son père, Alerik de Mirabeau, très loin de la carrière des honneurs. Son géniteur avait été adoubé chevalier, puis cavalier de la Licorne, Commandeur, Capitaine de l'Ost Mainois, anobli pour ses actions de guerre en Bretagne. Enfin, gagné par ce mal étrange qu'on appelle le spleen, la mélancolie, suicidé. Il avait laissé un fils, né dans la taverne maternelle, à Brest.

Aëlig avait très peu connu son père. Il se remémorait les campements militaires, le siège de Laval, ou encore lorsque son père  l'emmenait avec lui dans ses virées viriles, lorsque celui-ci se préoccupait de  son éducation, le voyant trop traîner dans les jupons de sa mère. Il lui apprit à se servir d'une dague, monter sur un poney, noyer des chatons sans états d'âmes, jurer, cracher, boire, chanter des chansons de batailles ou bien paillardes.

Mais son père n'eut pas le temps de parfaire son éducation et d'en faire un bon écuyer. Sa mère, Eliane, boulangère et ancienne bourgmestre de Laval, le suivit dans l'Au-Delà, laissant le jeune Aelig orphelin. Les compagnons de la famille dispersés, disparus ou morts, il fût confié par le curé du village à un brave couple de laboureurs. Mais arrivé à l'adolescence, Aelig ne se sentait pas destiné pour le travail dans les champs, héritier en cela du caractère frondeur et revêche de sa mère, et s'encanailla avec les mauvais garçons du village, commettant ainsi ses premières rapines.
Il y prit goût et le jour où il fit cette réponse à la question de son père adoptif "que voudrais tu faire?" : gagner sa vie serait plus simple en effrayant les passants par surprise à l'aide d'une bonne massue, celui-ci le fit ligoter et enfermer dans un monastère.
Il fût un temps ou les moines durent le mater et Aelig finit par se résoudre à porter la robe de novice, obéir aux règles et apprendre les prières. Ce qui ne l’empêchait pas de haïr ce lieu. Il y découvrit néanmoins les plaisirs de la connaissance :  il apprit à lire, écrire, l'arithmétique, le latin et d'autres matières. Il prit plaisir également aux travaux dans les écuries et le soin apporté aux chevaux. Mais ne se sentant pas l'âme d'un moine novice, il décida, après trois années, de quitter le monastère en claquant la porte dans un grand retentissement. Du moins l'aurait il fait s'il ne s'était pas enfui par une fenêtre en emportant avec lui un calice qu'il monnaya non sans difficultés en quelques cinquante écus.

Il erra longtemps alors, tel un vagabond, officiant comme manœuvre avant de s'installer sous une fausse identité à Montmirail où le comte lui donna une terre à cultiver, un logement à habiter et y resta des mois tranquilles. Chassez le naturel, il revient au galop : la vie errante, héritage paternel, sans plus que doute, le rattrapa. Il manifestait toujours peu d’intérêt ou du moins occasionnel pour la terre, et un jour qu’il coupait du bois en forêt, une rencontre fit de nouveau changer son destin. Ce fût celle d' un vieux mainois  qui avait vécu en Armagnac, dans le sud. Il vivait reclu dans les bois. Parlant ce même langage, celui de la nature et de la vie libre, celui-ci accepta de le prendre sous son aile et, à partir de ce jour, il vécut dans la forêt. Il apprit à y vivre, s'y loger, s'y dissimuler et s'y procurer de ce dont il avait besoin. Pour le reste, il le volait. Aelig devint alors un  brigand de petits chemins et de traverses  et continua ainsi seul ses méfaits après la mort de son compagnon, tué par des gardes chasses. Jusqu’au jour où…

Mais Aelig sortit de ses songes alors qu’il apercevait la silhouette de la capitale au loin. Il se demandait si la Licorne était toujours établie au camp Léard depuis l’escapade à Craon. Il irait voir se dit il.

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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Sam 29 Mar - 14:40

La petite guerre de Mainiot

Journal, me revoila !

La Guerre fait rage et tu comprendras que depuis mon refuge,  je n'ai point eu le temps de glisser ma plume sur tes pages. Mais finalement j'ai entendu  l'appel jusqu'ici, celui du cœur, celui de la patrie qui  dit "allons enfants !". Me voila enhardi soudain. J'eus une idée :
Apporter son soutien,  harceler les troupes  ennemies par de promptes embuscades sur leurs arrières.  Certes un stratège vous dira que je suis un peu loin derrière... Mais sait-on jamais ! Si l'ennemi, soudain, décide de contourner? Personne n'y a pensé...Hein ? Puis les affrontements  face à face entre armées, c'est pas trop mon truc. Trop de risques...On a vite fait de se prendre un coup. Non, non, moi je préfère me cacher dans la forêt et me faire un  camouflage avec des tas de petites branches  pour surprendre l'ennemi là où il ne s'attend pas.


