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 [RPs] Raoul chez les croisés, ou l'inverse... avril 1459

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Cendres
Narine Marchande
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Messages : 10032
Date d'inscription : 01/10/2010

MessageSujet: [RPs] Raoul chez les croisés, ou l'inverse... avril 1459   Jeu 29 Déc - 17:19

Raoul a écrit:
[Où l'on constate qu'on a réorganisé la section du sergent Raoul pendant la nuit. Où l'on entend que la bleusaille n'aime pas les postillons mais prend souvent les choses au pied d'la lettre. Un peu plus tard, donc...]

Bien, j'me présente, ch'uis vot'sergent dans l'armée du bonheur. Et j'ai besoin de sept soldats.


Comme on les a bien dressés, même les rengagés d'occasion, v'la les bleus qui avancent tous d'un pas.

On va s'pointer à Genève, sous l'nez du Cardinal qu'a un nom qui rugit. On n'a qu'un objectif à atteindre et un seul : terroriser ce coq et ses calotins !

Chef ! oui Chef !

Les curés et autres évêques en carapace gardent les tours de Genève par l'intimidation, l'intrigue, la torture, la terreur et la culbute d'une vieille princesse du Berry qui se fait volaille romaine qu'un apothicaire véreux et bossu, Nostredamous, lui aussi berrichon, abrutit et endort depuis, pour calmer ses douleurs, chaque jour que Déos fait, en l'aspergeant d'essences rares hors de prix.

Nous allons leur rendre la monnaie d'leur écus ! Nous allons massacrer les soldats du Cardinal Mrgroar ! C'est par notre cruauté qu'ils vont nous connaître ! Ils vont avoir la nausée ! Ils vont nous entendre arriver ! Ils seront terrorisés ! Ils sont des mécréants sans foi, il faut les détruire.


silence mortel, comme il se doit...


Chaque soldat de cette compagnie devra me rapporter dix trophées pileux ! Et j'entends avoir mes scalps.

Non, non et non... le scalp n'est pas un anachronisme parodique et inglorieux. Une tradition ancienne, et limousine en outre, fait état de la pratique du "décalotage" de certains coqs. Oui, la crête de coq peut aussi se travailler. Entourée d'un mystère technique quasi-mystique, où il faut être initié pour maîtriser l'occulte, il n'y a rien de plus enfantin que de préparer ces excroissances qui servent en grande cuisine classique comme élément de garniture. Rien d'extraordinaire sur le plan gustatif, seulement un clin d'œil au passé... ce passé où rien ne se perdait !! On voudra donc être bienveillant quant à mon audacieux parallèle, exercice de gymnastique sacrément périlleux lorsqu'on connait les rancunes tenaces du coq berrichon, AOC.

Raoul a écrit:
[][Bèdandebrequefeuste, près d'Sion, des masures piteuses qui sentent bon les salaisons, hors les murs, donc]

C'est un soldat, y vient chercher à bouloter pour ses hommes,

La vieille édentée parlait fort, le vieux qui l'écoutait tassé près du poêle avait le visage chiffonné par des années d'une pratique assidue et consciencieuse du sourire tellement sympathique du sergent d'arme qui vous tombe dessus quand vous vendez un poisson un peu passé, en douce sur le marché. Dans les yeux du vieux couple marié devant Aristote du temps du règne du bon roi levan II ou son père, il y avait toute l'affection douce et paisible du silure pour la fraye de la carpe.

Mad'moiselle
, qu'il dit mon Raoul, tout poli

Madame qu'elle corrige sur le ton administratif qu'son époux lui a transmis. Alors comme ça, vous vous battez près d'la route de Lausanne ? qu'elle ajoute...

On s'bat, on s'bat, c'est plutôt qu'on s'rait comme une espèce de poste avancé, quoi... dans l'cas que les calotins y'rviendraient par là. Comprenez m'dame, une supposition qu'les calotins r'culent... Crac, on est là ! qu'il répond mon Raoul.

