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 [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra

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Meliandulys
Camelot
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Date d'inscription : 08/07/2008

MessageSujet: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Jeu 29 Déc - 23:28

Vu qu'il est très peu présent en ce moment, je rapatrie pour lui.


Le Scribe a écrit:
Ça sent un peu le fauve.

Dans un coin, un pain de cire entamé avec des traces de dents dedans, un souvenir des temps difficiles. Pour caler un guéridon, une médaille angevine. Aux murs, le calendrier des messageries aviaires béarnaises, ouvert sur le mois de décembre 1457 sur lequel on peut lire les paroles du tube des Royaumes "Le Lion est mort ce soir"; les armes de la Cardabelle. Une bouteille vide de vin messe de l'église de Chalon, avec plantée dessus une chandelle morte. Une peau de sanglier. Un peu partout, des papiers à entête AAP froissés en boule. Sur le chevet, un livre des vertus ouvert au hasard.

Et quelques parchemins épars et jaunis.


Citation :
Chronicques de la glèbe



Le soc et l'épée

Il est temps plus que jamais de défendre le Droit, au moment ou les militaires veulent la guerre, l’arbitraire et la soumission du peuple, car ces trois là avancent de concert. Le phénomène a commencé depuis un moment déjà, et l’état d’urgence et la restriction des déplacements, toujours en vigueur, pèsent toujours sur la sérénité des sujets. Des menaces, plus de menaces, pour que le paysan se terre au plus profond de sa tanière.

« Une bonne guerre qu’il leur faudrait » entend une fois de plus le paysan désolé. Car le paysan aime à vivre en paix, jouissant des plaisirs du ciel et de la terre. Et bon, il va se cacher, en attendant que ça passe. Et il se fait prendre son blé, ses biens et ses filles. Et les militaires rentrent chez eux, ils ont la tête haute car ce sont des Héros. Ils ont la gloire et pour ça ils pensent que tout leur sera du et qu’ils seront souverains en leur terre asservie.

Alors l’armée parade en ses domaines, qui sont partout ou règne la terreur. Et il arrive ce qui doit arriver, des civils finissent toujours par trouver la Mallemort, car c’est le métier de ces gens-là. Se soulève le peuple, et gonfle son ire. Et lorsque sa colère éclate, c’est de folie et de rage, il n’est plus de raison. De sa gueule ouverte, et si longtemps fermée, il conchie et bafoue le soldat fautif, et sans mesure, et sans précautions. S’il pouvait tenir en ses mains calleuses le col propret du soldat en goguette, Deos seul sait ce qui arriverait.

« Allons, que faites-vous de mes sacrifices passés, des mes combats ardus grâce auxquels les paysans cultivent leur champ ? Ne vous rappelez-vous pas que je porte l’épée, qui me confère l’autorité ? » fait le soldat autant surpris qu’indigné. Mais le paysan cette fois a retrouvé la parole. « Et quoi ! Ne vois-tu pas que j’ai les mains fendues et la boue au cul ? Je cultive le blé pour faire ton pain blanc que tu aimes tant, et depuis la nuit des temps. Et je nourris le curé qui prie pour toi si tu ne l’as pas encore tué. Est-ce que j’en tire gloire pour autant ? Est-ce que je réclame soumission pour ce sacrifice ? Veux-tu enfoncer le soc dans la glèbe collante, et tâter du fléau, pendant que je vais courir la gueuse lustrer mes médailles ? »

Le paysan sait bien que le bougre défend ses terres et qu’il est comparse et compatriote avec le soldat. Mais après tout chacun choisit son métier. Et depuis cet incident le paysan a retrouvé la parole, et il s’est mis a se poser des questions  son for, notamment sur la place prépondérante de l’armée dans cette société ou lui, paysan, est à la base, et sur toutes sortes de chose. Il a appris à se réunir avec d’autres paysans, à discuter, à ne pas se laisser intimider. Il a surtout appris à lever la tête.

Parfois dans son champ il cesse le labour un moment et regarde au loin vers l’horizon

Les aveugles

Le paysan avait maintenant appris à ouvrir les yeux et la bouche. Les actes sur lesquels il passait jadis frappaient maintenant son attention naissante. La colère qu'il ravalait jusqu'alors et qui noircissait sa bile sortait maintenant en chapelets de mots fleuris.

Aussi il ne trouva pas la paix par ses yeux ouverts, mais partout la guerre contre les humbles. Aussi ne sortaient de sa bouche ni sérénade ni louange, mais invectives et protestations, mais vives remontrances et indignations. Et le hobereau le regarde et s'en étonne. "Allons, le bougre, cesse donc de parler ainsi, cela ne te sied point. Retourne à tes champs, tu vas gâter ta récolte à t'exciter ainsi. Le justice, le droit, nos textes de loi sont fait pour veiller à la paix. Va et travaille". Le hobereau désigna au paysan l'homme de robe qui restait silencieux.

Le temps de réfléchir, et la saison des moissons était arrivée. C'était occasion de fêtes et réjouissances plus ou moins païennes pour le paysan, qui se réunissait avec ses comparses pour mieux récolter. Il avait appris l'entraide depuis longtemps, et c'était sa force. Les moissons furent joyeuses cette année-là, et abondantes. On festoya beaucoup, on but en quantité, on forniqua à l'envi, mais surtout on parlait et débattait sans cesse, faisant enfler la colère populaire.

Et cette colère ne sortait pas car il était du ressort de la Justice de trancher les litiges et contentieux. Le paysan s'étonnait tout de même que jamais sa cause ne fut entendue, que jamais sa parole n'était respectée. Il s'en émut. Il chercha a comprendre les textes, payant en bouteilles un soulot qui savait lire. Il trouvait que ces textes étaient bien iniques, mais ils étaient censés garantir quelques protections pour les siens. Perplexe, il alla trouver l'homme de robe que le hobereau lui avait désigné. L'homme ne répondit pas ni ne bougeait. Agacé, le paysan le secoua et se rendit compte que l'homme de robe n'était qu'un pantin de paille semblable à ceux qu'il utilisait pour éloigner les oiseaux.

Le soldat et le hobereau avaient évincé l'homme de robe et remplacé par ce joli mannequin. Ils avaient retouché des textes, qu'ils trouvaient trop compliqués, et jeté d'autres au feu. Quand le paysan voulut regarder ces textes, ils étaient plein de ratures et de dessins d'enfants. Il comprit le manège du hobereau, et il savait maintenant maîtriser sa furieuse colère. Après tout il suffirait de leur rendre la vue, pour qu'ils voient enfin les plaisirs de la vie et du partage, qui n'ont rien à voir avec les titres et médailles, et la Mallemort semée partout par la guerre.

Le paysan était déterminé, et les choses se mettaient les unes derrière les autres dans le dedans de sa tête. D'abord viendrait la force, car il était prouvé que le soldat et le hobereau ne comprenaient que ça. Ensuite viendrait le droit, et une justice aveugle à la condition des uns et des autres. Et alors, peut-être un jour viendrait la paix.

Le paysan regardait le sol en marchant, il savait maintenant que le chemin serait long.

