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 [JdR] Le carnet d'Izaac

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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 20:58

Chancelier Varden, je présume ?

Izaac s'était perdu dans les Pyrénées : il parcourut les rives de l'Adour jusqu'à se retrouver au bord d'un lac. Le 14 décembre de l'an de grâce 1457, dans cette contrée béarnaise d'où il épuisait moult ramiers, Varden le rencontra.

Venez-vous me faire des reproches ou m'assassiner ?

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Dernière édition par izaac le Sam 8 Déc - 19:04, édité 1 fois
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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 20:58

Varden a écrit:
*Sic* ... Chancelier Varden ... Il y avait bien longtemps qu'il avait quitté cette fonction qui l'avait vu échouer.

Le Chancelier que j'étais a démissioné il y a de cela plus de trois mois. Vous avez du être le dernier à recevoir une lettre que j'ai pu signer de cet attribut, vers la fin août, début septembre si je ne m'abuse. La démission ôte tous droits d'user d'un titre qui n'est pas à soi. Vous pourrez vous dispenser donc d'en orner un nom qui ne le mérite pas.

Froncement de nez, voilà qu'il s'envolait comme une hirondelle au printemps ... A bas le lyrisme ... Toujours pas de pomme ...

Varden suffira.

Sourire au coin des lèvres tout de même ... La plaisanterie diplomatique était la meilleure, de loin celle qu'il préférait.

Vous assassiner ? Quel gain aurait le Béarn à vous voir mourrir ? Et puis, vous m'avez déjà tué ... En faisant de ma démission une affaire militaire, en m'associant à la pire vermine qui soit, lâche et corrompu, le Sieur Yohann, qui se rappelle à notre bon souvenir loin d'ici qu'il est désormais. Oui, Sire Izaac, je suis mort un matin de novembre où depuis de longues semaines loin du Béarn j'ai entendu mon nom associé à une des activités que j'exècre le plus ... La guerre.

Un silence ... Que dire ...

Pesanteur évidente ou quand le sol souhaite vous attacher à lui ad vitam ...


Je me suis fait davantage de reproches qu'à vous même, ignorant de mon départ de la Chancellerie que l'on ne vous aura pas signifié à l'heure où vous m'accusiez d'un silence insultant.

Mais il ne sera pas dit que je vous aurai laissé ignorant de toutes choses Excellence Izaac. L'on s'est joué de vous ... Et l'on s'est joué de moi ... Et regardez, les cieux eux même pleurent d'une pluie sans fin de voir les frères Béarnais et les frères Genèvois mourrir sous les remparts de Pau la tourmentée ...


Pas de verger à Tarbes ... Et toujours cette envie de pomme ... Oh que ne donnerait il pas pour un peu du soleil de Mauléon ...

Je viens m'excuser tout d'abord, de ne pas vous avoir signifié mon départ de la Chancellerie et ma mobilisation en Languedoc, dupé que vous futes de m'écrire des lettres que je n'ai jamais lues et auxquelles personne n'a daigné répondre.

Mais également, je viens comprendre où se situe notre avenir désormais. Et la source du savoir ...

... C'est vous.


Index pointé vers l'homme au regard intelligent, il y repensa. L'assassiner ? D'un coup de bâton peut être ... Ou bien avec une truite pêchée à la volée ... D'un croche pattes ?

Il aurait fait un bien misérable assassin.

Quoiqu'avec un petit caillou et une fronde fabriquée à l'emporte-pièces ...

Non mieux ... Une arbalète ... Et une pomme ...

Ah oui, une pomme.

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iZaac
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 20:58

[Là où l'on réchauffe sa carcasse à la chaleur d'une bonne flambée, parce que, et monsieur Varden ne me contredira pas, je l'espère, il vaut mieux être au chaud et au sec, qu'au froid et mouillé]

Un peu plus tard, donc. Parce qu'une pinte de salive économise un gallon de sang, dit-on.


Savez-vous, monsieur Varden, que chez moi aussi, nous avons eu des soucis avec nos pigeonniers ? Figurez-vous que l'an passé, une vilaine épizootie nous avait décimé nos ramiers. Il est vrai que j'avais un peu forcé sur la santé de mes bestioles. Pour satisfaire l'appétit gargantuesque d'un ami amateur de ces choses, nous importions à l'époque pas mal de fraises hors saison, venues par petits colis aériens de Valencia, où j'ai un ami alcade fort serviable. Don Rodrigue, vous connaissez peut-être ? Non ? bon, bon... Les cassettes restaient trop lourdes et les épuisaient, j'en ai perdu une bonne trentaine. Et comme vous le savez certainement, le char à bœuf, ce n'est pas l'idéal pour ces fruits délicats. J'ai du me lancer dans l'élevage de ciconia ciconia, vous savez, ces grands échassiers marocains ! pour suppléer à la défaillance de mes pigeons. On m'avait dit que ces grands migrateurs transportaient des bébés quelque fois. Je dois vous confesser, monsieur Varden, que je ne suis point si crédule, ces légendes sont bonnes pour mes amis alémaniques [...]

Je passe la suite, parce que sinon, je vais me retrouver à faire parler seul le vieux genevois. Et comme je souhaite tout de même conserver un lecteur, je me propose de développer plus tard l'expérience aviaire genevoise si d'aventure quelqu'un reste intéressé.

Vous prendrez un bol de soupe chaude ?

Meister Pedro ! Ens porta... un plat de sopa, t'ho prego ! Vous verrez, elle est délicieuse,

qu'il ajoute le vieux, après s'être essayé laborieusement à une variante du patois local. Il avait eu le temps d'apprendre à Tarbes, même s'il se doutait que Pedro, l'hostellier était aussi béarnais que lui champenois, vu que sa fille, Chimène, elle, était catalane immigrée et confessée.

Mais je vois que je commence à vous ennuyer... Vous m'en voulez d'avoir porté la guerre chez vous, je le sens. Je ne cherche à convaincre quiconque du bien fondé de l'usage des armes, je ne goute que fort peu cette extrémité, je dois dire. Elle me fait marcher, et me donne des grosseurs purulentes aux orteils lorsque mes souliers sont mal lassés. Mais enfin, comme disait notre bon Guillaume Tell que l'Empereur, feu le père de Jean Long d'Argent, je crois bien, eut jadis le tort de prendre pour une pomme, la guerre n'a qu'un but, la paix.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 20:59

Varden a écrit:
[Là où l'on ne contredit pas, autour d'un bol de soupe, au chaud, au sec, une sorte de richesse oubliée.]