Vint la nuit. Et alors que la chouette hululait, j'entendis soudain du bruit.... Clang, clang clang clang clang, clang, clang, clang, clang, clang, ....En fait beaucoup de bruits...
Des hommes armés !  cinq d'ailleurs ! Dans un bruit de pièces métalliques s'entrechoquant. Tu vois je te l'avais dit...Bon je  m'attendais plutôt à les voir passer dans l'autre sens...De pas en voir aussi. Ça m'a surpris.  Je réalisai soudain avec stupeur et effroi ma situation.
-Zut, je suis cerné.

Je décidai d'un repli stratégique en visant précipitamment un buisson.
Et alors que le silence revenait et que le hibou faisait
...Cling, cling, cling...  Je levai la tête soudain.
- M'a l'air seul celui - là ...Déduisai-je, en murmurant et distinguant uniquement de mon oreille experte et affutée la différence entre le précis et léger "cling, cling" que j'entendais à présent du tintamarre "clang, clang" précédemment évoqué
Et je ne me trompais pas :
Bouclier sur le dos, épée dans le fourreau, pas de doutes : Un soldat isolé, sûrement !  Perdu, déserteur ? Hum...Voilà ma chance.

-A l'assaut  !  ...dit le bosquet.

Et dans un élan héroïque, je me décidai a écrire un nouvel épisode épique qui restera fort probablement  ignoré, du combat pour la liberté contre les féroces soldats qui pillent volent assassinent, mais je m'égare...Et d'une souplesse de félin compensant un corps frêle, je fis un saut magnifique que j'enchainai  aussitôt par une roulade victorieuse, entremêlé avec mon adversaire, sur la litière d'humus jusqu'à capitulation de l'ennem..Humm...Gloups

- Bonjour damoiselle ...
-Vous êtes bien charmante ...
- Dites vous voulez bien être ma prisonnière ?

Citation :

27-10-2009 04:10 : Vous vous êtes battu avec **** (coefficient de combat 1), qui essayait de vous résister. Vous avez triomphé, l'obligeant à vous ouvrir sa bourse.

27-10-2009 04:10 : Vous avez racketté ***** qui possédait 10,35 écus.

******

La damoiselle ne répondit point à mes avances et sans demander son reste continua son chemin;
Elle me donna l'aumône en guise de bourse. Juste de quoi manger et boire. Je boirai un jour à son souvenir.
...Impérissable.


Mais depuis, les chemins sont restés déserts.
Et à la lueur de l'aube me désespère, quand du haut de son grand chêne on entend le coucou.
Il répond au hibou
Coucou hibou
Coucou coucou coucou


Vise d'une pierre.

tchoc !

Coucou coucou coucou


Fichtre, quelle drôle de guerre...

Demain sera un jour meilleur !



*****

Rou-rou , rou-rou

Ouvre un oeil

-Qu'est-ce que c'est ?

[ Un pigeon  banane ! ]

Code:
Bonsoir vil messire !

Je vous lance un défi ..

Celui de m'avoir une seconde fois ( me croiser dans vos Mémoire et vision ou/et me brigander une nouvelle fois )

je serai votre prisonnière !

Les jeux sont fait !

- Je saavais que je lui avais plu!
Sourire en coin.
Regards croisés avec le pigeon. Ses yeux  rouge sang semblaient sonder mon esprit.
-Un piège tu penses ?
-Hum...A voir, mais je ne peux me défausser.
C'est pas tous les jours que les victimes donnaient  de leurs nouvelles...

*****
Profond dans la forêt, frémissement des feuilles.
Ombres épaisses, plus de gazouillis.
Seulement le chant d'un coucou.

Au pied d'un grand chêne, un fossé couvert de ronces.
Dissimulé, une silhouette d'obscurité semble assoupie.
A peine troublée par le piaillement continu de l'oiseau solitaire.

Des pas écrasent les feuilles séchées.
Il les entend maintenant s’approcher.
La silhouette glisse.
Et dans la futaie encombrée et dense,
Mes yeux observent...

Mon cœur bat...
Cette fois-ci je l'inviterai à une danse.
Mais soudain de marche, le pas se fait course.
L'ombre fuit.