Par la foi et par les armes

Les saisons se succédaient les unes après les autres, et avec elles les heurs et les malheurs de la vie de paysan. Mais la tranquillité et la torpeur dans lesquelles s’endormaient le clerc, le soldat et le hobereau n’étaient pour le paysan que labeur et souffrance, mais aussi réflexion et organisation.

Le curé ne prenait plus guère la peine de sermonner en les églises le dimanche, qui étaient d’ailleurs vides la plupart du temps. Et il ne s’en trouvait pas plus mal. C’était autant de temps gagné pour jouir des biens spoliés et pour courir la gueuse innocente. Qu’était-il besoin, finalement, de se fatiguer l’esprit pour ces abrutis qui n’entendaient rien aux choses de l’esprit ? C’était donner le miel aux cochons, et c’était pêcher que de gâcher ainsi. Aussi se contentait-il de prodiguer avec plus ou moins d’ardeur baptêmes et mariages, sans oublier bien sûr de percevoir ses émoluments. Ainsi passait la doulce vie de l’homme d’église, et il prenait de l’embonpoint.

Mais il ignorait que le paysan avait développé une croyance particulière. Une croyance dénuée de fioritures, une foi simple comme l’était son esprit. Une croyance en un Dieu qui n’était pas comme son père mais plutôt comme son frère. Un Dieu qui l’accompagnait aux champs, en taverne, sur la place publique, et même dans sa couche. Un Dieu qui communiquait par le verbe et par le rêve. Un Dieu qui ne demandait pas qu’on lui sacrifie les trois tiers de sa récolte, un Dieu qui n’exigeait pas qu’on verse pour Lui le sang des humbles. Ainsi la Foi n’était plus un lourd fardeau qui pesait sur ses larges épaules. Et nul n’était besoin pour Le prier de s’enfermer dans de sombre bâtisses, et d’écouter les prêches ennuyeux du curé fatigué.

Ainsi peu à peu le paysan se débarrassait de tous les parasites qui se nourrissaient de sa vie laborieuse. Sa conscience, devenue plus légère, lui permettait maintenant à s’intéresser à la vie publique. Il était dorénavant fier de voter, car cela lui offrait la maîtrise de son destin. Il écoutait les uns et les autres, et tranchait par son choix souverain. Mais son esprit droit ne distinguait guère les manœuvres tordues des profiteurs de toutes sortes, qui promettaient monts et merveilles, et le paradis solaire sur terre, pour demain.

Le paysan s’en accommodait mais il sentait bien que quelque chose allait de travers. Mu par un enthousiasme débordant à chaque élection, il était vite désappointé lorsque le monde de rêve qui lui était promis s’effritait, et quand il le voulait  saisir il s’écoulait comme sable entre ses doigts. Il en conclut qu’on lui vendait des chimères toutes les deux lunes, et il en fut très fâché. Et quand par hasard il envoyait par son suffrage quelque personne de droiture et de sincérité, le hobereau, le soldat et le curé se débrouillaient pour l’évincer rapidement. Par l’intrigue, par la révolte et par l’épée, tous moyens qu’ils dénonçaient pourtant dix fois le jour.

Le paysan se garda cette fois-là de rentrer dans la grande colère noire. Il avait appris à maîtriser ses passions, par une pratique régulière de la prière et de la boulasse. Il mit en branle les boyaux de sa tête, et de son esprit échauffé naquit la République. La grande idée frappa comme foudre sur les terres des Royaumes. Et le hobereau, et le curé, et le militaire tremblaient dans leurs braies pendant que grandissait la rumeur. Ils le savaient bien, qu’il était désormais impossible de revenir en arrière. Alors ils criaient très fort et se démenaient, tentant comme joueur de bonneteau de faire passer les insurgés pour brigands et vils pillards. Mais c’était peine perdue.

Le paysan s’était forgé des armes, et c’est sans joie et sans haine qu’il s’avançait pour le combat. Et son regard se portait désormais sur son ennemi. Plusieurs de ses frères périraient sûrement, mais il n’avait maintenant que deux alternatives :

La République ou la mort.
Citation :
Du bisounoursisme, ou prétendue peste rose.

-Hé la dinde, agite tes tentacules et donne-moi donc trois pains, avant que je ne sépare ta tronche de morue de la masse adipeuse qui te sert de tronc !

La boulangère de lui balancer les trois pains, en grimaçant :

-Tiens, sac à vin, et étouffe-toi avec, ça nous soulagera. Et oublie pas d’allonger l’artiche que tu as soutirée à ta catin de femelle.

Comment en était-on arrivé là ? Comment ce qui aurait du être une charmante scène champêtre dans ce village côtier d’Armorique était en fait une empoignade digne du plus vulgaire des bouges crasseux ?

Il faut pour le comprendre, revenir longtemps en arrière, d’autant de lunes qu’il y a d’abeilles dans neuf ruches pour être précis, dans le Grand Nord, où les aurores boréales émerveillent les yeux bleus et naïfs des marins de là bas. Laissez-moi vous conter ça.

Hagaär le Varègue s’était perdu. Ses cales étaient enflées de son butin, des choses brillantes qu’il avait été chercher là où se couchait le soleil, ainsi que le faisaient ses pères et les pères de ses pères. Mais sans doute avait-il été un peu chiche sur les sacrifices car si les dieux lui avaient accordé la victoire, ils lui avaient envoyés sur le retour quelques vents taquins qui l’avaient fait dériver vers le grand Septentrion, loin des autres embarcations du convoi.

Mais la tempête était retombée, et il dérivait lentement. Après avoir longtemps hésité, on sacrifia le petit mousse qui avait déjà beaucoup servi et on garda la chèvre aux longs cils prometteurs. Il ne restait plus qu’à attendre en cabotant que les vents soient favorables et ramènent les marins vers leur terre natale où les attendaient leurs femmes aux bras épais et au caractère forgé par les rudesses du climat, et qu’ils n’était pas si pressés de retrouver.

C’est pourquoi Hagaär prenait son mal en patience en pêchant distraitement. Ils avaient vu large et avaient en réserve plusieurs tonneaux de vin de Sicile ramenés par ces cons de Normands, et ce qu’il fallait en biscuit. Un peu rêveur, il scrutait l’horizon en pensant à rien quand il aperçut une sirène à fourrure qui prenait un bain de soleil sur la côte glacée. Son attention fut un peu piquée, car on disait que la vie éternelle était accordée à celui qui dépucelait une sirène à fourrure.

Hagaär aimait la vie, et s’il ne craignait pas la mort, il comptait bien l’embrasser le plus tard possible. En plus de ça, il se demandait comment la chose était anatomiquement possible, avec la sirène. A première vue, ça n’était pas évident. C’est mu autant par l’espoir de la vie éternelle que par l’aspiration au progrès des connaissances des choses de la nature, qu’il commanda à ses hommes de souquer en direction de ce machin.

Il fut en peu déçu en s’apercevant que la sirène à fourrure n’était en fait qu’un ours blanc. La navigation par trop prolongée altère parfois l’entendement comme la vue. Il s’accouda sur le bastingage pour observer le plantigrade qui s’ébattait joyeusement en semant la panique dans un banc de phoques. Ce qui l’amusa beaucoup, en plus de lui donner une idée pour briser un peu la monotonie de la mise à sac dont il avait fait son cœur de métier.