Chabadabada ... Chabadabada ... PomPomPom ... Chadabadaba ...

Qui donc ? Don Rodrigue ? Ah non, en effet ... Cet espagnol là il ne le connaissait pas ... Peut être de la famille à Don Diego d'Aragon ...

Un bol de soupe ... L'aurait pas une pomme plutôt Meister Pedro ?


Volontiers.

Ponctué d'un sourire, et tendant l'oreille à cet exécrable patois.

Quel est ce dialecte si ... folklorique ?

L'ennuyer ? Mais non, mais non, qu'allait il chercher là ? Taratata ... Voilà de bien sombres propos qu'il ne voulait pas entendre ...

C'est une conception particulière.

Gouter la soupe avant de poursuivre. Hey ! C'est qu'elle était bonne !

Hmmm ... En parlant de pomme. Non pas que je souhaite abuser mais serait il possible d'en avoir une ?

Guillaume Tell ... Ainsi vont les légendes du temps ... Elles restent en exemples ou bien en tâches ... Il est à craindre que la guerre, déraisonnée, que nous vivons tous deux, ne se révèle une marque honteuse pour les générations à venir.


Le regard sombre. L'histoire s'écrivait par les actes des hommes, et ceux auxquels ils avaient pu assister ces derniers temps n'étaient en rien glorieux.

Qu'avons nous à gagner dans tout cela ? Je ne vois que chaos et souffrances dans notre avenir. Eclairez moi je vous prie sur ce que vous envisagez, vous qui avez un tant soit peu d'influence auprès des Genèvois.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 21:00

Ce que j'envisage, monsieur Varden ?

Les longues moustaches d'Izaac repoussaient doucement, depuis qu'il se les était taillées court, pour qu'elles passent le bassinet cabossé qui lui servait de heaume. Depuis le temps que la guerre durait...

Ssssslurrrrrppp !

Mais je vais mourir monsieur Varden, je vais mourir car tel est le capricieux désir de la régente de France et de l'Infâme romaine.

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Mon bras qu'avec respect tout Genève espère
Mon bras, qui tant de fois a sauvé sa Lumière
Tant de fois affermi le trône de sa foi,
Trahit donc ma faiblesse, et ne fait rien pour moi ?


Izaac repose le bol sur la table, la flambée crépite dans l'âtre de la grande salle vide.

Je suis fatigué, monsieur Varden. On m'appelle à Genève et je peux point m'y rendre. L'on me dit désormais que l'Église oppose désormais son veto à mon retour. Elle a juré ma perte et annonce l'orage sur mes compagnies et ma patrie. Elle chasse sur ses universelles terres l'impudent genevois qui osa relever le gant qu'elle nous jeta en avril quatorze cent cinquante six de l'an de grâce de notre Seigneur Deos.

Je n'ai pas peur de mourir, monsieur Varden, et vous le savez fort bien. Si je vois la noirceur de l'aigle romaine, je sais aussi que quelque part au bord d'un lac, aux pieds de mes montagnes, une lueur luit et ne s'éteindra pas. Votre Coms n'a plus vingt ans. Il sait que rien n'est plus possible désormais sans le scel de de la basilique Saint Titus.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Jeu 17 Déc - 21:00

[Quatrième article de Foi. Sur Cinquante-deux quand même... Le Très haut transmet ses commandements par les rêves et par le verbe. Où l'on constate que dans les grottes pyrénéennes, il s'y passe de drôle de chose]

Le sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé par Déos dans une ville du Béarn du nom de Lourdes, à une jeune fille qui n'avait pas encore trouvé chausson à son pied. L'ange entra auprès d'elle et lui dit :


Sois joyeuse, toi qui a la faveur de Deos, le tout-puissant est avec toi !

A ces mots, elle fut troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'envoyer divin lui dit :

Sois sans crainte, car tu as trouvé grâce auprès de Deos. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera grand et sera appelé fils de Deos. Le Seigneur lui donnera le trône de Navarre ; il régnera pour toujours et sa descendance n'aura pas de fin.

Comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge ?

Qu'elle minaude, la pucelle béarnaise. Et le Lion de Juda, merveilleux messager de Deos, lui répondit :

Il viendra sur toi !

Izaac se réveilla brusquement. La sueur perlait sur son front. Un mauvais rêve surement. Une jeune femme , dans une grotte, à Lourdes, et qui cause directement avec Deos et ses anges... La chose ne fait pas très sérieux, convenons-en.


Ça sent la boulasse pour la dame ! et le bucher aussi, si l'histoire s'ébruite.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 19 Déc - 11:19

Varden a écrit:
Long silence ... Regard perdu dans le vide comme pour puiser ses mots au plus profond de soi. Il y avait comme un sentiment d'estime pour cet homme mêlé à une aversion profonde ... Avec des "si" Varden aurait pu apprécier l'homme à sa juste valeur mais le présent était autrement. Pendant que d'autres perdaient leur temps à se disputer des postes, des places dorées, des titres mérités ou non, peu importait après tout, lui essayait de résoudre l'épineux problème du Béarn.

De son fait ? Peut être. Toujours est il qu'il n'avait voulu ni de la guerre, ni insulter Genève ... Curieuses conséquences face à une volonté de paix et de tolérance ...


S'agit il vraiment de mourrir Messer Izaac ? S'agit il vraiment de vivre ? La mort n'est pas une finalité, mais je ne goûte guère à la savoir sur le pas de nos portes ...

L'Eglise vous interdit de rentrer à Genève et vous vous exécuteriez ? Allons, Excellence, ne faites pas de moi un être plus idiot que je ne le suis ... Depuis quand vous souciez vous des injonctions de Rome ?

Non ... Quelque chose, ou quelqu'un vous retient si loin de Genève, ici en Béarn. Ma question est quoi ? ... Ou qui ?


Long soupir et boire un peu de sa soupe avant de reprendre son cheminement ...

Certes ... Le Béarn est orgueilleux et quand la Comtessa Caro Maledent de Feytiat a fait résonner les trompettes de la victoire sur les Lions, le Béarn s'est pavoisé ... Certes, il fut mal avisé de dire à ceux qui succédèrent à ce Conseil qu'il était futile, désormais, de discuter avec vous notamment ...

