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 [RP] les carnets de Leo...

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leo...
Camelot
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MessageSujet: [RP] les carnets de Leo...   Ven 23 Déc - 20:04

Bonne idée ces carnets, je vais y mettre ce que j'ai pu retrouver.
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leo...
Camelot
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MessageSujet: Le remède souverain à la calvitie   Ven 23 Déc - 20:11

.Vous êtes chauve et avez honte de votre calvitie?
Vous êtes chevelu et regrettez votre calvitie?
Vous êtes peu satisfait de votre coupe de cheveux?

Pourquoi déranger Dieu et Aristote en les priant pour des motifs aussi futiles?
Surtout que la solution est à portée de main: PORTEZ UN CASQUE!

Avec un casque pas de problèmes de mise en plis ou d'épis rebelles,
personne ne remarque que vous êtes mal coiffé, et si quelqu'un se moque de vous,
vous contrarie ou vous contredit un coup de boule bien placé règle la question de manière définitive
et vous laisse le dernier mot dans la conversation.

Vous me répondrez que vous rêvez depuis toujours de porter un casque
mais que c'est surement réservé aux riches et aux nobles?
Rien de plus faux, aujourd'hui même les roturiers et les simples paysans
ont le droit de profiter des avantages du casque.

Contrairement aux idées reçues il n'est pas non plus réservé au militaires,
même les civils ont le droit d'arborer un magnifique casque qui leur ôte le soucis de leur coupe de cheveux.

Vous souhaiteriez épater vos amis en portant un casque,
mais étant une femme vous êtes injustement privée du grand bonheur d'en posséder un?
Vous pouvez soit adressez une pétition au roi de france,
ou solution plus efficace et rapide quoiqu'un peut radical,
suivez le chemin suivant: mon compte, genre, homme, valider.
Certe le changement de sexe a des effets secondaires assez conséquents,
mais allez vous laisser une bête question de genre vous priver plus lontemps
des avantages de ce produit exceptionnel?

Voici quelques lettres de consommateurs satisfaits pour achever de vous convaincre:


Citation :
Cher monsieur, grâce à vous j'ai vaincu ma timidité, grâce à votre casque
et à la magnifique épée que vous m'avez forgée je n'ai plus peur de m'aventurer dans la rue
et de m'adresser à des inconnus. Vous avez transformé ma vie.

Citation :
Depuis que mes cheveux ont poussé je ne me reconnais plus et je vis dans la hantise de ne plus me reconnaître
le matin. Depuis que je porte l'un de vos casques je suis sûr de présenter le même visage
dans la glace tous les jours. Merci de m'avoir libéré de la peur.

Citation :
Je travaille dans le batîment et j'ai reçu hier quelques briques sur la tête,
mes collègues sont accourus précipitament pensant que j'étais mort,
mais grâce au casque que je vous avais acheté la veille je n'ai eu aucun mal.
Ma femme et mes enfants se joignent à moi pour vous remercier de m'avoir sauvé la vie.

Citation :
Avant personne ne faisait attention à moi, depuis que je porte un de vos casques je fais partie
des gens qui comptent, j'ai eu une promotion et j'ai même rencontré la femme de ma vie. Merci.

Qu'entends-je? Vous êtes convaincu, vous brulez de porter un casque,
mais vous ne savez pas à qui vous adresser pour ajouter à votre tenue cette touche d'élégance subtile
et de bon goût.
Ne perdez pas votre temps en fastidieuses recherches: déposez vos commandes ici
et je me ferai un devoir de les satisfaire dans les plus brefs délais.
Je suis devenu forgeron car je suis convaincu que tout le monde a le droit de posséder son propre casque,
et que ce privilège ne doit plus être réservé à une élite.
Ne vous bousculez pas, il y'aura des casques pour tout le monde..
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leo...
Camelot
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MessageSujet: commande de casque   Ven 23 Déc - 20:30

lionelpsl a écrit:

.N"oubliez pas, avec un casque, finis les problèmes de coupe de cheveux..

wwpaddy a écrit:
Pas tout à fait !
Le port du casque est interdit en taverne !.

lionelpsl a écrit:
HONTE AUX LOIS ANTI CASQUES! HONTE A LEURS INITIATEURS!
Les casques c'est beau, les casques c'est bien, les casques c'est utile, les casques rendent plus belle la vie, ils protègent des chutes de pots de fleur, grâce à eux on peut sortir quand il grèle et on peut défier les béliers, les gens aiment les casques et les porteurs de casques, à quand une loi rendant le port du casque obligatoire?.