Hagaär le Varègue était très content très satisfait, et il riait d’avance du coup qu’il avait préparé. Cette fois, il avait multiplié sacrifices (vingt et une génisses aux sabots larges, dix-sept livres d’épices d’orient, trois coffres de choses qui brillent, entre autres choses) et manqué aucune libation, et avait fait abstinence pendant huit marées. Ce qui fâcha un peu sa femme Grida la Mauvaise, mais lui laissa tout le loisir d’aller boire des coups avec les copains et mettre au point le prochain pillage.

Donc, il avait bien préparé son coup, et c’est les cheveux au vent et le sourire aux lèvres qu’il filait droit vers le soleil qui rougeoyait. Ce coup-ci, il fallait pousser un peu plus loin, il avait repéré un village isolé sur la côte nord de la Bretagne. L’idée était de débarquer quelques lieues à proximité du village en question pendant que le leurre, une vieille barquasse qui contenait tous les vieux et éclopés de l’équipage (Si on y comptait un nombre pair de bras et d’yeux, c’était bien un hasard) faisait croire à une attaque par la mer, comme il est de coutume pour les gens de ces contrées.

Haägar se félicitait de cette idée lumineuse, mais le clou de l’opération, c’était la demi-douzaine d’ours blancs qu’il avait capturés à grand frais : 52 condamnés à mort furent nécessaire pour les prendre, mais ils étaient maintenant là, pas nourris depuis trois jours et prêts à déferler sur le village pour semer la panique comme Haägar l’avait vu faire avec les phoques. Que d’histoires à raconter aux gosses, que de grosses poilades à venir ! C’était de l’humour typiquement Varègue.

Hélas ! L’intendant était un soulot et il avait mal fermé la cage aux ours, qui avait dévoré le stock de chèvres. Affamés qu’ils étaient, les ours blancs avaient baffré à s’en faire éclater la panse, et le sang carmin sur le poil blanc des plantigrades leur donnait un éclat rosé des plus charmants. Et bon, ils n’avaient plus trop envie d’être féroce, mais plutôt de faire une bonne sieste. Si bien qu’il fallut les amener au village à coups de pieds au cul, auxquels ils ne protestaient que mollement.

Haägar était furieux, Haägar était frustré, Haägar était confit dans le plus profond désespoir . Sa farce était manquée. Et pour parfaire le tout, le leurre n’avait pas marché. Les vieux éclopés avaient préféré montrer drapeau blanc plutôt que de se faire massacrer héroïquement. Pire, ils avaient vendu la mèche et les portes avaient été fermées après le passage des quadrupèdes et de leur rose pelage.

Les assaillants n’étaient pas préparés pour un siège de longue durée, mais il n’était pas question de revenir au pays les mains vides et d’affronter le courroux de leurs mégères aux tresses blondes dont l’ire pouvait se montrer redoutable. Il réfléchit dans le dedans de sa tête, des pensées profondes qu’exigeait l’urgence de la situation. Et il tenta un coup de ramponneau. Il héla une des sentinelles qui les narguait et leur jetait des choses molles et puantes, et de la nourriture pour montrer qu’ils en avaient tout le tour du ventre, et il lui parla comme suit :

« Riez, riez, mais déjà la défaite à l’haleine puante est à vos chausses. Car les bêtes roses qui sont en vos murs sont porteuses d’une terrible malepeste venue d’orient : le Bizhou. Cette maladie terrible rend celui qui en souffre incapable de combattre, car empreint d’amour pour son prochain. Jadis un prophète de Judée en était atteint, qui ne cessait de prôner l’amour pour celui qui contre lui levait le glaive. Et il condamnait tous ceux qui étaient contaminés par ce terrible mal à se faire empaler dans les plus brefs délais. Bientôt vous nous ouvrirez vos portes et nous prierez de vous battre. Et nous le ferons. ». Sans être un intellectuel, Haägar avait appris la langue locale, à force de piller dans le coin.

La sentinelle était perplexe. Il s’entretint de cette nouvelle avec les autres villageois et il fallut peu de temps pour que la nouvelle se répandit comme traînée de poudre, qui n’existait certes pas. Ou peu. Ou loin. La peste était dans les murs, et ses symptômes étaient terribles. Les défenses tenaient mais la suspicion rongeait la cohésion des assiégés. Chacun épiait son voisin, cherchant à déceler les signes fatals. Si bien que les habitants forçaient le trait pour bien montrer comment ils n’aimaient pas leur prochain, et même combien ils étaient prêts à le passer par le fil de l’épée.

C’était une chose étonnante de voir une jeune jouvencelle aux traits charmants cracher par terre et insulter son propre fils, qui le lui rendait bien. Chacun redoublait de vigueur pour faire belle démonstration de vilenie, et écarter ainsi les soupçons. La mésentente régnait, et les soldats envoyaient paître leurs supérieurs, et il n’était possible de se procurer du pain, qui ne manquait pourtant pas sans se battre à mort.

-Hé la dinde, agite tes tentacules et donne-moi donc trois pains, avant que je ne sépare ta tronche de morue de la masse adipeuse qui te sert de tronc !

La boulangère de lui balancer les trois pains, en grimaçant :

-Tiens, sac à vin, et étouffe-toi avec, ça nous soulagera. Et oublie pas d’allonger l’artiche que tu as soutirée à ta catin de femelle.

Et de se taper dessus, avec force et ardeur.

On voit bien que dans ces conditions, il était impossible de soutenir un siège. Haägar le Varègue et ses joyeux compagnons n’eurent aucun mal à enfoncer les portes et mettre à sac ce bucolique village d’Armorique. Ce fut un très joli pillage qui resta longtemps dans la mémoire Varègue. On se le racontait de père en fils, en se tapant très fort sur les cuisses. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore, on reconnaît les descendants de ce peuple valeureux à leurs cuisses plates. Et quand dans les peuples du Nord on s’en va gaiement piller, on n’oublie jamais de se munir d’une demi-douzaine d’ours blancs et de quelques chèvres. Ce qui explique que les ours blancs se font si rares. Mais par un grand mystère, les chèvres pullulent. Il n’y a pas de justice.

Et quand j’entends quelqu’un pointer du doigt un tiers en l’accusant d’être atteint de la maladie du Bizhou, dicte peste rose, et cracher par terre et parler mal pour bien montrer que lui même en est exempt, je m’en écarte. Faites donc pareil, ou racontez-lui cette histoire.
Citation :
Pourquoi l’Unique a-t-il permis qu’on usurpe sa parole, et que l’on répande en son nom de fielleux mensonges ? Pourquoi laisse-t-il Rome la perfide répandre son venin, si ce n’est pour mettre à l’épreuve les croyants, ceux qui ont embrassé la vraie foi ?

C’est que la foi n’est point une simple affaire d’option. Qu’il serait doux, qu’il serait commode aux impuissants de dire : « voilà ma foi, car je l’ai choisie, comme on s’achalande au grand marché des croyances. Je l’ai trouvée bonne et belle, et l’ai soupesée, comparée avec d’autres et je l’ai choisie, et ce sera là ma foi. Je l’afficherai sur ma poitrine et brillerai par mon choix singulier. » Et l’impuissant s’en va discuter avec les menteurs, les considérant comme ses amis. Prions pour lui, car son âme est perdue.