Finalement, nous avons commis une montagne d'erreurs et je fus le premier à en faire. J'essaye de réparer mes fautes, je suis le chemin de la rédemption. Je sais que tous n'ont pas pris cette optique en Béarn et continue de vous mépriser protégés dans leurs armées de pacotilles ...

Donneriez vous votre vie pour châtier ces quelques impudents à qui les notions de politesse et de courtoisie ont été retirés dès la naissance ?

Il n'est pas de morts utiles Senher Izaac, mais la votre, pour cette guerre serait une idiotie sans fin !


Finir sa soupe et en revenir au fait de sa visite ... Pour obtenir une réponse espérée ...

Qu'attendez vous ? Vous et vos compagnons ? Qu'y a t-il en Béarn que vous n'ayez pas encore eu et qui vous retienne ici ?

L'homme était malin et cultivé, mais il faudrait un peu de sincérité dans leur jeu d'échecs ... Peu lui importait qui gagnait, qui perdait, il voulait comprendre ...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 19 Déc - 11:23

Ce qui me retient ici, monsieur Varden ?

Eh bien outre que trois de mes gens croupissent encore dans les geôles procédurière de votre juge Acar, outre que certains de mes soldats sont encore alités, outre enfin que lorsque l'un d'entre-eux, qui a eu le bonheur de croiser seul une armée de chez vous, a bien vérifié par l'expérience que vos armées sont en mode faucheuse d'hérétiques, et bien... j'ajouterai toutefois qu'étant venu en guerre, et que toute bonne guerre se conclut par une bonne paix. Je repartirai donc en paix avec le Béarn. Ce serait fort impoli de faire autrement entre gens civilisés. Il suffit à votre gouvernement de reprendre les papiers que vous avez laissé votre bureau, en août dernier.

Bon, pour mon soldat qui s'est mangé 45 jours en se cognant sur votre armée la semaine passée, je dois dire qu'il est alémanique et un peu... sourd à nos belles langues romandes. Il n'avait pas compris les ordres que nos capitaines avaient laissés. Il est un indécrottable romantique, comme il sied aux gens de sa race. Die Vogel sind auf die baumen... Vous connaissez ? Enfin, juste pour vous dire qu'il est sans dessus dessous depuis qu'il a perdu la Grenouille, une amie à lui qui ne fréquente pas les bénitiers de chez vous.

On a un souci aussi avec les espagnols. Ils ne supportent pas nos rations helvétiques de combat et son fort agités en ce moment. Désagrément gastrique, il parait.

Pourquoi je ne rentre pas chez moi, monsieur Varden ?

Ahh oui, j'oubliais les armées étrangères qui interdisent le passage à mes compagnies.

Comme vous le savez, monsieur Varden, nous sommes petits, nous autres genevois. N'en déplaise à ceux qui agitent l'épouvantail léonin pour grandir assez le péril militaire et faire de nous le monstre sans nom que la régente de France entend égorger, avec un certain curé assassin de notre connaissance dans ses armées, il semble. Nous sommes petits et nous nous battons avec les armes des proscrits. Évidemment, cela, on l'appelle vilainement pillage, brigandage, et autres cruautés innommables... Alors que ce ne sont que bastailles et bonnes torgnoles rugueuses qui font mal là où cela doit faire mal. Vous n'imaginez pas le nombre de petits garçons que l'on m'a fait manger. Les archives de Rome sont toutes pleines de mes crimes odieux.

Nous autres genevois devons être vraiment redoutables pour attiser ainsi tant de haine contre nous. Privilège de la pratique de la guerre asymétrique, moderne et nocturne, assortie d'une foi inébranlable en la réformation de l'Aristotélité qui semble assez terrifier Rome et ses suppôts pour que quelques combattants déterminés, à des lieues de chez eux, méritent une Croisade, je dirais.

Genève avait les moyens de résoudre avec le Béarn une affaire politique et judiciaire qui ne concernait qu'eux. Tout était bien avancé entre mon capitaine, Melian Du Lys, et votre comtesse Caro. Aujourd'hui, les choses échappent à Pau parce quelques excités du goupillon ont hurlé à la mort jusque sous les fenêtres de Rome. Je suis ici parce que l'Église a décidé de faire d'ici mon tombeau, monsieur Varden.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 19 Déc - 11:23

Varden a écrit:
A l'intérêt manifeste du jeune Comte pour son interlocuteur se succède une moue désabusée et quelques rictus de mécontentement. Il irait à l'essentiel. En corrigeant quelques notions au préalable ...

Vous maniez le verbe avec éloquence mais permettez que je ne puisse vous laisser mépriser notre Souverain ainsi. Il n'y a pas de Régence à la tête du Royaume de France et si la délégation de certaines tâches internes permettent à son Altesse Armoria de Mortain d'agir au nom de la Couronne, elle n'en aura pas été la première.

Il est de ces hautes fonctions qui inspirent jalousie et mépris. Je sais que vous n'utilisez aucun de vos termes par hasard, et je puis comprendre pourquoi vous parlez ainsi. Mais j'ai un Roy, il fut présent à Compiègne quand l'Artois osa tenter de mettre la main dessus une énième fois et cela nul ne saura le démentir.


Réfléchir, entre possibilités et utopies ... Faire le tri ...

Vous voulez la paix, je doute que le Béarn n'aspire à autre chose que cela également ... Mais regardez bien, où est votre guerre ? Où sont vos oriflammes ? Où ont vos armées ? Ce qui fut fait au Béarn, le fut sans panache et sans gloire par les méthodes des brigands et des pillards ... L'amalgame devint réalité quand on voit que les cibles n'étaient ni les dirigeants, ni moi, ni Yohann mais bien le Peuple que vous avez finalement asservi et mis dans un profond désarroi ...

Quelle image offrez vous aux Béarnais ? Pensez vous faire ici une terre conquise par des méthodes si couardes ?

Une guerre, cela se mène, armées en formation et oriflammes flottant au vent. Nous n'avons vu que mercenaires et voleurs de trésors. Qu'importe l'avenir du Béarn, qu'importe l'avenir de Genève puisque vos poches sont pleines de l'or des Béarnais, et que nos élevages se meurent, que nos récoltes deviennent rares et nos ressources disparaissent ?


Se lever, car le temps était venu. Une rencontre fort instructive même s'il restait des questions sans réponses ...