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Leamance
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Sam 29 Mar - 15:23

Izaac aime 

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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Dim 30 Mar - 18:52

[Juillet 1458 : préposé au péage routier en Savoie]

Aelig a écrit:
-  La Savoie c'est jolie, mais plutôt raide dans les côtes.

Ou quand les trivialités occupent l’esprit d’un  voyageur  fatigué de cheminer à une enjambée derrière le capitaine, celle d’un géant dirait un œil expert en la matière.
Le jeune Aelig versait également dans la randonnée pédestre, la pratique du mouvement forcené, la théorie de la circonvolution continue. Mais en beaucoup moins carapaçonné. Affublé pour cela d’une tenue souple, qu’on aurait dit infanterie légère ou comme celle du chasseur, mais sans l’alpin.


-  Pas faute d’avoir  le pied arpenteur,  mais  mille mètres de dénivelés , ben…ça vous fait le pied arpenteur boursouflé !


Aelig  marchait sur des ampoules comme l'on marchait sur des oeufs. Et il jurerait qu'un esprit farceur s'amusait à alourdir son sac de pierres.


- Et question de pieds, j'en connais  un rayon ! j' ai arpenté bien du pays, savez :  du grand, du p'tit et même  de ceux qui ne sont pas répertoriés sur les cartes ou dont on a un mal fou à en ressortir...


Aelig s'était perdu une fois en forêt d'Anjou


...Mais des aussi pentus, jamais !


Là  son désaveu :  c'était la première fois qu'il voyait les Alpes,  les montagnes même… C'était comme l'Océan :  ça, non plus il n’avait jamais vu.

Et dans le petit vent frais, annonçant les prémices de l'hiver qui  faisait déjà descendre les troupeaux des alpages au son de la douce mélodie longue et monotone  du chant du pâtre, sa  Majesté la montagne se laissait découvrir, trônant fièrement dans sa pleine gloire.
Ébahi par ce spectacle merveilleux, il était. De quoi éveiller chez Aelig la fibre poétique :


- C'est beau, Capitaine, c'est beau…

Aelig a écrit:
Revers de la main chassant une blatte, l'autre tenant  au bout d' un bâton une pomme cuite, d'la belle franc-comtoise  mûre et pelée grillant sur la braise d'un bivouac matinal. Et soudain,  assoupi tel l'agent dormant,  voila notre bonhomme réveillé qui  fait le bond d'un diable en boîte, une envolée  presque ...

- Une mine ?! Foutrecouille !  L'ancêtre a la boule qui fond au soleil  !

Nom d'un fieffé harpailleur !  c'est son crâne qu' est miné ! Je savais  la marmite fêlée, mais c'est le petit bouillon qui  se fait la malle maintenant !


Voila qu'le Cendres  nous fait l'orpailleur, Jason et les  argonautes et..et...dans l'exploitation minière !  A son âge,  j'croyais qu'une boule de cristal qui fait de la neige lui suffirait comme souvenir, mais maintenant, non seulement il veut de  l'or , mais les galeries avec !

Ainsi c'était pour ça qu' l'vieux bouc  nous  expédia  ici tantôt  faire la parade militaire, le défilé dans les cols, en prenant les cols  par le défilé.  Mais  une mine, v'la une autre paire de manche, surtout quand on a pas la pioche au bout !


Moi je vous dis, les savoyards...vont nous prendre pour des fondus, hein, capitaine….capitaine ? Flûte, je parle tout seul

La carapace trônait bien devant le petit feu, mais le Raoul n’était point dedans.

Capitaine ! Vous êtes où ?

Raoulleglabre a écrit:
[le dos à la scène, le ventre face à... C'est quoi comme arbre, ça d'ailleurs ?]

'Tain, même plus moyen d'être tranquille.


Pipi !

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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Mar 1 Avr - 9:38

Aelig a écrit:
Un peu plus tard, où  lorsque les quatre graines furent dispersées dans le vent,   l'on retrouve le Capitaine Campanule et le sergent Pâquerette, fleurs tisant

Capitaine, je vais vous raconter une drôle d'histoire qui m'est arrivé la nuit dernière. Ou plutôt, d'une étrange vision.
Pourtant, vous savez  qu'j'suis pas du genre  imbibé et j'vous assure que j'aurais préféré, plutôt que boire de l'eau et tout me souvenir.

