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 [RP] Récits des hauts faits et abominables prouesses des Ambuleurs en Savoie - été 1459

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Cendres
Narine Marchande
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Date d'inscription : 01/10/2010

MessageSujet: [RP] Récits des hauts faits et abominables prouesses des Ambuleurs en Savoie - été 1459   Jeu 29 Déc - 17:43

Raoulleglabre a écrit:
[col de la vuache]

Mon Raoul cheminait. Chargé comme une mule, la guerre c'est lourd des fois. Les espalières lui grattaient les aisselles, la hallebarde encombrait la marche.


On est bientôt arrivé, capitaine ?

Tais-toi et marche !

Aelig a écrit:
- La Savoie c'est jolie, mais plutôt raide dans les côtes.

Ou quand les trivialités occupent l’esprit d’un voyageur fatigué de cheminer à une enjambée derrière le capitaine, celle d’un géant dirait un œil expert en la matière.
Le jeune Aelig versait également dans la randonnée pédestre, la pratique du mouvement forcené, la théorie de la circonvolution continue. Mais en beaucoup moins carapaçonné. Affublé pour cela d’une tenue souple, qu’on aurait dit infanterie légère ou comme celle du chasseur, mais sans l’alpin.


- Pas faute d’avoir le pied arpenteur, mais mille mètres de dénivelés , ben…ça vous fait le pied arpenteur boursouflé !


Aelig marchait sur des ampoules comme l'on marchait sur des oeufs. Et il jurerait qu'un esprit farceur s'amusait à alourdir son sac de pierres.


- Et question de pieds, j'en connais un rayon ! j' ai arpenté bien du pays, savez : du grand, du p'tit et même de ceux qui ne sont pas répertoriés sur les cartes ou dont on a un mal fou à en ressortir...


Aelig s'était perdu une fois en forêt d'Anjou


...Mais des aussi pentus, jamais !


Là son désaveu : c'était la première fois qu'il voyait les Alpes, les montagnes même… C'était comme l'Océan : ça, non plus il n’avait jamais vu.

Et dans le petit vent frais, annonçant les prémices de l'hiver qui faisait déjà descendre les troupeaux des alpages au son de la douce mélodie longue et monotone du chant du pâtre, sa Majesté la montagne se laissait découvrir, trônant fièrement dans sa pleine gloire.
Ébahi par ce spectacle merveilleux, il était. De quoi éveiller chez Aelig la fibre poétique :


- C'est beau, Capitaine, c'est beau…

Raoulleglabre a écrit:
[pluie, nuit de défection, et encore, on avait de la chance, c'est plus la saison où les marmottes sifflent]

Prendre la direction d'Epagny et passez vers la Balme de Sillingy. Continuez jusqu'a Frangy. Entrez dans le village et suivez la direction de Chaumond. A l'entrée de Chaumont, prendre à senestre devant le cimetière. La balade est facile, à l'altitude plus que modeste mais qui offre de très beaux panoramas sur le Jura, les Alpes et le Mont-Blanc.

La montée ...

Depuis le cimetière continuez la route à pied sur une demie lieue, jusqu'à la grande croix et prendre le chemin de terre sur la droite.


J'en ai plein les poulaines, cornecul !

Jure pas devant une grand'croix ! Par Aristote, tu vas nous attirer la poisse. T'es buison mon Raoul !


Mon Raoul se cause tout seul, des fois. Il se signe prestement, assis sur un cairn d'un autre âge. Déchaussé il mire son orteil rouge. Quand on est spadassin, on souffre. M'enfin, à la guerre comme à la guerre.

Raoulleglabre a écrit:
[jour suivant, petit feu, pluie fine, couverture de laine sur les épaules]

mókus....

Quoi ?

Le gars, il a dit mókus, capitaine...

Et ?

Ben ça veut dire écureuil en hongrois, j'crois bien ! L'été qu'j'étais chez les croates, on mangeait sous les pains avec une compagnie de hongrois. Y'avait deux écureuils qui boulottaient juste au d'ssus et qui nous fichaient leurs restes jusque dans la soupe. A la couleuvrine, l'écureuil, ça s'étalle tu sais capitaine ! Sûr que c'était des hongrois capitaine !

Et ?

Ben ils y sont pour rien les hongrois dans notre guerre nan ?

Soldat, le royaume de Hongrie, c'est sous les Alpes dinariques, nan ?

Euhhh...

Les Alpes ? Le pannonien de la plaine à beau dire, soldat ! Les Alpes, dinariques ou pas, c'est la Savoie. Alors ton écureuil, tu te le rôtis de la barbe au cul si tu veux, mais j'veux plus en entendre parler !

Euhhh...


Mon Raoul se dresse. Il est grand, il est beau, il sent bon le sable chaud et surtout c'est lui le capitaine.

Rompez !

Chef ! Oui ! Chef !!


Le soldat s'en va laissant là l'Etat-Major de la compagnie en campagne.

Aelig... Va quand même falloir qu'on soit plus attentifs aux oriflammes et aux blasonneries, hein... Une bavure est quand même vite arrivée...

Aelig a écrit:
La nuit tous les blasons sont gris.

Ciel voilé de noir, atmosphère humide, fantassin engoncé dans une cape ruisselante de biture de pluie. Bref, dans l'évocation du gai décor d’un pot de chambre forestier, mettant au rencart la douceur des cartes postales champêtres, Aelig se retrouvait enveloppé dans la brume obscure, éclairé par la pâle lueur d’un clair de lune atrophiée.

[ Le lecteur assidu notera au passage que la pluie semblait s’être installée à demeure dans ce récit.]

Mais cela ne démoralisait pas le jeune gaillard aux pieds détrempés, quand il ne se les prenait pas bêtement dans les rocs décharnés.
Le détail peut sembler insignifiant, mais ça vous perçait le talon comme des os ces machins là.

A la guerre comme à la guerre, disait le Raoul. Il s'appliquait à la tâche.
Il en avait vu d'autres.

Et ALOORS, cette nuit là, une interrogation vint soudain lui tarauder l'esprit :


« D'azur à une fleur de lys d'or et au chef un lambel de gueules ». Capitaine, ça vous dit quelque chose ?

Le Raoul était plus calé en géographie et Aelig aimait les devinettes. Ça ne vous affranchissait pas de la bavure. Mais le montagnard, c'est pas très loquace.

Aelig a écrit:
Où lorsqu'on s’enrhume dans les cols, on plie le camps

Clinquant matinale des cloches du troupeau dans les pâturages.
Lueurs de l'aube faisant se dissiper la brume. Belle journée au ciel azurée.
Forêt qui s'éclaire.
Lac aux eaux paresseuses qui se laisse entrevoir au delà,dans un brouillard ténu.



- Capitaine ? Ça vous dit une truite ?

Raoulleglabre a écrit:
[Après la truite, le réconfort. Où l'on découvre dans l'estive une friture bien agréable et mon Raoul ravi du vit.]

Il était un' bergère, Et ron, et ron, petit patapon, Il était une bergère...
D'humeur assez légère Qui aimait les garçons, [size=180]ron, ron[/size], Bien plus que ses moutons.