Hhip a écrit:

.Cher ami forgeron,

vous m'avez convaincu. Cela fait longtemps que je porte la ceinture pour aller travailler en mine (et il faudrait aussi la rendre obligatoire, car quoi de plus disgracieux qu'un pantalon qui tombe dans un mine?), et je pense qu'un casque serait aussi utile. Dites moi quand il sera prêt ... je vous remercie


lionelpsl a écrit:
.Cher Hhip, tant le soldat que l'ouvrier avisé sait qu'il doit porter un casque lionelpsl pour se prémunir des nombreux accidents qui peuvent advenir dans le cadre d'une activité professionnelle.
Aujourd'hui nous travaillons à approvisionner le marché de Fribourg en couteaux, mais dès demain tous nos forgerons travailleront d'arrache pied pour honorer votre commande.

Il y'a en ce moment un casque proposé à 170 écus sur le marché de Fribourg, mais si vous le désirez dans trois jours la maison lionelpsl aura fabriqué et mis sur le marché pour vous son célèbre modèle C01 plus connu sous le sobriquet de "casque" au prix imbatable de 165 écus dans le coloris de votre choix.

Avant de valider votre commande, vous devrez avoir lu et accepté les conditions légales suivantes:

Spoiler:
 

Hhip a écrit:
.Cher lionelpsl,

j'ai lu attentivement le contrat et m'engage à l'honorer. J'attend avec impatience
votre super casque modèle C01.

merci

lionelpsl a écrit:
.Cher client, votre produit est actuellement disponible sur le marché au prix convenu de 165 écus.
Vous allez pouvoir faire l'envie de vos amis, prendre l'avantage lors des bagarres de tavernes, ne plus craindre de vous redresser dans les étroits boyaux de mines et vous rire des chutes de pierres et autres petits éboulements.

Si vous désiriez un casque dans un autre coloris ou tout autre produit de la maison lionelpsl, n'hésitez pas à faire à nouveau appel à nos services..

Hhip a écrit:
.Mon cher lionelpsl,

Me voilà portant fièrement votre casque C01. Voyez-vous même comme il me sied à merveille.
Pour les autres commandes, je suis certain que vos fabrications sont toutes d'aussi bonne facture que celle du casque, toutefois mes finances personnelles ne me permettent pas encore de faire des folies.
Pour le casque, j'ai profité de mon anniversaire pour me faire un cadeau.

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1&u=15777029


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leo...
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MessageSujet: Du caractère déloyal des aigles   Ven 23 Déc - 20:38

A des lieues de là, dans une petite ville paisible qui ignorait tout de ces tristes incidents, une voix sonore retentissait dans le marché, voici ce qu'un passant aurait pu entendre:

Mesdames et messieurs, si vous n'êtes toujours pas convaincus laissez moi vous parler d'Eschyles. C'était un tragédien grec qui vivait en Sicile. Un autre fait remarquable à son propos était que son crâne était chauve comme un caillou.
Un jour qu'il se promenait dans la campagne à la recherche de l'inspiration nécéssaire pour régaler le monde d'une nouvelle oeuvre de son cru par une belle journée telle que celle ci, il mourut brutalement foudroyé par un sort cruel. Comment me direz vous? Quel danger peut-il tomber du ciel et mettre fin prématurément à vos jours vous faisant abandonner ici-bas l'oeuvre qu'il vous reste à accomplir, sans parler d'orphelins réduits à la misère ou d'une femme qui devra aller se consoler avec votre voisin?

Et bien ce danger terrifiant et totalement imprévisible était une tortue. Oui mesdames et messieurs, une tortue est tombée du ciel pour aller fracasser son pauvre crâne.
Il se trouve qu'un aigle qui le survolait tenait cette tortue entre ses serres et avisant le malheureux tragédien il avait cru que son crâne chauve était un rocher suffisament solide pour y lancer sa proie et en disloquer la carapace afin de se repaître de sa chair.
Mesdames et messieurs je vous l'affirme: si Eschyle avait porté un casque lionelpsl il serait toujours vivant et continuerait à nous produire des chefs d'oeuvre de tragédie.

