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 [RP] La Raoulade

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Raoul
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MessageSujet: [RP] La Raoulade   Mer 29 Fév - 10:52

Il était une fois, jadis. Je re-situe : pic-nique romantique entre le duc de Bourgogne et sa belette. Elle a préparé le panier avec tout le tintoin, et la nappe à carreaux. C'est super méga romantique, c'est le crépuscule. là dessus, le Raoul se pointe. Ce devait être en 57.
 
[pas bien loin]

ahhh, la bourgogne, ses escargots... le Raoul en avait fait des lieues pour venir refaire son stock. 3000 qu'il en avait ramassés ! et Dieu sait qu'c'est pourtant pas la saison. Mais bon, l'escargot, c'est con. C'est mollasson, c'est sirupeux, ça bave...

 
j'men va les dessaler, les bestioles, ça va m'occuper.
 
Comme ça frisottait le braconnage, le Raoul se tenait coi. Discret qu'il se la jouait. Des fois qu'le duc, il apprécie pas qu'on vienne lui chourrer sa bestiole baveuse jusque sous la barbe. Et pis là !

Et pis là !


Sang bleu ! fichtre ! diantre ! foutre ! Ben les écussons et les bannières ! et une odeur de sauciflard à vous faire frétiller le groin ! Sans le moindre doute ! le Duc et sa duchesse... Le Raoul se la tint coi, des fois qu'on lui la coupe.

 
Ben j'men va mater un peu la salaison ducal, moi. Ça sent la cuisine intime, tout ça.
 
Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

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Dernière édition par Raoul le Sam 5 Oct - 18:52, édité 3 fois
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Raoul
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MessageSujet: Re: [RP] La Raoulade   Mer 29 Fév - 11:00

[coincé dans les fourrés, l'œil à l'affut de quelque concupiscent baisé]

l'Raoul commençait à trouver l'temps long. Qu'est-ce qu'il attendait pour la trousser, la gueuse. Ça causait, ça causait... encore un truc où on allait se montrer les cicatrices. Et en minaudant... Ô mon beau duc, que vous avez de grandes cicatrices... Et vl'la ti pas que je vous montre celle qui vous balafre l'épaule musclée... et pis celle qui vous fend la cote... pour finir par celle qui vous fend le derrière...

Tu veux la voir ma grosse cicatrice...

Ben qu'est ce qu'elle fait, la gueuse ? elle lui tend le fruit défendu maintenant, ou c'est une grossière allusion au paquet qu'il a dans les braies ? L'Raoul, il va l'avoir son scabreux ?


Cornecul... j'ai les escargots qui s'barrent maintenant...

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Raoul
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MessageSujet: Raoul prend Reims, tout seul, enfin presque...   Jeu 1 Mar - 11:12

Chapitre suivant : où Raoul prend Reims [...] presque tout seul...

[Entre les barriques de vin frizzante de Champagne]

L'Raoul s'escrimait à remonter les quatre ronds tonneaux jusque dans la cour. La carriole attendait. Les tontons étaient ravi de la prise. C'était sur, ça avait cassé un peu cette nuit là. Mais bon, comme dirait l'Fernand, fallait fluidifier l'marché, et ces enflures de champenois, ils le gardaient pour eux, leur pinard !

Piquette j'te dit Fernand ! c'est d'la piquette. En plus ils le souffrent comme les dans les entrailles d'un pet d'volcan, leur jus d'raisin !

Le bourguignon, ça c'est du bon.

Mais quand même, il avait promis à la Teigne de lui ramener une barrique. Une histoire de bulles, il avait pas bien compris... mais une promesse, c't est une promesse. Y avait encore un ou deux champenois ce matin là, qui s'réveillaient la tête dans l'croupion. Une baffe du Fernand, et y' r'tournaient au pays du marchand d'sable. Mais, bon, là, on l'attendait l'Raoul, alors fini de jouer.

Fernand !!! viens !!! range ton bourre pif et vient m'filer un coup d'main !


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Raoul
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MessageSujet: Raoul prend Reims, tout seul, enfin presque...   Dim 4 Mar - 14:38

[Tout nu dans un tonneau]

La Teigne, vient gigoter par ici !!! ça fait des bulles, c'est délicieux sur le séant !

La teigne, c'est une copine.

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Raoul
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MessageSujet: Raoul prend Reims, tout seul, enfin presque...   Dim 4 Mar - 14:40

J'suis un petit gars vadrouilleur
J'fais des semaines de quarante huit heures
Et j'attends qu'les dimanches s'amènent
Pour sortir ma jolie Maimaine
Ou bien une autre ça revient au même
Mais moi j'préfère quand même Maimaine
A qui qu'un jour fougueux j'ai dit
Si qu'on allait s'promener chérie

[Refrain] :
A Joinville le Pont
Pon ! Pon !
Tous deux nous irons
Ron ! Ron !
Regarder guincher
Chez chez chez Gégène
Si l'cœur nous en dit
Dis dis
On pourra aussi
Si si
Se mettre à guincher
Chez chez chez Gégène

Au bord de l'eau y a les pêcheurs
Et dans la Marne y a les baigneurs
On voit des gens qui mangent des moules
Ou des frites s'ils n'aiment pas les moules
On mange avec les doigts c'est mieux
Y a qu'les belles filles qu'on mange des yeux
Sous les tonnelles on mange des glaces
Et dans la Marne on boit la tasse

[Refrain]

Et quand la nuit tombe à neuf heures
Y a pu d'pêcheurs, y a pu d'baigneurs
Y a pu d'belles filles sous les ramures
Y reste plus qu'des épluchures
Maimaine me dit j'ai mal aux pieds
Sur mon vélo j'dois la ramener
Mais dès lundi j'pense au samedi
Quand vient le samedi, moi ça me dit.


pompom..


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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul compte les petites fleurs en Bourgogne [...]   Lun 5 Mar - 9:34

Chapitre suivant : Où Raoul compte les petites fleurs en Bourgogne [...]

Ellipse...


[Au bord d'un chemin ensoleillé. Un verger.]

Glaber avait fait la route seul. Enfin presque. Son bourricot l'avait suivi jusqu'ici. C'était la première fois qu'il venait trainer sa rapière aussi loin à l'ouest. La hallebarde sortait du paquetage. Le reitre en saisit la lame et la tira de la couverture. La bourgogne qu'on lui avait dit. Eikorc et les autres. Les autres surtout... Il attendit donc. Et comme il faisait beau, il prit le saucisson lyonnais, le posa sur le billot de bois et... trancha.