Je dispense mon lecteur des onomatopées maladroites, dont l'explicitude n'apportera pas grand chose à la compréhension de la situation.

Un jour près d'un' rivière,... Voyant son ami Pierre, Ell' quitta son jupon,... Et son p'tit pantalon. Ron ron...

N'est-ce pas ?

La bergère peu sage... Entr'ouvrit son corsage En disant au garçon... "Embrasse mes tétons." Ron ron...

Oui, je sais, je sais... Et encore ! je dispense les âmes innocentes du couplet sur le châton.

"Donne ta main" dit-elle... J'aime la bagatelle ! Caresse-le, sinon, sinon Tu auras du bâton." Il n'y mit pas la patte... Il n'y mit pas la patte, Il y mit le menton, l' cochon! Il y mit le menton.

La truite de montagne est bien bonne, quand même.

Et le long d' la rivière... Retentit cett' prière : "N'arrête pas, c'est bon, très bon, Un' minette au châton, c'est bon, Nous recommencerons."

[...]

Allez ! On range la couleuvrine et on rentre ! Elle est pas belle la vie du soldat en campagne, hein !

Après un long voyage mouvementé, le messager 518 apporte à chaque fanfaron dispersés en Savoie une enveloppe cachetée "C.del'A.P.D.A.M."

Citation :
Citation:
"Mes petits,
A mesure que je deviens vieux je m'en aperçois mieux, j'ai le cerveau qui flanche, soyons sérieux disons le mot c'est même plus un cerveau, c'est comme de la sauce blanche...
On a oublié MES titres, récupéré MA mairie, tué MES bons clients et la grosse Dame en blanc à même chippé MON godet en cuivre gagné au concours de macramé 1454...

"Le Calva tue mon brave" qu'elle a dit...
"Non, il me conserve ! " Que j'ai répondu
"Le bord est coupant, il va vous couper les lèvres" qu'elle a rétorqué
"Ce n’est pas vrai" que je lui ai sorti... J'avoue que la dernière réplique n'étais pas très mure... Mais que voulez vous... J'étais sans défense, elle pèse pas loin des 250 livres la bougresse.

Je sais bien que vous avez toute la vie devant vous et que vous ne pouvez pas toujours venir voir votre vieux patron adoré à l'hospice. Mais je m'y ennuie... J'en suis à mon 7e herbier... J'attaque les fleurs de champs...
La grosse Dame m'a confisqué l'herbier numéro 5, dit "des céréales", la bigote du 3e lit faisait des allergies au blé. Vous vous rendez comptes ? Allergique au blé ! Une bigote, je l'aime pas celle là, pis les autres non plus... Ils ne sont pas gentils, non... Pas gentils du tout.

Du balcon, quand je prends le soleil pour faire passer mes douleurs du bas du dos, mon fauteuil est à côté de celui d'un vieux qui respire fort, et qui tousse parfois, j'ai du mal à me concentrer quand ils le posent là. Alors j'y vais quand le soleil tape fort, parce que ce n’est pas très bon pour lui, ils ont essayé au début et il a cloqué rapidement. Bref... Quand j'y suis et qu’il n’est pas là, je pense. On est dans une région où la famille des Ambuleurs ne dit pas grand chose. Au pays, on nous a oublié et ce n'est pas comme ça que je serai Roi de quelque chose ou empereur d'un autre truc... Et vu que la grosse Dame en blanc m'a barboté mon prix du concours de macramé de 1454, à part les quelques milliers d'écus que j'ai réussi à cacher pour construire le rafiot, j'ai plus rien... Pas un lopin de terre digne de ce nom, j'ai bien un champ de maïs, mais à peine de quoi me nourrir.

Tout ça pour dire que... Je veux une mine, une belle mine. J'ai pas dit un beau teint ! Mais une mine, avec des galeries souterraines, des pioches pour faire des trous, pourquoi pas des chariots avec des roues rondes et des étais en bois d'arbre. Je veux voir des nains aplétant sans relache, pas moins de sept ! Recrutez !
Vous êtes trois pelés et un tondu, vous êtes grands et moi je veux des nains qui chantent !

Il n'y a que vous mes chers petits qui puissiez me procurer cela. Je voudrai bien, mais je peux point... La grosse Dame me surveille, il y avait mon plan d'évasion dans l'herbier numéro 5... Vous savez comment vous y prendre et si vous ne savez pas vous trouverez...

Je vous ai donc préparé un centre chacun, j'ai dernièrement fini mon 7e herbier, "Fleurs des champs", j'avoue, je m'en suis inspiré.
Raoul, tu te feras nommer Campanule, c'est en page 5, je pense l'avoir bien réussie, je te montrerai.
Aelig, j'ai choisi Pâquerette, page 4, elle a mal séchée, il va falloir que je retourne au parc pour une meilleure cueillette.
Alliciante, ce sera Coquelicot, tu es en page 1 !
Esclandres... Orties ! Je l'ai dessiné, le risque était trop grand...

Je vous baise tendrement,
Cendres de l'Aube, votre bien aimé patron qui pense à vous et qu'il serait bon de venir visiter un jour parce qu'il ne veut pas terminer sa vie comme la vieille du lit N°11.

Post scriptum: Et ramenez moi de l'Emmental, le gruyère d'ici n'a pas de trou, ça me rend perplexe."


Ayant fait son devoir, direction la cuisine la plus proche sous un meuble, pas trop loin du poele, à la recherche d'une douce et tendre pelure de tubercule vieille de quelques jours

Aelig a écrit:
Revers de la main chassant une blatte, l'autre tenant au bout d' un bâton une pomme cuite, d'la belle franc-comtoise mûre et pelée grillant sur la braise d'un bivouac matinal. Et soudain, assoupi tel l'agent dormant, voila notre bonhomme réveillé qui fait le bond d'un diable en boîte, une envolée presque ...

- Une mine ?! Foutrecouille ! L'ancêtre a la boule qui fond au soleil !

Nom d'un fieffé harpailleur ! c'est son crâne qu' est miné ! Je savais la marmite fêlée, mais c'est le petit bouillon qui se fait la malle maintenant !


Voila qu'le Cendres nous fait l'orpailleur, Jason et les argonautes et..et...dans l'exploitation minière ! A son âge, j'croyais qu'une boule de cristal qui fait de la neige lui suffirait comme souvenir, mais maintenant, non seulement il veut de l'or , mais les galeries avec !

Ainsi c'était pour ça qu' l'vieux bouc nous expédia ici tantôt faire la parade militaire, le défilé dans les cols, en prenant les cols par le défilé. Mais une mine, v'la une autre paire de manche, surtout quand on a pas la pioche au bout !


Moi je vous dis, les savoyards...vont nous prendre pour des fondus, hein, capitaine….capitaine ? Flûte, je parle tout seul

La carapace trônait bien devant le petit feu, mais le Raoul n’était point dedans.

Capitaine ! Vous êtes où ?