Pour les empêcher d'rculer !


Non... pour... la t'naille quoi...

La t'naille oui. J'vous d'mande ça parc'que... aux dernières nouvelles, les gens du Cardinal sont déjà à trois lieues au sud de Lausanne, et qu'ils ont pris les compagnies d'l'Edelweiss sur le dos. Que des morts, qu'ils ont dit aux pigeons...

Tiens ! oh dites donc, ils foncent hein ? J'les croyais à Fribourg ceux-là !


Mon Glaber sentait que les sauciflards qu'il avait r'niflés en passant devant la bicoque, ben il en croquerait pas beaucoup...

Alors si j'comprends bien, vous êtes trois lieues derrière les périgourdins, à attendre qu'ils ressuscitent, en somme ?

Pour l'instant ! on va pas attendre des années évidemment.

J'men doute oui, surtout qu'y peuvent r'culer par un autre chemin... Déjà qu'ils sont morts près d'Lausanne...

Ça vous savez, quand on r'cule...

Mon Raoul, et ben même s'il est sacrément courageux sous le harnois, et ben, là, il recula. Le patriotisme a cela de merveilleux que ça vous remplit pas l'ventre et qu'ça vous sort les boyaux aussi, des fois. C'est curieux la nature. Le Valais, c'est vraiment un pays d'rapaces, moi j'dis.

Raoul a écrit:
[Où l'on observe que la guerre, c'est aussi une longue, longue attente. J'ai pas l'droit d'dire où qu'on est, sinon l'général, il me fait passer mon Raoul en conseil de guerre, vu qu'c'est la guerre... quand même]

1.e4 - e5 2. Fc4 - Fc5 3. Df3


Pousse-toi, j'vois rien !

3... Cc6

4. Dxf7 mat


Ben tu veux qu'j'te dise, t'es pas près d'êt'sergent toi, mon petit gars...

A la guerre comme à la guerre. Dans ce bas monde, faut savoir s'occuper en attendant d'être déquillé.

Raoul a écrit:
[][Où, entre deux batailles, l'on est soucieux d'hygiène et de propreté, même quand on est peu helvète]

Hihihihihihihihihihihihihihi [...]

Rrrrrrrchhtttrrrrr

Hihihihihihhuhuhuhanhanhan !


Mon Raoul astique. Mon Raoul crache. La sueur coule sur son front, les veines saillissent sous l'effort. Cela l'occupe les longues soirées d'hiver, celles où qu'on s'emmerde avec une bouteille de gnôle comme seul compagnon.

Rrrrrchtrrr !

La rougeur envahit son visage. La main est lourde, ferme et habile. La salive coule sur le gros engin de mon routier. Il astique d'un coup plus vigoureusement. Avec une dextérité qui témoigne d'une longue pratique. Je passe rapidement la courte onomatopée maladroite, elle ; elle n'éclairera pas davantage le lecteur clairvoyant.

Hihihihihihihihih [...]

Hahhhhhhhhhhhhhhh !


Une couleuvrine, ça se poliche régulièrement et avec application. Sinon, on on va au devant de grosses déconvenues sur le champ de bataille.

Raoul a écrit:
Alors mesd'moizelles, rap'lez-vous bien ! Si un calotin vous aborde, pas d'bavardage ! Pas d'mot ! Tou'd'suite... la riposte !

Raoul le glabre, capitaine vétéran des guerres de l'Aristotélité, il a dû toutes les faire, sauf celle de Bretagne, se rajuste le saladier. Sept rengagées dans sa lance. De la chair tendre. Raoul est droit.

Esclandres ! Démonstration !

Mon lecteur ne doit désormais plus ignorer qu'Esclandres et Raoul, c'est une longue histoire. Une histoire de fer à ch'val sur une petite route du côté des Tours de Vautorte en Anjou. Mais ce serait laborieux de rembobiner le film, alors on me pardonnera de passer outre. Esclandres se lève. Il clopine, il faut dire. Il est pourtant bel homme, l'Esclandres ! Il a le profil aquilin qui donne de la noblesse au gueux. Un vilain coup qu'il à reçu devant Lausanne lui donne toutefois, le teint de l'aiglefin, mais en saumure.