Il ne tombe pas tous les jours des tortues du ciel me direz vous? Mais qui d'entre vous peut nier que nos montagnes ne manquent pas d'aigles? Que l'on y trouve aussi des tortues? Que même si vous pensez que les aigles étrangers manquent de manières mais que nos aigles sont trop bien éduqués pour nous lancer des tortues sur la tête, un aigle de sicile ne pourra jamais voler jusqu'à chez nous après avoir entendu ses congénères lui vanter la qualité de nos cailloux alpins, la fraicheur de nos rus, la pureté de notre air et la saveur supérieure des tortues hélvètes?
Qui peut garantir que le sort du malheureux Eschyle lui sera épargné? Qui pourra sans sciller expliquer à ses enfants que l'achat d'un casque lionelpsl ne s'impose pas et que l'on peut se permettre de courir le risque de les laisser orphelins afin de réaliser une petite économie quand les casques lionelpsl sont vendus à des prix sacrifiés?
D'ailleurs je distingue un aigle qui s'approche! Et bien mesdames et messieurs tous ceux qui ont rentré la tête dans leurs épaules viennent de prouver qu'ils sont des gens de bon sens qui ont compris l'utilité de porter un casque lionelpl, et que moi même qui en porte un ne risque rien de ce genre de mésaventure.

J'entends déjà certains d'entre vous ricanner "moi je passe plus de temps dans les tavernes qu'à baguenauder dans les champs". Et bien, qui ne s'est jamais retrouvé, quand le tavernier lui présentait la note, à bredouiller "gné pas possib, gné plus un rond.....", c'est au moment où le tavernier vous assène un coup de gourdin que se révèle toute l'utilité de l'achat d'un casque lionelpsl.
Qui ne s'est jamais retrouvé à vomir sur les chaussures de son voisin? C'est quand votre voisin veut vous assèner un coup de boule ou vous fracasser une bouteille sur la tête que se révèle toute l'utilité de l'achat d'un casque lionelpsl.
Vous voulez être garantis des coups de gourdins, des chutes de pot de fleur, des coups de chaise sur la tête? Vous savez ce qu'il vous reste à faire....


Le passant serait ensuite reparti avec un casque lionelpsl flambant neuf sur la tête, bien content d'en avoir tant appris sur le caractère déloyal des aigles, et bien content d'avoir trouvé une combine pour pouvoir boire à l'oeil dans les tavernes.
Une autre pensée l'aurait beaucoup troublé, surement soufflée par le vent en provenance de lausanne: Si seulement Blue avait pris la précaution de mettre un casque lionelpsl avant de sortir de chez lui!
Ne comprenant pas d'où une telle pensée avait pu lui venir ni ce qu'elle signifiait, il en aurait surement conclu qu'il était temps d'essayer l'efficacité de sa nouvelle combine anti-addition.
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MessageSujet: conditions générales de vente   Ven 23 Déc - 20:42

1) La maison leo... est une entreprise sidérurgique fournissant tous les articles habituellement fabriqués par les forgerons. Elle n'est liée à aucun état, aucun parti politique ou aucune association et le fait pour elle de vendre l'un de ses articles à un état ou une organisation n'entraîne aucune allégeance de sa part. Elle ne peut donc en aucun cas voir son nom associé à un état ou une organisation ayant acheté un de ses produits ou être considérée comme responsable ou complice des agissements de ses clients.