Raoulleglabre a écrit:
[le dos à la scène, le ventre face à... C'est quoi comme arbre, ça d'ailleurs ?]

'Tain, même plus moyen d'être tranquille.


Pipi !

Esclandres a écrit:
[Ailleurs, pas loin, mais surement pas face au Raoul qui nourrissait mère nature d'acidité. Ailleurs donc...]

Scraaatch !

Pointe de la chausse enfoncée en terre, pivot sur orteils, talon vers la gauche, puis talon vers la droite. Soulève le panard d'un air dégouté

J'lai ben eut l'grouillant ! Ah t'pensais bouffer mon quignon ! Ben t'v'là à croquer l'poussière ! Allie ! R'garde ! j'ai j'y ai défoncé la coque à la 'stiole !

La pucelle, qui cherchait âme qui vive dans le trou du cul du monde, tout du moins à l'un de ses sommets, se retourna

Tu causes de quoi le mariole ?

Esclandres montre le bout de son pied, pas forcement dégoulinant, mais pas forcément vierge non plus

T'as un truc collé dessous... Comme qui dirait un papelar ou je ne sais quoi

N'de dieu ! T'as pas loin d'pas avoir tord, c't'une bafouille

Regarde de plus pret

Fiante... Y'a l'sceau du vieux.

T'es sur ?

Y'a qu'lui pour avoir un sceau d'la taille d'un'main parce qu'y a trop d'lettres.

T'as tué Ralf ?

J'sais pas... L'a 5 pattes ?

Ben dans cet état, je suis pas sûre... C'est un peu mélangé...

C'est ballo... Vas y lis donc, y'a trop d'lettres, ça m'fait mal à la caboche

La petite remue les lèvres en lisant le courrier taché, une patte de blatte esseulée gigotant encore sur la fin de la seconde ligne.

C'est bien ton cousin. Je lis pas trés bien non plus, mais en gros il aimerait que tu lui ramènes des orties et moi des coquelicots... Il dit aussi qu'il souhaiterai que Raoul campe nu. Je n'ai pas trop compris ce qu'Aelig doit faire avec les paquerettes...

T'es sûre ?

Ben... Vu l'heure, je vois pas grand chose. On fait quoi ?

Euh... Rien comme d'hab... On attend l'chalan, s'il sait lire, y nous dit c'qu'y a d'ecrit, pis sinon on l'torgnole.

Alliciante a écrit:
Alliciante avait gardé la lettre du vénérable qu'elle tenta de déchiffrer toute la nuit, bougie tordue et flamme vacillante, la tache était ardue. Soudain un groupe apparaissait, semblant venir du sud, ils posent le camp à quelques pas des Ambuleurs. Ces quelques pas n'étaient en fait que le côté sud du rocher auprés duquel la lectrice c'était adosée et le feignant endormi. Coup de tatane dans les reins du boulard. Râle.

Ils sont sept... Que fait on ?

Gnééé ? savent lire ?

Je sais pas

D'mande leur...

Ils parlent italien.

savent pas lire alors.

Pouquoi ils sont plus ignarrent que les autres les italiens

sais pas... Mais parlent p't'etre pas l'françois. Alors vont t'lire l'truc mais on comprendra pas plus.

Si ils savent pas lire on les taloches alors !

Savent p't'etre lire mais... soupir Combien t'as dit qu'ils étaient ?

Comme les nains... sept.

On taloche pas les sept nains... On s'méfie d'eux. Au pire on embauche.

On a pas de sous !

Pfff ... t'as vu l'heure ! j'pionce !

Oui mais bon y'a urgence !

Esclandres se redresse

Un nain ça s'paie pas. T'y files un'binouze en echange de 3m d'gal'rie creusée, ou alors t'y file un'princesse déchue un peu couillonne...

Alliciante se repencha sur la lettre, les premieres lueures du jour pointaient leur nez, elle reprit la lecture, laissant le groupe armé de leur côté du roché

Et si ils nous attaquent et nous brigandent ?

Ben... Ce s'rait normal... On sait pas lire

Aelig a écrit:
Quelques vallons plus loin, où quand deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche ...


- Qu'est qu'on fait alors, Capinule ?

Raoulleglabre a écrit:
[Où l'on voit que le pigeon laisse perplexe, même sans raisin]

Pour ceux qui suivent un peu, on parle ici de ce pigeon reçu plus haut. pas beaucoup plus, hein, même pas un tour entier de molette. Mon Raoul se passe la langue sur les dents. Bouche fermée, vous savez, comme ces gens qui semblent réfléchir silencieusement en fronçant les sourcils et mâchouillant du réglisse. Le pigeon du vieux plaçait les opérations militaires de la compagnie raoulienne sous la lumière d'un jour neuf. Raoul avait vendu son épée à... Comment dire ? Il était devenu le spadassin d'un vieil apothicaire aux yeux illuminés du feu malicieux qui habite l'homme de plus de soixante hiver quand il regarde la demoiselle de vingt printemps qui s'empresse dans ses soins. C'était sûr dans ces conditions, qu'à un moment, il y aurait un plomb dans le gibier.


Prendre une mine ! Qu'il soupire, mon spadassin !

Prendre une mine, je te jure Aelig ! Foi de Raoul, c'est pas sorcier !

Notre alchimiste, vu qu'il est pas sûr de pouvoir transformer le fer en or, il s'assure qu'il aura de l'or à volonté, des fois qu'un prince le lui en demanderait. Pas con. Faut vous dire, cher lecteur, que mon Raoul a fait bien pire. Jadis, il couvait à Dijon, un œuf que le vieux suscité lui avait promis dragonnesque. Sa mémé lui avait toujours dit, à mon Raoul, que pour délivrer une princesse retenue dans un donjon - en l'occurrence, dans notre histoire il s'agissait d'Armoria de Mortain, vous pouvez même le lui demander, si des fois vous passez en Bourgogne - ... Qu'est ce que je disais, moi... Ahh, oui... Pour délivrer une princesse, rien ne vaut mieux que de chevaucher un dragon, même petit. Alors, vous pensez bien, quand on a imaginé un jour couver un œuf de dragon, pour élever un petit bout comme ça, jusqu'à en faire un destrier pour enfin délivrer Armoria... Envisager de faire la guerre au duc des savoyards, jusqu'à ce qu'il cède à la juste revendication d'un vieil alchimiste, ça n'a rien de farfelu.

Si j'ajoute que mon vieil alchimiste est l'homme le plus riche de l'Aristotélité, après le roi Lévan et l'empereur, peut-être que la cour de Chambéry envisagera l'affaire avec la circonspection qui convient.


M'enfin, Aelig, prendre une mine ! Il a quand même un peu bu, le vieux, nan, tu ne crois pas ?

Aelig a écrit:
-M'enlevez l'goulot d'la bouche, capitanule !

-Hein?

-Oui ! Ce sont les consignes du vieux. Ça y est manuscrité en petits caractères à la fin du courrier, l'avez pas vu? Vous répondrez à ce sobriquet dorénavant.

-Hein !?