Donc, c'était par  clair de lune, le couvert déjà installé sur le bord de la route  lorsque  soudain,  voilà que j'entends venir au petit trot.  Un cavalier !  Je me relève promettant d'épouser la p'tite dame bonne fortune pour son présent et j' me cache derrière un rocher pour ne point être vu en attendant qu'il sorte de la brume. Voyez la scène, prêt à bondir et faire peur au canasson pour qu'il lâche le Saint-Bernard dessus.  

Mais v'la que celui-ci se met à rossignoler,  j'vous raconte pas ! On aurait dit une voix d'outre tombe! Et je m'y connais dans le chant des volatiles: Celui -là faisait plutôt dans le Rossignol martyrisé,  le curé en voie de canon-isation, quoi. Là c'est moi qu'avait les foies. On aurait dit que c'était le diable en personne qui goualait ! Je priai alors que le cavalier ne me voit pas, faisant le signe de croix i tout.

Mais la curiosité, vous savez, celle de vouloir voir l'horreur en face,  je ne pu réprimer mon envie de mirer quel drôle de diable pouvait bien passer à c't'heure...Et qui j'ai  vu soudain sortir de la pénombre ? Le patron !  Une trogne de terreur sainte ! J'vous raconte pas l'horrible  surprise ! J'en avais le sang glacé. J'me suis dit : c'est  pas possible!  il est mourant, alité à Genève!... Alors subitement,  j'ai pris conscience de la funeste augure qui se présentait devant moi : Le Cendres est  mort !  Ses cordes vocales  aussi ! Ca ne pouvait être que le fantôme du patron qui v'nait me visiter et me tourmenter ! Et là j'me suis dit : Malheur ! Va t'il venir  nous hanter toutes le nuits et  chanter les vieux tubes rouillés comme ma grand-mère paternelle  jusqu'à c'qu'on obtienne cette foutue mine? 'Parlez d'un chantage ! J'en étais refroidi comme d'la barbaque morte. J'ai pas bougé de la nuit , effrayé et  gambergeant sur le macabre sort qui me tombait dessus. Plus jamais je ne dirai quelque chose de méchant sur le vieux !

Puis les lueurs de l'aube sont venu éclaircir mes pensées  et je me suis dit finalement que mon esprit était tourmenté et devait me jouer le carnaval . La fatigue, vous savez à force de veiller la nuit comme une chouette, la main baladeuse, quand vous cauchemardez  éveillé.  J'me dis que dormir me ferait du bien. C'est pas possible qu'il soit mort le patron. Il a peut être la tête qui flanche, mais la couenne est dure. Enfin, ces histoires de fantômes... c'est bon pour les petites vielles, ce ne sont que superstitions, hein ?

- Tiens, j'avais pas vu.  Il y a une lettre de Cendres.

- ?

Capitaine, je pourrai rester à côté de vous cette nuit...?


Citation :
Il y a quelque temps, en chemin, vous avez croisé Cendres,

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iZaac
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Mar 1 Avr - 9:43

Izaac aime 

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Mar 8 Avr - 9:19

Paquerette a écrit:

Le carnaval était en avance, on entendit d’ici, en haut dans les cols,  qu’ un grand bal masqué se tenait actuellement dans la capitale et on trouva là opportunité à notre affaire afin de se mêler à la foule sur la place incognito. Inspiré, Aelig décida de se déguiser en pâquerette, sobriquet dont il fut affublé par le vieux à la tête chancelante, optant ainsi pour un pourpoint, des chausses et un doublet, le tout vert, une couronne à pétales blanches et un loup accessoirisé venant faire office de masque.
Il n’y avait pas à dire, ça lui donnait un  style.




Et guilleret, Aelig alla s'enquérir promptement auprès de ses acolytes sur son déguisement
- Pensez vous que je ferai sensation au bal ? Que je trouverai ma Reine des champs ?

Campanule : - Hein ?

Coquelicot : - Un bal ? C’est une idée ! Peut-on y aller par la suite ?

Orties : - On migre pas pour l'bal, t'vas porter l'papelard, pis c’est L'Raoul l'Reine des Champs.

Campanule : - D’ailleurs, j'me demande bien pourquoi nous agissons à couvert.

Pâquerette :  Quand bien même, la prochaine fois, on ne laissera pas le patron choisir nos pseudonymes !



Descendu sur la place, il ne tarda pas à trouver un enfant hilare en le voyant et  au prix d’une bonne fessée suivie d’une piécette, lui confia le message afin qu'il le transmettre au duc de Savoie. Quand à lui, il placarda une copie pour qu’il soit bien visible aux yeux de tous, avant de se dissimuler dans la foule. Enfin, la chose se révéla  point si aisée que prévu dans cet accoutrement  à l’heure du marché...