Bon Enrica, regarde bien ce que je fais ! Je suis... Toi !

Raoul est vaillant meneur d'homme et avec les femmes, bien davantage... Inflexible. Enrica, juvénile sedunoise prépubère ou presque, blonde comme les blés, lève ses yeux de biches sur mon héros. Le cil est long. Le dos est droit. Les mains sont sagement posées sur deux cuisses en tailleur qu'une antique cotte de maille de circonstance découvre fuselées à damner un angelot.

Et Esclandres, c'est le calotin qui veut [...]

Petit geste explicite, du bout des doigts. Les deux hommes sont en place.

Mad'moiselle [...] qu'il susure en s'approchant, l'Esclandres.

Paf !

[...]

Enrica, à toi !


Raoul a écrit:
[][Un fossé sous les tours de Tourbillon. La petite pluie fine de la veille a rendu le lieu boueux. Raoul, grandes chausses dans l'état qui convient, cuirasse milanaise à espalières rutilantes néanmoins. Le gorgerin lui tient le menton droit. Deux hallebardes plus loin, ça roupille]

Mon spadassin lisait et relisait le pli qu'il attendait depuis tant de temps. Ses longs doigts l'avaient maculé de terre et d'un peu de sang aussi. L'on saura aisément si l'on s'intéresse que cette aube, que les compagnies du capitaine des calotins avaient envahi les tranchées sedunoises. Les rangs helvètes n'avaient pas cédé. Saint Titus et Saint Bynar s'en étaient retournés en écho jusque dans les faubourgs de Lausanne.

Tu me manques, écrivait-elle.

Le ciel était bas et gris. Il semblait que Deos y voulut ouvrir les écluses du Ciel, ce jour. Il semblait qu'on ne puisse suivre que la croix de Rome ou celle de Genève. Ici-bas, pas d'innocent quand ils sont entre les doigts des dieux. Demandez à Ulysse !

Il faudra en tuer. Et beaucoup !


Citation :
27-03-2011 04:05 : Djun30 vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.
27-03-2011 04:05 : Vous avez été attaqué par l'armée "*Memento Domine famulorum*" dirigée par Namaycush.

Mon routier ne connaissaient rien aux intrigues de palais. Il était un soldat. Et fallait pas le faire chier. Entre Elle et lui, il y avait un capitaine gascon et la lenteur légendaire d'helvètes boudeurs et rancuniers contre les meilleurs hommes de la Terre. Grand bien leur fasse.

Mais qu'est-ce qu'elle me cause de tapisserie ?

Mon spadassin a de la culture, certes. Mais c'est surtout celle qui fait qu'en associant deux mesures de salpêtre, une de soufre et un peu de charbon, son cœur fait boum. Alors, vous pensez bien que les antiquités hellénistiques. Elle l'attendait. Pénélope qu'elle signait. Mon héros en était encore à se scruter l'intérieur de l'âme que les sabots d'une jument verte, gasconne donc, s'en vint troubler son humeur. La pogne large attira vivement vers lui la couleuvrine. La pomme déglutit l’asticot de poudre sombre dans le réduit qui lui était réservé. La mèche dépasse. Raoul aussi. D'un geste rapide et habile, il glisse une balle ronde dans la gueule de son serpent de fer. Un autre geste vif et une bille d'étoupe cale la fève métallique. Lentement cette fois, il promet les lèvres de son reptile jusque sous le cou de l'officier gascon. Sa joue caressait doucement le bois de la couleuvre de feu. La bouche sur la nuque de l'autre. Il était tout près. Guère plus de cent coudées. Une misère pour ce baiser de fer.

Pchiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt !

Le juron qui suit ferait rougir le lecteur tendre. Je nous en dispense par bienséance. Il pleut et l'on sait bien que l'humidité des délicats et discrets recoins n’est douce que pour les affaires du cul.

Raoul a écrit:
[Cornecul, ça valse dans la vie de mon spadassin en c'moment, c'est pas possible. Raoul, au bord de l'onde claire, pèche.]

T'as entendu ?

Quoi ?

'Coute !


Les deux visages inquisiteurs se tournent en même temps vers la bicoque où ils ont laissé Henrica. Les yeux scrutent. La truffe au vent.

Aahh !

Les corbeaux croassent.

Aahhhaaaahhhh !

Les deux hommes rejettent vivement leurs cannes et bondissent. Ils s'approchent. L'inquiétude les envahit imperceptiblement. Une avant garde arrière des gascons ? Viril, le visage fermé, mon routier saisit sa claymore et d'un geste impérial impose un retrait prudent à son compagnon de ligne.

AAAAHHHHHH !

Contre la porte, le pied pousse. Une lumière avare éclaire l'intérieur de la masure où la compagnie de mon sergent a établi ses quartiers.

MMMMMMmmmMMMMMMMMMMMMMMMMmmmmmmmmmmmm !

Raoul le glabre tourne un visage fermé vers l'autre que le saladier qu'il lance rageusement dans le pré dissuade d'une question de trop. Coup de pied rageur dans les hautes herbes de l'automne dernier, emmêlées par le froid de l'hiver. Mon Raoul manque de se trébucher et s'éloigne rapidement en bougonnant comme un calotin après la chorale quand il n'a pas eu l'amour de ses chérubins et le vin de messe. Re coup de pied contre le tonneau au bord de l'eau.

[...]

Derrière les deux routiers, Henrica accourt à moitié nue.



Raoul !

Ca y est ! ça y est ! J'l'ai pris !


Mon lecteur doit savoir que mon Raoul y a pourtant mis du cœur la nuit passée. De complies aux Laudes pour le moins. En vain. La petite sedunoise était restée obstinément close au frisson que mon héros prodigue pourtant avec tant de générosité. Juste de quoi lui pourrir la journée déjà avare de bruits de bataille et lui donner envie de taquiner la ligne en attendant le retour des romains et l'empilement des casques.

Quoi !!!!!!!!!!!! qu'ils répondent en coeur, les pauvres pécheurs.

Mon pied ! J'l'ai pris !

Plouf !


Mouvement vif, la pucelle ruisselle.

Ca va te calmer les ardeurs !

Mais j'l'ai pris qu'elle ajoute penaude.

Bon Dieu de bordel à Titus, mais qu'est-ce qu'i't'a fait ?

Je rappelle à toute fin utile à mon lecteur qu'une compagnie, dans l'armée du bonheur, c'est un sergent et sept soldats. Là, comme on s’est un peu battu l’avant veille, reste Raoul, capitaine sergent chef de première classe, un brave meunier compagnon de pèche, Bogos67, de son petit nom de baptême, qu'est resté près de l'âtre et la petite Henrica qui l'a encore à l'intérieur. Bogos67… Y'a des parents qu'il faudrait punir quand même. Ou les curés qu'ont laissé faire ça.

Mais rien de spécial... qu'elle murmure.

Pas possible, il a dû t'faire des trucs qu'on connait pas !

Paf ! calotte de mon Raoul au meunier indélicat voire limite insolent. Quand on s’appelle Raoul, on connait tous les trucs !

Mais non, j'te jure [...] D'ailleurs, c'est moi qu'ai tout fait [...] I'pouvait rien faire, il était paralysé ! I'tremblait d'partout ! I'r'gardait mon corps, il osait pas m'toucher ! I'a fallu qu'je l'déshabille moi même, sinon on y s'rait encore.


Henrica assise au bord de l'eau, rajuste son corsage qu'elle a pris soin de tordre. Il fait froid. Sa chair se boutonne. Ses tétons aussi. Derrière elle, les deux mâles écoutent religieusement.