Aelig rapprocha des yeux le manuscrit, pour faire lecture au Raoul qui n'y entendait goutte.

-" Raoul, tu te feras nommer Cap..camp...camp-a-nu, camp-a -lune..."


-Campanule.

- Oui, à la page cinq du septième herbier "Fleur des champs"

- Hein ?

- Donc, Il faut que je vous appelle capitule, mon Campanan, c'est pourtant clair.

- Campanule !

- C'est c'que j'dis. Et j'crois que j'ai compris ce qu'il a derrière ce qui lui reste de bouillon, le coquin : comme nous allons agir dans l'ombre, il faut que nous portions des faux noms, savez comme les grandes compagnies de brigands. Ainsi, vous c'est camp- camp-...A-nule !, Alliciante, coq-coque-ri-co... Hum...Ça sent plutôt la cocotte comme fleur, non ?

- Coquelicot.

- Esclandres, orties... Tiens c'est curieux. Parceque ça pique et c'est méchant? Puis moi c'est Pâque- pâque...


- Pâquerette.


Oui... C'est une manie chez vous de répéter ce que je dis!
Enfin, bref, des noms de marauds, d' intriguants, ça en jette d'un coup...

-"..."

-"..."

-Faudrait quand même que quelqu'un se dévoue pour aller lui parler...

-Puis j'me pose la question : pourquoi Pâquerette? Et pourquoi pas gentille marguerite tant qu'il y est? Me prend pour son mignon le vieux quignon ?

- Ouais, pâquerette... c'est...
vache.


Soupir.

M'enfin, ça nous dit pas comment nous allons faire, tout ça. Prendre, une mine c'est un coup à nous faire démonter par l'Ost ducal. Vous avez vu, les armées poussent comme des champignons dans c'pays, et je vois pas d'notice avec une formule de not' sorcier pour transformer les soldats en statues d'pierres.


- On plie le camps ! Allons rejoindre Ronce et colchique pour conciliabule. Sûrement qu' à l'heure où on parle, ils ont mieux compris que nous comment faire...


- Qui ?

- Esclandres et Alliciante.

- Ah ! Ortie et Coquelicot

- Euh...Oui.

- Mais qui sont alors Ronce et Col-col-chique ?

Cendres a écrit:

[Entre la suisse et l'Italie]

Sa jument verte entre les cuisses, son livre des vertus dans la pogne, sait on jamais si un curé venait à passer, un coup sur le blaze avec ce genre de lecture ne laisse pas de trace, le vieux Cendres déambulait sur les routes en chantant.

"Je m'en vaiiis vous conter l'histoiiire
De Pinot cu-ré d'chez nouuus.
Pinot cu-papa
Pinot cu-maman
Pinot ... curé de chez nouuus


Rien de tel que les routes pour avoir la tranquilité

A cette heure ci mes ouailles doivent être en train de s'amuser dans leur bac à sable, ça les tiendra tranquilles quelques temps... En esperant qu'ils ne se fassent pas peler le jonc inutilement.
Une mine, j'ai fait fort sur ce coup là. Ils en sont capables en plus les couillons.


Bifurcation. Pas évident. Gauche ou droite. C'est le problème avec les montagnes, on ne voit pas trés loin. Au moins dans les plaines...

Gauche... Toujours à gauche. Quoiqu'il arrive, quoiqu'on pense. Direction l'Italie. Je leur ecrirai qu'on a du me transferer d'urgence pour l'air de la mer...

Citation :
Chers enfants,
j'espère que vous allez bien et que vous ne vous faites pas trop de soucis pour moi. C'est difficile, je l'avoue, j'ai vu la grosse dame en blanc battre l'un d'entre nous qui avait eut l'audace de demander une petite couverture.

Je reste sage de mon côté, je ne parle plus même si on nous sert de la picrate, ou alors du bout des yeux. Je sers les dents, je sais combien vous seriez peiné de ne plus me revoir à cause d'un mauvais traitement. Je prends mes médicaments, mais le rebouteux est presque formel, fini pour moi les grandes ballades, il pense pouvoir me faire tenir jusqu'aux première perce neige, mais rien est sûr.

Surtout ne pleurez pas, j'ai bien vécu, je suis encore heureux de vous savoir bien éduqués.
Surtout si vous devez battre un plus faible, excusez vous, dites que vous n'avez pas fait exprés.
Surtout... Prenez soin de vous et pensez à moi.

Votre vieux patron qui se traine du lit à la fenêtre, de la fenêtre au lit...
Cendres
Post Scriptum : n'oubliez pas l'Emmental !

Monsieur l' curééé a des plat's-bandes
Il en cul-tiveuh les fleuuurs
Pinot en c..."

Orties a écrit:
La Marguerite paissait en paix dans les alpages, à la recherche de la meilleur source d’herbacées, secret de fabrication du bon lait dont on faisait les meilleurs fromages de Savoie : Abondance, Beaufort, Emmental, Reblochon, Tome des Bauges, la liste était loin d'être exhaustive, tellement le pays en regorgeait. Elle plongeait son museau dans les touffes d’herbes odorantes, mâchant jusqu'à ventre repu, une expression placide et flou dans le regard, impassible devant la scène insolite qui se déroulait non loin de là. Et si l’unique témoin du complot qui se tramait comprenait le langage des fleurs, sûrement aurait-il pu retranscrire le compte -rendu de la conférence au sommet (de la montagne) qui se tenait entre Pâquerette, Campanule, Coquelicot et Ortie en ces termes là :

- Bon alors les gars... Qu'est ce qu'on fait pour le vieux ?

- Quoi les gars ? et moi ? Je suis une fille !

- Qu'il se démerde le patron, t'as vu comment il m'a appelé ? Orties ! Il m'aime pas !

- C'est pas faux, mais il va crever, c'est sur... Une dernière volonté ça ne se refuse pas...

- Mais comment va-t-on faire ? A part creuser nous-même, toutes les mines appartiennent au duché.

- Il est hors de question que je creuse !

- J’y pense, un berger m’a conté l’aut’fois, qu’une mine d’or est fermée depuis des lustres à l’est d’Annecy.

- Une mine abandonnée ?

- Hum, ça vaudrait peut être le coup de demander au duché de bien vouloir accorder le privilège de la concession au vieux. Après tout, il n’a pas précisé que la mine ne devait pas être écroulée, puis il ne viendra jamais vérifier dans son état. Eux ça les débarrasse, le Cendres a sa mine et tout le monde est content.

- On pourrait demander un bail pour cent ans, vu qu'il va passer l'arme à gauche sous huitaine ! Il a son papier, il cane, on l'enterre, blablabla, 4 gouttes de flotte jetée sur la carcasse, 3 mottes de terre, en charrette Simone et on est libre ! Enfin !

- Pas idiot ... Depuis le temps qu'on en rêve... Tu crois qu'il a fait un testament ? Remarquez je serai sûrement pas dedans... Orties... Il aurait pu choisir chardon, c'est beau un chardon, une ortie c'est vicieux, tu la vois pas ça pique et paf tu boursoufles ! ET si ils veulent pas faire un bail ?"