Je vous le dis Senher Izaac, vous faites cette guerre seul, le Béarn n'est pas en guerre, le Béarn a été pillé et son Conseil renversé par des personnes se comportant comme des rustres et des brigands sans foi ni loi. Ces gens sont maintenant recherchés comme tous les pillards ... Ceux de Reims, ceux de Dijon ... Voilà ce qui empêche toute paix, car on ne négocie pas de paix quand l'on n'est pas en guerre. L'on traque juste ceux qui volent l'argent du peuple, tuent les animaux du Comté, et détruisent les mines.

Une guerre, ça se mène avec un minimum de respect et de considération pour le peuple et pour son adversaire. C'est bien pour ça que j'ai toujours tout fait pour que le Béarn soit épargné par ce fléau. Vous avez manqué à tous les principes même d'une guerre honnête et légitime.

Partez, allez chercher Yohann, il n'est plus ici. Et s'il vous faut même mon exil, alors demandez le. Vous aurez une réponse.


Varden s'inclina devant le Sieur afin de le saluer.

Je ne prendrai pas plus de votre temps si précieux Excellence. Je vous remercie pour votre accueil et votre compagnie. La pluie a cessé et il est temps que je me hâte à rentrer, ma mule n'est pas des plus véloces ...

Un signe de tête au tavernier, déposer quelques pièces pour la soupe puis se diriger vers la sortie ... Il n'y avait plus de lieu sûr pour ces hommes ... Comment pouvait on en être arrivé là ?

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 19 Déc - 11:24

Quelle curieuse idée vous vous faites de la guerre, monsieur Varden.

Izaac observait le paladin béarnais. Là, c'est ce que l'on appelle le choc des civilisations. Coté helvétiques, on avait observé les florentins et les condottieres milanais, ceux-là qui font la guerre des bombardes aux boudoirs. L'Homme au centre du monde, ce nouvel humanisme reléguait les anciennes batailles au rang d'antiquité, digne certes, mais dépassées. Décidément, le royaume de France vivait encore au temps du bon roi Arthur. Des oriflammes au vent, des rangs caparaçonnés de chevaliers se jetant les uns sur les autres, piétinant la piétaille au passage. Une guerre comme aimait la faire jadis, les nobles, les preux. Une guerre sportive en somme, où l'on va la hampe virile, fièrement nouée de l'hommage d'une dame. La guerre n'est-elle qu'une ordalie pour quelques barons à la susceptibilité capricieuse ? Deos n'a-t-il que cela à faire que de satisfaire les honneurs froissés ? La recette était pourtant ancienne, Roland le paladin s'était fait occire pas bien loin de là, par un parti de fiers basques en guenille, au détour d'un col enroché de pièges.

Chez mes frères alémaniques, il s'écrit plus justement que la guerre est la poursuite de la politique par d'autre moyens. Lorsque l'on n'est plus entendu, le bruit des lames sur les cuirasses sont comme les cloches de l'église. Un glas pour certains, l'angélus pour d'autres.

C'est sans aucune haine que nous autres genevois faisons la guerre, monsieur Varden. La guerre n'est qu'un outil. Les vôtres sont preux, ils m'ont navré bien des amis. Ils savent se battre et sont courageux. Nous savions cela avant de venir ici. Vos hauberts brillent plus que nos guenilles, est-ce pour autant que nous sommes privés de venir présenter nos requêtes ?


Un pigeon épuisé et néanmoins helvétique se posa sur le rebord de la lucarne, pas bien loin de la table. La porte ouverte par le dignitaire béarnais lui laissa le loisir de venir porter ses puces et sa vermine jusque dans les pattes du vieux chancelier genevois. Il décacheta le pli et le lu rapidement. Des nouvelles du monstre du Lac. Nous en reparlerons plus tard, probablement.

Monsieur Varden ? La guerre est l'affaire des hommes d'aujourd'hui. Nous sommes aux XVème siècle, que Diable ! Il n'est plus temps de se chagriner parce que l'autre vous sert un plat qui ne convient pas à votre palais, ne trouvez-vous pas ?

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 22 Déc - 21:04

Varden a écrit:
En toute courtoisie, Varden avait laissé passer le volatile ...

Non, sérieusement, Varden fut un peu surpris par le vol précis et vif de l'animal venant choir aux pieds d'Izaac. Il était plus que temps, l'homme avait des affaires à régler, Varden une épouse à retrouver ...

Une dernière phrase le retint ...


C'est pourtant un flot de miséricodes qui s'abat aujourd'hui sur le Béarn.

Rien ne justifie le chaos et la mort. Et aucun mots, alémaniques, françois ou encore hispaniques, ne sauraient le contester.


Un sourire triste vint accompagner la dernière phrase du Chancelier.

Je me chagrine pour mon peuple et je cherche une issue respectable pour nous tous ... S'il y en a une. Et il semblerait que je n'ai guère le goût pour les mets étrangers apparemment ...

Varden se retourna vers la porte d'où le froid provenait et s'engagea sous le ciel déjà bien obscurci ...

Adishatz Excellence Izaac !

Un au-revoir pour combien de temps ? Quelques murmures en se dirigeant vers sa mule ...

Nos destins sont liés. Nous nous reverrons.

Et de reprendre le chemin vers Pau, avec un âne rassasié ... Âne et Varden, on lui avait conté la parodie genèvoise en place de Pau, il avait ri de la coïncidence. Cela faisait longtemps qu'il existait un âne Varden, bien avant que tous ces gens ne foulent la terre Béarnaise, et jamais il ne se serait offusqué qu'on le mette ainsi en scène ...

Son amie Lara aurait apprécié la justesse de la pièce et ils se seraient étonnés à connaître à la pâle copie de ceux qu'eux même avaient imaginé par le passé.

Sourire amusé à ces pensées. Comme un rayon de soleil au beau milieu d'une nuit sans lune ...

Il était temps d'aller chercher une pomme à croquer ...

Envie de pomme toujours ...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 22 Déc - 21:05

Telya a écrit:
Citation :
A l'honorable Isaac , chancelier de Genève
De la part de la Duchesse de Chaligny

Bien le bonjour messire

Je viens vers vous , au travers de cette missive , car je m'inquiéte grandement en tant que Béarnaise de la tournure que prennent les événements en ce comté.

J'ai su , ne me demandez pas comment , que Le Comte varden et la Vicomtesse Eugénie de Varenne vous avez contacté en vue de négociations.