2) La maison leo... ne propose que des produits légaux à la vente. Elle ne peut en aucun cas être tenue pour responsable si l'un de ses clients utilise l'un de ses produits dans un but illégal ou immoral. Voici une liste non exhaustive d'exemples d'utilisations illégales de ses produits. Il est notoirement interdit de:

-utiliser un couteau pour égorger quoi que ce soit d'autre que du bétail (les animaux de compagnie ou les jeunes enfants ne sauraient être considérés comme entrant dans cette catégorie), utiliser un couteau pour torturer blesser tuer ou mutiler un être humain ou un animal (sauf dans le cadre d'une procédure judiciaire ou pour l'application d'une décision de justice), utiliser un couteau pour commettre des dégradations sur des biens publics ou privés, menacer une personne avec un couteau, utiliser un couteau dans le cadre d'actes chirurgicaux, se servir d'un couteau à des fins sexuelles.
-utiliser un seau ou un casque pour transporter des bébés ou de jeunes animaux, utiliser un seau ou un casque pour frapper une personne ou un animal, lâcher un seau ou un casque depuis une hauteur au risque (ou dans l'intention) de blesser ou tuer quelqu'un ou de commettre des dégradations sur un bien public ou privé, d'utiliser un seau ou un casque pour transporter des substances illicites ou se livrer à des activités illicites telles que la contrebande.
La maison leo... déconseille à ses clients de mettre un de ses seaux sur le feu dans l'idée de faire bouillir de l'eau, de faire la cuisine ou pour tout autre motif.
La maison leo... avise ses clients que si le casque protège de certaines blessures, celui ci n'assure pas une immunité totale à son porteur. Le décès ou une blessure du propriétaire d'un casque de la maison leo... ne saurait en aucun cas constituer une preuve de la défectuosité du produit.
- utiliser une hache pour battre, blesser, mutiler ou tuer un être humain ou un animal, sauf dans le cadre d'une utilisation militaire ou pour l'application d'une décision de justice.
Utiliser une hache pour se livrer à des destructions ou des dégradations sur des biens publics ou privés.
Utiliser une hache pour couper un arbre de manière à le faire tomber sur un être vivant (humain, animal ou végétal), ou de manière à le faire détruire ou dégrader un bien public ou privé.
Une hache n'étant pas considéré comme un instrument chirurgical, la maison leo... décline toute responsabilité quant aux actes médicaux commis à l'aide de l'une de ses haches, particulièrement en ce qui concerne les amputations.
D'une manière générale, la maison leo... recommande à ses clients d'utiliser ses haches exclusivement pour la coupe du bois et dans ce cadre de se conformer aux lois locales en vigueur.
La maison leo... déconseille le lancer de ses haches de manière à couper les nattes de jeunes femmes préalablement attachées à des planches de bois, à des tables, ou à des roues en mouvement, particulièrement si le lanceur a les yeux bandés ou est en état d'ébriété.
- utiliser une épée en dehors du cadre militaire sauf dans un but artistique. La maison leo... décline toute responsabilité pour toute blessure ou toute mort infligée par l'une de ses épées et ne versera aucun dédommagement, pension ou compensation aux éventuelles victimes ni à leurs familles ni à leurs représentants.
Les jongleurs, artistes, comédiens, avaleurs de sabres et lanceurs de couteaux utilisent les épées et les couteaux de la maison leo... à leurs risques et périls et ne sauraient tenir la maison leo... pour responsable des dommages qu'ils auraient infligés à eux même ou aux autres.
- utiliser un sac de fer brut pour lester un cadavre avant de le jeter dans une pièce d'eau, utiliser un sac de fer brut dans le but de polluer une source une citerne un lac ou une rivière, lâcher un sac de fer brut depuis une hauteur au risque (ou dans l'intention) de blesser ou tuer quelqu'un ou de commettre des dégradations sur un bien public ou privé, se servir d'éléments d'un sac de fer brut pour lapider quelqu'un (sauf pour l'application d'une décision de justice), faire chauffer du fer brut dans l'idée de torturer quelqu'un ou lui infliger des brûlures (sauf dans le cadre d'une procédure judiciaire ou dans l'application d'une décision de justice) , obliger quelqu'un à transporter un sac de fer brut dans un but vexatoire ou d'humiliation, obliger quelqu'un à absorber des éléments d'un sac de fer brut.
Le fer brut n'étant pas comestible, la maison leo... déconseille à ses clients d'utiliser le fer brut dans un but culinaire et les avise que l'ingestion de fer brut pourrait avoir des conséquences néfastes sur leur santé.
S'il n'est pas illégal d'utiliser du fer brut comme élément de literie sauf dans un but vexatoire, la maison leo... déconseille à ses clients d'utiliser son fer brut pour garnir un matelas ou un oreiller.
D'une manière générale la maison leo... recommande à ses clients de réserver son fer brut à un usage professionnel.

