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 [RP] La Raoulade

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Raoul
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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]   Ven 6 Avr - 10:09

Esclandres a écrit:
Toujours eux, encore la même table, la taverne n'a pas bougée, manque juste une cuillère.

Alors que Raoul chantait, Esclandres roula des épaules et tapota du pied en Rythme

Tue dieu ! C'etait pas c'te goualante que j'avais dans la caboche, mais l'est pô mal. J'ai pas rencontré ton lascar, mais sur qu'il sait pousser la chansonnette, pis l'a l'air habile. A dire vrai, j'suis pas l'plus grand des batailleurs, quelques morts tout au plus, durant la guerre d'Bretagne, j'venais d'Guyenne, d'où qu'j'étais assigné à l'epluche tubercule, pis à quelques rondes autour d'la cantine d'la caserne.

Sort une nouvelle bouteille

C'est la qu'j'ai fabriqué cette 'tite liqueur. Premier test sur l'ch'val d'la Kassandre, l'infirmière, gentille mais l'empecheuse de tourner en rond, pis pas forcément trés efficace, un'becheuse. Avec mon lieut'nant on a decidé d'mettre les bouts quand la Kassandre nous a un peu trop courru sur la nuque. J'suis v'nu dans l'Maine, là ... Pas d'bol le lend'main d'l'arrivée, la guerre, L'Tirso qui attaque l'Mans, moi du rempart j'décanille un vieil étudiant qu'avait l'air bien cultivé, mais pas d'genre à t'nir le baton du bon bout. J'y ai envoyé une lettre d'excuse, enfin à sa veuve, un papelar rapide ... "Desolé, pas fais exprés, Vot' vieillard l'était là, moi aussi ...", Aprés ça libération d'Laval, prise d'Fougères, j'suis passé à deux doigts d'en prendre une, final'ment c'est la Tatie qui s'est faite écharclée, d'où sa balafre. Ch'tite Aubane, Jolie comme un coeur, mais tailladée, l'est fouttu, d'coup on l'a mise dans un bureau, secretaire d'etat, pour ça qu'on est la en s'cret. J'suis d'venu Caporal instructeur, un boulot où qu'tu fous rien, t'fais qu'raler sur les recrues, l'bonheur. Pis l'Roi s'fait chiper Orléan ... Balot ... A l'époque l'patron avait prev'nu tout l'monde. Tention, sont pas couillons en face, enfin moins qu'vous ... "Vont vous perdre sur c'te route et passer par derriere". Paf ! Pas loupé. L'Breton bois d'la pisse d'chat coupé au miel, mais l'est pas brelot. Labas ... Le lieut'nant s'fait couper la couane, l'Comte aussi, j'étais avec lui, j'ai tout vu, mais c'etait po moi, promis. Pis j'le regarde tomber pendant qu'jcoupe la gambette d'un gars en disant " 'tention M'ssieur l'Comte ... L'breton l'est pas Brelot, vous allez vous faire mal ..." Le Comte qui semblait pas avoir d'repondant avait l'nez dans la boue, moi j'pense tactique de Manois ... J'me r'tourne et PAf ! Tactique de breton, 3 zigomards sur le nez ... Me suis étalé avec l'un d'eux, les deux autres ont continué sans nous. Dès qu'j'etais d'bout m'suis revolutionné, on a pris l'chateau pis j'suis rentré au bercail.

Rien d'bien folichon ... Trois quatre batailles d'polochons ... Des mois qu'j'essaie d'trouver un brigand sur les routes pour m'refaire la main ... Rien ... Des qu'je passe, ça s'planque dans les fourrets.

J'parle ... J'parle j'bois pas ... Pis toi non plus !


Sers deux verres d'alcool de pomme de terre

Gaffe, bois pas tout d'un trait, faut d'abord habituer l'gosier, pis dès qu'ça brule plus, au bout d'cinq mains comptées, t'peux r'prendre la gorgée. Aprés t'sens plus rien.

Il reflechi un instant. Assez mais pas trop non plus

J'suis pas mandaté ... l'Aubane l'est v'nu car elle une dette envers la mijorée. L'cousin Cendres, il veut juste la libérer pour faire suer l'conseil d'Maine et les encroutés qui restent aux chateaux sans rien faire, à sp'resenter aux elections, à dire qui savent tout, pis qui font rien. T'parles, mes honneurs d'un'jolie damoiselle, ça fait bien, pis l'a toujours voulu défendre la veuve et l'orphelin, il ramasse tous les escargots qui voit ... Moi ... J'veux juste faire suer la Tatie et l'Patron. Y disent qu'j'suis un bon à rien et encore ... Si j'la trouve ... j'y r'sortirai sa fanfaronnade en ville avec sa jument. On est rien qu'des indépendants. Alors pas d'soucis d'indiscret, n'a rien a cacher les Ambuleurs, sauf p't'etre une vielle dans la cave, mais l'a du canner avec les années.
L'anglois ... J'connois pas. L'de Penthièvre ... Ben ... j'entendu parler une fois, l'cousin à dit qu'on d'vait respect car un'grande famille, pis qui z'ont fait des ennuis un poil dans l'Maine. Et nous, quand on voit d'gens qui foutent la pagaille, mais qui sont demerdars, c'est l'respect. J'ai payé la chopine à Orléan au gars qu'avait rossé mon filleul, un Bretonneux. Un chopine contre 45 jours, c'est la moind' des choses, l'gars a pas compris, mais moi j'me sentais ben, c'était comme qui dirait la bonne action. On t'fou sur la bouille t'offre la gorgée, pis même si on t'fout pas sur la couane, t'offre la gorgée quand même.


Cherche sa cuillere

Ton 'pitaine, nous on y veut pas d'mal, y tombe amoureux d'la mignonne, c'est ben normal. Il en veut plus, ça j'comprends, comme j'te dis, les donzelles faut s'les farcir. Mais faut qu'on la ramène parce qu'elle avait pas permission d'minuit et qu'là ... Ben l'est midi quelques jours plus tard. Mais ... Qu'tu m'dis c'est qu'ton pitaine l'est d'Penthièvre et qu'elle est chez eux ?
Dis voir ... Faudrait pas qu'ça s'sache ... Qu'les 45 sont sur la route, même pas ben loin. Qu'faudrait pas qui bataillent sur l'chateau d'ton chef pour une histoire d'amourette qui part en quenouille. Un'guerre pour des bricoles, ça vient plus vite qu'ça r'part.
Tu m'presentes ton patron, j'y offre la chopine parce qu' c'est respect. Qu'j'y emmene la donzelle pour l'debarrasser parce que c'est coup d'main. L'affaire est joué.
Qu'ten pense quoi ? L'aime le calva ton 'pitaine ?