Je ne sais ce qu'ils ont pu vous dire ou vous proposer mais je veux que vous sachiez que ces personnes n'ont aucune légitimité pour prendre décision en ce comté , hormis la légitimité qu'ils veulent bien se donner .

Tout accord par ce biais et l'entremise de ces personnes serait caduque .

Les seules personnes qui pourraient negocier de façon utiles sont le Régent , la Comtesse et la chanceliére Rose de Plantegenet qui brille par son absence depuis le début des hostilités.

Le Régent va vous dire qu'il ne peut prendre aucune décision du fait justement qu'il s'agit d'une régence avec toutes les contraintes que cela entraine . La comtesse , hélas , s'est vu evincé on ne sait trop pourquoi et ne peut donc plus intervenir de maniére efficace. Rose a montré sa compétence ....

De fait , il ne vous reste donc plus qu'à entendre qu'un nouveau conseil soit en place pour debloquer cette situation et parvenir à un accord qui convienne à tous.

Je voulais simplement vous mettre en garde contre certaines personnes qui ont tendance à se croire plus importantes qu'elles ne sont et qui ont mis le Béarn , par leurs actions passées , dans la merdaille ou il se trouve aujourd'hui .

Varden qui avec son sens inné de la diplomatie a tellement froissé Genêve qu'ils ont decidé de nous envoyer leurs armées et Eugénie , comtesse absente , indécise , qui a su diviser le béarn sans l'aide des armées genevoises.

Cordialement

Telya d'Harlegnan , Duchesse de Chaligny

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 22 Déc - 21:05

Rrrroooouuurrrrrooouuu... Cloc !

Hein ! ? Quoi ? Qu'est-ce ?


Un pigeon scellé façon plomb diplomatique, lourd donc, vint se cogner contre la lucarne de la petite chambre du vieux. Comme il n'était point rancunier malgré sa bosse, il roucoulait tendrement. Celui-là, Izaac le reconnut. Choumi, son ramier de compétition. Celui-là avait fait Genève Tarbes en moins d'un jour. Assis sur la literie pyrénéenne, bonnet de nuit sur le chef, il décacheta le pli. Des nouvelles de la maison. C'est qu'elle ne brulait pas, c'est déjà ça.


Citation :
Nous, Debenja von Riddermark, Franc Comte, demandons au nom du parlement de Franche-Comté à Messire Yohan65 de se livrer immédiatement aux autorités de genève pour répondre de ses crimes lors de la Croisade contre Genève.

Si dans un délai de deux jours, Messire Yohan65 ne se rend pas aux autorités comtoises ou helvètes, nous le déclarerons persona non gratae et le traquerons sur nos terres.

Fait à dole le 20 décembre 1457
Au nom du parlement
Debenja von Riddermark
Franc Comte


Un large sourire fendit la trogne du vieux. C'était pourtant pas sorcier. Quand on fait quelque chose, on provoque des critiques chez trois catégories de personnes : celles qui font la même chose ; celles qui font le contraire ; et surtout celles qui ne font rien. Les béarnais apprendraient bien un jour. Les frontières de la république de Genève étaient enneigées. Les français se feraient de gros oignons à traverser les cols par cette saison. Ils auraient pu penser à s'occuper des leurs, avant de s'aventurer dans une seconde croisade hasardeuse au pays des libertés et des cors des alpes. Promis, si les béarnais le permettaient, il serait là pour la suivante. Le vieux enfonça son bonnet et se rendormit. A chaque jour suffit sa peine, et c'était bientôt la fête du petit Christos. Il allait falloir ramener des cadeaux à pas mal de gens et il ne fallait pas compter sur les gens d'ici pour les ristournes.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 22 Déc - 21:06

Mieux vaut s'adresser au bon Dieu qu'à ses seins... Quand y'en à marre, y'a......... Eugène ?

Citation :
De Tarbes,

Pape Eugène,

Copies à Vos éminences, et au Camerlingue,

Je prends la plume aujourd'hui pour vous écrire respectueusement. Je serai aussi bref qu'il m'est possible. Je vais faire un effort. Je suis Izaac, chancelier de la république de Genève. Je suis aussi ce que vous appelez bêtement un « hérétique », mais bon, là n'est pas le sujet de mon mot, ce jour. Genève fait la guerre en Béarn pour des motifs tout autre que religieux. Or, on me dit très officieusement que Rome, vous donc, Pontife, interdit que les béarnais cherchent une résolution à ce conflit avec nous. Comme la princesse de France parle de lever les saintes armées contre ma cité, qui en a vu d'autres, je m'adresse à vous directement, ça ira plus vite.

Si le loisir d'Armoria est de bruler ses "hérétiques", qu'elle aille le faire en Béarn, elle en trouvera des pas pleutres, qui accepteront volontiers de lui montrer de quel bois il faut les chauffer. Qu'elle cesse toutefois de venir importuner ma cité, les alpages et tracasser nos voisins impériaux qui ont bien d'autres soucis que de se torturer les méninges sur la nature des guerres saintes ou pas de son Altessissime régente vanillée de France. Ce n'est point querelle de religion qui est en train de se faire là bas, mais braises qui s'enflammeront, et qui ravageront l'Aristotélité, si la Princesse continue à vouloir chercher des noises à tout ceux qui ne lui déroulent pas le tapis pourpre. Dans l’Empire, je dois dire que c’est le privilège de son Altesse, l’Empereur Jean Long d’Argent. Chez nous autres helvètes, elle peut aller se brosser, nous sommes des hommes et des femmes libres. La seule pourpre que nous accordons, elle est pour nos votations en plein air. Même quand il faut un sale temps.

Je prie votre sainteté, et ce n'est pas toujours comme ça que je vous appelle croyez-moi, alors voyez-y une parole mesurée, pour une requête hautement sérieuse. Je prie votre Sainteté, de bien vouloir rappeler Armoria à plus de raison. Il est déjà assez difficile de vivre sereinement au contact de certains des vôtres chez nous, des plus fervents aristotéliciens romains, sans avoir une sévère envie de leur ficher une bonne torgnole tel le bon père de famille à son fils imbécile, pour qu'il soit inutile d'en rajouter les français, guère connus pour leur capacité à se donner de grands gouvernants. Qu'Armoria descende de ses talonnettes, je vous en conjure, elle va nous mettre tout l'Empire et le royaume de France sans dessus dessous.