P'is tout d'un coup, c'est parti tout seul comme ça dans mes mains […]

C'est quand même pas ça qui t'a fait prendre ton pied !

Mais attendeeeez !


Elle grelote et poursuit.

Alors, j'lui dit pleure ça t'fera du bien ! I'm dit qu'j'suis sa première femme ! I's'escuze presque ! Alors i's'met à pleurer mais tout en m'faisant [...]

Mouai !

Maladroitement ! P'is là tout d'un coup c'est parti !


Des fois, on apprend l'humilité de la bouche d'une pucelle. Les certitudes acquises par mon routier valsent comme les saints p'tits couillons d'Eugène sous la chasuble. Creuses et inutiles. C'était décidé, mon héros allait devenir romantique. Et pudique. Mon Raoul est toujours pudique quand il est romantique. Mahaud...

Raoul a écrit:
[Aube helvète. Sous les murs, la masure est cossue]

Raoul ! qu'il halète, le petit.

Gné ?

Raoul ! t'es un lion ! C'est Groar qu'il l'a écrit !


Un œil s'ouvre. L'autre lui colle l'acte d'accusation de la confédération helvétique sous le tarin.

Regarde !

Quelle heure qu'il est ? même pas none, ch'uis sûr !


Mon spadassin a trouvé une petite masure coquète dans les faubourgs. Vue sur le lac. Réquisitionnée pour les besoins de la guerre. La très digne et jeune épouse du propriétaire du lieu sort la tête de dessous la grosse couverture.

T'es un lion, Raoul ?

Groaaar !
Qu'il rugit en faisant courir ses deux mains jusque sur sa taille. La chair frissonne. La poule genevoise rit de bon cœur.

T'as peur, hein ! Grrrrrroooooarrrr !

Euhhh Raoul ?

T'es encore là, toi ?

Ben pour [...]

Pose là, j'enverrai à Armoria, ça la fera rigoler, tiens ! Après Raoul en Maine, Raoul en Touraine, Raoul en Bourgogne, Raoul au Berry contre Pilicinus Pillus, Raoul en Périgord chez Mymille, Raoul en Provence avec la grande pucelle de France, v'la Raoul chez les lions !

[...]

Grrrrrooooaaarrr !
Qu'il lui fait. Le jeune messager prépubère sort en courant cette fois.

C'est quelle bout que tu préfères dans le lion ? qu'il lui murmure en la couvrant de son long corps.

La queue ! qu'elle lui souffle en sursaut, investie dans un soupir.

Raoul a écrit:
[A trop causer, on oublie d'faire et on fait chier l'monde. Sur la route de Lausanne]

Et m'aint'nant, on fait quoi maint'nant ?

J'en sais rien, tu nous emmerdes !

N'empêche que... J'aimerais bien savoir où qu'on va ! Comme ça ! Simple curiosité !


La compagnie marche. Mon héros tient la bride de son cartujanos de jerez et marche à coté. La bête piaffe mais faut toujours économiser sa monture. Surtout si on veut aller loin.

Mais i't'a dit qu'il en savait rien ! Qu'tu l'emmerdais alors !

Oui, Henrica est toujours dans l'histoire. Epanouie, heureuse.

Pas d'souci mon gars ! Dans la vie tout s'arrange !

C'est là qu'en général, il y a une petite musique qui vient vous tourner jusque sous les lobes des oreilles. On sent qu'il va se passer un truc. Du genre "Fin" affiché en gros en travers du paysage. Les lettres tracées d'une écriture élégante, fluide et soigneusement calligraphiée par la femme du réalisateur. Enfin, comme le film est pas encore sorti, elle est encore qu'assistante de production.

Y'a jamais d'vraie raison d'se biler ! tu vas pas nous faire un gros cul, on en a d'jà un !

On va pas marcher comme ça, droit d'vant sans savoir où jusqu'à c'que la besace soit vide !

[...]

Pourquoi pas ?

Tu t'sens pas en joie ?