Esclandres se leva et recupera sa cuillere qui etait resté chez le voisin, se rassoit, et s'enfile une lempée de soupe. Grimace.

Tavernier !? T'fous d'moi ? J'dis deux mots a mon copain, pis la soupe est froide ... L'est midi , mais c'est pas encore l'mois d'aout.

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Raoul
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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]    Sam 14 Avr - 19:00

Un œil sur la soupe froide d'Esclandres, un œil sur le tavernier, un œil sur la gamelle à civelles du tout premier gars - faut lire, c'est écrit tout la haut, la haut... Bon, j'me perds moi, ça fait trois yeux, ça. Pour un vrai faux borgne, c'est assez.

Gloups. La gnôle de patate, c'est gentil finalement. Fade, mais gentille.

Mon lecteur pardonnera la grossière ellipse qui va suivre. Mais l'on n'voudrait pas lasser avec nos souvenirs d'anciens combattants, l'Esclandres et moi. Pi's en plus, mon Raoul, même si l'aime bien le bavard ambuleur, l'a deux trois trucs à faire. Rentrer à Vautorte causer au capitaine, mais avant, récupérer sa carapace de fer chez le maréchal-ferrant,
Et ventrouiller la maréchale... Quand même, faut bien que le corps exulte.


L'Esclandres, tu bouges pas d'Saumur, j'te r'trouverais. J'retourne à Vautorte chercher un souvenir de Pontarlier. L'absinthe qu'les comtois l'appellent. J'te sens amateur de ronge cervelle, et là, c'est du très puissant. J'ai connu une polonaise qui...


J'dis quoi là ? Finalement le truc à la patate, c'est peut être pas si fade que ça.


Nan, laisse, l'Esclandres, j'ai les tripes qui m'travaillent. Il fait faim.

Le doigt levé, droit au but, le Glaber fait amener son potage de civelles, payé comptant de dix-huit beaux thalers d'or. Un gentil sourire du jardin adressé à la petite qui rougit en servant la chose grouillante et fumante.


Tiens, prends ! Deux pour toi, la jeannette. Parce que c'est chaud et qu't'as les beaux yeux d'une montbéliarde.

Slurppp ! Slurpp !
Et ça fait slurppp...

Chez ses gens là, on ne cause pas quand on mange, m'sieur. C'est mal élevé. C'est c'qui distingue la plèbe d'la gentilhommerie au sang bleu. Ça fait croire au bon peuple qu'c'est distingué. Pi's en fait, ça cause en baffrant. Tu parles qu'c'est bien élevé. La mémé d'mon Raoul, elle l'aurait r'tourné une calotte derrière les oreilles au premier qui cause la bouche pleine, et qui met ses coudes sur la table.


fin provisoire de l'acte. Au suivant !

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Raoul
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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]    Jeu 19 Avr - 10:26

Esclandres a écrit:
Absynthe ... Esclandres en avait entendu parler, sans jamais oser y croire. Pontarlier ... Un Pays où il n'avait jamais posé un panard, pour cause que la grand mère qu'il n'avait pas connu appelait ça "la petite Sibérie, les gens y perdent leurs orteils, ma fille tu diras à tes fils de n'jamais pisser dehors làbas, c'est trop risqué".

Esclandres était comme qui dirait éméché. Peu mangé, bien bu, merci l'uluberlu. Il se leva, tagage à droite, tangage à gauche, des chansons pleins la tête des paroles de son nouvel ami.

Sieur Le Glabre, mon trés cher, le plaisir fût grand pour moi ! Je n'imaginasse point un instant pouvoir rencontrer un être tel que vous.

Pas de doute Esclandres était fait comme un coing, le caboulot n'était plus relié au bec.

Allez ! Paix avec vous, éternité pour votre nom, je saurai le glorifier là où la vie me mènera.

Il tituba quelques pas. Rebondi sur une chaisse qui valsa quelques temps, frola une table voisine

Que la route jusqu'au vautour vous soit agréable, je vous attends, je ne serai pas loin.

C'est en tentant la courbette qu'il s'efondra lamentablement dans l'assiette dans les bras d'un balèze qui lui avait fini sa soupe car il avait possédé quelques instant deux cuillères.

On s'connait ?

[rp]C'est un peu plus tard qu'il parti à la recherche de la famille[/rp]

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Dernière édition par glaber le Jeu 19 Avr - 10:28, édité 1 fois
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Raoul
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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Jeu 19 Avr - 10:27

chapitre suivant : où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]


[Vautorte, petite forteresse du XIIème, voire plus ancienne. Franchement retapée au moins mille fois. Banlieue de Saumur, donc.]

Grand galop.

Glaber s'en revient de la cité sur la Loire, ayant porté son petit pot de beurre à mère grand. Il a traversé la forêt. Il a rencontré le loup et lui a explosé la gueule. Faut pas déconner. Glaber, c'est une bonne pâte, mais comme reître caparaçonné, à s'être pelé le jonc sur la Meuse, le Rhin, la Saône et la Loue, il a le cuir dur, maintenant.


Capitaine !

Freinage serré dans la basse cour. Grand ch'val a de bon fer, ça fait un max de poussière. Mon Raoul saute de sa fière monture ibérique. Un cartujanos de Jerez avant la lettre. Une bête magnifique, il faut dire. Vous avez déjà admiré un pur sang d'Espagne au galop ? Ça vous Assourdit le tonnerre, un pur sang d'Espagne au galop. Grand Ch'val, c'en était un. Je raconterai peut-être plus tard l'histoire de la rencontre entre Grand Ch'val et Raoul, c'est un peu long et ça peut lasser. Une robe grise donc, une crinière léonine. Des sabots épais et puissants qui frappait la terre comme un tambour de guerre.

L'bourricot ! Tu bouges pas !

Mon Raoul saute à terre, évite la gentilhommerie qui fait les cent pas dans la basse cour de Vautorte. Y'a tellement d'oriflammes qu'on aurait dit une foire helvétique.


Capitaine ! Capitaine ! Capitaine ! Cap...
Sang Dieu, c'qu'y'a comme monde ici ! Mon Raoul, il court et beugle pour rien en fait.

Euhhh.... j'peux te parler tranquillou, Eikorc... ? J'rentre d'Saumur, où j'ai vu des saumurois, des saumuroises et des mainois aussi. J'ai un peu laissé traîner mes oreilles et mon œil.


A l'oreille...

Tu connais l'armée des Quarante-Cinq ? C'est pas la compagnie qu'tu m'avais dit qu'elle suivait la princesse partout où elle allait comme les mouches sur la bouse ? Ben elle est pas loin...

Mon Raoul balance à Eikorc donc l'histoire des ambuleurs, que je ne vais pas répéter ici, sinon, j'vais avoir la censure sur le dos.