Les lames de hallebardes, y'a pas mieux pour le lyonnais. Et pour les salaisons comtoises, aussi. Pour la saucisse provençale, c'est un peu différent. C'est plus sec. Une bonne lame tranchante, de la patience, et ça vous fait des feuilles plus fines que le papier d'Italie. C'est pour les filles.

La miche bien entamée, Glaber s'allongea sous les premières fleurs d'un pommier.


Bourricot ! fais moi d'l'air ! r'mue ta queue bourricot !

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul compte les petites fleurs en Bourgogne [...]   Mar 6 Mar - 15:37

[Un trou, en Bourgogne, Baillenaïte... ou un truc comme ça. Faut dire que le bourguignon a un sale accent, surtout pour mon guignol]

Glaber traversa lentement les faubourgs. Il laissa la porte de la cité dans son dos. Bourricot le menait droit à l'hostellerie la plus proche. C'est qu'il était soiffard le bourricot.

Le reitre s'installa rapidement. Il déchargea la pauvre bestiole qui se tapait tout le boulot depuis Pontarlier. Lentement, pour éviter les rayures, parce que même quand on est spadassin, on aime quand ça brille, le bonhomme délaça l'armure milanaise qu'une grosse couverture de laine dissimulait dans la montagne de gamelles trimbalée par le grand cheval.

Les armures milanaises présentaient un souci de l'esthétique moins prononcé que les armures gothiques des teutons. Les armuriers lombards savaient créer des modèles qui se passaient de décorations, et dont toute la beauté n'était due qu'à la pureté des lignes, alliée à la protection la plus fonctionnelle. Pour conserver un maximum de souplesse pour escrimer, les spalières étaient réduites, ce qui n'était pas sans danger, car les coups d'estoc portés aux aisselles, à l'épée ou à la lance, étaient très redoutés des combattants. De tout temps, c'était là le défaut de toutes les armures.

Glaber en avait dégusté chez ces fichus comtois. Mais, comme à l'accoutumée, il était vivant, et bien vivant. Notez que ça parait normal, puisqu'il a la tête dure, et qu'il entendait prendre des vacances chez les françoys. L'air y est plus doux, et mort, ça ne lui aurait pas servi à grand chose.

Pour se rassurer encore une fois sur son état, le reitre croqua dans une vieille pomme talée qu'il promenait depuis Avignon et l'automne dernier.

Faut pas croire, le soldat est sentimental.

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul compte les petites fleurs en Bourgogne [...]   Mer 7 Mar - 8:57

[Hors la ville, Nevers, ses faubourgs, La Loire]

Glaber avait laissé sa grange derrière lui. Il y avait passé la nuit. Guérigny, on lui avait dit. Des puces pour lui et du foin pour le grand cheval.
Ce matin là, il avait suivi de loin, parce que faut pas trop s'approcher des gens d'armes, une troupe qui descendait par la route de Cosne. Tout caparaçonné, les soldats faisaient halte hors les murs de Nevers. Les femmes avaient rentré leurs filles et le lavoir était désert.
Il observa longuement. Ça devenait couru, les bords de Loire.


Mmmmm, c'est pas les bons, ceux-là... Ça sentait le coup foireux. Mon gaillard, tu t'es gouré de rencard. Foi d'Raoul, t'es dans la bouse.

Citation :
Bourguignonnes et Bourguignons,

Suite à des rassemblements des plus inquiétants et des mouvements d’armées illégitimes aux environs de Nevers, nous, Verbam, Duc de Bourgogne, décrétons :
- la ville de Nevers est désormais en état de siège, et personne, quelle qu’elle soit, n’est autorisé à y entrer ou en sortir, sauf à vouloir risquer de trouver la mort.
- l’état de siège sera maintenu jusqu’à ce que nous jugions le danger écarté.
Que cela soit dit et su à travers le Duché.

Fait à Dijon, Le 12 Avril 1457

Par Dame Keltica, porte-parole,
Au nom du Duc Verbam.



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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul compte les petites fleurs en Bourgogne [...]   Jeu 8 Mar - 11:28

[Nevers, état de siège. Tout bloqué, en fait. Le premier qui rentre, le premier qui sort, il est fauché]

Glaber squattait les hauts de charpente d'une masure de tanneur. La vue était belle, mais ça schmoutait le cuir fraichement écorché qui sèche dans les courants d'air. Ça puait en fait.


Mmmmerde ! Dans la bouse, j'te dis mon Raoul ! Te v'la nivernais pour un bon moment. V'la que les spadassins d'hier se mettent à faner avant la saison. C'est qui ce borgne qui donne les ordres ? Mon Raoul, être borgne, ça devient d'un commun, j'te dis...

Blam !

Mmmm ! Loupé.

Blam !

Ahhh... Un sourire éclaira la face du bon Glaber. Pigeon vole ! Pigeon tombe.

Pas croyable ce qu'il y a comme palombes ces temps ci. Suffit qu'la poterne soit close pour que ça s'envole dans tous les sens. Le mercenaire rangea sa petite arbalette génoise. De toute manière, il'avait plus de carreaux.

Demain, j'essaye la couleuvrine, tiens.

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesses de France [...]   Ven 9 Mar - 8:28

Chapitre suivant, où Raoul enlève une princesse de France [...]

Ellipse. Pour comprendre, faut savoir que la Grand Maître de France, la princesse Armoria de Mortain, est en train de passer sous l'nez du bon Raoul. C'est la numéro 2, juste après le bon roy Levan III.


[A la porte, comme d'hab', j'me r'trouve toujours à la porte moi]

La curiosité est un vilain défaut. Dit-on.

Glaber l'avait, ce défaut là, au-delà de toute mesure. Les doigts à peine essuyé de la chair du pigeon carreauté le matin, il marcha. L'oriflamme d'azur. Elle était là. Voir de plus près le visage de la femme fleur de lyssé. Et ses yeux.

Bon, là, j'dis pas, c'est prétentieux. Surtout avec la soldatesque qui pavanaient leurs cuirasses ensanglantées dans les ruelles nivernaises depuis la nuit. Mais les cons, ça ose tout. C'est bien comme ça qu'on les reconnait :


Mon Raoul, tu laisses la couleuvrine pour plus tard, la rapière au râtelier et tu te bouges le croupion.