Les reformés ne sont point chalands sur le marché. Ils sont les combattants choisis par le Très Haut pour que plus jamais sa parole ne soit pervertie. C’est pourquoi ils ne souffrent que les orthodoxes partagent avec lui la Cité terrestre. C’est pourquoi ils ne relâchent pas le combat dont les a chargés Deos. Car Il a voulu que la foi soit un combat, et non une option. Et quand le croyant, au terme de sa vie, se trouve devant le Très Haut, il n’a en lui nulle crainte, car il sait qu’il a fait ce qu’il pouvait pour que Sa parole ne soit point déformée. Mais que la peur noircisse la bile du biaiseux qui pense qu’il lui suffit de laisser passer sa vie dans la paix et la tolérance du mensonge, il ira rejoindre l’enfer des abysses.

Car l’Unique est omniscient et connaît chacun de nos actes, chacune de nos pensées. Nul n’est besoin de se confier ses erreurs à un être de chair dans de sombres et puantes cabines de bois, aucune confession ne saurait se substituer à Son ultime jugement. Malheur à celui qui s’en remet au jugement des hommes pour en espérer le pardon et l’indulgence, car il s’expose au céleste courroux. Malheur à celui qui mime quelques génuflexions devant des pantins portant soutane, car il oublie -que c’est confortable- qu’il ne saurait échapper au jugement ultime.

Car l’Unique est omnipotent, et la mort est son serviteur. En vérité, il n’est le moindre de nos actes qui ne soit par lui choisi et voulu. Et pourtant dans sa grandeur il a voulu que chacun de nous soit responsable de son sort. Et c’est là un mystère impénétrable. C’est l’amour, que Dieu a voulu insuffler dans nos cœurs. Point d’amour sans libre volonté. Quel sublime paradoxe : c’est par amour que nous devrons écraser les irréductibles partisans de l’engeance séculière. Et seulement les irréductibles, grande sera notre indulgence envers les aveugles qui renonceront sans fard à leur cécité. L’Unique peut tout, et la mort est son serviteur. S’il avait voulu anéantir sans distinction chaque pilier du grand mensonge, il l’aurait fait dans un soupir. Mais il s’en remet aux vrais croyants pour exercer leur magnanimité et leur intransigeance, ainsi expriment-ils leur amour, par quoi les hommes sont les enfants de Dieu, et ainsi reconnus par Lui-même.

Car l’Unique est Tout Puissant, il sait tout et peut tout. Les vrais croyants sont son instrument.
Dans l'air flottaient quelques souvenirs. Certains se mouvaient paresseusement au ras du sol. D'autres au contraire virevoltaient entre les poutres. Et beaucoup d'autres avaient pu s'échapper, qui par les interstices du plancher, qui par celles du toit. C'est comme ça.


Le bureau des pleurs bourguignon

Le procès de Groar

La sicarisation de Leo

Et surtout la guerre, la guerre, toujours recommencée...
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Zarathoustra
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MessageSujet: [RP]L'éternelle parousie de Zarathoustra   Sam 5 Oct - 15:28

Je savais même pas que j'avais une chambre ici!



Suite à une mauvaise rencontre, Zarathoustra était fort mal en point. Heureusement, il ne se départissait jamais de sa trousse de premiers soins, à l'aide de laquelle il para au plus urgent, et se remit plus ou moins sur pieds. C'est donc en claudiquant qu'il se rendit à l'église de Vaudemont, afin de louer son dieu, et de se questionner sur le sens de sa vie et sur les passages à tabac dont il faisait régulièrement l'objet.

Il ouvrit la porte, qui céda en grinçant. Quelques loirs qui avaient élu domicile pour l'hiver couraient sur les poutres. La poussière qui régnait le fit tousser, le lieu délabré n'était visiblement pas fréquenté depuis belle lurette. Agitant devant lui sa main, il se fraya un chemin jusqu'à l'autel, avant de s'agenouiller en grimaçant. Il joignit ses mains et leva les yeux.


Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie le Très Haut. Et c'est Lui le Puissant, le Sage. Il fait pénétrer la nuit dans le jour et fait pénétrer le jour dans la nuit, et Il sait parfaitement le contenu des cœurs.

Seigneur, me veux-tu auprès de toi, que tu m'envoies me faire marrave avec tant d'empressement?

Ceux qui ont cru en l’Unique et en Ses Trois messagers ceux-là sont les grands véridiques et les témoins auprès de l’Unique. Ils auront leur récompense et leur lumière, tandis que ceux qui ont mécru et traité de mensonges Nos signes, ceux-là seront les gens de la Fournaise.

Si c'est le cas, et si vous le permettez, je ne trouve pas que vous vous y preniez très bien.


C'est ainsi que les Réformés s'adressaient à leur dieu: en ligne directe, sans personne pour faire poiroter au guichet. Ce qui conduisait parfois à des excès de familiarité.

Des Trois Messagers, Aristote est le premier. Que son nom soit loué éternellement. Il enseigne la Connaissance pour la plus grande gloire du Très Haut. Christos est le second, grâce lui soit rendu. Il apporte le Pardon. Averroes est le dernier, béni soit-il. Il est celui qui clôt le cycle et qui offre le substantiel.

Je pense qu'une bonne peste, voire une simple chaude-pisse, pourrait suffire.

Nous avons envoyé les Trois Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux les Livres et la balance, afin que les sicaires établissent la justice. Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable. Ainsi le Très Haut reconnaîtra qui, dans l'Invisible, défend Sa cause et celle des Messagers.

Que ne m'offrez vous le martyr, Seigneur? Ai-je tant fauté?

Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui croient : «Attendez que nous empruntions de votre lumière», il sera dit : «Revenez en arrière, et cherchez de la lumière». Et alors, on élèvera entre eux une muraille ayant une porte dont l'intérieur contient la miséricorde, et dont la face apparente a devant elle le châtiment.

Je m'efforce de faire un bon soldat, vous le savez, un bon croyant et un bon bourgeois, et de faire taire les usurpateurs.

Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, de prendre enfin les armes et avec humilité devant le nom du Très Haut se lever contre le mécréant ? Car ceux qui mourront par le sabre au nom du Très Haut auront une grande récompense. Les combattants en auront une plus grande encore que ceux qui restent dans leurs foyers.


Et un bon mari aussi, ça ne devrait pas tarder, mais vous ne facilitez pas les choses, il faut bien le dire.

Et le sabre est l’âme du combattant et quand l'homme qui parle est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme. Le droit est un sabre tranchant. C’est par la guerre que les croyants imposeront leurs idées aux incroyants. Et en vérité je vous le dis, il n’existe pas de plus grand bonheur que le martyr.

Votre épreuve est bien grande, en vérité, et grande ma peine en ce jour.

Un homme seul ne peut rien, il lui faut l'appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller. Et c’est ainsi qu’à la guerre, les fidèles doivent aller ensemble vers la Lumière.

Si vous pouviez, de temps à autre, m'accorder une victoire, ça me permettrait de fourbir ma persévérance.

Et au mécréant nulle pitié ne doit être accordée. Car son sort est funeste et nul salut n’est possible. Ses œuvres sont comme le mirage de la plaine. S’il a soif, il prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien.

Ou peut-être qu'un signe...