Tu sais déjà, c'est ça ? J'ai l'air con, c'est ça ?

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Raoul
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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Ven 20 Avr - 12:15

[ Les tours de Vautorte]

Penaud qu'il était l'Raoul. Évidemment qu'il savait, Eikorc. Il sait toujours tout. Pourtant, c'était une belle nouvelle. Celle-là, Mon Glaber, il pensait qu'elle valait même de l'or. Ben râpé... Et en plus, il apprenait qu'tout l' 'monde allait p't'être quitter les lieux. La princesse, les Penthièvre, et même Eikorc, qui allait chasser trois cents ours pour calmer ses nerfs.


Dis, Capitaine, t'es vraiment sûr de vouloir te farcir les martins tout seul ? Tu veux pas que...

Non... Ben non, là, c'était clair. Le capitaine, la Fleur de Lyssée, elle l'avait mis en boule. Ou alors c'était l'autre Grand Penthièvre ? Ou alors c'était une histoire de cœur ? Mon Raoul, il était pas fort en matière de psychologie des amours. Une Histoire qui r'montait à la p'tite enfance ?

Allez !!!! cause Capitaine, pose ta bouse, faut qu'ça sorte. L'autre répond par un silence mortel que Raoul interprète. Tu sais Capitaine, j'connais un frère chartreux en Bavière, un père Freud. Il est ...

Nan, là, les yeux rouges du colosse disent qu'il vaut mieux pas en rajouter. Tiens, c'est vrai ça, j'avais jamais r'marqué qu'il était albinos, le Capitaine. Ou alors c'est l'Ombre... Brrr, d'un coup, mon Raoul, il décide de sortir. Fait pas bon être un ours à Vautorte-le-petit-bois, dans les prochains jours, moi j'dis. Va y'avoir un paquet de couverture de poil l'hiver prochain. Faudra que j'revienne, tiens... Et mon Raoul sortit, donc. Vous avez déjà compté les marches du donjon de Vautorte ? Celles de l'escalier en colimaçon qui monte à la chambre du dragon ? Ben moi oui. Pas à l'aller bien sûr. Mon Raoul était trop occupé à courir porter sa belliqueuse et joyeuse perspective d'échange de baffes d'avec les Quarante-Cinq. Ben y'en a 365 jusqu'à la basse cour.

Bon, qu'est-ce que je fais, moi maintenant qu'la Horde Sauvage elle arrive... A la couleuvrine de main, j'devrais bien en boutonner la moitié. La chevalerie Françoyse, ça a ça de bon, qu'ça veut encore ignorer les techniques des guerres asymétriques et modernes, comme disait un compaing g'nevois. Mais reste l'autre...

J'vois bien la scène, tiens. C'est vrai que quand ils chargent, on dirait qu'ils sont mille. Oh je vois bien l'tableau. Raoul le glabre d'un coté, seul, et en face, la horde sauvage... Rire...


Ah tu sais, ce s'ra pas un exploit facile ! titanesque, tu trouves pas ! tu verras, tu finiras dans les livres d'histoire... Arrête de te fendre la poire, l'Bourricot, ou j'ten mets une. Rappelle-toi à qui Déos a confié la Création !

En passant devant la grande poterne. Grand sourire. Tiens ! Salut Ton Altesse, t'es encore là ? Décidément, on fait que d'se croiser sous les portes, nous deux.

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Raoul
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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Dim 22 Avr - 10:48

nouvelle ellipse.

Luciedeclairvaux a écrit:
[Entre Saumur et Vautorte]

Canaille, canaille, c'est bien beau. Mais comment voulez-vous que j'porte les couleurs si vous vous cassez sans prév'nir à chaque fois que j'débarque ? Lucie ronchonnait en silence, puis à mesure que la nuit tombait, elle retrouvait sérénité et désinvolture. Après tout, elle n'avait jamais tellement aimé les étendards. A commencer par celui de la famille, qui voulait la marier, puis ceux de son comté, qui ne l'avaient pas non plus enveloppée d'espoirs de grandeur.
Rin n'a fout' !
Alors, alors ... pourquoi ce groupe ? dit la petite voix.
Parce que.

Parce que, une famille, une chaleur autour du feu, une lutte à partager ... Puis rien ne s'était produit. La magie n'avait pas opéré. La petiote, lasse d'entendre les querelles intestines, se laissait glisser sur ses pentes givrées. Pourtant, elle restait. Pour une. Pour elle. La Bretonne. Encore une L. diffuse, lointaine et si semblable.

Sans cesser de marcher, elle se tourna vers sa complice Flamande ... Palpable, proche, et dissemblable. L'autre L. d'elle. Sa deuxième aile enfin retrouvée. Celle dont les flammes infernales chatouillaient les coins de ciel bleu dans les yeux d'Ange, pour une salvatrice pluie argentée. Rends-moi la vie et j'te donnerai l'absolution. Échange de bons procédés.

C'que ça caille ... tu sais qu'à Villefranche, un chasseur m'a offert une peau d'ours. Laurent de Nantes qu'il s'appelait. Quand on retrouv'ra la rousse, tu crois qu'elle pourra me coudre à l'intérieur "morts au... Chut ! ...

Rodée, la petiote se flanqua au milieu du chemin qu'elles suivaient depuis à peine quelques lieues, à la recherche d'un repaire pour la nuit, ou si l'occasion était belle, d'un peu d'or ...

Révérence dans la pénombre.
Rapière en arabesque sous les étoiles.
Tignasse offerte à la lune.


La bourse ou la vie, noble voyageur !
Pourvu qu'il soit pourvu, ç'ui-là : j'ai la dalle.


Dans l'ombre, elle plissa les yeux pour voir qui approchait, si l'habit était beau, ou si c'était casse-gueule.

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Raoul
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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Dim 22 Avr - 10:49

[juste un ch’tit retour en arrière, histoire de comprendre]

AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH

Mon Raoul se rajuste le ceinturon. Virilement. Il était sorti tôt, ce matin là, épuisé. Aussi épuisé que la princesse, tiens. C’est pour dire. Surprenant, il semblerait, mais en sortant de la chambre, il n’y avait pas dormi beaucoup, en fait. Elle non plus.

AAAAAAAAHHHHHH... Y’a différents ahhh, vous savez. Des aahh qu’on fait quand on a mal, et… des autres ; des autres qui empêchent le voisin du dessous de dormir, des fois. Je dispense mon bienveillant lecteur du récit de la chevauchée de la nuit. C’était clair de lune, Et mon Raoul est quelquefois lycanthrope, un peu des fois.