On n'est pas bien ? là ?

Si...

Paisible ! A la fraiche ! Décontracté du gland ! Et on band'ra quand on aura envie d'bander !



Lala la la lalalala, qu'elle ajoute la petite musique de fin.

A suivre...

Raoul a écrit:
Citation :
14-04-2011 04:05 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "*Memento Domine famulorum*" dirigée par Namaycush et les défenseurs de Genève.

[Quatorze avril Quatorze cent cinquante neuf. Prime, sous les remparts de Genève]

Blang ! Braaaoum ! Crac !

Une estafette du capitaine, Sergent !

Ahh quand même !

Il faut dire que depuis l’aube, on ne sait plus trop où qu’on est chez Raoul. On a vu des pucelles en cuirasses, des soldats bougons, et même un bonhomme en turban, très poli. Les oriflammes fleurissent dans le faubourg de la cité. Ca brule de partout et les trébuchets vous trébuchent les masures aussi facilement que grand méchant loup chez le petit goret rose.

Mais vous êtes qui vous ? Qu’est-ce que vous foutez par Deos ?
qu'elle dit l'estafette.

Ma compagnie a été attaquée par des berrichons ou des périgourdins, je sais plus. Y’a trop d’couleur, on s’en sort p’us, vous direz au capitaine. On s’est mis à l’abri. On reste ici jusqu’à la nuit, on attend les ordres. J’ai déjà Fred67 qu’à attrapé la malemort en passant la rivière ce matin, je veux perdre personne d’autre. L’a le blaze qui goute, j’vous jure, comme une princesse qu’à pas vu son paladin d’puis l’an passé –
qu’il lui dit mon Raoul.

Et on’a p’us d’pigeon !

C’est plein d’étangs par là-bas, on y a laissé une bombarde.


A l’ouest de Genève, ça monte vite, et pis l’col de la faucille, c'est comtois. Aristote sait qu’c’est mouillé là-bas. Mon Raoul, il a du laisser tremper sa poudre, la couleuvrine, elle est bonne qu’à astiquer.

re(((((((Braoummm)))))). Mon lecteur pardonnera l’onomatopée maladroite. Il pleut aussi. De gros boulets de pierre.

sergent !

Sergent !


Citation :
14-04-2011 04:05 : Votre bouclier a été détruit.
14-04-2011 04:05 : Votre arme a été détruite.

Raoul a écrit:
[Où l'on agonise. Enfin, surtout mon routier]

Malheur, fureur, terreur ! Profonde est l'obscurité. Et je sème l'horreur, Je vénère l'atrocité. Attaché à ma proie, je ne connais nul repos jusqu'à ce qu'il ne reste d'elle que quelques os.

Tremblement convulsif. Mon héros se contemple l'immense abîme qui remplit son coté gauche. Le reflet du Styx ampute l'homme qu'il fut. La Faucheuse est passée et a soigneusement brodé son empreinte dans la cuirasse milanaise du soldat.

Malheur, fureur, terreur [...]

C'est bon là !


Même arrangé d'un sourire de sang qui lui traversait le visage de l'oreille droite à la senestre, mon Raoul parlait toujours. C'était bon signe. Enfin, ça dépend pour qui.

Tu m'lâches ! Cornebouc !

Malheur, fureur, ter[...]

Paf !


Mon lecteur a-t-il déjà observé sous la toge sombre de la grande Faucheuse ? C'est le moment. Assise sur son séant, estomaquée par l'estoc de mon sapadassin, la Mort, cette belle femme, tourne les globes aveugles de son regard. Ni rage, ni courage, Raoul le glabre, capitaine et sergent, maître-es-poudre, ambuleur déambulant parmi les routiers sympas qui sont venus prendre Genève aux calotins, renifle sa morve et la crache dans le fleuve des enfers. Toilette de chat dans son eau. Il ramasse sa couleuvrine, la claymore, puis, galant, tend son bras à l'Azraël.

Allez va ! Sans rancune !

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