La république de Genève est souveraine, et terre de libertés, et il n'est pas criminel d'être croyant en la réformation de l'Aristotélité chez elle. La pratique des cultes est réglée par des lois équitables qui partagent l'usage de l'église dite cathédrale et laissent deux jours aux romains, alors que les réformés ne disposent de son usage que le vendredi. Si aujourd'hui, l'évêque de Genève ne pratique pas sa messe dans la cathédrale, c'est qu'il se refuse à accepter la légalité de ce simultaneum. Cet irrespect de nos lois est toutefois toléré tant qu'il n'y a pas de provocation outrancière de la part des "romains". Comme l'avoyer Guidrion a fait voter un décret d'amnistie et de paix religieuse, toute messe qu'il ferait dans l'église cathédrale Saint Pierrot seraient une provocation illégale, il le sait et s'en dispense donc. Que les français, et vos oies pourprées ne se servent pas de l'épouvantail léonin pour justifier ce qui n'est qu'une tentative criminelle pour imposer le culte romain, exclusivement. Enfin, si Genève use de mercenaires, et parmi eux des sicaires du Lion de Juda, c'est que Genève est un petit État qui n'a pas le loisir de s'offrir de belles oriflammes à chaque caprice de sa princesse. Genève entend qu'on respecte sa justice et use des armes qu'elle a -l'usage de spécialistes du pillage en est une, la compagnie de mercenaires du Lion de Juda n'a d'ailleurs plus commis le moindre forfait en Confédération Helvétique depuis près de deux ans, et s'est montrée patriote exemplaire quand il s'est agit de défendre la république de Genève-, pour empêcher tout au moins, ceux qui ont commis des crimes sur son sol, de s'établir sereinement et odieusement sous les yeux de tous. Enfin, la confédération helvétique n'a pas à être tenue responsable de la politique de Genève, nos institutions confédérales garantissent la souveraineté des cantons. Attaquer l'ensemble de la confédération, c'est un acte hautement injuste et un pécher devant Deos. Franchement, c’est mal.

Saint Père, il n’est de Deos que Deos. On dit chez moi qu’il transmet ses commandements par le verbe et par le rêve. Je suis fervent aristotélicien, je rêve que vous entendiez ma requête. Libérez les béarnais qui craignent plus la terreur qu’inspire les saintes Armées de vos cardinaux que nous autres genevois. Faut-il que le châtiment que leur promet l’Eglise soit infernal, pour qu’ils soient devenus tel Loth abandonnant Sodome et Gomorrhe sans se retourner. Deos est amour aussi, Saint Père. Je me permets de vous alerter humblement, monsieur Eugène, la morgue de certains au sein même de votre grande Eglise met en péril la Création. Plus que le message d’amour d’Asphodelle, ce sont les cris de haine de Yohann qu’on entend, ici-bas. Autorisez les béarnais à mettre fin à la guerre contre nous. Et surtout dites à Armoria de rentrer chez elle compter les bijoux de sa couronne sans venir en chercher chez moi dans les alpages. Comme mon voisin dit chez moi sur le Salève, chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

Respectueusement

A Rome, la veille ou presque de la fête du petit christos.

Izaac,
Chancelier de la république de Genève


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Mar 22 Déc - 23:17

L'es pas gonflé le Vieux...

allez, j'insiste pô...

cheers

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Sam 26 Déc - 22:29

--Preboist a écrit:


Solu du !

Lo t'éscribé por du digo qué la furia franchésé esta im Burgonda Comta. Vuelven passar acrosse le col de la Faucille, problimenté. Wat ich mache con los ciconia ciconia si les franchésés crapahutan sobre le Salève sur Genève ? Yo plantar des sapins todo around l'ermitage, por la Haus zu verstecken, pero, sometaïme, les franchésé avoir necessitado de bois por se calorer cet hiver si la guerra sera longua.

Bacino de Genf, Der Alte

Préboist

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 27 Déc - 14:51

Deos a écrit:
Izaac ! Lève toi et marche !

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 27 Déc - 15:04

[Où l'on voit que la pêche n'est pas toujours de tout repos]

Naannnn

Izaac ! Prends ton bâton et porte ma parole.

Suis fatigué Seigneur ! et p’is de toute manière ils ne veulent pas écouter…

Izaac, je vais me fâcher ! Tu répètes avec moi ! Allez ! Il n'est Deos que Deos… En disant : « croyez en moi », le très Haut a voulu que ?


Silence irrévérencieux.

Izaac ? Que quoi ?

Grumpf…

BRRRRRrrrrrrrraaaaAAAAAAaaaaaoooOOOOOOUUUUUMMMM !

Noooooooooooon !


Citation :
27-12-2009 04:17 : Votre bateau prend l'eau de toutes parts, il faut le changer !

Je t’avais prévenu Izaac !

Regard noir d’ici-bas vers la haut.

Je vais devoir rentrer à pieds maintenant, Seigneur ! Si seulement je n’avais pas oublié ma mule...

Ça te fera les pieds, va.

[...]

Attendez ! Attendez ! Aidez-moi Seigneur ! Quand même... Après tout ce que j'ai fait pour vous...

Ahhhh, tu reviens enfin à plus juste sentiment à mon égard… Là, regarde Izaac, ta mule !

Où-ça ?

Là !


Un rayon de soleil vient caresser l’orée du bois. Le vieux regarde dans la direction du doigt de Deos. Sifflement.

Mais c’est un merle ?

Sous le merle !
d’un ton agacé. Deos s’agace des fois, vous savez.

Y’a pas d’mule sous l’merle, Seigneur !

Mais siiiiiiiiiii !

Ah ben j’vois plus l’merle…

Tu vois la mule ?

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Au dessus !

Ahhhhhhhhhhhhhhh oui, j’vois l’merle.

Ben voila !


Silence. Alors Izaac ?

Oui Seigneur, oui…….. Il n’est de Dieu que Dieu… En disant : « croyez en moi », le très Haut a voulu que la vie entière des fidèles fût l’antichambre du Ciel… Cette parole ne peut pas souffrir des prescriptions d’une Autorité, telles qu'elles sont exigées par le prêtre et le seigneur. Aucune prescription d’Homme n’est légitime… Le Très haut transmet ses commandements par les rêves et par le verbe…C’est pourquoi le vrai croyant doit se défier de ceux qui usurpent la parole divine, et ce jusqu’à l’entrée dans le royaume des cieux. Gnian gnian gnian…

Izaac !