3) Aucune commande ne sera acceptée lorsque nos employés seront absents de la ville, que soit pour des raisons militaires ou des raisons personnelles. L'absence de nos employés, tout comme l'absence sur le marché des matières premières nécéssaire à la confection de nos produits constitue un cas de force majeure qui nous empêche d'accepter une commande. Toutefois la maison leo... s'engage à honorer toutes les commandes qu'elle aura acceptée et se reconnaît l'obligation, en plus d'éventuelles décisions de justice, de rembourser toute avance faite sur l'achat de l'un de ses produits.

4) Tout comme la maison leo... a l'obligation d'honorer les commandes passées par ses clients, ses clients ont pour obligation de payer les produits commandés une fois ceux ci produits, même s'ils ne comptent plus réaliser leur achat.
Toute avance faite à la maison leo... au moment de la commande sera déduite du prix de vente.

5) Sauf au cas où un produit se serait révélé défectueux au moment de l'achat ou aurait recelé un vice caché, les produits de la maison leo... ne sont ni repris, ni échangés ni remboursés. La maison leo... n'est en particulier pas responsable si la maladresse d'un utilisateur ou l'usure normale de l'un de ses produits est cause du bris d'un seau, d'une hache, d'une épée ou d'un couteau.

Forge leo...
22 place du marché
Genève
Confédération Helvétique


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MessageSujet: clang, quand le marteau fait clang   Ven 23 Déc - 20:43

La journée allait être longue. Il s'était remis en route un peu avant le lever du soleil pour arriver à Genève au petit matin.
La journée allait être chargée, mais il allait procéder par étapes: d'abord trouver un hôtel.


La pendule fait tic-tac-tic-tic
Les oiseaux du lac pic-pac-pic-pic
Glou-glou-glou font tous les dindons
Et la jolie forge cling-clang-clong

Mais... clang!
Quand le marteau fait clang
Tout avec lui dit clang
Et c'est la forge qui s'éveille...

Mais... clang!
Quand le marteau fait clang
Tout avec lui dit clang
Et les voisins se réveillent...
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MessageSujet: l'usine des ours esclaves   Ven 23 Déc - 21:08

lionelpsl a écrit:

Cameliane a écrit:
Votre bête ma dame est... tout simplement époustouflante... Vous... vous l'avez depuis longtemps ?


Un homme se tenait debout et regardait l'ours avec de grands yeux incrédules.
Puis il sortit de sa léthargie et s'approcha des artistes avec enthousiasme, le visage illuminé, il était comme habité.


Tout à fait, cette bête est remarquable c'est le clou du spectacle. Si vous le permettez j'ai quelques questions à vous poser à son sujet: où vous l'êtes vous procurée? Combien de temps avez vous mis à la dresser? Etait ce difficile? Tous les ours peuvent ils être dressés à imiter nos gestes? Peuvent-ils imiter tous nos gestes? Combien de nourriture nécéssite t'il tous les jours? Combien d'heures de travail est il capable d'effectuer tous les jours? Est il possible de l'habituer au bruit tout comme vous l'avez dressé à imiter des gestes humains? Est il possible de l'habituer à supporter la chaleur? .....

Pour comprendre les raisons de son enthousiasme, il aurait fallu faire un léger saut en arrière dans le temps.

Lionel avait été traîné au spectacle par caméliane et c'est sans conviction qu'il s'apprètait à assister à la représentation.
Il ignorait à peu près tout du monde du spectacle et de l'art et des artistes. Entre son enfance passée à travailler dans une petite ferme d'alpage, l'âge adulte passé à travailler à la mine aux champs et à son échoppe, et le reste du temps passé sous les armes, c'est tout juste s'il savait chanter fort et pas trop faux.
Ce qui chez lui se rapprochait le plus de la musique c'était le marteau de sa forge qui frappait l'enclume, ses chansons étaient les rudes chants des soldats, sa danse était celle des champs de bataille où l'on ferraillait à grands coups d'épée, il ignorait tout de la poésie, et s'il avait entendu parler de la comédie il aurait qualifié des gens qui ne pensent pas ce qu'ils disent, prétendent être ce qu'ils ne sont pas et qui ne meurent pas vraiment quand ils sont tués de menteurs.
Aussi était-ce un parfait néophite qui allait assister au spectacle avec un un esprit et un oeil totalement vierges.