Glaber s'avança donc. Le sourire ahuri du bougre de fond de vallée. Les cheveux tout ébouriffé par un geste recherché et appliqué, tout gras de l'application soigneuse de la graisse du volatile suscité et néanmoins bouloté. Faut pas gâcher, lui avait toujours dit sa maman. Y'avait du gueux quand même. De la gueuse surtout. Faut dire que la grue, ça veut toujours admirer les belles dames, leur coiffe, leurs atours. Mon Glaber, c'était plutôt sous les atours que ça l'intéressait, mais bon, là, c'est différent. Faut savoir faire des compromis avec ses instincts animaux. Rassemblés et curieux comme les oies en basse-cour, le faubourgeois s'éveillait en cacardant. C'était pas tous les jours qu'une fleur de Lys venait honorer la cité de sa présence. Y'avait qu'à suivre. Comme fallait faire bonne figure, Glaber ôta son bandeau. Faut dire qu'il était pas borgne du tout. C'était juste de la coquetterie déplacée.

Et hop, les mains dans les poches des braies, il alla... rechercher les yeux de la Dame.


Vive le Roy !

Ça marche toujours, ça, vive le roi...

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Dernière édition par glaber le Sam 10 Mar - 9:28, édité 1 fois
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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]   Sam 10 Mar - 9:28

[Toujours dans les bons coups, l’Raoul finalement]

Hephephephephep…. La fleur de lys se carapatait.

Le capitaine avait dit « la taverne en bas d’la grand rue ». Arrière cour sombre qui sentait l’urine de porc. Faut dire que le nivernais laissait courir ses gorets dans la ruelle. Ça vous faisait un joli marigot odoriférant, à vous déchirer les sinus. ‘Savez, c’est c’machin qu’les apothicaires spinoziens – ou ziste, je ne sais pas, je ne sais plus - désignent en vous traçant du bout du doigt crochu le haut du nez jusque dans les profondeurs du pif. Les autres, c’était sûr, ils s’éclataient la panse à vider la chopine. Et l’Raoul, c’t idiot, il était à la bourre.

L’altesse au sang bleu lui arrivait juste dans les pattes, là. Saisissante illusion. Depuis t’à l’heure, il arrêtait pas de se refaire son portrait. Rencontre improbable sous la poterne de la porte Saint Machin de Nevers. Rencontre plus qu’improbable dans une ruelle de taverne qui fleurait bon la brioche de quarante cinq jours trempée au bouillon d’couilles.

Hephephephep… Ta Majesté, faut pas courir comme ça, v’z’allez tomber. Qui donc qui vous fait la misère ?

Jamais Glaber n’avait senti d’aussi près les humeurs chaudes d’une françoyse de marque en sueur. D’un coup, il eut chaud jusque sous le gorgerin.

Si j’étais vous, Ton Altesse, j’la ramènerais pas trop haut et j’me suivrais sans trop faire d’histoire. C’est pas qu’j’sois irrésistible, j’en conviens, C’est juste que j’ai la pogne dure et qu’ça s’rait dommageable à votre profil aristocratique. Et l’autre qui choit ! J’vous jure, la bourgeoise à sang bleu, ça tient pas la gnôle de bonhomme.

Ben ! C’est qu’elle s’évanouit, la princesse… L’avait pas l’habitude de faire c’t effet là aux aristocrates, l’Raoul.


C’est quand le grand capitaine déboula sans rien demander avec son paquetage à crinière blonde sur l’épaule que mon Glaber se réveilla d’un coup. La piquette de bourgogne, c’est pas bon quand y’faut monter la garde. Eikorc lui avait dit « Raoul, tu bouges pas d’là, tu fracasses la tête de tous les soldats du roi d’France qui sortiront par cette porte ». Glaber avait pas moufté. A la maison, la mémé Bébette lui avait toujours récité : c'est comme ça, mon p’tit, c'est comme ça ». L’était pas du genre à faire des histoires, mon Raoul. Il avait ouvert, l’œil, le bon. C’qui est pas trop dur dans sa situation.

Glaber avait laissé passer le couple étroitement enlacé. Glaber avait allongé sa longue guibole quand la sorte de grand sergent d’la Grand Maître de France avait suivi en beuglant à la Garde. Pas si sûr d’ailleurs, qu’il eut l’temps de pousser la chansonnette bien longtemps avant de s’affaler dans la boue.

Glaber : 1 – Visiteur : 0


Hephephephep… Capitaine, cours pas comme ça, tu vas glisser.

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]   Dim 11 Mar - 9:07

[Rode Mouvie]

La veille mon Glaber avait ramassé son bric à brac et chargé Grand Ch'val. Il savait pas si la route s'rait longue, mais vaut mieux prévoir. Où qu'on allait ?

Nevers, Nevers, Nevers... maïnde... comme dirait l'anglois.

La fleur du Lys empaquetée, Raoul avait découvert qu'on comptait deux invités de plus. Un duc et sa belette qu'il semblait. Un strike, on appelle ça à London. Il était loin le temps où mon Raoul espalait du comtois pontissalien. Lui restait que l'absinthe, une cicatrice et de nouveaux compagnons aristophages. En espérant qu'ils en fassent pas du boudin de leurs captifs. Quoi que, du boudin bleu, ça doit être négociable au prix fort, ça.

Raoul avala sa gamelle de gruau dans son coin. Des sucres lents, c'est toujours bon quand on est dénué de potions flamandes "alinsudmonplingré" et qu'on compte rouler sa bosse sur des lieues de chemins creux. Les autres, il les connaissaient pas en fait. Des gars de l'ouest qu'on lui avait dit. Deux capitaines, une armée, qu'on lui avait dit. Et v'la t'y pas qu'on faisait escort d'girl...

Engagez-vous qu'il disait, vous verrez du pays. C'était sûr, ça. Mais ça sentait le cul d'basse fosse à plein nez si les bourguignons leur mettaient la main dessus. Voir plus si affinité. C'est pas qu'mon Raoul était délicat du pif, c'est juste que, contrairement au apparence, c'était un homme très... très prudent. Y'a que comme ça qu'on s'assure de pas crapahuter trop vite causer à Aristote sur son petit nuage.

Dans son coin, donc, Galber observait les autres. D'un œil, comme tout l'monde dans l'coin semblait-il. La bouillie de seigle enlevée, il essuya la gamelle de bois d'un revers de la langue. C'est pas bien élevé, mais c'est efficace. L'autre œil, quoi qu'on en pense, restait accroché à son assurance vie. La princesse de France, celle-là, elle pouvait bien roucouler tout ce qu'elle voudrait et battre des ailes, Mon Raoul, depuis un passage dans le bordelais, était d'venu un champion du tir à la palombe. Il réajusta ses espalières.


Bon, ben j'm'en va m'astiquer la couleuvrine, moi. Ça m'occupera.

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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]   Lun 12 Mar - 8:05

[Sur les chemins, quelque part, en Bourgogne, en Limousin, en Berry... A part en fait... Les autres ? j'sais pas où qu'y sont, m'regardez pas comme ça ! Depuis la Bourgogne que j'les ai pas vus]

Un faux borgne et trois vraies muettes... J'vous jure. Vivement qu'on arrive. Depuis Nevers, pas un mot. Pas un pet, même.