La Belle de Vautorte est partie un beau jour
La Belle de Vautorte est partie sans retour !
Elle a dansé une nuit
Dans le monde et le bruit
Toutes les seguidillas !
Et puis dans le clair matin
Elle a pris le chemin
Qui mène à… Nevers…
pas terrible, ça Nevers… !
La Belle de Vautorte n'a jamais eu d'amant !
La Belle de Vautorte est entrée au couvent…


Mon Raoul, il chante toujours après l’amour. C’est pour perpétuer la mémoire de l’air qui tremble quand elle, elle chante. C’est moins beau, je le concède. Mais comme le fond de l’air est frais, ce matin là, ce n’est pas inutile.
Le couvent… Elle est bien bonne celle-là. En vrai, elle était épuisée, la belle de Vautorte. Elle avait gentillettement souri quand il lui avait présenté son brin de muguet. La coquine ! On croit pas des fois, mais un joli pistil à clochettes, ça vous retourne une belle. Passons sur l’infidélité à Grand Ch’val. C’te nuit, mon Raoul avait chevauché à Vautorte. C’te matin, les choses revenaient dans l’ordre. Raoul chevauchait Grand Ch’val, sur un chemin, entre les tours de Vautorte et Saumur. Faut toujours se faire une promenade au petit matin. C’est bon pour les humeurs. Sinon, vous avez la bile qui vous taquine l’épinière, et vous êtes de mauvaise humeur.


AAAAAAHHHHHHH !

La bourse ou la vie, noble voyageur… qu’on dit. Par surprise en plus. Le lecteur attentif observera l’exclamation qui suit ce dernier aaahhh. Ce n’est pas le même que celui de la belle de Vautorte qui soupirait quand… passons. AAAAHHHH ! qu’il fait mon Raoul. Une petite là, qui lui tombe en travers du chemin ! L’aurait pu la blesser en plus. Grand Ch’val, des fois, il est vigoureux. D’une ruade, il vous tonsure un cardinal. Alors la chtite là. Pauvrette… Un large sourire sabre d’un coup toute la bouille de mon Raoul.

Noble voyageur. D’un coup, mon Raoul s’retourne. On l’suit d’puis Vautorte ? Le duc qu’est jaloux ? Ben non, rien, personne. La crevette, courageuse, le regarde doit dans les yeux. Ben si, il est pour lui, le « noble voyageur ».


La Belle de Vautorte a des yeux de velours
La Belle de Vautorte vous invite à l'amour
Les caballeros sont là
Si, dans la posada
On apprend qu'elle danse !
Et pour ses jolis yeux noirs
Les hidalgos le soir
Viennent tenter la chance !


Glaber se penche gentiment sur l’encolure. Il flate d’un geste doux les naseaux de son cartujano qui piaffe de surprise. Doux l’bourricot. C’est rien…

Bonjour petit chaperon rouge. Mais où donc vous rendez-vous, si près de prime ?

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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Mar 24 Avr - 9:41

Luciedeclairvaux a écrit:
La petiote n'avait pas reculé d'un pouce, prête à se percher sur le talus si le canasson se pointait trop vite, et à rayer sa proie au passage, de la pointe de sa lame ... Si si, en allongeant le bras, elle pouvait. Mais la bête s'arrêta, docile, répondant à son maître qui n'était autre que ... qui déjà ? La petite n'avait pas la mémoire des noms, ni des lieux, ni des têtes ... Tête percée. Tout à l'instinct.
J'l'ai d'jà vu que'qu' part lui.

Mais où ?


J'vais chez Mère Grand, porter un petit pot de crème. Et toi, tu vas m'filer tes écus gentiment pour soigner ma Mère Grand malade.

Elle s'approcha d'un pas. Mazette ... un borgne ! Aussitôt, une autre image lui apparut et elle repensa à la missive qu'elle avait rédigée le jour-même, sans en parler à sa brune. Ses doigts avaient tremblé de hâte et de frayeur mêlées en confiant sa lettre au messager. Un coup ... gigantesque ! Et peut-être même trop grand pour elle. Mais ... avec celui-ci ... à tous les trois ... p'têtre ...


Où j't'ai vu d'jà ?


La rapière toujours levée, elle approcha encore d'un pas, à en sentir le souffle nerveux de Grand Ch'val dans ses mèches blondes. Le gars avait une bonne trogne. Pas une trogne de nobliau mielleux, quoi. En plus, il sentait le saucisson et ça ...

Bon j'te laisse la vie sauve si tu m'dis où on peut crécher pour c'qu'il nous reste de nuit.

C'est à dire, plus grand chose ...

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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]    Mar 24 Avr - 9:42

Esclandres a écrit:
Pendant ce temps là, pas loin du Pont Levis du Chateau de Vautorte.

Un petit regard a gauche, un grand a droite pour verifier si le danger etait là ... Toujours regarder plus à droite que de l'autre côté, c'est toujours de ce champ là que viennent les mornifles.

Pas un chat ...

CLAP ! ....

Le couvercle du tonneau se referma. De loin une personne à jeun aurait pu remarquer un tonneau de Calva, grand cru et grande capacité, avancer. Pas forcément droit au but, mais il avançait. Un homme ivre aurait trouvé cela totalement normal, quoique ... Il se serait tout de même posé une question cruciale : "Mais que fait la barrique ... Elle ne vient pas vers moi ... Elle s'eloigne".

Gniiiii

Grincement de fut de chene, le couvercle s'ouvre à nouveau. Regard à droite ...

Où qu'il est mon copain ? N'de dieu ! Me suis pas faufilé ici pour rien ... Encore quelques metres et c'est le portail ... Vaut mieux rentrer avant que les autres sortent ... J'vais en prendre plein l'arriere si je me retrouve entre les Bourguignonnes et l'armée du patron du coin ...

Leger decalage de barrique sur l'arriere, "la tourniquette" on appelle ça ...

Mais Qu'eck tu fous la ? J'avais dit tu bouges pas, on la faite discrete !

Esclandres sort de sa planque ambulante et balance une calotte à son cheval

Tu crois que ça arrive tous les jours un cheval qui suit un tonneau de calva ? La jument d'Cendres ... J'dis pas ... Mais toi ? T'fous tout en l'air là, Galopin ... Sérieux, tu m'demasque sur l'pont levis ...

Esclandres se pencha et regarda derriere son cannasson et fit la moue

J'sais pas ... Mais ... C'te foret ... Elle sent l'sapin. Va pas faloir trainer dans l'coin.

Se retourne vers les remparts et la porte du Chateau qui n'etait qu'a 5 pas. Les mains autour de sa bouche pour faire porte voix, il chuchota.

Raoul ? Raoul ? T'es là ?

OOOOH ! RAOUL N'DE DIEU ? T'ES OU ?