Tout d'abord était venu le funambule.
La musique n'était pas désagréable, et surtout il était sous le charme de la chanson, chanson très différente de toutes celles qu'il connaissait lui même. Jamais il n'avait entendu une voix pareille qui le remuait jusqu'au plus profond de ses entrailles. C'était étrange mais assez agréable, il faudrait qu'il prenne le temps d'écouter plus de chansons. Par contre l'homme aurait été plus à sa place sur un bateau où sa capacité à évoluer dans les gréements aurait été mise à profit et des plus appréciées.

Puis étaient venus l'ours et sa dresseuse. Sa première réaction fut de rejet, ses poils se redressèrent sur ses bras, l'adrénaline afflua dans ses veines: palsambleu seule une frêle jeune fille se dressait entre un ours énorme et un public inconscient du danger dont il ne serait fait qu'une bouchée si la bête s'avisait qu'elle avait devant elle une bonne semaine de nouriture.
Son premier réflexe fut de chercher une pique ou un bâton du regard, Mais le calme des artistes l'arrêta, le calme des artistes et les armes de certains spectateurs.
Après avoir repéré une ligne de fuite et avoir décidé quel gamin de camy il attraperait sous chacun de ses bras pour les mettre à l'abri pendant qu'elle criblerait le fauve de ses flèches, il consentit à assister au reste du spectale. Et là, ce fut une révélation.
Non seulement l'ours obéissait au doigt et à l'oeil à la donzelle, mais en plus il était capable d'imiter les gestes humains.
ON PEUT LES DRESSER A IMITER LES GESTES HUMAINS!
ON PEUT LES DRESSER A IMITER LES GESTES HUMAINS!

Cette pensée martelait rythmiquement son cerveau comme le marteau de sa forge son enclume. Cette pensée donnait forme à une vision comme son marteau donnait sa forme au métal.
Car il venait d'avoir une vision qui risquait de le hanter pendant des années: la vision d'un hangar immense et rougeoyant de flammes semblables à celles de l'enfer, retentissant de toutes parts de coups de marteaux et du bruit du fer frappant le fer. Un hangar dans lequel des milliers d'ours esclaves s'activeraient chacun à la tâche à laquelle il aurait été dressé: qui alimenter les brasiers en charbon, qui manier les soufflets pour activer les brasiers, qui alimenter ses collègues ours en matières premières ou récupérer les pièces qu'ils auraient produites. Partout des ours, des ours qui martèleraient le métal et lui donneraient forme, aiguiseraient des lames, des ours qui par leur labeur produiraient tout ce que l'industrie sidérurgique peut produire...
Et le plus beau c'est que cette armée d'ours ne réclamerait pour salaire que trois sacs de maïs et un peu de miel par jour , qu'elle ne demanderait jamais à être payée ni à disposer de loisirs ou aller à la messe.
Cete vision était exaltante et grandiose, c'était la vision de l'avenir. Toute l'activité de l'homme mise au service de la sidérurgie, les forêts du monde entier mises au service de son armée d'ours, des foules de charpentiers transformant le bois en charbon en bâtons ou en lames de bois pour les seaux, des hordes de bucherons défrichant les forêts pour leur procurer le bois nécéssaire, des troupeaux de vaches et de moutons instalés sur les forêts défrichées... Ah les éleveurs de vaches, cet élément supérieur de la race humaine, ces braves gens tellement avides de ses seaux et de ses couteaux, et tous porteraient des casques!
Cette vision était grisante, elle était enivrante, le monde se mit à tournoyer autour de lui et il ne voyait plus que cet ours annonciateur du futur.
Il fallait absolument qu'il se renseigne sur le dressage des ours auprès de ces gens qui gâchaient un tel potentiel à des amusements futiles.