- Ben on encercle la ville, on prend la mine de force !

- On va prendre des torgnoles par une armée pour un vieux croulant et psychotique qui veut une mine sèche !
Et puis même si on a le bail, qui dit qu'ils vont nous filer les nains pour bosser dedans ? Si on ne lit pas les lignes du bas, je suis sur qu'ils vont mettre les brouettes et les chariotes en location ! C'est pas rentable... Surtout si on se fait torgnoler.


- Mouais... On découenne un passant, on lui chipe ses frusques et on dit que c'est lui qui essai de prendre la mine, pis là on ramène la gueule cassée aux autorités, on dit que c'est lui, là ils nous remercient ils nous filent la mine par principe pour nous remercier et proclame Raoul Reine des champs

- Qui ?

- Raoul !

- Tu veux dire Campanule ?

- Euh ... Ouais c'est ça...

- Ils peut pas être Reine des champs si il est Campanule!

Aelig a écrit:
Un peu plus tard, où lorsque les quatre graines furent dispersées dans le vent, l'on retrouve le Capitaine Campanule et le sergent Pâquerette, fleurs tisant

Capitaine, je vais vous raconter une drôle d'histoire qui m'est arrivé la nuit dernière. Ou plutôt, d'une étrange vision.
Pourtant, vous savez qu'j'suis pas du genre imbibé et j'vous assure que j'aurais préféré, plutôt que boire de l'eau et tout me souvenir.

Donc, c'était par clair de lune, le couvert déjà installé sur le bord de la route lorsque soudain, voilà que j'entends venir au petit trot. Un cavalier ! Je me relève promettant d'épouser la p'tite dame bonne fortune pour son présent et j' me cache derrière un rocher pour ne point être vu en attendant qu'il sorte de la brume. Voyez la scène, prêt à bondir et faire peur au canasson pour qu'il lâche le Saint-Bernard dessus.

Mais v'la que celui-ci se met à rossignoler, j'vous raconte pas ! On aurait dit une voix d'outre tombe! Et je m'y connais dans le chant des volatiles: Celui -là faisait plutôt dans le Rossignol martyrisé, le curé en voie de canon-isation, quoi. Là c'est moi qu'avait les foies. On aurait dit que c'était le diable en personne qui goualait ! Je priai alors que le cavalier ne me voit pas, faisant le signe de croix i tout.

Mais la curiosité, vous savez, celle de vouloir voir l'horreur en face, je ne pu réprimer mon envie de mirer quel drôle de diable pouvait bien passer à c't'heure...Et qui j'ai vu soudain sortir de la pénombre ? Le patron ! Une trogne de terreur sainte ! J'vous raconte pas l'horrible surprise ! J'en avais le sang glacé. J'me suis dit : c'est pas possible! il est mourant, alité à Genève!... Alors subitement, j'ai pris conscience de la funeste augure qui se présentait devant moi : Le Cendres est mort ! Ses cordes vocales aussi ! Ca ne pouvait être que le fantôme du patron qui v'nait me visiter et me tourmenter ! Et là j'me suis dit : Malheur ! Va t'il venir nous hanter toutes le nuits et chanter les vieux tubes rouillés comme ma grand-mère paternelle jusqu'à c'qu'on obtienne cette foutue mine? 'Parlez d'un chantage ! J'en étais refroidi comme d'la barbaque morte. J'ai pas bougé de la nuit , effrayé et gambergeant sur le macabre sort qui me tombait dessus. Plus jamais je ne dirai quelque chose de méchant sur le vieux !

Puis les lueurs de l'aube sont venu éclaircir mes pensées et je me suis dit finalement que mon esprit était tourmenté et devait me jouer le carnaval . La fatigue, vous savez à force de veiller la nuit comme une chouette, la main baladeuse, quand vous cauchemardez éveillé. J'me dis que dormir me ferait du bien. C'est pas possible qu'il soit mort le patron. Il a peut être la tête qui flanche, mais la couenne est dure. Enfin, ces histoires de fantômes... c'est bon pour les petites vielles, ce ne sont que superstitions, hein ?

- Tiens, j'avais pas vu. Il y a une lettre de Cendres.

? Capitaine, je pourrai rester à côté de vous cette nuit...?


Citation :
Il y a quelque temps, en chemin, vous avez croisé Cendres,

Paquerette a écrit:

Le carnaval était en avance, on entendit d’ici, en haut dans les cols, qu’ un grand bal masqué se tenait actuellement dans la capitale et on trouva là opportunité à notre affaire afin de se mêler à la foule sur la place incognito. Inspiré, Aelig décida de se déguiser en pâquerette, sobriquet dont il fut affublé par le vieux à la tête chancelante, optant ainsi pour un pourpoint, des chausses et un doublet, le tout vert, une couronne à pétales blanches et un loup accessoirisé venant faire office de masque.
Il n’y avait pas à dire, ça lui donnait un style.




Et guilleret, Aelig alla s'enquérir promptement auprès de ses acolytes sur son déguisement
- Pensez vous que je ferais sensation au bal ? Que je trouverais ma Reine des champs ?

Campanule : - Hein ?

Coquelicot : - Un bal ? C’est une idée ! Peut-on y aller par la suite ?

Orties : - On migre pas pour l'bal, t'vas porter l'papelard, pis c’est L'Raoul l'Reine des Champs.

Campanule : - D’ailleurs, j'me demande bien pourquoi nous agissons à couvert.

Pâquerette : Quand bien même, la prochaine fois, on ne laissera pas le Cendres choisir nos pseudonymes !



Descendu sur la place, il ne tarda pas à trouver un enfant hilare en le voyant et au prix d’une bonne fessée suivie d’une piécette, lui confia le message afin qu'il le transmettre au duc de Savoie. Quand à lui, il placarda une copie pour qu’il soit bien visible aux yeux de tous, avant de se dissimuler dans la foule. Enfin, la chose se révéla point si aisée que prévu dans cet accoutrement à l’heure du marché...

[rp]

Vôtre Grâce, Duc de Savoie,
Mesdames, Messieurs les conseillers,
Gens de Savoie, des plus grands aux plus humbles, aux nains les plus fortunés.


Salut.

Nous représentons les intérêts de l'une des plus grandes fortunes de l’Aristotélité après le roi Levan et l'empereur JohnLongSilver ,
j’ai nommé Messire Cendres de l’Aube, domicilié temporairement à la pension des Lilas, chambre n°7 , Genève,
Parrain(raturé) Patron de la famille des Ambuleurs, compagnie marchande importatrice officielle de Calva en Maine et Anjou,
voir numéro d’enregistrement, agrément et raison sociale au dos du manuscrit.
Et c’est au nom d’icelui que nous nous adressons à vous en vu d’une affaire qui peut vous débarrasser d’un épineux problème et
satisfaire les caprices de notre commanditaire alors que les faibles lueurs de vie qui animent encore ses yeux malicieux vacillent,
signe d’une extinction prochaine, voir une fin de race. Et pardonnez en cela si notre demande peut paraître surréaliste,
le vieux (raturé), Messire de L’Aube, par son âge avancé est devenu sénile, mais nous avons à cœur, si farfelue qu’elle soit,
de remplir sa dernière volonté.