[rp]

Vôtre Grâce, Duc de Savoie,
Mesdames, Messieurs les conseillers,
Gens de Savoie, des plus grands aux plus humbles, aux nains les plus fortunés.


Salut.

Nous représentons les intérêts de l'une des plus grandes fortunes de l’Aristotélité après le roi Levan et l'empereur JohnLongSilver ,
j’ai nommé Messire Cendres de l’Aube, domicilié temporairement à la pension des Lilas, chambre n°7 , Genève,
Parrain(raturé) Patron de la famille des Ambuleurs, compagnie marchande importatrice officielle de Calva en Maine et Anjou,
voir numéro d’enregistrement, agrément et raison sociale au dos du manuscrit.
Et c’est au nom d’icelui que nous nous adressons à vous en vu d’une affaire qui peut vous débarrasser d’un épineux problème et
satisfaire les caprices de notre commanditaire alors que les faibles lueurs de vie qui animent encore ses yeux malicieux vacillent,
signe d’une extinction prochaine, voir une fin de race. Et pardonnez en cela si notre demande peut paraître surréaliste,
le vieux (raturé), Messire de L’Aube, par son âge avancé est devenu sénile, mais nous avons à cœur, si farfelue qu’elle soit,
de remplir sa dernière volonté.

Bref, pour en venir au fait, nous avons appris qu’une mine d ‘or , aux environs du bourg d’Annecy est fermée.
Nous en avons déduit que celle-ci n’était plus rentable voir épuisée, fort coûteuse, écroulée ou simplement n’en aviez plus aucune utilité.
Et justement notre patron souhaiterait s’en porter acquéreur, car parmi ses différentes activités nombreuses et fort variées,
icelui fût jadis un puissant apothicaire qui longtemps trompa ses mécènes en transformant du fer en or,
mais notre alchimiste souffre à présent de tremblements chroniques, d’une baisse de la vision et
il est devenu moins risqué de tirer de l’or à la mine que du fer.
Néanmoins, notre homme est plus animé par un caprice que pour en tirer un quelconque revenu. Ainsi, l’acquisition de
cette mine le rendrait heureux et vous débarrasserait par la même occasion d’une mine inutile.
Vous objecterez sûrement : mais pourquoi nous ? ici ?
Simplement qu’à l’instar de l’Emmental dont il est friand, en Savoie il y a plus de trous.

Ainsi, envisageant l’impossibilité d’acquérir une mine par la force, n’ayant point la volonté d’en changer la souveraineté
ni de l’exploiter, et au vu de l’état de décrépitude avancé de notre commissionnaire, nous vous demandons
uniquement de bien vouloir céder la propriété du sol , des sous-sols, des chariots et des étais de la mine d’or
mentionnée plus haut au nom de Messire Cendres de l’Aube, pour un bail de cent ans signé par les soins  de votre Gracieuse main,
pour une somme symbolique d’un écu.

Et si cela peut vous aider à vous décider sans craintes, votre peuple pourrait se méprendre et jaser sur votre geste,
vous mentionnerez, par clause écrite en caractère minuscule au bas du contrat,  le retour de la pleine propriété de celle-ci
au duché en cas de décès du propriétaire, ce qui est proche, vous pouvez nous croire, notre bonhomme n’étant pas prêt de ressortir
de sa pension à l’heure où nous vous parlons, sinon les pieds devant mais avec le sourire béat car
vous aurez fait preuve d’humanisme en répondant au dernier souhait d’un vieillard à l’article de la mort,
et là est toute la quintessence de notre histoire.

Si vous avez des questions sur les termes et les conditions de la donation, vous pouvez négocier avec nous les modalités
par poste restante ici même.

En vous remerciant par avance, de l'attention que vous voudrez bien porter à notre requête, ainsi que de votre compréhension,
recevez, Votre Grâce, nos salutations.

Signé C.P.O.C.
Quelques griffonnages suivant la signature, Campanule, Pâquerette, Orties et Coquelicot.

P.S. n°I : Si vous pouviez rapidement donner suite positive à notre demande, avons le contrat déjà pré-rempli.
C'est pas pour vous brusquer mais le vieux s'rait content et nous enfin libre !

Signé Pâquerette.