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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]    Mer 25 Avr - 8:30

[à dada sur mon bidet, dans le bois presque sous les tours de Vautorte]

Quand il trotte, il fait des pets. Ouiii, je sais, elle est facilissime et fortement niaise. Glaber s'en revenait donc. Chevauchant avec sa nouvelle copine. - Lucie de Clairvaux, pour ceux qui suivent pas. Quoi que mon Raoul n'y ait pas encore demander son petit nom. Mais bon, pour contourner le souci du "qu'est-ce qu'il dit là ?" - je précise. Ils avaient eu le temps de faire connaissance quand même. Le rituel du saucisson, ça crée des liens. N'y voyez là aucune allusion graveleuse, cette fois, y'en n'a pas. La petite, fort téméraire et fort dégourdie, s'en revenait donc avec Glaber, mâchouillant gaiement leur salaison séquane. A Vautorte. Parce que c'est très couru en ce moment ; et p'is surtout parce que là, les édredons sont en plumes.


-Un coin pour roupiller, j'en ai un... Et pas chez mèr'grand.


Et puis, au détour d'un chemin... La truffe glaberéenne affadie un instant par la chevauchée au grand air, se lève. Mon Raoul interrompt le petit trot de Grand Ch'val.


-L'bourricot, t'as boulotté du mauvais avoine, moi j'dis. Ça sent l'crottin. tu trouves pas ?

Mon capitaine était déjà parti faire le veneur à l'Ursus arctos arctos ? Un... Deux, Trois... Beaucoup... Trop. Mon Raoul, il sait un peu écrire, mais pour compter, il a encore du mal. Dès que ça passe le petit doigt de la main droite, celui qui vous récure le nasal, là, il sait plus trop. Du cavalier étaient passé par là. Et pas plus tard que... maintenant ? Et p'is, c'est curieux quand même que mon ursus vulgairus et pas farouchus, il porte oriflammes aux armes de France. Sorcellerie que cette apparition. Des lances, entre les colonnes d'aulnes, d'ormes et de chênes de la réserve de chasse à l'ours du Saigneur de Vautorte. Le Penthièvre et la Jéèmmeffe qui s'en r'tourneraient chez eux, ça donnerait bien des empreintes de fers à palefroi, mais dans l'autre sens...

-Chuuu
uuuttttt...


Du Lys et du crottin. Grand sourire, encore. Ça se poivrait, ce potage angevin. La fine fleur de la chevalerie françoise, en promenade militaire sous les tours de Vautorte. Et p'is vl'a t'y pas qu'ils usent d'armes secrètes et mystérieuses. Des tonneaux qui avancent tout seul et qui causent...


-Petite, va falloir qu'on suspende nos projets de sieste crapuleuse. J'ai la couleuvrine à astiquer.



Ahhh, oui, j'oubliais... Pour ceux qui l'ignore, la salaison séquane, c'est délicieux. Si y'a un truc que les franc comtois savent apprêter, c'est la cochonnaille. En Morteau, en Montbéliarde, en jambon de Luxeuil ou en bardes de lards. Dans l'cochon tout est bon, comme disait pas plus tard que c'te nuit, la belle de Vautorte ci-dessus sus-citée, en mirant mon Raoul sortir de dessous l'édredon.

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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Dim 13 Mai - 17:12

[en vue des tours, avec Lucie. Y'a tout plein d'monde entre]

Runnnntiiiidgggggnuiiiii…


Foutre Bleu ! j'y comprends rien de c't histoire. Y'a des bannières partout. Une vraie foire. Tu parles d'une armée, si ils se tapent pas dessus quand ils sont visières baissées, j'mange mon bandeau, moi. C'est bien joli d'avoir chacun la sienne, de bannière, mais comment tu veux t'y r'trouver ? Et quand tu te prends une volée de lance, au galop, dans la poussière et avec la sueur qui te dégouline dans les yeux... ça sent la bavure à plein pif, ça.

Mon Raoul tend l'oreille. Histoire d'y comprendre davantage. Mais rien n'y fait. Qui c'est ces gens ? ils partent, ils viennent, ils campent ? Bon, ils ont pas l'air de vouloir se battre. C'est déjà ça…


Ma p'tite lucie… Me donne pas du souci… Range voir ta lame. Tu vas nous attirer toutes les pies du coin, tellement qu’elle brille. T'es peut-être au fait des humeurs du Royaume des Françoys, de leurs petites affaires, et de leur blasonnement, mais moi, tu vois, je suis sujet de Sa Majesté Impériale Jean Long d'Argent. Alors tu vois, je s'rais bien incapable de te dire qui estoquer.

Avant d'estourbir quelqu'un par mégarde, j'm'en va voir d'un peu plus près.


Mon Raoul descend de Grand Ch'val, s'engage virilement dans l'onde claire du rut qui coule paresseusement juste en bas du talus, se roule dedans comme un goret et en ressort boueux du groin.
Juste un instant à se mirer dans l'onde, histoire de voir ce que ça donne... Mon Raoul parfait la touche en empochant son bandeau. J'vous avait déjà dit qu'c'était un vrai faux borgne, Glaber. Il se mouche dans ses paluches, les frottent et s'en étale la glaire du front au haut du crane.


Qu'est-ce que ça donne ? ça ira pour sûr...

Et mon Raoul, pieds nus, s'engage résolument sur le chemin creux qui mène aux Tours de Vautorte, fièrement dressées sur leur motte.

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MessageSujet: Où du coté des tours de Vautorte, il était une fois [...]   Dim 13 Mai - 17:16

Esclandres a écrit:
Dans l'eau une barrique flotte, passe près d'une barque discrètement.

Rrmaooowww

Comme toujours un grisé n'aurait rien vu d'anormal, mise à par deux barriques plus ou moins floues. La sobriété, quand à elle, aurait remarqué qu'elle remontait le courant et un cheval sur la rive qui suivait, tant bien que mal la dite barrique.

Fin de l'acte angevin. Armoria s'en rentre en Bourgogne à l'ombre de ses Quarante-Cinq. Arlam, Esclandres et Raoul s'assurent de sa sécurité en la suivant, de loin.

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MessageSujet: Parenthèse bourguignonne en attendant Genève [...]    Mer 16 Mai - 20:18

Chapitre suivant, parenthèse bourguignonne en attendant Genève [...] Suis obligé de passer les interventions de quelques tiers, et quart aussi, également, désolé. Retenons qu'en Bourgogne, Esclandres, son pote Arlam et mon Raoul retrouvent Armoria de Mortain, la princesse ci-dessus citée.

Esclandres a écrit:
Esclandres qui etait a nouveau a la verticale, jetta un oeil en arriere en esperant que Raoul allait leur preter main forte. C'est là qu'il senti les effets de la petite liqueure maison qu'il connaissait bien. Le temps de faire une mise au point occulaire, il glissa a Arlam.