Bref, pour en venir au fait, nous avons appris qu’une mine d ‘or , aux environs du bourg d’Annecy est fermée.
Nous en avons déduit que celle-ci n’était plus rentable voir épuisée, fort coûteuse, écroulée ou simplement n’en aviez plus aucune utilité.
Et justement notre patron souhaiterait s’en porter acquéreur, car parmi ses différentes activités nombreuses et fort variées,
icelui fût jadis un puissant apothicaire qui longtemps trompa ses mécènes en transformant du fer en or,
mais notre alchimiste souffre à présent de tremblements chroniques, d’une baisse de la vision et
il est devenu moins risqué de tirer de l’or à la mine que du fer.
Néanmoins, notre homme est plus animé par un caprice que pour en tirer un quelconque revenu. Ainsi, l’acquisition de
cette mine le rendrait heureux et vous débarrasserait par la même occasion d’une mine inutile.
Vous objecterez sûrement : mais pourquoi nous ? ici ?
Simplement qu’à l’instar de l’Emmental dont il est friand, en Savoie il y a plus de trous.

Ainsi, envisageant l’impossibilité d’acquérir une mine par la force, n’ayant point la volonté d’en changer la souveraineté
ni de l’exploiter, et au vu de l’état de décrépitude avancé de notre commissionnaire, nous vous demandons
uniquement de bien vouloir céder la propriété du sol , des sous-sols, des chariots et des étais de la mine d’or
mentionnée plus haut au nom de Messire Cendres de l’Aube, pour un bail de cent ans signé par les soins de votre Gracieuse main,
pour une somme symbolique d’un écu.

Et si cela peut vous aider à vous décider sans craintes, votre peuple pourrait se méprendre et jaser sur votre geste,
vous mentionnerez, par clause écrite en caractère minuscule au bas du contrat, le retour de la pleine propriété de celle-ci
au duché en cas de décès du propriétaire, ce qui est proche, vous pouvez nous croire, notre bonhomme n’étant pas prêt de ressortir
de sa pension à l’heure où nous vous parlons, sinon les pieds devant mais avec le sourire béat car
vous aurez fait preuve d’humanisme en répondant au dernier souhait d’un vieillard à l’article de la mort,
et là est toute la quintessence de notre histoire.

Si vous avez des questions sur les termes et les conditions de la donation, vous pouvez négocier avec nous les modalités
par poste restante ici même.

En vous remerciant par avance, de l'attention que vous voudrez bien porter à notre requête, ainsi que de votre compréhension,
recevez, Votre Grâce, nos salutations.

Signé C.P.O.C.
Quelques griffonnages suivant la signature, Campanule, Pâquerette, Orties et Coquelicot.

P.S. n°I : Si vous pouviez rapidement donner suite positive à notre demande, avons le contrat déjà pré-rempli.
C'est pas pour vous brusquer mais le vieux s'rait content et nous enfin libre !

Signé Pâquerette.

P.S. n°II : Si le cas de votre refus se présentait, nous le prendrions très mal , car si nous rentrons bredouilles,
sans mine pour notre Cendres, non seulement, il en sera miné, mais il en trépassera sans attendre son heure,
ce qui nous causerait beaucoup de chagrins, n'ayant point encore certitude de l'attribution de ses possessions par testament.
Et dans tel cas, fini la diplomatie, on dépiote, on dégraisse, on affame ! Et nous disposons pour vous faire changer d’avis
de la puissance d'une rangée de bombardes de l'armée Campanule des cols et de la vélocité toute gracieuse de l’ armée
Coquelicot des talus, deux corps rompus à la guerre asymétrique, vétérans de nombreuses batailles passées et à venir,
pour tenir le siège.

Signé Campanule.

P.S. n°III : Si c’pas trop vous d'mander, ' faudrait également nous r'filer sept nains polyphones triés sur l'volet pou' travailler
pou'un binouze, pis un' duchesse déchue qui n'soit pas en froid avec sa belle-mère pou' le poste d’intendante.

Signé Orties

P.S n°IV : Si vous pouviez également rajouter de l’emmental, avec beaucoup de trous. Merci.

Signé Coquelicot


[/rp]

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Narine Marchande
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MessageSujet: Re: [RP] Récits des hauts faits et abominables prouesses des Ambuleurs en Savoie - été 1459   Jeu 29 Déc - 17:43

[Khel]

Citation :
Kehl va voir l'affiche, puis ayant vu les signatures gribouillées, il regarda qui était déguisé en fleur pour le bal. Justement il y en avait un qui faisant semblant d'être un passant qui passe. En rentrant il faudrait voir s'il n'y avait pas des patients qui s''étaient échappés de l'hospital, ou des gamins précoces et qui faisaient l'école buissonnière.Une fleur qui semblait attendre de se faire cueillir.

Bonne chance ! Les politiciens ont toujours besoin d'argent mais un écu, faut pas les prendre pour des niais non plus ! Quand votre aristochat cendré sera mort, elles lui serviront plus à rien, ses piécettes, alors autant échanger ce qui ne lui sert plus contre ce qui ne nous sert plus... Et en plus vous n'aurez pas à vous torturer pour découvrir où est passé son héritage !

[--Paquerette.]
Citation :


Hein ?

Stupeur du bonhomme, mais sans le tremblement des pétales

Est-ce moi à qui cet individu cause ?

Notre Pâquerette avait pris la pose du pot de fleur non loin, dans le bourdonnement des passants butinant sur les étalages sucrés du marché.

- Et avec ça un petit pot de miel, Messire ?
Criait la marchande à son client

Feignant donc d’ignorer d’être plus ou moins le destinataire direct de l’allocution verbale de ce monsieur, notre bonhomme approcha son bouton, euh sa mine…enfin, une tête curieuse vers celui –ci et dans un langage détaché lui tint ce propos :

Hum... Avez bien l’air au fait de la chose politique et malin négociateur qui plus est, Messire.
Vrai qu’on a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard mais les testamentaires suivent de près, de très près ....
Je rajouterai qu’effectivement les politiciens ne seront sûrement point niais pour accepter toute la fortune, tout l’or des mains d’un alchimiste fantasque. Il faudrait que ceux-ci n'aient point perdu leur âme d’enfant et croient encore aux contes. Mais celui-ci serait-il assez fou malgré sa décadence pour le leur léguer ? Ceux-là seraient capables de le transformer en poudre à perlimpinpin, croyez moi. Les plus grands alchimistes ne sont pas là où l’on pense, ni les bien plus sérieux.
Si le duché a besoin d’aide, un écu c’est toujours ça de prit, surtout comme vous le dites, pour quelque chose inutile mais surtout une chimère et poudres aux yeux d' vieux vieillard sénile et rêveur. Moi je trouve la mise de départ intéressante et si vous n'êtes pas vous-même preneur, alors je double la mise.