Le reste du spectacle était passé très vite. Il avait à peine vu les ânes, ils étaient de toute façon trop têtus pour être utiles à quoi que ce soit dans son hangar et ils y'auraient surtout semé le désordre. Des chariots seraient bien sûr nécéssaires vu la quantité de marchandises en jeu, mais les esclaves ours pourraient les pousser facilement. Tout ce dont ils auraient besoin ce serait d'un système de rails en fer pour les guider et les aider à circuler plus vite.

Il oublia presque les ours quand il vit la jeune femme danser avec une telle sensualité et commencer à se déshabiller, mais quelle déception quand un grand nigaud qu'il avait à peine remarqué l'avait recouverte de son manteau et avait laissé tout le monde sur sa faim. Au moins l'honnête travailleuse qu'il avait rencontrée à grandson avait fait moins de simagrées et il en avait eu pour son argent.

La fin du spectacle avait été bien meilleure. Un ours capable d'applaudir ainsi était capable de manier bien des outils, et en rythme en plus.
Cet ours, quelle bête. Mais était-il possible de réaliser cette vision, les ours pouvaient-ils faire de bons forgerons? Il fallait qu'il en ait le coeur net.

brunelle a écrit:
Brunelle s’était vue assailli de questions …. Elles fusaient si vite qu’elle n’aurait même plus su dire quelle était la première, ni d’ailleurs qui les lui posait. Elle n’avait pas prêté attention a cet homme qui, tout a coup s’était approchée d’elle et de Canelle.

Citation :
Tout à fait, cette bête est remarquable c'est le clou du spectacle. Si vous le permettez j'ai quelques questions à vous poser à son sujet: où vous l'êtes vous procurée? Combien de temps avez vous mis à la dresser? Etait ce difficile? Tous les ours peuvent ils être dressés à imiter nos gestes? Peuvent-ils imiter tous nos gestes? Combien de nourriture nécessite t'il tous les jours? Combien d'heures de travail est il capable d'effectuer tous les jours? Est il possible de l'habituer au bruit tout comme vous l'avez dressé à imiter des gestes humains? Est-il possible de l'habituer à supporter la chaleur? .....

_ Attendez, attendez, on va recommencer dans l’ordre et par pitié moins vite … Brunelle lui offrit un sourire charmeur. Des questions ? Oui pourquoi pas, je vais essayer d’y répondre le mieux possible …

Allez y, on recommence, posez moi la première !


Et Brunelle répondait le plus simplement possible a chacune des question que reposait le sieur en question …

Je ne saurais dire ou exactement j’ai rencontré Canelle, mais pas ici c’est sur. Nous étions de l’autre coté du royaume, plus près de la frontière espagnole.
Combien de temps ais je mis à la dresser ? Drôle de question en fait …. Réflexion accélérée, suivie d’un haussement d’épaules. Impossible de répondre a ca : je n’ai pas la moindre idée du temps que nous avons passé elle et moi à travailler ce spectacle. C’est un travail de tous les instants, je profite de chaque occasion pour lui apprendre quelque chose.
Difficile ? bien sur, effrayant surtout au début … Toutes ces questions replongeait Brunelle a ses débuts … comme tout cela paraissait loin, l’époque ou elle gardait une distance salvatrice avec son ourse, ou cette dernière, encore jeune, cherchait une présence rassurante qui la fuyait.
Le reste des questions laissait Brunelle sceptique …. Que vous dire messire, mis a part de poser ces questions a l’intéressée, moi je ne parle pas l’ours, je ne puis donc pas vous répondre correctement. Tentez votre chance !!


La dresseuse s’effaça dans un geste volontairement théâtral, laissant place à Canelle. Elle offrit une révérence au sieur, les yeux rieurs et plein de malice.


cameliane a écrit:
Le sourire que lui rendit la dresseuse d'ours ne répondit point à sa question mais elle se dit que la jeune femme devait avoir bien d'autres choses à faire et lui rendit gentiment son sourire. A la remarque d'Andaevinn répondit...

- Ho mon cher ami, ce n'est point tant que je sois inquiète qu'elle soit craintive ou non, c'est que j'ai ouï raconter des histoires sur des animaux sauvages dressés par l'homme qui sous une coup de folie s'en sont pris à des gens... donc vous ne parviendrez point à me la faire caresser aussi gentil est son air présentement...