P.S. n°II  : Si le cas de votre refus se présentait, nous le prendrions très mal , car si nous rentrons bredouilles,
sans mine pour notre Cendres, non seulement, il en sera miné, mais il en trépassera sans attendre son heure,
ce qui nous causerait beaucoup de chagrins, n'ayant point encore certitude de l'attribution de ses possessions par testament.
Et dans tel cas, fini la diplomatie, on dépiote, on dégraisse, on affame ! Et nous disposons pour vous faire changer d’avis
de la puissance  d'une rangée de bombardes de l'armée Campanule des cols  et de la vélocité toute gracieuse de l’ armée
Coquelicot des talus, deux corps rompus à la guerre asymétrique, vétérans de nombreuses batailles passées et à venir,
pour tenir le siège.

Signé Campanule.

P.S. n°III : Si c’pas trop vous d'mander, ' faudrait également nous r'filer sept nains polyphones triés sur l'volet pou' travailler
pou'un binouze, pis un' duchesse déchue qui n'soit pas en froid avec sa belle-mère pou' le poste d’intendante.

Signé Orties

P.S n°IV : Si vous pouviez également rajouter de l’emmental, avec beaucoup de trous. Merci.

Signé Coquelicot


[/rp]

[Khel]

Citation :
Kehl va voir l'affiche, puis ayant vu les signatures gribouillées, il regarda qui était déguisé en fleur pour le bal. Justement il y en avait un qui faisant semblant d'être un passant qui passe. En rentrant il faudrait voir s'il n'y avait pas des patients qui s''étaient échappés de l'hospital, ou des gamins précoces et qui faisaient l'école buissonnière.Une fleur qui semblait attendre de se faire cueillir.

Bonne chance ! Les politiciens ont toujours besoin d'argent mais un écu, faut pas les prendre pour des niais non plus ! Quand votre aristochat cendré sera mort, elles lui serviront plus à rien, ses piécettes, alors autant échanger ce qui ne lui sert plus contre ce qui ne nous sert plus... Et en plus vous n'aurez pas à vous torturer pour découvrir où est passé son héritage !

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Leamance
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Mar 8 Avr - 10:14

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Aelig
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Sam 2 Mai - 22:41

Dans l'Armée su Prince de France, Azharr de Montesier. Siege de Dôle, avril 1463.

Azharr a écrit:
La garde Suisse ? Restez devant ma tente et veillez sur ma cassette précieuse ! Y'en a pour une belle petite fortune et..intense réflexionEt vous savez quoi ? En fait on va inverser, Maria, Aelig, avec moi ! Do, Caminho, vous faites les planctons ce coup ci !

Même jour, même heure, mais pas tout à fait dans la tente, plutôt à 10 lieues en amont, attablé dans une auberge, sur la route, devant les délices de la gastonomie franc-comtoise : cancoillotte, comté, brési, vin de jura, bière, saucisses , sans oublier les bulots, qu’Aëlig engouffrait afin de lui faire oublier la cure sévère  imposée à la cantoche de l’armée royale.

- Vous  êtes suisse non ?

Interrogea la tenancière du lieu, une matrone sans âge, poitrine imposante et bassin large, intriguée par l'accent du seul client de la soirée.

Scrontch !  scrontch !
- Ah ben,  vous êtes français alors  ?

Mastiquant.

-Ch'ais p'us..
- Ah ca y est, j'y suis ! Vous êtes alsacien !
- Alsachien ? Connais pas che canton...Ch'est pas chez les  Bourbines, cha ? Foulez fous bien me reserbir de ce Bin délicieux, s’ilbouplaît ?

Reprenant le pichet et remplissant le verre de son hôte.

- Et qu'est-ce qui vous amène par chez nous ?
S'essuie la bouche d'un revers de manche.
- J'accompagne l'p'tit Prince, Madame.
- Qui ça ? Quel Prince ?
- Ben, Hazard, Hagard, Lazard...Comment qu'il s'appelle déjà? Enfin Montpensier,  le Prince de France ! Il vient faire la guerre avec  son armée, l’Azuréenne…
- Ah bon ? Fit la dame en fronçant les sourcils et passant d'une mine affable à celle marquant l,inquiètude. Dites voir, vous n'êtes quand même pas venu piller toute mes provisions et me voler ma vertu au passage, j'espère !?
- Non pour euh ...le viol quoi…
-Alors comme ça, on se bat dans la forêt de Chaux actuellement ?
-J'fais une pause.
- Et vous êtes seul ? Parce-que, je veux dire, où sont les autres soldats ? Où est l’ armée ?
- Moi j'suis pas soldat j’suis d’la protection rapprochée du p'tit prince,  la Garde Suisse, Corps d’Elite Madame ! Mais on a été forcé…Bien que nous nous plaisons à faire dans l'expérimental, voyez, le concept est novateur, même le Pape n'en a pas encore…