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Narine Marchande
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MessageSujet: Suite...   Jeu 29 Déc - 17:45

Raoulleglabre a écrit:
[la Vuache, tard]

Mon lecteur doit savoir que, premièrement, certains spadassins ne sont point des canards sauvages ; secondement, à la guerre comme à la guerre, mon Raoul a signé ; tiercement, le commanditaire, un honorable genevois un peu sénile mais richissime, n'est point si fol que l'on croit, quand l'on le compare à d'autres honorables notables du pays du fromage.

Mon Raoul retire sa lame du corps chaud. Un sang en bouillon encore coule sur les armes de Savoie. Celui-là ne défendra pas le château. Et comme une prière, Glaber psalmodie


Frères humains, qui après nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poudre. De notre mal personne ne s'en rie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Craaccc !


Citation :
Vous vous êtes battu avec un groupe composé de [...]


Aelig a écrit:
Citation :
Dame,

Allez dire au Duc qu’on veut une mine !

Citation :
oulaaaaaa,après m'avoir dépouiller,vous demander de l'aide?
Votre effronterie me choque.
Vous m'avez laisser agoniser dans un champs humide et froid sans remords aucun.
Encore heureux que l'idée ne vous ai pas venu d'assouvir vos bas instincts.

Il est clair que je ne vous aiderai en aucun cas.
Je vais dabord m'occuper de ma personne avant tout.

Jasmynn

Citation :

"Encore heureux que l'idée ne vous ai pas venu d'assouvir vos bas instincts."

Ah... C'était pas vous? Mais qui était-ce alors?

Excusez pour le dérangement, M'dame.


Citation :
Esclandres, dit Orties pour son déplaisir, avait quitté ses camarades un temps, après ballades de campagne à la recherche de la mine du vieux, le dard sous le bras, les poches vides, il tenta l'approche d'une mine par l'officialité et le pointage quotidien.

Deux jours qu'j'traine dans c'trou... trois fois qu'j'me cogne la caboche sur l'plafond, vrai qu'c'est un lieu pour l'p'tites gens.

Coup de pioche

N'de dieu ! Y'a qu'de la caillasse dans c'bled... Il a dit qu'y savait faire avec d'fer, limite avec d'bois parce qu'ça s'vend à prix d'or. Mais l'caillou...

Pioche au sol, pelle en main, Pied au sol, stabilité des hanches, mouvement plutôt habile et voilà les pierres dans le seau. Seau dans le chariot et roule ma poule.

[b]Deux jours j'en peux plus. Dire qu'y'en a qui font ça tous les jours, pis d'autres noblions qu'envoient des courriers pour pousser les bleus à travailler là. "C'est pour l'bien du Duché" qui disent ! Quand pépé m'bottait l'cul et qui disait qu'c'était bon pour c'que j'avais, déjà j'me posais des questions, mais là ...


Reprise de pioche, etcaetera desunt... Ou rebelotte comme disent d'autres

7.65 le jour, le reste le jour du seigneur, me v'là bien. A 6.10 le crouton, pour sur j'vais l'voir rapidos l'seigneur. J'vais crever avant l'patron... Coup d'grisou et PAF l'Esclandres... Des orties plein les murs et le ventre vide.

Hey ! toi au fond tu bosses un peu ? T'es pas là pour faire la causette !


Dans sa barbe

Gnagnagna ... J'parle pas j'reflechi... J'étale mes idées dan l'air pour pas qu'elles s'melangent. Pis Cosette l'est morte de faim, ça r'joint c'que j'disais... Enfin c'que j'reflechissais...

Oui Monsieur... J'ref'rai plus...

Obligé d'faire des courbettes à un troufion, alors qu'j'suis l'roi la cabriole, l'seigneur des ch'mins pentus... L'Empereur des ... des ...

[rp]Beaucoup de lignes pour pas grand chose me direz vous, certes... Quoique... Le lecteur aura compris qu'un Ambuleur en ville, ça colle pas, ça s'ennuit et de fil en aiguille ça peut ennuyer les autres. Et ça... Ben ça... C'est...[/rp]

Esclandres a écrit:
Second jour de détention dans les mines d'Annecy pour Esclandres. Les orties piquent mais ne poussent pas dans le noir, parait il que c'est bien connu. Pépère, les Orties il s'en secoue la nouille.

J'mappelle Esclandres... Pas orties... Pourquoi qu'il m'aime pas l'cousin ?

Second jour de détention dans les mines d'Annecy pour un Ambuleur. Les bataillons s'appliquent, mais pendant ce temps là notre ex-caporal instructeur du Maine ne brigande pas. Ce qui est bien connu aussi, sauf que trouffion, c'est du passé et aujourd'hui, comme dirait l'autre "ça l'fait pas". Pépère, ça l'chiffonne un chouille sur l'encollure.

Dans un trou, j'suis dans un trou... J'ai visité pas loin d'la soixante dizaine de ville, septentaine comme qu'ils disent dans l'nord, et j'me r'trouve dans les mines du trou d'uc du monde à casser du caillou... C'dire si c'est profond.

Second jour de détention pour un braileur qui n'a jamais voulu être un nain, qui fut Voyageur, Ripailleur, Pusillanime contre son grés. La picohe valdingue, coup de tatane dans la caillasse et râle en bonne et due forme à la cantonade.

Put... d'bord... de mer... de put... de c... d'enc... d'bonne soeur ! J'me casse d'là !

Hey toi t'as fini de brailler comme un chartier ? Tu casses le matériel ! Tu vas voir ta paie ! C'est le fouet que tu mérite.

Certains disent qu'il y a des coups de pieds aux fesses qui se perdent, d'autres n'aiment pas égarer les bonnes choses. PAF ! Bourre pif. Mieux vaut ça qu'une pioche dans le fion. Esclandres est de la seconde catégorie.Il sort de la mine.

Ouhhh ça pique les yeux !

Frimousse crasseuse grimassant à la douleur occulaire due au soleil.

Liberté !

Voilà notre, enfin... MON héro (parce que vous en avez surement rien à cirer de ses petits malheurs), je disais donc, mon héro (se l'approprira qui veut, on est partageur dans la famille) s'en va, non pas nu, mais tout de même courir dans les champs. Maïs, Légume, vache, cochon, blé, tout y passe. IL traverse, il court, "il hume bon l'air frais" qu'il pense le gaillard.

T'as pas bientôt fini d'fiche en l'air ma récolte ?

Là... C'est le drame, un bouseu qui vient fiche en l'air le bonheur de notre lascard (vous avez du remarquer la progression, "notre", je vous l'avais dit, on est comme ça, on partage par chez nous). Un pégueu avec une faucille en l'air qui s'approche de lui en vociférant, un mal poli qui cri des noms d'oiseaux ! Le sang ne fait qu'un tour dans la caboche d'Esclandres.

J'suis desolé, j'f'rai plus...

Oui ben... L'est pas couillon non plus, le pécore a une faucille et lui a laché sa pioche.

T'f''rai ben d'm'aider à couper c'blé au lieu d'tout chiffonner comme un sagouin. J'te file 25 pièces.