Toujours presents, our le meilleur comme le pire ...

Altesse, Ambuleurs nous sommes, si tels que des moins que rien, en echec fut notre mission de vous tirer des griffes de la vermine, aujourd'hui, si vous nous l'autorisez, réparation nous sommes pret à vous offrir.

Il posa un genou a terre et regarda le sol. Un peu branlant tout de même

La princesse de France, bien contente d'être rentrer dans ses palais, semble se résoudre à inviter tout ce petit monde à diner...

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MessageSujet: Parenthèse bourguignonne en attendant Genève [...]   Mer 16 Mai - 20:19

[Raoul, dans les bons coups, vu que ça sentait le chapon rôti - côte de Beaune à plein pif]

Il descendrait des molosses qui franchirent les alpes avec les légions romaines. On retrouve ses origines en suisse dès le troisième siècle, à l'hospice du Grand Saint-Bernard. C'est là qu'il s'était forgé une réputation de secouriste des montagnes et même des valons. Ce qui est mieux pour la vallée de la Loire. Le plus célèbre Saint-Bernard, Raoul Le Glabre, dit Glaber, sauva une princesse de France des griffes d'un infâme angevin en Saumur, sans qu'elle s'en rendit compte, en fait. Ce Saint-Bernard a le poil court, d'où son nom : Le Glabre. Glaber, en latin pour ceux qui veulent faire bien... Ermengarde d'Epinal, une farouche vosgienne spinalienne, également son aïeule, fut jadis croisée avec Pierre de Baillard de Terre-Neuve, un gaillard aventurier savoyard, voire un peu helvétique. L'histoire ne dit pas si c'était de plein gré ou vaguement forcée. c'est à vérifier. Ainsi naquit la variété glabre, à poil très court donc, la plus répandue aujourd'hui.

Entre Esclandres et Arlam, Glaber, très fier de lui, s'avança donc. Enfin, sa monture surtout, vu qu'il y était à califourchon, dessus. Il retrouvait sa princesse.


Bonsoir ton Altesse, ça roule ?

Grand Ch'val piaffa poliment également. L'est poli mon cartujano de Jerez, quand même.

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MessageSujet: parenthèse bourguignonne en attendant Genève [...]    Mer 23 Mai - 21:20

Armoria a écrit:
Ah mais, elle ne l'avait pas remarqué, celui-là... Le petit nez se fronça.

Encore vous... Au moins n'êtes-vous point contre une porte, cette fois.

Elle regarda les Ambuleurs, prise d'un doute, puis de nouveau Raoul.

Faut-il voir une coïncidence en nos rencontres ? J'avoue y avoir le plus grand mal. De quel côté êtes-vous, au juste ?

Elle n'allait tout de même pas se faire embarquer alors qu'elle venait tout juste de rentrer, dites ! Elle se tourna vers ses 45, de plus en plus perplexe.

raoul a écrit:
[Dubitatif devant la foule des Quarante Cinq]

S'ils me cherchent, la horde sauvage, je leur fais gouter de ma couleuvrine.
Y'connaissent pas encore la couleuvrine à Raoul ! Façon puzzle qu'on va les retrouver, les Quarante Cinq... Éparpillés aux quatre coins de la Bourgogne, qui néanmoins, en a bien plus, des coins. J'ai fait les tavernes bourguignonnes, je sais de quoi je parle.


On mange quoi ?

Esclandres a écrit:
Aux mots d'Armoria, le neuronne d'Esclandres s'entrechoca avec lui même pour enfin venir se connecter contre l'une des parois de ce grand espace vide qu'était son crane. La connection était faite. Invitation sur les terres de la princesse Armoria était ce que certains appellent le nirvana du pouilleux, voir mieux : Fermer le clapé de son cousin Cendres, grand commerçant l'Ouest, Tatie Aubane la secretaire d'état et Lillaka la ... la ... Et de Lillaka. Ce qui n'était pas rien. Faire la nique à un autre membre de la famille, c'était comme ... Connection interompue, le neuronne était repartie vaquer à ses occupations, l'alcool ne faisait plus effet.

Ben ... C't'à dire qu'la réparation ... C'est qu'c'est nous qui d'vions l'offrir. Mais si vous accompagner dans vot' cambuse, c'est d'même acabi. C'pas nous qu'allons dire non. Ce s'rait peché ... Hein les copains ?

Regarde Raoul

J'ai du sifflard ... Pis d'la farine ... 130 sacs ...

Le premier qui ajoute que 130 sacs de farine, ça va me faire grossir, je lui casse la tête.

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MessageSujet: Genève, son tournoi, sa foire, ses petites femmes...   Mer 23 Mai - 21:24

Chapitre suivant : Genève, son tournoi, sa foire, ses petites...

[Là, ici, Genève, enfin !]

Raoul arrivait dans la cité du bord du lac. Quinze jours de voyage ! J'vous jure, c'est long. Surtout coté bourguignon. Les ch'mins sont pas sûrs, et boueux. En plus, on s'est pris les saints de glace en plein air. Même qu'on a perdu Arlam dans l'brouillard de saint Pancrace.


Avance bourricot, tu vois bien qu'les gens d'ici sont pas méchants.

Grand ch'val, au pas, cheminait son cavalier glabre et faux borgne, dans les ruelles de la cité helvétique. Ni boueuses, ni puantes, ni noires de suie et d'ordure comme tous les bourgs de France traversés jusqu'ici. Faut dire qu'on était en Suisse quand même. Les gens d'ici sont propres. C'est connu. Même le poisson sentait la rose. C'était sa deuxième fois, à mon Raoul. Sa deuxième fois chez les helvètes. C'est p'us trop un dépucelage, mais ça reste intimidant.

Avance, j'te dis ! j'te rappelle que c'est moi l'homme et toi la bestiole !


Grand ch'val piaffait. Les naseaux dilatés. Le lourd sabot frappait le pavé de dessous la grande porte de la cité. Crinière sombre sur la robe claire. Z'avez déjà vu un cartujano de Jerez, quand il est fâché ?


oui, je sais, je sais, y'a du réchauffé... mais bon... on est pas toujours au top, non plus. D'abord !

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MessageSujet: Genève, son tournoi, sa foire, ses petites femmes...   Jeu 24 Mai - 8:20

Poupette. a écrit:
Poupette est enfin revenue de Pontarlier. Ca lui a pris des plombes à la catin comtoise de revenir à Genève, se fiant à son intelligence, elle a choisit de prendre des raccourcis. Le résultat est une bonne vingtaine de jours dans la Vallée de Joux, en plein coeur du Jura, à se perdre.