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Dernière édition par izaac le Sam 25 Juin - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 27 Déc - 15:29

[ Very Happy j'suis mort de rire Izaac, j'adore ]
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 27 Déc - 21:38

Zut, j'aurais aimé l'écrire, celle-là...

Allez, pour le fun...


cheers

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Ven 1 Jan - 13:26

Citation :
[Le gamin s'avance prudent et timide vers le grand gaillard. Pau, veille de l'explosion des urnes par Petit Frère]

Dis ! Dis !

qu'il fait en tirant la manche du géant.

Dis ! Dis ! c'est quoi un réformé ?

Regard suspicieux du colleur d'affiches de PetitFrère sur le mouflet... Dis ! c'est quoi cette bouteille d'embrouilles ?

Une chtite exploration synthétique de la nature hérétique de la réforme ?

La réforme aristotélicienne est une hérésie pour l'Église Aristotélicienne Romaine, n'en doutons pas. Nous autres croyants en la réformation de la foi aristotélicienne refusons le clergé, nous refusons les sacrements administrés par le curé. En outre, les réformés adoptent Averroes comme troisième prophète, au même titre que Christos et Aristote, le plus important par les acquis qu'il a laissé, et non par nature. Averroes complète. Les réformés sont donc légitimement des aristotéliciens, mais de confession réformée. La majorité d'entre-eux étant genevois, on peut parler de réformés de confession genevoise. Il existe d'autres confessions, en Guyenne en particulier. Il y a un hiatus avec eux au sujet du Salut, mais bon, ils retrouveront le bon chemin.

Le Lion, quant à lui, pourrait être comparé à un OMR de la réforme, si les réformés se reconnaissaient une Église. Ce qui n'est pas le cas, les sicaires sont donc simplement les plus fondamentalistes des réformés. Or l'EA condamne tous les hérétiques réformés également. Qu'ils soient fondamentalistes et guerriers ou non. Certains ont donc droit au fer et au feu, d'autres... pareil. Mais ce n'est pas proclamé aussi vigoureusement, probablement pour ne pas s'aliéner la majorité des confédérés helvètes, très attachés aux libertés dans les alpages. Ce programme de destruction est l'un des complots vicieux de l'Église, qui derrière un visage avenant, défenseur des lois du siècle, cache le sombre profil d'une institution cruelle, hypocrite et sans aucune pitié pour ceux qu'elle décrète "hérétiques". La pire hérésie est la réformation aristotélicienne puisqu'elle s'attaque aux conceptions fondamentales du socle de Rome : l'Institution, proclamée gardienne exclusive du dogme - c'est dans le credo romain -. Ainsi, les spinozistes ne sont si pas dangereux, puisqu'ils se construisent "à coté" de l'Aristotélité, comme des étrangers. Ils ne sont dès lors pas combattus avec autant d'ardeur vindicative, non point parce qu'ils ne pratiquent pas le pillage "ignoble des sicaires", comme on cherche à le faire croire à la basilique Saint Titus, mais bien parce qu'ils ne menacent pas l'Institution romaine.

Le dogme réformé se complète chaque jour puisqu'il est de nature prophétique. Selon les réformés, il n'est pas interdit de penser que d'autres prophètes viendront après Averroes. C'est fondamentalement différent du dogme de l'Église de Rome qui s'est érigée en gardienne des prophéties d'Aristote, qu'elle a proclamé ultime prophète. Selon les réformés, c'est pour mieux confisquer la parole de Deos, le blasphème suprême de l'Église. Celui-là justifie la lutte à mort contre elle, selon les sicaires.

Le dogme réformé s'enrichit donc de l'exégèse des nouveaux venus et de leurs rêves. Un jour peut-être y aura-t-il des clercs réformés, mais aujourd'hui, il n'y a aucun ministre du culte et cela créerait une branche concurrente dans la réforme. Il y a simplement des lecteurs, simple témoins sans pouvoir sacramentel lors des cultes, des mariages ou des baptèmes, comme Kirkwood ou Izaac, ou Sancte, ou Sanctus... etc...

Le dogme s'inspire des textes aristotéliciens anciens et sacrés comme le livre des vertus mais également le kitab al nour - le livre de la lumière des averroistes - et des rêves - Deos parle au croyant par les rêves. Ça arrive d'ailleurs souvent à Izaac, il en a parlé à sa mule, Inge. Quand Deos a autre chose à faire, il envoie aussi ses anges. L'un en particulier est une sorte d'ange merveilleux, un lion ailé. Allez savoir pourquoi, il adore Cromwell. Deos a souvent autre chose à faire ces derniers temps.

c'est clair ou bien ?

Ou bien... On peut révérer un être doux et délicat comme PetitFrère, grand, beau, qui sent bon le sable chaud.


Un réformé mon petit ! Et bien un réformé c'est un gars qui en a !

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Ven 1 Jan - 13:26

Citation :
De Tarbes,

Monsieur Vanitas,

Je n'abandonnerai pas les soldats perdus du Béarn. Après s'être gargarisé de l'acceptation honteuse par ma cité de ce qu'ils étaient venus chercher, les soldats d'Armoria viennent nous retrouver pour le Jugement. Je resterai mourir avec eux, sachant que Genève les a reniés.

Nombreux aujourd’hui ont peur d’employer des mots comme la fidélité, l’honneur, l’idéal ou le courage. Sans doute ont-ils l’impression que l’on joue avec ces valeurs – et que l’on joue avec eux. Ils savent que leurs aînés se sont abîmé les ailes. Je voudrais leur expliquer comment les valeurs de l’engagement ont été la clef de voûte de mon existence, comment je me suis brûlé à elles, et comment elles m’ont porté. Il serait criminel de dérouler devant eux un tapis rouge et de leur faire croire qu’il est facile d’agir. La noblesse du destin. humain, c’est aussi l’inquiétude, l’interrogation, les choix douloureux qui ne font ni vainqueur ni vaincu.

Que dire à un cadet ? Peut-être, avec pudeur, lui glisser dans la paume de la main deux ou trois conseils : mettre en accord ses actes et ses convictions ; pouvoir se regarder dans le lac sans avoir à rougir de lui-même ; ne pas tricher, sans doute la plus difficile, pratiquer et tâcher de concilier le courage et la générosité ; rester un homme libre.

J’ai toujours essayé de récupérer les débris de mon existence pour faire tenir debout mon âme. Même en prison et réprouvé, j’ai cherché à être heureux.