Incrédule :

- Et c'est assis derrière une table que vous comptez le protéger ? Vous allez me dire que ça aussi c'est expérimental ?
- Je suis derrière, dans le cas,  comprenez, une supposition, que l'ptit Prince recule, qu'il soit poursuivi, et ben j'suis  là !
- Parceque le Prince compte venir aussi s'installer dans  mon auberge avec son armée et y prendre repas ? Dites, faudrait pas prendre non plus mon établissement pour un champs de bataille !
- Non, lui, il est parti s'installer à la Capitale. Il est plus relais et chateaux, C’t’un Prince !
- Mais dites voir…vous n’essayez pas un peu de vous jouer de ma tête, parceque, si votre prince s'est installé à Dôle, pourquoi l’attendre ici ? Dissimulé dans mon auberge, à l'arrière-garde.
- Question de point de vue….
- Point de vue ?
-Si le Prince recule, alors l’arrière-garde deviendra l’avant-garde. Et là, Crac ! Le premier qui vient lui toucher un ch’veu, j’le coupe en quatre !
-Et supposons qu’il batte en retraite vers Poligny, votre Prince…
Pourquoi Diable irait-il  à Poligny ? Y a que cinquantes pelés là bas, en comptant les vaches. Vous croyez que le Prince a fait tout le déplacement  pour chercher des paillettes dans le cul des vaches ? C’t’un Prince !
-Enfin, je note que vous ne savez absolument pas si votre armée va venir par ici.
C'est une supposition, moi j'peux pas dire que l'armée du Prince va venir ici, j'peux pas savoir, je suppose…Faudrait que je sois dans l’armée pour le savoir, j'suis pas devin, même si Déos me cause dès fois, et encore, j’comprends pas tout…
- Mais comment vous pouvez rester  ici sans savoir si, justement, pour que vous le sachiez, il aurait fallu que vous soyez dans  son armée ?
-Pouvez répéter ?

Les poings sur les hanches.

Et alors, donc, pour résumer le tout... vous vous battez  seul, en soupant dans mon auberge, sans savoir si votre armée repassera pas ici... Voilà bien une curieuse manière de combattre ! Dites, vous voulez vraiment me faire avaler cette craque-là ?!
Mais moi,  je combat pas j'vous dis ! J'protège le Prince qui lui se bat. L'Garde Suisse j'vous d....

L’aubergiste, irritée, de trancher une fois pour toute.

CERTES !  Mais pour protéger VOTRE PRINCE  efficacement, il aurait été mieux de RESTER dans SON ARMEE !

-Ben oui...Mais J'ai glissé...

30 avril.

Joyeux bordel ! Étions jetés dans la bataille, mirandoliens et sortis de celle-ci, spartekeliens. Un observateur, non averti, notera donc, côté impérial, qu'il restait plus de soldats à la fin des combats qu'au début, et avec ça, plein de couleurs.
Les coups de théâtre, on connaissait dans les armées hélvètes : une fois, à Fribourg, on chargea du mauvais côté et on se retrouva au milieu de la salle de la Diète, en pleine séance plénière, même que ça gueulait, vous auriez dû voir...Mais là, avec Maria, on avait pas tout suivi : la veille, on attendait face à la muraille, à la dextre du Prince, à l'aube on ne savait plus trop bien dans quel Ost nous étions, et en prime, on avait perdu le Prince dans la manoeuvre, qui comme nous le savions, avait fondu sur le dos des bandes du capitaine Namaycush. Avec Maria, Nous aussi, ça nous avait surpris. On avait bien essayé de suivre le mouvement, au contrebas des remparts, chacun une extrémité d'échelle sous le bras, mais dans la mêlée, une échelle, ça coince.


Citation :
25/04/1463 04:07 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "*Memento Mori*" dirigée par Gwenhwyvar

Au petit matin, entre deux tirs de pigeons, on pouvait donc entendre hurler au loin, le Carmin blessé :" Sa race, samère la puterelle ! Comment j'vais lui pourfendre sa face à c'bouffon ! Puis les autres de répondre de concert : "Paix ! Paix !". Mais de paix, il n'y en a point. Article 52 de la profession de Foi de l'Eglise Aristotélicienne Réformée.
Alors on a bougé, on a dû partir, bifurquer, on a dû s'enfuir, s'éclipser, on a dû disparaître...pour réapparaître...*A Poligny exactement, 47 habitants, vaches comprises. on l'avait dit ailleurs. Et là, surprise, deux armées campaient aux portes. A vingt lieues de Dôle. Sûrement pour la tenaille. Du coup, il fallait revoir le recensement à la hausse : soit 5 soldats par vache. La première affichait bannière teutonne (armée, pas la vache) et deux têtes boulonnées vinrent jouer devant eux quelqu'air martial :

- Ausweiss bitte ! Babiers z´il bous plaît.
- Noush, espagnolès, dé Castille i Léon ! Noush vendedores ambulantes y express...
- Sisi.