Aujourd'hui donc, on n'acceptera de rançon de ceux qui ont mécru. Leur asile est le Feu. C'est lui qui est leur compagnon inséparable. Et quelle mauvaise destination !

Mais votre courroux est un juste courroux, Seigneur, bien qu'impénétrable.

Hâtez-vous vers le martyr afin d’atteindre un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru dans les Paroles du Très Haut et des Trois Messagers. Telle est la grâce de Dieu qu'Il donne à qui Il veut.

Et me voici ici bas, dans cette vallée de larme, pour votre service.


Sachez que l’Unique redonne la vie à la terre une fois morte. Et ainsi en fera-t-il pour celui qui accepte le martyr. Qu’il parte l’âme reposée car l’éternité lui est acquise. Le lâche meurt plusieurs fois avant sa mort, le brave ne goûte jamais la mort qu'une fois. Et celui-là aura la vie éternelle.


Et c'est un honneur, et c'est une grâce que de vous servir.

Et la grâce est dans la main de l’Unique. Il la donne à qui combat et meurt en son Nom. A celui qui meurt par le glaive, Il donne le choix de revenir à la vie ou de comparaître pour le Jugement. Qu’il soit prêt. Le Très haut sait récompenser ceux qui marchent dans le chemin de Dieu. Et Il châtiera ceux qui ont mécru. Voilà le sort. Qu’ils le goûtent !


Pour votre gloire et celle des prophètes, loués soient leurs noms.

Ô Vous qui avez cru ! Craignez de l’Unique et croyez en Ses Messagers pour qu'Il vous accorde deux parts de Sa miséricorde, et qu'Il vous assigne une Lumière à l'aide de laquelle vous marcherez, et qu'Il vous pardonne, car l’Unique est magnanime.


Telle était la phonation de Zarathoustra, qui le galvanisa. Il se releva, gonfla ses poumons, trébucha, jura abondamment, puis se mit à nettoyer l'église. Il jeta pêle-mêle dehors toutes sortes de débris, des missels mangés aux mites, de vieux coussins de pourpre, des figures idolâtres. Il ouvrit grand les portes afin que fuisse l'air vicié. Il disposa des Livres des Vertus tout neufs imprimés sur papier recyclé, puis renouant avec son ancien métier de sonneur de cloches, monta au beffroi et tira si fort sur la corde que le battant manqua de briser la robe engourdie de la cloche de Notre Dame de Sion.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Sam 5 Oct - 16:25

J'ai cru que tu parlais Vaudemont...

et ban coup final, t'es à Sion.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:39

[Où Zarathoustra fait la messe pour quelques teutoniques et autres apparentés]

Citation :
Population de Vaudemont!

Ce jour est un grand jour, car l'église de Notre Dame de Sion, abandonnée depuis trop longtemps, rouvre ses portes. Les âmes vaudemontoises vont pouvoir achever leur errance et retrouver le chemin de la foi. Chacun pourra venir se recueillir et échanger avec les autres fidèles. Un culte sera donné ce dimanche, et vous êtes tous invités à y assister comme se doit tout bon aristotélicien.

Loué soit le Très Haut!
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:40

Alexandre* a écrit:
L'Ordre du Sainct Esprit avait reçu demande du Duc de Lorraine de venir à Vaudemont pour chasser un hérétique et de plus repris de justice qui avait investit l'église. Il usurpait le titre de curé sans complexe.

Au petit matin, les frères et soeurs du Sainct Esprit étaient arrivés avec leurs frères d'armes de l'Ordre Teutonique sur le parvis de l'église.

Le Grand Maitre comme tous les autres descendit de son destrier noir Sultan. Ils se regroupèrent rapidement et Alexandre donna les ordres à ses hommes.

Le village semblait calme et pas encore éveillé.


Prenez position devant chacune des portes de l'église et vous en interdisez l'entrée. Si quelqu'un demande à y entrer vous me l'amener. N'usez de vos armes que si quelqu'un tente d'entrée par les armes.

Chacun prit position et nul ne pouvait désormais rentrer dans l'église sans montrer patte blanche. Les forces Lorraines seraient bientôt là.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:40

Zarathoustra a écrit:
Zarathoustra s'était bien installé. Il avait fait du ménage, avait démonté le confessionnal pour s'en faire un lit de camp, et passait le temps à prier, méditer, et tirer les cloches de temps en temps. Et il ne s'en trouvait pas si malheureux, le calme qui régnait dans ce village contrastait avec l'agitation des derniers temps.

Mais au moment de sonner les matines et faire râler les lève tard, cette sérénité fut brisée par quelque agitation autour de l'église. Il lâcha la corde et se dirigea vers la porte, qu'il ouvrit sans méfiance. Il mit sa main au dessus de son front pour parer les premières lueurs matinales qui l'éblouissaient. Un homme se dressait là.


Oh, l'homme! Tu viens pour le culte? Loué soit le seigneur, j'ai bien cru qu'il n'y avait plus une seule âme aristotélicienne en ces terres.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:41

Alexandre* a écrit:
Soudain un homme sorti de l'église et l'apostropha. Alexandre s'en trouva surpris de voir quelqu'un en sortir alors même qu'il empêcherait d'y entrer. Comme quoi on ne s'attendait jamais à ce qu'on avait imaginé, quoiqu'il s'attendait toujours au pire.

Oh, l'homme! Tu viens pour le culte? Loué soit le seigneur, j'ai bien cru qu'il n'y avait plus une seule âme aristotélicienne en ces terres.

Et vous qui estes vous donc Messire? Car si je ne m'abuse vous n'êtes point l'abesse Shillia qui officie dans cette église. Je ne la connais point mais nul doute que vous n'êtes pas celle là.

Que faites vous dans cette église ?


Alexandre ne connaissait personne à Vaudemont mais il était là pour faire son boulot et il le ferait, mais être homme d'armes n’empêchait pas d'être civilisé.

Chacun de ses hommes était maintenant sur ses gardes. Mais il leur fit signe de rester calme. Il fallait vérifier de qui il s'agissait, cela dit l'homme ressemblait à celui qu'on lui avait décrit.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:41

Louise2012 a écrit:
Louise, sur le chemin de la taverne de la Brune, passa du coté de l'église.

Sur la place, habituellement déserte, était assemblée une petite troupe. Des soldats religieux?
Apparemment leur chef discutait avec l'étrange curé arrivé quelques jours plus tôt.
Et pas de manière très sympathique... On parlait de Shillia. Qui çà?

Louise s'approcha.


Scusez moi messire, c'est pas que je soit une fervente de l'église, mais ce curé là, au moins, il est là.... Parce que... comment vous avez dit? Shillia? moi qui suis arrivée depuis plus de 3 mois, je l'ai jamais vu... Alors si les grands de la cathédrale veulent mettre de l'ordre, ils feraient bien de commencer par envoyer un curé qui sera là et fera la messe...

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:42

Istar.333 a écrit:
[rp]Ayant prit le temps de se rafraichir, Istar arrive finalement devant l’Église. Salue d’un geste les membres de l’OSE et s’approche de la damoiselle.