Grand Ch'val posait les sabots les uns devant les autres. Y'avait qu'les gueux du cru qui levaient des carottes hors saison, pour vous pousser la chansonnette de temps en temps. Sinon, fallait se contenter du chant du merle et des sabots d'bourricot.

Glaber s'ennuyait ferme, faut dire. Suivre le meneur qu'il disait, l'capitaine, suivre l'meneur... pffff... J'm'en va faire une connerie, moi, c'est sûr. J'me connais.

Alors, il pensait. Et quand Mon Raoul pense, ça le ramène en Italie. On pille, on pille, on viole, on s'attache, que voulez-vous...


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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]    Mer 14 Mar - 18:35

A proximité des forêts domaniales de Sologne. Ville d'eau, à la croisée de cinq rivières dont l'Yèvre et le Cher, la cité est ceinturée d'une magnifique forêt domaniale [...] T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul... T'as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon... Curieux comme tout ça lui rappelait un reître flamand qu'il avait connu jadis.


[Halte au bord de l'eau, histoire de se reposer un peu. Les fillasses qui préparent la bouillie. C'est charmant en plus. Sans dec']

Glaber soupira un bon coup. Selon la recette d’Albertus Magnus, il en fallait six doses. Du salpêtre donc, pour six godets, deux de charbon de bois et une de souffre. Au départ, ces ingrédients étaient simplement mixés sur place. Dans la grande gamelle en cuivre de mon Raoul. Un peu comme la confiture de mémé Bébette. Mais cela posait un grand problème d’homogénéité et de sécurité. C'est sûr que c'était instable. Pas la peine d'être grand alchimiste et de lire couramment la Cabale en latin, en hébreux et en grec pour s'en rendre compte. L'expérience, on dira. Et quand on voit la bouille de mon Glaber, on se dit qu'il en a de l'expérience.

Glaber soupira un bon coup. La plus grande amélioration dans la fabrication fut l’utilisation des ces ingrédients sous formes humides. Cela permettait un transport sécurisé et une plus grande performance. La poudre noire était plus homogène et plus facile à doser et utiliser. Sauf que là, Mon Raoul, il était en train de l'initier, cette grande amélioration dans l'humidité...

Glaber soupira un bon coup et reteint sa respiration.


Un godet de poudre jaune, deux godets de cendre, et ... six godets de salpêtre...

On touille, on touille, lentement... lentement...

Raoul !!!! A table !

Blang !


oups...

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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]    Ven 16 Mar - 9:20

[Saumur, son église, ses ruelles typiques]

Ben voila, arrivé... Il était temps. Glaber n'avait jamais mis les pieds aussi loin à l'ouest. Sûr qu'il irait voir la mer océane. C'était pas bien loin. Jolies collines, c'est sûr. Quand j'serai roi, je ferai construire un château, ici. Le val de Loire, y'a pas à dire, ça a d'la gueule.

En attendant, c'était la sieste. Y'avait une petite là, qui lui faisait de l'œil depuis trois cruchons. Le tavernier du cru lui avait laissé une chambrette, tout la haut sous la charpente.


AAAAAAH ! LES FRAISES ET LES FRAMBOISES
LE BON VIN QUE L'ON A BU
AH! LES BELLES VILLAGEOISES,
NOUS N'LES REVERRONS PLUS !

J'AI RENCONTRE TROIS JOLIES FILLES
TROIS JOLIES FILLES DE MON PAYS,

J'AI CHOISI LA PLUS BELLE,
ET LA PLUS JEUNE AUSSI.
J'AI CHOISI LA PLUS BELLE,
ET LA PLUS JEUNE AUSSI.

J'LA MONTE DANS MA CHAMBRE,
LA COUCHE SUR MON LIT.

J'REGARDE ENTRE SES CUISSES,
ET J'Y VOIS LE PARADIS.
J'REGARDE ENTRE LES MIENNES,
J'APERÇOIS LE P'TIT CHRISTOS.

ET V'LA T'Y PAS QU'I'SE LÈVE, COQUIN !
ET MONTE AU PARADIS.

IL S'Y FENDIT LE CRANE,
ET LE CERVEAU JAILLIT.


lentement

NE PLEUREZ PAS MESDAMES,
LA MORT DU P'TIT CHRISTOS.
CAR AVANT MÂTINE,
IL EST RESSUSCITE !

IL EST RESSUSCITE...

Allez, en cœur ! on reprend !

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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]    Sam 17 Mar - 8:51

[Donjon de Vautorte]

La campagne. Après les lumières de la ville, c'était reposant la campagne. Ses arbres, son vent dans les branches, ses petites fleurs, ses ruisseaux... Glaber avait laissé les gueuses de Saumur à leur marinades. Un peu d'exercice lui faisait du bien. Il avait fait la course avec Grand'cheval dans un chemin creux. Évidemment, c'était la bestiole qui l'avait emportée. C'est toujours comme ça. Pourtant, elle était chargée, la monture. Mon Raoul l'avait même encombrée d'un bardas supplémentaire, juste pour avoir une petite chance. En vain. Il ne s'était jamais vraiment résolu à accepter la suprématie de l'animal sur l'homme. L'animal, ça reste une bestiole, par Sainte Barbe !


Rigole pas comme ça, l'bourricot ! J'ten mets une.

En boudant, mon Raoul avait fait le reste du chemin qui le séparait de la bourse que lui devait encore le capitaine. Là, c'était le donjon de Vautorte qu'on lui avait dit. Un bouseux qui retournait son champ avant les semailles du maïs. C'était cossu, isolé, mais cossu. Avec un édredon de plume comme perspective nocturne, Raoul salua le chauve qui faisait les cent pas dans la basse cour.


-N'empêche, l'bourricot, l'homme reste plus balaise que l'animal, moi j'te l'dit !

Comme à l'accoutumée, il conduisit l'éminente monture dans l'écurie, et s'apprêta à y prendre ses quartiers.

-Ben oui !

-N'empêche !

-Tu sais distiller, toi l'bourricot ?

-Ben non. Ben moi si. Enfin, un pote comtois, mais bon, tu connais pas.

Comme quoi, les choses sont à leur place. L'homme reste le dépositaire de la Création. Déos lui a donné le talent de la distillation et pas au bourricot. CQFD.

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]    Lun 19 Mar - 8:06

[sous les tours de Vautorte, donjon du capitaine Eikorc de Croquie, baron brigand d'Anjou]

Sang !