Au loin.
- Tiens ? Ils sont de retour les deux rigolos ? Vous aviez des remords à m'abandonner ? hein, dites moi que c'est ça ! C'est pas le chemin pour le Maine par ici.
- Maria, à trois, quand je te dis : cours, tu cours ! et ne tu ne t'arrêtes pas avant Genève !


Citation :
Avant-hier, en chemin, vous avez croisé l'armée "l'Azharréenne" dirigée par
Azharr, un groupe composé de Cyriaque. et de Jasona , l'armée "1. badisches Banner" dirigée par Markart et Aislinn.

*MC Solaar

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Sam 2 Mai - 22:53

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Dim 3 Mai - 14:53

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Lun 4 Mai - 9:23

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Dim 11 Déc - 15:48

Vieux rp retrouvé.

Don_aelig a écrit:
[Genève, une semaine plus tard, le temps d'une ellipse ]

-Section de la Cardabelle, ce soir nous montons aux murailles ! En ce dimanche du 1er septembre 1461, l'Empire contre-attaque. Et nous n'attendrons pas le retour du jeudi pour repousser l'ennemi des portes de la ville.

-Monsieur Aelig, je vous en prie, vous n'allez pas encore tout me cochonner comme la dernière fois ! s'exclama la bocane.

-Madame, l'indépendance de la République de Genève, réunie au sein de la Confédération Hélvétique, nous est formellement reconnue par la Déclaration d'Indépendance du 1er janvier 1456. Contesteriez-vous ce fait ?

- Je ne conteste rien. Je vous demande simplement de ne pas tout casser comme l'autre fois.

- Oh..Si vous parlez de juin 1459, où les croisés avaient investi la place, il s'agissait d'un cas de force majeure. Mais rassurez-vous, ils ont été chassés, sans barbarie inutile il est vrai. On n'a coupé que les mauvaises têtes. Le soldat Bartholom ici présent peut témoigner. Sur l'honneur ! *

La bocane haussa les épaules.

-Bon, ce soir nous nous deploierons sur le chemin de ronde du côté de la Porte Neuve. Et d'après les instructions du Général Cromwell, ratifiées par le Contre-Général Maethor, nous nous battrons nus...comme Spartacus . Je vous dis pas la portée symbolique de la chose. Préparez vous, compagnons, à entrer dans la littérature !

Alors, voici nos rôles :

Maria ! Une fois en haut des remparts, tu hisseras ta bannière culottée...

Si tu peux rester dans l'échauguette ?

Hum...T'as raison, je soupçonne l'italien d'être polisson et le teuton escaladeur.


- Oui Barth ?

Pourquoi tu as une feuille de vigne et Raoul une feuille de chataignier ?
Euh...Parc'que c'est Raoul...Il est plus grand. Barth ! Tu seras affecté à la préparation de l'huile bouillante.

Pourquoi faire une salière ?


- Quant à toi Raoul, tu armeras la couleuvrine pour faire le tir de contre-charg...

((( (( (BAOUM) )) )))

Crrraaak !

Keuf keuf keuf
teuh ! teuh ! teuh !
ReuheuheReuh


- Monsieur Aelig ! Je vous demande : par quelle convention confédérale vous vous donnez le droit de ramener un canon dans mon établissement et de tirer en plus ??!! Regardez moi ça ! vous avez encore tout démoli ! J'vous avais dit de ne pas transformer ma taverne en souk !

- Mais c'est pas moi... C'est Raoul.

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Dim 11 Déc - 17:33

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Dim 11 Déc - 20:21


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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Lun 12 Déc - 8:57

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Raoul
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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Lun 12 Déc - 18:44

Ça y est, c'est encore de ma faute...

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    Lun 12 Déc - 19:43

Ben oui, pourquoi What a Face ?

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MessageSujet: Re: [RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".    

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[RP] Le journal d'Aëlig, dit "Le Musardier".
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