L'est pas belle la vie ? L'est content pépère, un pecnaud qu'il peut comprendre parce qu'il parle comme lui qui lui propose 25 écus en fin de soirée pour couper du blé qu'il va vendre une misère au meunier du coin. Encore une histoire qui fini bien.

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MessageSujet: Et fin   Jeu 29 Déc - 17:45

--Paquerette. a écrit:
Pâquerette se demandait si Orties avait plus de chance que lui dans son opération d’infiltration des mines sans fond (de teint). Mais il était prêt à défier quiconque s’amuserait à vouloir démêler le vrai du faux mineur. En même temps, valait mieux ne pas s’y frotter…

Le messager 518 rampait tant qu'il pouvait, pas évident avec 3 pattes, une élitre de moins, l'antenne gauche à la place de celle de droite et un courrier dans le dos. Malgré les handicaps, on peut aller loin, que les valides en prennent de la graine.

Citation :
Mes petites fleurs printanières,
oubliez la mine, j'ai trouvé comment faire de l'or dans s'ennuyer avec le fer ou même des nains chantant qui risqueraient de nous barbotter la pépite sous le nez.
Rejoignez moi, je suis en Italie.

Faites vite, vous savez que je n'aime pas attendre, vous vous êtes assez bien amusé comme ça.

Cendres de l'Aube, le patron.

PS: N'oublez pas l'emmental, j'aime pas la mozza.
PPS: Passez par la Tourraine, j'y ai laissé un tiers de mes économies, pas loin de 3000 écus. Je compterai !
PPPs : Connaissant l'instabilité politique du Maine, de l'Anjou et de la Tourraine, vous seriez gentil de ne pas trop les titiller, ils ont assez de mal comme ça.

[hrp]Merci de nous avoir lu, autant de lecture en si peu de poste, de quoi faire frémir les éléctions et d'autres festivités. A la revoyure ... Ou pas.[/hrp]
_______________________




Aelig a écrit:

[Col de la Vuache]
Où quand le Raoul fait dans le briseur de ménage, Aelig crie :

Et vous irez dire au Duc qu'on veut une mine !


[hrp]http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=1484591&sid=Hgw2j53NtlHgdygh3cBb76Syj[/hrp]


Aelig a écrit:
[size=200]BLANG ! [/size]


Gouttelettes de sang perlant dans l'herbe épaisse, air humide qui vous enveloppe, atmosphère rendue cotonneuse et chape de plomb obstruant l'horizon. Plus loin, un capitaine immobile, genou à terre et appuyé sur son épée, tel la statue funéraire d' un gisant priant, dans une expression fermée empreinte d'une sérénité figée.


-Capitaine ! Vous êtes mort?


- Je médite, sergent, je médite.


A la guerre, parfois on perd une bataille.

Citation :
Vous vous êtes battu avec un groupe composé de [...]

Citation :
Je médite, sergent, je médite…

Interlude matinale, où l’inquiétante étrangeté d’une journée sans fin et d’un capitaine méditant sur le temps qui fait et semble s’être figé immuablement.

Raoulleglabre a écrit:
C'est Aristote et Averroès qui redescendent sur Terre... L'Aristotélité va en prendre un coup. Un coup des croyants aristotéliciens réformés, il parait. C’est un illustre avoyer genevois qui l’a dit

-Hum..J’avais dit de confisquer ses fioles au Cendres…

...Capitaine…. Si ça se trouve… c’est nous qu’avons rejoint Aristote et Averroès .

- And what else ? Répondit le borgne, ouvrant le mauvais œil, celui sous le bandeau.

- Ben, je comprends pas. Où sont les vierges promises aux guerriers repus ?


Vous pardonnerez chers lecteurs cette digression, alors que ce matin notre histoire se trouva bloquée momentanément par les intempéries, que même malgré tout leur pouvoir, les grands alchimistes (plus grands que le notre même) Leurs Majestés le Roi de France et l’Empereur du SRING n’avaient point encore sous leur contrôle.


Hrp : Bug de la mise à jour ce matin

Aelig a écrit:
Radieux jour de septembre, (ça avait l’air d’être le bon cette fois-ci) où, dans la splendeur d’un après-midi azuré, et des chênes jaunissants, le sol se jonchait de l’or des feuilles mortes au bord d’un lac bleu frissonnant sous le souffle léger du vent. Au loin, on apercevait Annecy, son château surgissant du bourg, son port flambant neuf ainsi que le massif de la Tournette à l’horizon . Et sous un arbre, tel le berger assoupi, Aelig comptait les moutons.

Notre bonhomme avait l'esprit comptable par moment


Dix, onze, douze, treize...

Puis vous retranchez les trois amazones d’la dernière fois et l’molosse d’la semaine dernière, ça nous fait huit tondus. Ah ben non... m’en manque un, j'suis pas dans mes comptes . Ah oui, l’pelée d’hier soir, Neuf en tout.


-Six victoires et deux défaites , Capitaine ! J’compte pas les courants d’air...

...On va peut être s’arrêter là, d’autant plus qu’en triant, j’ai pas trouvé de savoy…

[size=150]Scratch ![/size]

Fit le talon

Tiens, il y a un truc qui colle sous mon pied.


--Messager518 a écrit:
[rp]Pour ceux qui ont suivit depuis le début, l'un des premier intervenant se devait d'être l'un des derniers. Et bien non, il n'est pas mort, mais il ne court pas bien vite non plus...[/rp]

Le messager 518 rampait tant qu'il pouvait, pas évident avec 3 pattes, une élitre de moins, l'antenne gauche à la place de celle de droite et un courrier dans le dos. Malgré les handicaps, on peut aller loin, que les valides en prennent de la graine.




-Capitaine…je crois que j’ai écrabouillé le 518.

-Il marche encore ? Je croyais qu’Esclandres l’avait cassé.

-Ben j’crois que cette fois, il ne marchera plus…

Citation :
Mes petites fleurs printanières,
Oubliez la mine, j'ai trouvé comment faire de l'or sans s'ennuyer avec le fer ou même des nains chantant qui risqueraient de nous barboter la pépite sous le nez.
Rejoignez moi, je suis en Italie.

Faites vite, vous savez que je n'aime pas attendre, vous vous êtes assez bien amusé comme ça.

Cendres de l'Aube, le patron.

PS: N'oubliez pas l'emmental, j'aime pas la mozza.
PPS: Passez par la Touraine, j'y ai laissé un tiers de mes économies, pas loin de 3000 écus. Je compterai !
PPPs : Connaissant l'instabilité politique du Maine, de l'Anjou et de la Touraine, vous seriez gentil de ne pas trop les titiller, ils ont assez de mal comme ça.

Finalement, s’en était vite remis notre vieux farceur…

Aelig se releva pour préparer le départ.

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MessageSujet: Re: [RP] Récits des hauts faits et abominables prouesses des Ambuleurs en Savoie - été 1459   

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[RP] Récits des hauts faits et abominables prouesses des Ambuleurs en Savoie - été 1459
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