Éclaboussure. La col tranché proprement à la dague, vomissait son flot. Le sang coulait chaud sur le sol. L'égide de cuir taché faisait office de tablier d'assassin. Les os gémissaient violemment sous la pression de la paluche du spadassin. D'abord un, puis deux. L'effort lui fit prendre le temps de s'interrompre un instant pour regarder le soleil se lever au dessus du chemin de ronde.


Craaaaac !

- Tiens, va faire beau aujourd'hui !

Puis, la musique morbide reprit. Glaber glissait lentement sa main sur le petit corps brisé. L'odeur de la mort envahissait lentement ses narines.

Splash !

Entre chien et loup à cette heure fraîche de la matinée, la barrique d'eau bouillante faisait fumer la silhouette du couple morbide. Glaber, dressé comme un démon sorti de la brume, l'informe cadavre à moitié débité, avachi sur le billot de bois.

- Miam... Poule au pot ce soir.

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Raoul
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MessageSujet: Où Raoul enlève une princesse de France [...]    Mar 20 Mar - 18:05

[Vautorte, là où l'on croise du beau monde à sang bleu]

[...] bien vouloir vous tenir prête dans de brefs délais, que nous puissions trouver endroit plus approprié, qu'il plaise à votre gracieuse personne. Nous vous attendons [...] qu'il avait dit l'autre archiduc à la princesse de France.

J'vous jure, qu'est-ce qu'il faut pas entendre. Glaber écoutait sagement. Comme à l'accoutumée, Il était là où fallait pas au moment où fallait pas. Le capitaine était entré trop rapidement dans le corps de garde. Les cavaliers qu'il ne connaissaient pas, mais qui très sûrement étaient connus de tous ici, étaient arrivés trop rapidement aussi. Comme chez eux. L'étaient p't'être chez eux d'ailleurs.


Un souci Capitaine ?


Mon Raoul, pas timide pour un sous, étaient donc entré, là où il fallait pas, quand il ne fallait pas. L'avait l'habitude des embrouilles, c'était pas nouveau. Dans l'pire des cas, il sauterait par la fenêtre, et rebondirait dans le fossé, dix toises plus bas. Comme à Reims, tiens. Quarante cinq jours de brancard. On prend l'temps d'apprendre à lire, c'est bien les hospices. C'est là qu'il avait trouvé ce merveilleux ouvrage de cuisine. Un truc signé d'un Cuculus. Un autre que celui qu'a rôti dans l'sud ouest. Et mon Raoul, maintenant, il savait tout sur la cuisson à point de la poularde champenoise. Juste faisandée comme il faut. Comme il en avait pas de la rémoise, il avait braconné une petite angevine et l'avait dépouillé soigneusement. Mon lecteur aura la gentillesse de faire le lien avec les splash et les taches de sang sur le tablier de mon guignol, en page précédente. C'est que c'est du travail apprêter une poularde. Surtout quand c'est pour la petite Françoyse qu'on avait cueilli chez les bourguignons. L'avait d'beaux yeux la poularde de France. Un peu pintade, c'est sûr, mais à c't'âge tendre, faut pas s'étonner de trop. Mais quand même. Les regards échangé sous la voute de la Tour Saint Machin de Nevers... C'est sûr, l'Armoria, elle en pinçait pour mon Raoul.

Alors sa poularde angevine, bardée de lard de Saumur - ce qui est délicieux, soit dit en passant, le lard en saumure - Ben mon Raoul, il comptait bien l'offrir rôtie à sa douce altesse.


Sûr, Eikorc ? pas d'lézard ?


Crrrac... Glaber fit râler ses phalanges de ce bruit si viril. Crrrac... Ca impressionne toujours les filles. Et faut dire que celle qui accompagnait le "sang bleu", elle avait pas l'air commode. Ils étaient venus chercher Ton Altesse....

Pas sûr que la princesse, elle ait le temps de goûter ma poularde. Faut pas croire, mais mon Raoul, il pense. Il a pas l'air comme ça, mais quand même.


Bon, bon... alors si tout va bien, j'men va préparer mon feu, moi. J'ai d'la rotissure qui d'mande à s'faire lécher l'croupion à la flamme.

Soufflant au capitaine,


Capitaine, si mes écus s'envolent avec ton sang bleu là, va y'avoir de la démangeaison d'couleuvrine. J'me suis pas tapé la route depuis les comtois, pour me voir moucher le blaire. C'est qu'voudrais pas m'prendre une grippe de goret.

Faut pas croire, mon Raoul, il pense. Même des fois à haute voix.

J'ai l'promontoire nasal qui m'pique, m'ssieurs dames. J'm r'tire avec politesse pour plus vous importuner.

M'sieur l'Duc,

Et vu qu'l'autre était pas bien loin... Mon Raoul ajouta un sonore

Ton Altesse, au plaisir de se revoir.

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MessageSujet: où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]   Jeu 22 Mar - 10:13

Chapitre suivant, où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]

Ellipse, rencontre avec les "ambuleurs". Pour recadrer et pas perdre le fil, disons qu'il s'agit de marchands ambulants auto proclamés agents secrets à la recherche de la princesse. L'un d'entre eux perd le contrôle de sa monture pour une sombre histoire de potage trop épicé.


[aller & retour chez l'maréchal-ferrant, à Saumur]

Un bonhomme qui passe en vociférant sous la boite à morve de mon Raoul. De quoi interrompre la marche tranquille de bourricot. Glaber, dubitatif se gratta un instant la tête et releva son bandeau histoire de voir mieux, des yeux. Juste le temps d'un clin d'œil de vrai faux borgne. Ça fait toujours patibulaire, la borgnitude. C'est très bien pour avoir des ristournes sévères sur les marchés de provinces, habitués aux pintades de lavoir en colloques.


L'a un souci au fer arrière, à sénestre, vot'jument m'sieur.


Hum, trop tard... L'autre poursuivait sa course en beuglant en patois. Pas moyen d'saisir le verbe du brillant cavalier.

Maréchal ! nous voila !

Glaber reprit donc sa chansonnette avec bourricot et son chemin. Faut dire que grand ch'val, il s'appelle bourricot. Lui, il aime pas trop, mais mon Raoul, si.

Avance bourricot, j'ai mon gorgerin à rebosseler avant la nuit. Et l'aut'maréchal-ferrant, c'est une fainéasse. Si on arrive après l'heure de la messe, on s'ra bon pour dormir chez la margot. C'est l'cocu qui va râler d'devoir dormir encore dans la mangeoire avec toi.

L'histoire du gorgerin bosselé, c'est assez ennuyeux, en fait. je m'éternise pas.