« Vous avez sans doute raison damoiselle. Par contre les villageois méritent beaucoup mieux qu’une secte en son Église. Vous ne croyez pas? »

S’approche du Grand maître de l’OSE en saluant au passage messer Zarathoustra à la porte d’entrée. L’ayant croisé à quelques reprises, ou taper dessus, ou pour répondre aux questions pseudo journalistique pro hérétique, il avait été très facile pour Istar de le reconnaitre.

« Salutations et paix Coms Alexandre, messer Zarathoustra. » Regarde Alex. « Il s’agit en effet de l’hérétique qui a investi la Cathédrale pour semer la doctrine sectaire du Lion de juda. » Regarde le messer. « Je me présente, Ritterin Istar de Demessy, Hochmeisterin de l’Ordre Teutonique Français. Il est temps de vous retirer messer et de laisser la Cathédrale à sa vraie vocation de la propagation de la Vrai Foi de l’Église Aristotélicienne de Rome.» Lui tend la main pour l’aider à sortir de la Cathédrale sans esclandre. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:42

Alexandre* a écrit:
Une femme s'approcha et lui adressa la parole. Alexandre la salue avec respect.

Bonjour Dame, Alexandre de Demessy, Grand Maitre de l'Ordre du Sainct Esprit, pour vous servir. Vous savez moi la religion n'est pas tellement mon problème bien que je soutienne et ne reconnaisse que notre Sainte Mère l'église Aristotélicienne Romaine. Je suis au service de votre Duc.

Moi je cherche juste un malfrat qui usurpe le titre de curé et qui de plus a eu déjà deux procés en Lorraine. Parait qu'il fait parti du Lion de juda qui comme vous le savez est une bande de brigands et qu'il a pris possession de cette église.

Vous dites que cet homme là est le curé de cette église ?


Là dessus arriva le Grand Maître de l'Ordre Teutonique en grande forme malgré la nuit à chevaucher. Il se demanda ou elle avait bien pu trouver à s'apprêter, surement à l'auberge du village. Lui qui rêvait se retrouver allongé dans un lit, il était là devant l'église.

Salut et paix à vous Grand Maitre.

Son épouse reconnu l'homme comme étant la personne recherchée. Plus de doute. D'un geste il fit signe à ses hommes de s'approcher de la porte.

Ce n'est qu'une église pas une cathédrale ma chère. Vous donneriez à notre ami un peu plus d'importance qu'il n'en a. Ainsi il s'agit bien de Messire Zarathoustra.

S'adressant à ses hommes

Aider notre ami à sortir de cette église, je ne voudrai pas qu'il trébuche et nous accuse de l'avoir mal traité

Messire si vous voulez bien nous suivre


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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:43

Zarathoustra a écrit:
Zarathoustra était heureux, des gens s'approchaient et l'église de Vaudemont semblait enfin reprendre vie. Des gens s'approchaient, dont un teutonique, excusez du peu, un homme qui ne s'était pas présenté, et une vaudemontoise, semblait-il.

Je suis Zarathoustra, en effet, mais je vois que je n'ai pas besoin de me présenter. Hérétique, si vous voulez, et je vous retournerai le compliment. N'est-on pas toujours l'hérétique de quelqu'un? Je suis aristotélicien comme vous, mais de confession réformée.

Les autorités lorraines m'ayant invité à passer six semaines dans votre beau pays, j'ai choisi de m'installer dans votre église. je bâtiment étant visiblement déserté depuis longtemps, je me suis dit que je ne dérangerai personne. J'ai pas mal dépoussiéré. Nous autres huguenots, louons Dieu de manière très simple, nul besoin de fioriture. Par contre, nous avons besoin de prier régulièrement, et d'entretenir la flamme spirituelle. Aussi me suis-je proposé pour animer l'église et discuter de foi avec les habitants qui le souhaite. Loin de moi l'idée de répandre doctrine sectaire.


Il s'adressa à l'habitante du village.

Content de vous rencontrer, Madame. Vous avez tout à fait raison.

Il s'adressa ensuite à la femme et l'homme qui l'invitaient à sortir, en lui tendant la main comme à un grabataire.

Je vous remercie, mais sortir de l'église ne fait pas partie de mes projets. Tenez-vous tant que ça à la désertification des lieux de culte? Puisque nous sommes jour de messe, et que nous voilà réunis, je vous propose plutôt de louer ensemble le Très Haut, et de réfléchir sur les paroles des prophètes.

Il sortit un Livre des Vertus.

En ces temps de guerre et de difficultés, pourquoi ne pas nous pencher ensemble sur les Logions de Christos, que son nom soit chanté pour l'éternité. Ce sont des sentences pleines de poésie et de sagesse, enseignées par Samoth et transmises jusqu'à nous par les pères de nos pères.

Logion 12: "La lumière du soleil dissipera alors nos craintes, nos doutes, nos angoisses, nos interrogations, nos haines et nos chagrins. Sa chaleur nous ôtera de l’inconfort et du froid. Les reflets de la lune amèneront l'eau, amplifieront le mouvement, apporteront la prospérité et engendreront la fécondité de toutes les espèces. Sa générosité nous préservera de la famine et de l'acédie."

N'est-ce pas beau? Louons le Seigneur, mes frères et soeurs! Et celui-ci:


Zarathoustra tourna quelques pages.

Logion 15: A des hommes qui se battaient, Christos a dit : "Mais vous allez vous aimer les uns les autres, au nom de Dieu !"

Ne nous appelle-t-il pas à réfléchir sur les circonstances qui nous font nous réunir ici?

Et que vous inspire celui-ci:

Logion 17: À ceux de ses disciples qui s'interrogeaient sur la perfection de la société des Hommes, Christos leur disait : "Autant la plaine est une montagne plate, autant les Hommes entre eux doivent-ils être de même hauteur".

Loué soit Christos le sage, mes frères et soeurs, car ses paroles sont bonnes et nous doivent guider.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:43

Ca me rappelle la Bourgogne, avec olivier 1° (erreur pseudo .) qui envoyait une cavalerie entière, alors que tu lui mordais l'oreille.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:43

Raoulleglabre a écrit:
A Vaudémont, on entendait des Voix ! C'est l'Histoire qui le dit. Ces « voix», bien réelles, étaient-elles celles d'Agnès de Vaudémont, de Jehanne de Joinville, de Colette de Corbie ? Jeanne la Pucelle même, a peut-être - un témoignage datant de 1456 en fait état - rencontré ces gentes dames près de Domrémy, à l'Hermitage de Notre-Dame de Bermont. C'est juste à côté. On s'en fiche un peu, des morts, me dira-t-on. Certes. Mais là, Mon Raoul aimait bien Zarathoustra. Il parlait toujours bien, Zarathoustra. Comme c'était le jour du petit Christos en pagne, mon routier qui est sympa également même s'il semble patibulaire au premier abord, se dégagea tôt de la couche de la femme ravie, trancha sa miche, la trempa et y croqua. Le Seigneur n'avait-il pas dit, le dimanche, c'est son jour ! Tenez-la, prenez-la et mangez-en tous ? La miche, pas la Femme. Avant de rejoindre l'Apôtre Z à Saint Titus-de-Vaudémont qui avait vu, disait-on dans les alcôves romaines, les épousailles de Jeanne la Pucelle et du chevalier lorrain Robert des Armoises en 1436, il prit soin de libérer le cocu de son armoire. Mon lecteur notera, je l'espère, à quel point mon Raoul est fort civil.