Elle cherche à rejoindre le groupe des Républicains, qui ont pris la branlée de l'année devant les remparts. Elle s'y connait en branlée la Poupette, mais là vraiment, à trois sur un, elle en est restée bouche bée.

Démarche Poupetienne, air Poupetien, sourire Poupetien, elle ramène son séant désoeuvré, en quête de Zarathoustra, son maquereau. Ah ça tombe bien, un mono-oeillé juste devant l'entrée de la cité, qui devrait pouvoir l'aider.


- S'lut l'Ch'tio ! tu connais l'coin?


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MessageSujet: Genève, son tournoi, sa foire, ses petites femmes...   Jeu 24 Mai - 8:21

Du tout, ma bonne Dame, du tout.

Du haut du grand ch'val, Glaber prit le soin d'observer la demoiselle bottée, de bas en haut. Pas à dire, elle avait fini sa croissance, comme disait la mémé. Mon Raoul en frémissait des espalières, à lui faire son sourire de paon.

Pffffffffffffffff...

Grand ch'val s'ébrouait l'encolure. Ce soir, lui, au moins, serait dispensé de chevauchée. Il saluait avec une grande satisfaction visiblement, la perspective de garder sa croupe en paix.

Vous habitez chez vos parents, jeune fille ?

Sa mémé ne verrait probablement pas d'un bon œil que son petit reluque les jupes des innocentes lavandières. Mais cette petite, elle n'en avait pas, de jupes. Franchement, vous trouvez cette tenue décente ?

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MessageSujet: Genève, son tournoi, sa foire, ses petites femmes...    Ven 25 Mai - 11:10

poupette a écrit:
Vous habitez chez vos parents, jeune fille ?

La Poupette ecarquille bien grand les yeux, tête levée en direction de l'homme à cheval, bouche entr'ouverte de surprise. C'est pas la première fois qu'on lui pose cette question..elle se souvient plus où et quand, mais déjà la fois d'avant, ça lui avait coupé la chique.

- non l'Ch'tio, j'retourne chez mon maquereau, mais j'me souviens plus d'où qu'il crêche.

Rire blondesque manquant à chaque respiration de faire exploser le bustier et hochement de gauche à droite de la tête.

- t'as pas l'accent d'Genève, toi. Tu viens d'où, l'Ch'tio?

Poupette s'approche de la monture, et lui caresse les flancs, plutôt décidée à tailler la bavette. Depuis le temps qu'elle est désoeuvrée, elle s'est mise à la causette

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MessageSujet: Genève, son tournoi, sa foire, ses petites femmes...    Ven 25 Mai - 11:12

Ellipse. Elles se nommaient Betzi la mulâtresse, Sophie Beau-Corps, ou Lolotte, Fanchon, La sultane et Poupette… Certaines besognaient dans des lupanars en privé, Bagatelle et autre Maison bourgeoise, Les plus maraudes officiaient sous les ponts, dans l’arrière cour d’une hostellerie peu regardante. La brunette découvrait savamment une épaule ronde et lisse, et mon Raoul avait voyagé longtemps. Il ne la repoussa pas.
Les ruelles suivaient ici aussi les parcours fantaisistes et sinueux. Elles étaient étroites. Poupette aussi. Elle arrivait de Pontarlier, et mon Raoul arrivait en saumure. De quoi trouver vite une occasion de poursuivre la conversation.
Il faisait un temps superbe. Mon Raoul s’est assis sur l'herbe. Poupounette aussi. Près des deux âmes bohèmes, sifflait un merle… La rosée faisait des perles…

Nous dispenserons, ici, nos plus jeunes lecteurs d’un récit très ennuyeux sur la migration printanière des saumons. Vous saviez qu’ils parcourent des distances inimaginables, depuis les profondeurs de la grande mer océane, pour revenir frayer dans les rivières qui les ont vus naître.

Ellipse, donc.

Mon Raoul déposa délicatement le contenu de sa bourse puis réajusta sa ceinture. Les bons comptes font les bons amis.


Tu sais poupette, avec moi, les histoires sont brèves, passionnées... des aventures... Je suis une aventure, Poupette.

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MessageSujet: Genève, son lac, son Tournoi, ses petites femmes !   Mer 5 Sep - 18:29

[Hostellerie chez Nicbur, avril 1457]

Glaber conduisait grand ch'val par la bride. Le paquetage était lourd. Un brave bonhomme à l'accent trainant lui avait indiqué le lieu où il trouverait celui qu'il cherchait. Nicbur. Le Maréchal Nicbur. Le capitaine des armées de Genève. Celui qui avait allongé tant de franc comtois devant les remparts de Pontarlier. On disait même qu'il avait pris la tête du chancelier de Dole. Du temps où Raoul servait l'Empereur Jean long d'Argent, en lorraine, on lui avait vaguement parlé des helvètes. Un peuple de montagnards, vaguement fiers de leur fromage, qui ne connaissaient de la musique que des sortes de cornyx de huit ou dix coudées, qu'ils posaient sur le sol. Ils y sonnaient à faire résonner les montagnes.


'Tain, ça me gratte...

L'helvète est étroit comme le fond de sa vallée, dit-on dans les casernes savoyardes. On parle de son esprit, hein ! pas de confusion surtout. Un soldat impérial est bien élevé, il ne touche pas aux épouses des helvètes.


Quoi que...

Et puis il y avait eu la croisade. Les saintes armées, et les impériaux sous les murs de la cité romande. Trois semaines à se faire chahuter par ces bougres de fiers à bras qui pavanaient leur foi en la "réformation de l'aristotélité", qu'ils disaient pompeusement... N'empêche, à ce qu'on disait, les armées impériales étaient partie, les réformés non. 0-1. Défaite des visiteurs, donc. Et puis les suisses, depuis, mon Raoul, il les aimait bien. Pas moyen de leur faire entrer un truc dans la caboche, quand il est pas déjà rentré avant. La cervelle d'un suisse est comme son fromage. Y'a des trous, mais ils sont discrets. C'est pour mieux souligner l'fruité du truc, à c'qu'il parait. Dans l'fruit, y'a toujours un vermisseau. Et à Genève, le vermisseau, il s'appelait Nicbur, il était grand, il était beau, comme un légionnaire de César. Mon Raoul ramenait donc sa ferraille à l'officier de l'arsenal.


C'est pas du salpêtre, ça ? l'Bourricot ? T'en pense quoi ?

L'œil de mon vrai faux borgne trainait sur le muret bas de la maison cossue qu'on lui avait indiquée comme l'Hostellerie de Nicbur. Vaguement taverne, vaguement dortoir.


Le salpêtre, c'est très bien, ça... Enfin pas pour la maison, mais pour ma poudre noire...

Et mon Raoul gratta.