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MessageSujet: Re: [RP] La Raoulade   Ven 23 Mar - 8:16

Esclandres a écrit:
Esclandres regarda son cousin filer comme les clercs à qui le même cousin avait mis le feu à son plus jeune âge, certains disent que le noms "Cendres" vient de là, vu que l'on n'a rien retrouvé des pauvres zigues, d'autres confirment, des tiers se demandent encore pourquoi son nom de famille est "de l'Aube".

Parce que c'était un matin ...

Aprés avoir dit une phrase totalement inoportune, incongrue et encore un tas d'adjectifs qu'il ne saurait prononcer, Esclandres reprit ses esprits

C'fouttu ... On peut faire une croix sur l'vieux ... Soit va canner à deux lieues d'ici, soit l'est déjà trop charogne pour qu'mon breuvage fasse encore effet sur un imbibé calvateux comme lui. N'a p't'être une chance qu'le canasson couleur chiure d'oie nous l'ramène ...

Il haussa les épaules, alla se retourner vers la famillie et arreta son regard sur un gars qui, parce qu'Aristote l'avait choisi, ou pas, ne pouvait voir qu'un seul coté du monde qui l'entourait.

Nom d'une Belette incapable au commerce !

Arlam s'enpressa de répondre à ce qu'il croyait être une réponse

Citation :
Euh ... Zizou !

Esclandres ne preta pas attention à ce que son ami répondit. Il etait au dessus de cela, un ami incapable de rester à surveiller les charettes alors qu'on lui demandait, qui pensait que toutes les personnes de la marechaussées étaient rousses sous pretexte que Lillaka avait fait quelques tours de garde à Montmirail ou qui pechait des carpes sur le bord de la riviere au lieu de dépenser ses ecus pour aider les charpentiers en achetant une barque, bref ... Il n'y preta pas attention. Il était captivé par l'otoctone.

Là ! Y'a un gaillard d'genre à pas faire d'mal à une crevette !

Il se retourna vers Aubane

Ambuleurs, j'vous laisse, j'vais voir l'homme qu' a pas moyen d'être déconcentré par c'qui s'passe sur les cotés. Un gars qu'à qu'un oeil c't'un gars qui laisse d'là place à sa cervelle pour s'rapp'ler de c'qu'il a vu. Y'a juste à esperer qu'il etait tourné d'bon coté.

Il ne laissa pas le temps ux autres de répondre, il se dirigea direct vers le maréchal férrant pour y retrouver le cyclope dont sa mère lui avait conté des histoires greques étant petit

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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]   Sam 24 Mar - 9:15

Laaaaaaaaaa ! Tu vois bien, Sang Dieu ! Maréchal, te voila d'un coup pas sérieux. Pour un gorgerin et deux espalières ! le prix d'un bouclier ? Toi....

Mon raoul, là, il en était sûr. La ribaude qui servait d'épouse au ferrailleur, elle avait pas pu s'empêcher de laisser pendre sa langue. Et bien en dessous de la ceinture, cette fois. La garce ! On est gentil, on occupe, on donne des attentions et des caresses, et là, elle, elle vous poignarde dans l'dos. Allez demander au mari cocu de vous rebosseler un bout d'cuirasse, après ! S'il advenait qu'il ait l'envie généreuse de vous polir le gorgerin, c'était pas avec du chamois, sûrement.

Pause. Mmmm dubitatif voire silencieux.


Bon.

Les ruptures, les retrouvailles : les fluctuations de la fesse, comme disait l'autre. Raoul entra un peu plus dans l'ombre de la forge. Un pas, puis deux. Rien que la flamme pour éclairer la lame de couteau qui lui servait de faciès. L'autre reculait lentement.

J'vais pas éterniser, l'férailleur.

Mon petit... Je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois mais la vérité m'oblige à te le dire : tu commences à me les briser menu ! La grisette qui sert de mère à tes gnaux, elle te rend jaloux ? Moi j'aime pas qu'on mélange les affaires et l'sentiment. Que j'ventrouille avec ta Jeannette, c'est une chose. Que tu cherches à m'enfariner en bonne rancune de mari cornu, c'en est une autre.


Raoul glissait lentement sa pogne vers dessous la lourde cape de cuir qui lui couvrait les épaules. C'est là qu'il tenait coutelas, dagues et pointes diverses en étal.

Mon petit... J'dois te dire qu'une bonne pointe, ça ventrouille pas qu'les ribaudes, si tu lucidifies un peu, des fois...


Visiblement, d'un coup, le petit maréchal lucidifiait. Certainement. Il plussoyait, il approuvait, un gorgerin et deux espalières, au prix d'un couteau de boucher. C'est raisonnable, ça. Comme quoi, un peu de ferme et virile diplomatie, de temps en temps, et ça vous vide un marché en surproduction. Faut dire que mon Raoul, des fois, il a pas l'air commode. Mais c'est une bonne pâte quand même.

L'férailleur, tiens, t'as un autre client !
Grand sourire mielleux de mon Raoul. Bonjour monsieur.

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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]    Mer 28 Mar - 19:24

Esclandres a écrit:
Aux mots de Raoul, Esclandres regarda le forgeron d'un oeil torve

J'ai rien à dire au goffeur, l'genre de gars qui r'met son coutal à vendre alors qu'l'a d'jà chantour'né l'bovin avec ...

Esclandres se retourna alors vers le borgne

S'lut mon gars, c'toi la vedette, c'toi qu'j'suis venu voir dans c'te tole.
D'abord l'excuse, l'cousin qu'à failli te rendre au rouge alors qu'sa jument verte t'passa proche d'la couane. Un chouille d'ma faute vu qu'c'est moi qu'a mijoté l'breuvage qu'l'a ingurgité ... Alors voilà, l'excuse, la bien plate, celle comme il faut avec tous les honneurs et les franfreluches qu'vont autour. Les enluminures qu'il appelle ça l'copain Arlam.


Esclandres fit un grand sourire, à pleines dents, pour ceux qui comptent vite, 10 tout au plus

Esclandres d'Avanie, j'suis Ambuleurs, un'famille d'commerçant, achète pas cher, r'vend plus cher et s'fait d'l'argent sur l'dos des autres tout en v'sant ben attention d'pas mettre l'merdier sur les marcher pour qu'on ait quand même l'merci des maires ou des autres. L'd'Avanie, c'pour faire comme les pincés du croupion, la particule ça fait toujours mieux qui parait. Ben qu'j'sache po trop s'que ça veut dire Avanie. Mais bon ... C'la dit j'suis po la pour t'parler d'mon blaze, ni même d'commerce.