Goodmorning Vaudémont !

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:44

Louise2012 a écrit:
Le chef des soldats s'adressa à Louise

... Vous dites que cet homme là est le curé de cette église ?

Il habite à l'église, et dit des prières.  C'est donc le curé non?  Bon, je ne suis pas certaine que ses prières soient vraiment les mêmes.  Mais ça fait venir la boulasse sur nous aussi non?  Ceci dit, je n'y connait pas grand chose, ni vous non plus à ce que vous dites... mais si c'est un brigand alors, c'est différent

Pendant ce temps là, la place de l'église s'était remplie, et le curé avait commencé à faire ses lectures sur le parvis...

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:44

Jonhatan27 a écrit:
Jonhatan était en position et attendait les ordres.
Mais le réformé, ne semblait pas bouger.

Senher.

Bonjorn, vous dites ramener la foix en ce lieu.


Mais qu'elle foix, celle de ce parchemin

Le sorti de sa poche et lui tendit.
Citation :

Au roi de France, au peuple français, larrons et gens de bien, vils et charitables, Deos est seul juge, à tous ceux qui ont deux oreilles et quelque chose entre, et même aux autres,

Nous, consistoire du Lion de Juda, séides du Très Haut, zélotes de la Réformation de la foi aristotélicienne,

Prenons acte de la décision de la couronne de France de renouer avec ses amours coupables et anciennes avec l’Eglise dite aristotélicienne romaine, puissent mille boucs en chaleur la malmener avec ardeur.

Constatons que la couronne de France est comme la liquette qui sèche sur le fil, comme la feuille morte emportée par l’automne : elle va là ou la mènent les vents capricieux qui soufflent dans les alcôves romaines et parisiennes, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre.

Appelons les évêques de l’Eglise de France qui se lassent d’être ainsi ballottés au gré des humeurs du Louvre à recouvrer leur dignité, déposer leur chasuble et rejoindre les rangs grossissant des réformateurs.

Puisque l’Eglise de Rome persiste à s’ériger en usurpateur, à délaisser le service du Très Haut pour fourrer son groin sale dans les affaires des hommes, et à pourchasser les vrais croyants et les martyrs de la Réformation, puisque le royaume de France déclare de fait la guerre une nouvelle fois à la communauté réformée,

Vous informons qu'un terme est mis à la période de paix instaurée par le roi Eusaias, et présageons un hiver rude. L’équinoxe d’aujourd’hui annonce des jours à venir de plus en plus courts, et de plus en plus sombres pour les français et leurs dirigeants. Les mères vont pleurer, les femmes s'esseuler, les orphelins pulluler, les nez vont couler.

En royaume de France en général, et en domaine royal en particulier, les compagnies réformées et leurs alliés vont porter le fer, et le fracas de la guerre partout va couvrir les plaintes des veuves. Peuple de France, priez, fuyez, ou rejoignez la Réforme.

Pour les prophètes Aristote, Christos et Averroès – que soit béni le sol foulé par ses babouches,

Ce dix-neuvième de septembre 1461

Donc messire, je ne pense pas que votre reforme puisse en ce lieu venir faire sa propagande.
Veuillez donc bien sortir de ce lieu saint.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:45

Zarathoustra a écrit:
L'auditoire enflait, plus encore en qualité qu'en quantité. Zarathoustra fit un aparté à sa lecture à l'attention de la vaudemontoise.

Ni curé, ni brigand, madame. Nous autres réformés n'avons pas de curés, ni aucune sorte d'intercesseur. Le contact direct, c'est tellement meilleur. Je ne suis qu'un homme d'entre les hommes. Encore moins brigand. Des deux procès iniques dont j'ai fait l'objet, l'un est une farce qui est actuellement en appel en attendant d'être examinée par des juristes dignes de ce nom, l'autre est pour fait de guerre. Quand c'est pour défendre sa patrie, ça compte pas.

Puis il tendit une oreille réceptive à l'un des ouailles qui tendit un document. Il plissa les yeux et lut.

Oui, mon frère?. Ce parchemin n'a pas de foi, c'est du papier, visiblement recyclé. Il s'agit d'affaires qui concernent les rapports entre le Royaume de France la communauté réformée.Voilà un sujet intéressant, mais en ce saint jour, mieux vaut sans doute porter notre attention sur le Très Haut et sur notre foi, sujet en friche ici à Vaudemont, si on en juge par le délabrement de l'église. Prions, nous controverserons ensuite.

Il reprit sa lecture, refermant son Livre.

Mes sœurs, mes frères, méditons pour terminer sur cette sainte parole:

Logion 19: Christos disait : "Si vous vous demandez: Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Alors vous pouvez vous répondre à vous même : Je suis moi, je viens de chez moi, et j’y retourne."

Voilà qui vient à point pour mettre un point d'orgue à notre recueillement.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:46

Jonhatan27 a écrit:
Il ne manquait pas de reparti cet homme.

Il écouta son prêche.


Pourquoi vous prechez si vous n'êtes point un pasteur, comme les reformés le dise.
Vous dites que ce morceau de parchemin n'a pas de foi et qu'il ne concerne que le royaume de France et votre communauté.
Mais non messire, il concerne votre communauté, le royaume de France et Rome.


Puis avec un sourire.
Seriez vous prêt à jurer senher en ce jour de deos, sur le livre des vertus, que le pape siégeant à Rome, vous le reconnaissez?

Puis en lui montrant son insigne de la blanche colombe.
Comme vous devez le savoir, je ne suis point membre d'un ordre religieux, régis par Rome.
La lorraine, pense que vous êtes pas le porteur de la sainte parole, que vous usurpé une identité et occupez illégalement un lieu saint. Certain pourrait même vous accuser de sorcellerie ou de faire alliance avec le sans nom.

Puis il recula et invita le senher à descendre les marches.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:46

Louise2012 a écrit:
Tout compte fait, Louise n'y comprenait rien : un curé qui disait qu'il n'était pas curé, a qui visiblement, le Duc reprochait une lettre écrite au roi de France (que peut-il bien avoir à faire avec la Lorraine?).

A moitié pour elle même :

Si j'ai bien compris, c'est pas demain la veille du jour où un curé viendra prier ici pour que Deos veuille bien éloigner les pillards...

Sur ce, je m'en vais me restaurer.
Et aux gardes :

Venez donc quand vous aurez fini.

Elle commença à s'éloigner

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:47

Jonhatan27 a écrit:
Jonhatan regarda la dona.
Merci dona nous viendront, mais sachez que cette affaire est plus compliquée que tout, puisque votre abesse a disparut, sans laisser de trace. Donc pour le moment, si messe vous voulez, il va faloir la retrouver.

Il fit toujours signe au senher de descendre et de le suivre.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:47

Alexandre* a écrit:
Le discours des membres du Lion de Juda, le Grand Maitre le connaissait par coeur depuis le temps qu'il en croisait lors de ses déplacements. Faut dire que son ordre avait pour mission de s'occuper des brigands.

Le fameux Lion de juda qui rackettait les pauvres voyageurs pour leur piquer le peu de biens et d'écus qu'ils avaient. Car c'était cela leur véritable but, même si ses membres se cachaient derriere uns soit disante religion.