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MessageSujet: Genève, son lac, son Tournoi, ses petites femmes !   Jeu 6 Sep - 19:15

[en déambulation dans la foire]

Des chevaux, des mules, des charrettes ! Y'en avait partout. Ca causait même un peu toutes les langues ici. Mais ça causait pas l'accent cancoillotte. Là était toute la détresse de mon Raoul. Les potes pontissaliens étaient pô là. Depuis la saint Pancrace qu'il courait les chemins creux. Et depuis Saumur, ça en fait de la route.

Raoul scrutait donc. Il avait soulevé son bandeau, qu'il portait comme un luron, coiffé à l'asiatique. De fait, je laisse là mon bienveillant lecteur imaginer. De nos jours, faut faire vraiment vraiment original, pour qu'une oeuvre capillaire soit surprenante. Là, la vieille rombière genevoise, tenue engoncée dans ses austères vêtements suisses, heureusement, elle s'indigne vite. Le coté un peu moraliste et peste sèche des réformés des alpages ?
Raoul, donc, loin d'être animé d'une envie de faire son original en matière de tronche ébouriffée, pensait, comme tout bon vrai faux borgne, "quand on cherche quelqu'un, ça gêne, un bandeau". Les mains dans les poches à se gratter les châtaignes, il déambulait donc.


Z'auriez pas vu des franc comtois par hasard ? Une petite, méchante comme une teigne.

Mon Raoul place sa main là. Au niveau de l'épaule. A peu près. La genevoise, visiblement effarée par tant d'audace fit un pas de coté et poursuivit silencieusement son chemin.

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MessageSujet: Genève, son lac, son Tournoi, ses petites femmes !   Sam 27 Oct - 14:36

[au lieu dit la mine d'or, la nuit avant la torgnole. On est le 28 mai 1457.]

Vous avez lu l'histoire de Robin des Bois ? Comment il vécut, comment il est mort ? Ça vous a plus hein ! Vous en d'mandez encore ?
Et bien, écoutez l'histoire de Raoul et Mahaud. Oui, je sais, ça fait pas trop sexy. Mais quand même.
Alors voila. Mon Raoul a une petite amie. Elle est belle et son prénom c'est Mahaud. A eux deux ils forment le gang "derrière les barreaux". Leurs noms : Mahaud De Sétongue et Raoul le glabre.


Mahaud ! arrête de ronfler, j'essaye de dormir.

Les respirations de la Teigne soulevait délicatement sa poitrine. Ses seins pointaient sous la robe de nuit. Trois fois déjà que mon Raoul prenait une tape sur la main, à trop la balader près de la demoiselle. Pas moyen de fermer l'œil. Une veille de combat, c'était pas bon, ça.

Un mouton saute la barrière ! Deux moutons sautent la barrière ! Trois moutons...

Mahaud se retourne en grommelant. La couverture de laine angloise glisse à demi. Sa cuisse est découverte. Les yeux de mon Raoul courent d'une la fine cheville nue à la croupe somptueuse de la belle. A chaque respiration, ses reins se creusent et soulignent la parfaite colline d'une fesse droite.

La colline, la colline, en bas le ruisseau et le petit bois, la baraque à frittes, un quart de lieue plus loin l'entrée de la mine d'or. Raoul se récitait la géographie du pré du tournoi. Histoire de penser à autre chose. Un chemin creux entre deux collines mène à la mine. Un chemin creux entre deux collines mène à la mine. Prendre position sur la fesse droite, c'est la clé pour contrôler le chemin creux vers la mine et son petit bosquet.


La Claymore ! J'l'ai laissée à Genève. Où j'ai rangé ma claymore, moi ?

Mon Raoul se décide enfin à sortir de la tente. Poliment, il salue une jeune femme portant, curieusement, trois bâtons.

Quatre moutons sautent la barrière, cinq moutons... Font chier les moutons ! J'vais courir un peu, moi.

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MessageSujet: Genève, son lac, son Tournoi, ses petites femmes !   Dim 11 Nov - 14:05

[avant la bataille - Aube sur la mine]

Paffff ! Son cartujano frappe le sol en cadence. la poussière monte au dessus de ses sabots. Robe claire, crinière sombre, tressée pour la fête, aujourd'hui. Raoul lace le cuir de ses espalières. C'est toujours délicat. Le gorgerin gène vite, si on ne s'applique pas. Grand ch'val piaffe et vient donner du nez contre le visage du spadassin agenouillé.

Va ! Bourricot ! Écarte-toi, laisse moi seul jusqu'à l'aube.


Prime, le soleil se lève au dessus de la mine. Plus loin, on lui a dit que c'était Lausanne. Le temps est au grand calme. Raoul est recueilli.

J'aime ces moments là. On est là, tous ensemble, les boucliers sur le sol. Les regards qui se croisent.
C'est toujours les mêmes gestes. D'abord la jambe gauche ! Toujours... chausses de cuir, jambière ! Puis la jambe droite. Et puis une gorgée de d'eau de Volvic.
Toujours.

Parce qu'elle vous transmet plus que des oligoéléments et les forces du volcan, l'eau de Volvic est une chance. Et mon Raoul en avait bien besoin, nomdidiouuuuu. Il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Pas même le temps de compter quatre mains.

Mahaud, c'est la dernière fois que j'essaye de dormir à coté de toi.

Déjà, on se rassemble à l'autre bout du grand pré, La grande mêlée s'annonce.

Bon, tu peux me la rendre maintenant, ma claymore, la Teigne ? Mahaud ! Oui, je sais, je sais, t'arrives pas à dormir sans mon gros truc...

Presque cinq coudées de bonne ferraille écossaise, forgée en Artois, l'an passé. Quand même. Je précise, des fois que certains auraient l'esprit mal placé.

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MessageSujet: Genève, son lac, son Tournoi, ses petites femmes !   Dim 11 Nov - 14:05

[Raoul et Mahaud vs Dada et Tatoumi, le petit combat dans la prairie]

Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang !


Mon Raoul s'acharnait, déchainé. La claymore au dessus de la tête, portée à bout de ses deux bras musclés. Son torse ruisselait de sueur. Enfin, je prie mon bienveillant lecteur de me croire. Parce que la sueur, dessous la cuirasse de fer, on n'en a l'aperçu que par une sauvage odeur. Virile, mâle !

Clang ! Clang ! Clang ! Clang ! Clang !

Mercie ou la torgnole Monsieur ! Rends-toi !

Un coup d'œil par dessous le heaume. Mahaud, bon sang t'es où ? Et la fille, l'autre ? Elle est où ? On n'y voit goutte avec ces chapeaux de fer. Dans le doute, mon Raoul assena un nouveau coup sur l'écu de son adversaire, choisi bien au hasard, il faut dire, dans la mêlée générale.

Clong !

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