Grattage de reins

J'suis comme qui dirait en mission, j't'ai vu, tu m'a plu. 'Tention j'te d'mande pas pour la danse du festival des molassons. T'm'a plu comme un homme ! L'genre d'truc fraternel qu'on sent parfois chez les gens qu'sont pas d'not' famille, vu qu'dans la famille on s'tape sur la mouille pour savoir qui qu'aura l'dernier crouton ou l'vers sur l'clacosse. Donc j'te vois et là, vu qu'j'ai un bon pif pour c'genre d'chose, j'me dit "Oh ! Un borgne, c'est comme un cul d'jatte, ça court plus vite, mais ç'po pas faire d'mal aux gens ! Et qu'les infirmes veulent toujours rendre service." l'prend pas mal, t'fache pas, j'suis sur qu'ton oeil t'la perdu dans la bonne action en defendant la veuve d'son mari.

Il reprit sa respiration, reflechi un instant pour voir si ce qu'il avait dit tenait bien la route, pas sur ... Il s'arreta donc de reflechir et reprit de plus belle

Oui donc alors ... Moi qui cherche un bougre qu'aurait vu quelqu'chose, j'pouvais pas mieux tomber sur toi, un borgne ça voit tout à partir d'moment qu'il et tourné d'bon coté ... Ou qu'il est pas d'dos, mais là ... On peut rien faire parce qu'on soit borgne, aveugle ou qu'on ait ses deux coquards, de dos on montre son cul et on voit nibe.
J'cherche un'rupiole, j'va dire plutôt une sucrée, l'genre de groseille senteur de vanille, un peu blonde tout long des ch'veux. La mistinguette l'est plutot d'genre à enluminures si t'vois c'que j'veux dire


Il se rapprocha de Raoul et baissa le ton

un'Princesse ... J'suis d'la mission spéciale et discrete, l'poste avancé avant qu'la caval'rie débarque ...

Il fit un grand oui de la tête en amplifiant bien le mouvement

Si mon gars ! Comme j'te l'dis !

Il regarda le forgeron d'un oeil mefiant, un sourcil plus haut que l'autre pour etre sur de bien viser l'ernegumène

T'viens pas écouter aux portes toi ! R'tourne à tes braises où j'te fous dehors ! C'po comme si t'étais chez toi !

Il repris son sourir en regardant Sieur Le Glabre

Alors ? Dis voir ? T'la vue la morpionne ? Si tu m'dis qu'faut qu'on trinque pour taper la discute, j'suis pas l'genre à pas offrir la chopine, bien dans l'contraire.

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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]    Ven 30 Mar - 9:28

[Ambulant l'ambuleur jusque devant ladite chopine]

Faut jamais refuser une couillonade. Et là, ça sentait la bavure à plein pif. Grand ch'val avait beau le lui répéter à l'oreille sur le chemin où il pressait le gars jusque devant la chopine promise, ben, non, Raoul y'allait. Droit d'dans. Bon, pour le moment, c'était plutôt assis, à humer le gruau des voisins et les civelles du cru. Esclandre d'Avanie, Raoul le Glabre... Glaber - Esclandres... hop, comme ça les présentations sont faites.

Slurrrppp ! que ça fait quand on lève le coude. Une taverne de bord de Loire, ça faisait très bien l'affaire pour causer.


Alors comme ça, t'es cavalier du s'cret et tu cherches la princesse françoyse ? Et tu veux en faire quoi ?

Fallait-il être prév'nant et avertir l'ambuleur ? l'avait l'air bien ce petit, quand même.

Esclandres, j'te cause en ami, ta princesse, c'est une angélique des anges. Elle est gentille, c'est sûr...

reSlurrrppp...

Esclandres, tu fais une boulette. A moins d'être un dragon, tu vas pas voler bien haut avec le héron fleur de lyssé. Trois fois qu'j'la cligne de l'œil. Trois fois qu'la duègne lui coince les horizons. Tiens, encore c'te matin qu'j'entre, clac, la porte au pif.

Nan, j'te dis, elle fait la grue en plus. Même le capitaine, il en veut plus. C'est pour dire ! Et vl'a ti pas qu'jai mes vapeurs, que je défaille, que j'ai soif, que j'ai faim, qu'la soupe est trop chaude, qu'y a pas d'sel. Tiens, elle va minauder chaleureuse, moi j’te dis, si Mamert, Pancrace et Servais sont frileux c’t année.


C’est la mémé d’mon Raoul, qui l’dit ! Ca peut geler jusqu’aux saints de glace. D’ailleurs, je ne saurais qu’avertir nos amis légumiers et néanmoins lecteurs, de garder leurs semences jusqu’après le 13 mai.

Mon raoul s’interrompt le temps du slurp suivant.


Elle veut pas partir ! En bourgogne, c’est trop humide, elle frise. Ici, c’est l’bon air doux. Elle veut s’faire construire un château sur la Loire. Alors voila, l’capitaine il en peut plus d’avoir la basse cour envahie d’pintades en jupons. Des marquises, ça roucoule, ça vous fait la palombe sur les balcons.

Un coup d’œil dans la gamelle à civelles à coté. La p’tite anguille, pochée en sauce meurette. Avec du clairet d’Anjou, ça avait pas l’air mal, même si ça paraissait pas bien consistant.


C’est clair comme la piquette du coin, l’ambuleur. J’te l’dis, foi d’Raoul, ça va faire couvade à la Saint Sylvestre, si l’capitaine, il y prend pas garde. Va savoir si l’autre pucelle de duègne, elle est pas déjà pleine, tiens, vu comme elle fricotte avec l’aut’duc.


rerereslurrrrp…


Bahhh… Va faire ton paladin, l’Esclandres, mais tu vas trouver du répondant au donjon, et il s’ra pas nécessairement où tu l’crois, j’te dis.

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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]   Sam 31 Mar - 21:21

Esclandres a écrit:
Esclandres s'enfila les chopines en écoutant son nouveau copain, une rasade de calva dans le bouillon, pas beaucoup juste de quoi la parfumer, un godet et trois quart.

Tu m'dis qu'tu l'as ben vu de ton oeil ! J'avais raison ! J'étais dans l'vrai ! T'étais pas comme c'fouttu Arlam en train d'uriner dans la vase à tater du goujon ou d'la carpe. C'est l'père Cendres qui s'rait heureux ... C'est balot qu'il ait tout englouti et filé dans la cambrousse ... L'est plus en ville ... Va savoir où qu'il traine.