Messire ne me faites pas le coup de la religion. Je connais parfaitement votre véritable visage.

Personnellement votre religion n'a aucune valeur pour moi. Vous n'avez rien d'un Aristotélicien. Car un Aristotélicien ne rackette pas les gens.

Vous contestez les verdicts de la justice de Lorraine, c'est votre droit mais en plus vous usurpez un titre qui n'est pas le votre et n'avez pas à habiter dans cette église dont vous ne reconnaissez pas la religion. Vous faites insulte aux croyants de notre église.


Alexandre marque une pause. Puis fait un geste vers ses hommes pour qu'ils encerclent l'homme

Messire soit vous sortez seul de cette église, soit ce sont nos hommes qui vont vous en sortir, que choisissez vous ?

La discussion n'avait aucun intérêt pour le Grand Maitre. Son ordre était là pour prendre possession de l'église et il le ferait quoiqu'il en coute

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Dim 13 Oct - 20:48

Zarathoustra a écrit:
Zarathoustra répondit à l'homme au papier recyclé.

Les réformés n'ont pas de pasteur, ils ont des Lecteurs. Ce peut être n'importe qui, et ils ne bénéficient d'aucun statut particulier. Pour la religion aristotélicienne réformée, le sacerdoce n'existe pas. Aussi chacun peut se tourner vers ses frères en humanité pour attirer leur attention sur les saintes Ecritures, ou pour les inviter à la prière, comme je l'ai fait aujourd'hui.

Je suis aristotélicien, et je reconnais le pape comme le simple homme qu'il est. Je me garderais bien de prétendre que je suis porteur de la sainte parole, car c'est un bien grand péché, peut-être est-ce même le plus grand qui existe aux yeux du Très Haut, puissent Sa grâce et Sa mansuétude nous être accordées.

Pour être usurpateur, il aurait encore fallu que je prétende à quelqu'autre identité que la mienne, ce que je ne sache pas avoir fait, Deos m'en garde. Quant à parler de sorcellerie, voilà bien des accusations... Qu'est-ce qui vous fait penser de telles choses?


Il se tourna vers l'homme en arme.

Je pense que la pire insulte que l'on puisse faire aux croyants de cette noble paroisse, c'est de les laisser les toiles d'araignée gagner les bancs de leur église, le silence ses voûtes et l'acédie leur âme. Et je n'en suis pas l'auteur.

Vous vous dites plus aristotélicien, et je ne jouerai pas à celui qui a la plus grosse foi. Ce que je vois, c'est que vous vous désintéressez de la sainte parole des prophètes, et que vous lui préférez la violence en ce jour saint. Et que vous aimez mieux une église vide, abandonnée aux rats et aux chauve-souris, plutôt que nettoyée et occupée par un humble qui ne demande qu'à prier pour le salut des siens et inviter ses concitoyens à porter leur attention sur les Ecritures.

Quant aux accusations que vous portez sans prudence, racket, sorcellerie, je déplore que vous soyez dépourvus de ce que tout honnête homme devrait se doter avant que de telles paroles sortent de sa bouche, et je n'ai que ma bonne foi à vous opposer, faites-en ce que voudrez.

J'admire l'opiniâtreté que vous mettez à me faire vider ces lieux. Vous désirez avec beaucoup d'ardeur que cette église retourne à l’abandon dont elle faisait l'objet, dans l'indifférence générale. Cette ville se meurt, et l'abandon de son église n'y est pas pour rien. On ne vous voyait pas pour venir y prier le Très Haut, mais on vous y voir négliger les paroles de Christos, proférer des accusations et des menaces. Je vous vois très aristotélicien, en effet. Sans doute n'avons-nous pas entendu les Ecritures de la même manière.

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Lun 14 Oct - 10:04

Istar.333 a écrit:
[rp]Istar ne peut que sourire devant la situation. Très difficile de convaincre ou de « prêcher » devant des anciens Guyennois ou des villageois de l'Empire. Surtout qu’ils avaient eu affaire avec le lion de juda depuis des années. Témoins de la mort de la Guyenne, tout comme tout autre endroit où les hérétiques ce sont installé, l’histoire de la religion ne fonctionnait plus du tout sur eux.

« Bien de respecté le Jour Saint et l‘usage des armes contre un seul homme n‘est point nécessaire. Vous seriez beaucoup mieux dans une taverne ou il y a de multiples chambres a louées. Cette Église est peut-être à l’abandon pour le moment mais il ne vous appartiens pas de vous approprié cette espace octroyé à la Sainte Église Aristotélicienne de Rome. Vous ne voulez pas passer pour un usurpateur, alors n’investissez pas un lieu qui ne vous appartiens pas messer.

Votre « connexion directe » vous permet sans doute d’utiliser d’autres lieux plus appropriés pour votre endoctrinement sectaire. N’est-ce pas? »


Ne s’attend nullement à une réponse de sa part. Et lui montre le chemin principale, direction les tavernes...[/rp]

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Zarathoustra
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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Lun 14 Oct - 10:37

Zarathoustra a écrit:
Non, celui-ci me convient, et je n'en chasse personne. C'est la maison de Dieu, à qui seul elle appartient.

L'Eglise de Rome s'approprie, déserte, et ne souffre qu'on fasse ce qu'elle devrait faire, c'est-à-dire être proche des ouailles. Grimper la hiérarchie, poser leur séant sur des coussins pourprés, et se faire baiser la bague, voilà à quoi sont occupés les membres de votre Eglise. Peu leur importe que les villages et leurs églises se meurent.

N'est-il pas éloquents qu'ils sachent dépêcher prestement et en nombre des hommes en arme dans leurs églises, mais qu'ils ne sachent pas fournir un curé, armé de sagesse et des Ecritures?

L'Eglise de Rome s'approprie, et n'habite pas. Je ne m'approprie pas, et j'habite. Maintenant, messieurs dames, je dois décliner vos invitations, m'en retourner prier le Très Haut, et biner le jardin du presbytère. La terre y est en friche mais bien grasse. Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour la messe. Deos vous garde!

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Lun 14 Oct - 14:38

Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime Izaac aime 

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MessageSujet: Re: [RP] L'éternelle parousie de Zarathoustra   Lun 14 Oct - 15:16

[le Duc s'y met]

Thomas_sauveur, duc de Lorraine a écrit:
Aidez les hommes de Sa Grandeur, vous trois venez avec le Duc de Lorraine.

Il venait d'arriver à Vaudemont un peu en retard faute à un mal entendu Impériale, mais il était là et poussa les portes de l'église avec trois gardes non armés, le temps de retrouver Alexandre et son épouse, il fit face au pseudo curé. Thomas était Aristotélicien et même s'il n'était pas le meilleur de tous, il avait une Sainte horreur des réformés.

Dieu nous garde, de vous. Sortez de cette église maintenant ou nous vous sortirons de force. Vous n'êtes pas envoyé de Rome encore moins reconnu par celle-ci. Sortez sans faire d'histoires, vous avez déjà assez de problème en Lorraine.

Un coup d'oeil aux gardes, puis a nouveau à cet homme dont il n'avait rien envie de connaître sauf le jour ou il quittera le Duché.

Vous n'êtes pas à Genève ici, cette église est celle de la Sainte Eglise Romaine, clairement pas de votre hérésie.

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