Un ami m’a dit un jour : « tu as fait de mauvais choix, puisque tu as échoué ». Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié.

Je tiens le courage en haute estime car il me semble contenir toutes les autres vertus.

Je crains les êtres gonflés de certitudes. Ils me semblent tellement inconscients de la complexité des choses Pour ma part, j’avance au milieu d’incertitudes. J’ai vécu trop d’épreuves pour me laisser prendre au miroir aux alouettes.

A Genève

Izaac

ps : c'est pas de moi, c'est du plagia complet. Et j'ai même pas honte...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Ven 1 Jan - 13:27

[Où l'on découvre la grotte de Médous]

Grottes de Médous, merveilles souterraines dans les Pyrénées. A une demie lieue de Bagnères de Bigorre, dans la vallée de Campan, sur la route du ... On s'en fiche. Stalactites qui tombent, stalagmites qui montent, couloirs et petits bassins et grands bassins et eaux froides et eaux chaudes aménagés pour quelques curistes du cru et les touristes suisses. Parfait pour les rhumatismes et les rencontres dans les vapeurs transpercées par la lumière avare de quelques lampes.

Sifflotement.


Tifortou and touforti...

Quand on est là incognito, on communique en langage de guerre, en langue codée, en anglois en somme.


Mi and iou and iou and... mi ?

Ressifflotement

Tifortou and touforti...

Are iou ?

Iou are ?

regards entendus.

Ouère ize bigue moustache ?

[...]


Vous ne préférez pas que l'on continue en françois ?

Et c'est ainsi que débuta, selon les légendes bien entendu, sous le regard bienveillant de la Très Sainte Église Aristotélicienne, les conversations secrètement secrètes et préliminaires aux négociations du règlement de la fin des hostilités entre les béarnais et les hérétiques qui ne savaient plus trop bien s'ils étaient compagnie régulière genevoise ou redevenue franche depuis qu'à des lieues de là, leur gouvernement avait tourné casaque, parce que six ou sept très saintes armées avaient eut la délicate attention de venir se geler les ripatons au bord de la grande eau helvétique. Des lopettes, ces genevois...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Ven 1 Jan - 13:28

[Quelque part, plus tard, dans la campagne béarnaise, une ferme isolée, gouvernement provisoire des suisses en campagne]

Sergent, allez portez ceci au capitaine du Lys.


Citation :
De Tarbes,

Capitaine,

En ces premiers jours de l'an nouveau, je suis au regret de t'apporter de bien tristes nouvelles. Les armées romaines et françaises arrivent pour réveiller la guerre en Béarn. Elles ont quitté les remparts de Genève, il y a deux jours et traversent le duché de Savoie. Les contacts que le régent Chilou a initiés avec moi au même temps sont un leurre ou voués à ne jamais aboutir. Acar des armées dites saintes doit accompagner Chilou alors même que Rome a à nouveau changé d'avis et vient nous porter le fer au cœur et le feu au Béarn. Nous allons à nouveau devoir reprendre les armes.

J'ai appris pour PetitFrère. Son suffrage est la gloire de Deos ! Tu féliciteras pour moi cet homme d'une exemplaire douceur. Que des palois lui accordent leur vote et leur confiance est un signe du Ciel. Une partie du Béarn est las de ses gouvernants. PetitFrère, tel l'Hercule des légendes leur promet de détourner l'Alphée dans les écuries d'Acar. Il est un jour prochain où ils seront forcés de causer fort à leurs princes avec les mêmes armes que ce capitaine Lucasd et ils doivent savoir que nous serons là pour combattre à leur coté. Le vent se lève et les yeux s'ouvrent après un trop long sommeil.

Vois, je te prie, si l'on peut envisager bientôt de reprendre le castel de Pau et lever la milice de la cité pour le conserver, cette fois. Que dit ce palois des hommes qu'il te promet ? Le penses-tu homme de bonne foi ? Vois également avec les sicaires de Cromwell et les compagnies de Guyenne de l'amiral Sancte.

Tu sais je crois, que les nouvelles de Genève ne sont pas bonnes. Nous devons nous retrouver pour en discuter. Sors de Pau par le chemin habituel et retrouvons-nous aux grottes de Médous. J'ai besoin de connaître le moral des reitres. S'il se confirme que Genève renie ses soldats, alors, nous allons devoir nous débrouiller seuls. S'il doit en être ainsi, alors, je te promets d'ouvrir les écluses du Ciel.

A Pau, le premier,

Izaac

Le suisse prit le pli et salua. A l'extérieur, le froid saisissait la respiration et le renvoyait en grosses fumées hors des naseaux du gaillard. Il se dirigea d'un pas preste vers la rivière et roula la missive codée dans la petite bouteille prévue à cet effet, sous le ventre de l'un des brochets de combat genevois introduits subrepticement dans l'Adour. Les suisses usent également de l'arme biologique...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet d'Izaac   Dim 10 Jan - 21:59

[grottes du Médous, le berghof, quelques temps plus tard]

Je te dis que le sport, l'excellence de la compétition que prône Tatoumi peut s'opposer à ton éducation physique, égalitaire, vouée au plus grand nombre !

C'est pour les lopettes, je te réponds !


Meuuuhhh non ! Un bon match de Soule, ça le fera je te dis.


Izaac regardait son interlocuteur dubitatif.

Et ils vont aligner qui en face, tes béarnais ? Ce Monsieur Acar est un homme qui me méprise et avec lequel je ne veux point avoir de rapports .

Écoute Izaac, fais pas ton fribourgeois. Tu sais bien qu'on est là pour un moment. Et je te dis qu'un bon match de soule, ça nous fera du bien.

Un tournoi à la rigueur, oui. Mais la soule, franchement je [...]

Izaac ! La soule est un sport d'abnégation, de dons de soi, et c'est pas un sport de lopettes.


Gros soupir...

Oui bon d'accord, mais tu ne m'ôteras pas l'idée que ça ne vaut pas un bon tournoi comme celui de mai.

silence.

Bon, à la rigueur un assaut sur le château ? C'est bien ça, pour l'exercice physique, quand on s'ennuie ? Non ?

re silence.

Non ?

[...]

Ils sont bornés comme des milliaires, ces romains. Ils vont nous mitrailler les charriots à la bombarde avant qu'on ait enfilé les jarretières.

Meuhhh non !

Grumpf...

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