Il tapa du poing sur la table, pas d'enervement, non ! On dira le contentement, le genre de mouvement que l'on fait pour mettre un point d'exclamation à "j'avais raison ! J'étais dans le vrai ... et cetera desunt". Paf ! Trois petits pois sur la table, un peu de soupe aussi et une cuillère qui profite d'une force que l'on appelera dans un futur lointain "centrifuge" ou peut etre autrement, mais vu que c'est dans le futur, on ne sait pas trop ce jour, une cuillère donc, qui entame une ballade non autorisée, ni par le tavernier sans doute ni par son locataire dans les cieux de la taverne pour afin atterir dans l'assiette d'un voisin de deux tables. Un renfrogné pas moins costaud que l'Esclandres, c'est à dire Balèze qu'on ne peut plus grogna faisant mine de se lever en regardant les compères bavasser.

Bouge pas mon gars, j'suis deux

montrant sa lame au ceinturon

On a tenu Le Mans, pris Fougères et libéré Orléan avec la tailleuse, t'voudrais pas manquer l'grand festival j'suis sur ... C'pourrait bien qu'mon camarade ait la même, on s'rait comme qui dirait quatre contre trois, si on compte tes deux cuillieres.

Esclandres lui fit son sourire ravageur et le bougre ne continua pas son mouvement, puis fini sa soupe, une cuillère en prime. Esclandres se retourna vers son camarade de rafraichissement de gosier. Une telle nouvelle l'avait bien ragaillardi.

Mes excuses l'ami ... J'te rassure, j'veux pas la marier. J'ai d'jà la Lillaka et l'Aubane sur l'pal'tot ... T'parles d'une grand'messe ... J'suis beau comme une caleche, voir même assez futé, j'ai même le sous, mais l'entrave c'est qu'les femmes n'comprennent pas l'homme d'mon acabi et moi le versa, j'entend sur la longueur, mais j'bloque sur les coutures. Pis c'est la princesse d'un autre, voir même des autres, moi j'suis l'sans logi, l'sans attache, aujourd'hui à Saumur, demain Vendômes ou Montmirail, va savoir ou mes guibolles m'enverront plus tard.
Elle t'a claqué l'portillon au bec ! L'excuse encore, d'quoi vexer son homme, mais c'la veut dire qu'tu sais où qu'elle crèche. Et ça mon Raoul, t'fais d'moi l'plus cocu des cellibataires.
Imagine, si j'la sors du pétrin et encore mieux, moins risqué, si j'la rencontre tout par zazar alors qu'elle se serait echappée comme un'grande, mais qu'bon seigneur j'la ramène sur mon canasson voir même les épaules. Ben ... Quand l'Aubane ou la Lillaka ou pourquoi pas l'patron m'regarderont d'traviole parce qu'j'aurai fait un truc censé mais qu'il n'l'est pas pour eux, j'pourrai chanter "ell'sent la vanilleuuh ... " C'est ballot j'me rappelle plus des paroles ... Enfin ... clapé claqué !


Il servit un coup de calva à Raoul

Tiens bois ça, c'est Normand mais c'est pas mauvais, c'mieux qu'la picrate d'coin, limite y'a d'la Loire qui tate bien l'palais, mais rien n'vaut l'raisin d'Bourgogne quand il a ben vieillit dans d'bon fut. Qu'est qu'tu dirais à ton 'pitaine qu'sa mijorée j'en veux bien, s'il l'en veux plus ? Si l'a un chiard dans l'ballon, j'connais un'rebouteuse qu'en f'rait son affaire pour pas cher, au pire, dans l'hiver les rivières sont fortes, ça coule à flot ... S'ra provençale avant qu'on l'retrouve, y'aura sur'ment un ravi pour l'ver les bras en l'trouvant ou un charpentier pour l'y coller pret d'un ane et d'un boeuf.

Rapproche le verre de calva de Raoul

Bois t'en ça plutot qu'l'autre poison, t'vas nous faire un'maladie s'tu continues, c'est rien qu'de la bonne pomme.
Bon l'soucis c'est qu'si elle est ben ici et qu'elle veut pas r'partir ... Parce qu'elle est v'nu d'son plaisir, ça va tirer sur l'encolure. C'est comme le taureau avec la biquette ... ça passe pas.
Alors ? S'rait pas heureux l'pitaine si j'l'en débarrassais, qu'on lui trouve un'migonne ang'vine, ça f'rait un vrai marmot du coin. R'marque y'a même d'la fille d'Maine qu'on r'filerait bien en échange de la Princesse, mais là ... On fait pas un échange une pour une ... J'ai des noms et on en r'file un paquet, j'connois ben 4 ou 5 mistonnes qui f'raient du bien à certains si elles n'etaient plus là.

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MessageSujet: Où c'est en bullant que Raoul rencontre les ambuleurs [...]   Mar 3 Avr - 8:14

[la même taverne, la même table, les deux mêmes bougres]

Bon l'soucis c'est qu'si elle est ben ici et qu'elle veut pas r'partir ... Parce qu'elle est v'nu d'son plaisir, ça va tirer sur l'encolure. C'est comme le taureau avec la biquette ... ça passe pas.

Ben c'est ça. C'est capricieux, l'sang bleu.

Moue pensive. Mon Raoul, il la voyait bien rester encore jusqu'à la sainte Catherine, à Vautorte, la princesse catherinette à la vanille.

Au pays da-ga d'Aragon
Il y avait tu gud'une fill'
Qui aimait les glac's au citron
Et vanilleuuh ...
Au pays de-gue de Castille
Il y avait te-gue d'un garçon
Qui vendait des glaces vanill'
Et citron...


Mon Raoul, le gosier dégagé par l'encre normande, chantonnait de sa voix sombre et virile.

C'est La Pointe qui s'rait content ! tu la connais sa chanson ? On en a couru des ch'mins creux avec La Pointe. Un sacré orfèvre, c'ui-là. A vous détailler à la dague une omoplate sous l'espalière sans vous faire sauter un bout d'cuir, ni une broche en féraille. Tiens ça m'fait penser d'aller r'chercher ma véture chez l'polisseur. Alors comme ça, t'es batailleur, toi ?

On a tenu Le Mans, pris Fougères et libéré Orléans avec la tailleuse, qu'il disait le bougre.

Dis moi voir... Tu l'as mandaté d'où ta quête ? J'voudrais pas être indiscret, mais bon, un peu quand même. Penthièvre ? l'Anglois ? L'parigot couronné ? Un coup fourré pour me coincer l'capitaine ? Qui c'est donc le grand œil qui cherche son précieux ?

Mon Raoul, il n'y voyait goute en matière de géopolitique des coteaux de la Loire. Il débutait. Il commençait par la picole, c'était déjà ça. Il avait déjà fait comme ça sur les bords de Saône, Rhône et Meuse. C'était un homme de l'Est, et il le portait en sautoir. Alors, pour les affaires de l'Empire, il savait, mon Raoul. Mais pour celles d'ici...

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