Un petit rire ponctua la fin de sa phrase, un peu nerveusement cependant et tenant Elisa par la main et Yaël sur sa hanche, elle regarda elle aussi alentours, salua Lionel qui se tenait non loin, chercha des yeux Anna qui semblait s'éclipser puis murmura à Anda...

- Dites-moi, à l'entrée nous n'avons point payé pour voir ce spectacle... D'après vous, est-ce à la sortie que vous versons quelques écus pour remercier de ce magnifique enchantement que ces gens ont réalisé pour nous ?

C'est alors que Tonton Lionel s'approcha soudainement et posa mille questions, tout excité. Cameliane qui s'était peu à peu habituée à voir Lionel se transformer ces derniers mois en une personne pleine d'enthousiasme pour tout ce qu'il entreprenait fut cependant surprise du contenu des questions pour le moins incongrues et écouta les réponses de la jeune femme. Hmmm... Visiblement elle ne souhaitait point répondre à toutes les questions, préférant peut-être garder ses secrets de dressage pour elle-même... Et quoi de plus naturel en somme...

lionelpsl a écrit:
Lionel se rendit vite compte que tous ses beaux projets étaient tombés à l'eau.
Chaque réponse qui lui arrivait apportait son lot de déconvenues, démolissant sa vision pièce par pièce:


- pas ici c'est sûr mais du côté de la frontière espagnole = les ours helvètes sont trop fiers pour se prèter à des numéros de cirque, mais certains ours espagnols acceptent le dressage.

C'était déjà un premier obstacle.
Réunir des milliers d'ours n'était déjà pas aisé mais si en plus ils devaient venir d'Espagne les frais de capture et de transport devenaient prohibitifs. Il n'était pas sûr non plus qu'il y'avait en Espagne assez d'ours aptes à répondre à ses projets.


- Impossible de répondre a ca ,je n’ai pas la moindre idée du temps que nous avons passé elle et moi à travailler ce spectacle. C’est un travail de tous les instants, je profite de chaque occasion pour lui apprendre quelque chose. = pour les milliers d'esclaves ours il faudrait des milliers de dresseurs occupés à les surveiller en permanence et à continuer leur éducation tout au long de leur vie.

Les salaires des dresseurs faisaient de sa vision une entreprise aberrante du point de vue économique: autant salarier directement des forgerons.
Sans compter que le dressage n'étant pas définitif et n'apportant pas un contrôle absolu sur la bête, les risques engendrés par la concentration de plusieurs milliers de ces animaux susceptibles étaient beaucoup trop importants. Si l'un d'eux se donnait un coup de marteau ou se blessait la panique riquait de gagner tout le troupeau, et s''ils s'énervaient ou s'il leur prenait la fantaisie de recouvrer leur liberté tous en même temps et de se venger des humains, il y'avait de quoi détruire ou désorganiser la plus grande des villes.


- Difficile ? bien sur, effrayant surtout au début = la phase de dressage préliminaire peut facilement prendre plus d'un an.
L'investissement colossal nécéssaire au dressage de milliers d'ours pendant plusieurs années ne serait de toute façon pas rentable même s'il en avait eu les moyens.


- Que vous dire messire, mis a part de poser ces questions a l’intéressée = je considère vos questions tellement idiotes que je refuse d'y répondre.

Autant dire que si même une dresseuse chevronnée n'y croyait pas il n'avait aucune chance d'habituer un jour un ours à supporter le bruit et la chaleur de la forge gigantesque qu'il avait imaginée.
De plus, aussi surprenant que cela puisse paraître, la dresseuse paraissait s'être prise d'amitié pour le monstre et semblait le considérer comme son égal. Même en tenant compte de la personalité originale des saltimbanques, si cette manière de voir les choses était répandue chesz les dresseurs il pouvait tout de suite renoncer à réduire d'autres espèces animales en esclavage. De toute façon aucune de celles qu'il connaissait n'avait la force ou l'habileté nécéssaire pour forger même une épingle, et il refusait d'asservir des humains ou de jeunes enfants.

Sa vision n'aurait été qu'un beau rève, il n'était pas surpris, juste... déçu.
Mais bon il ne fallait pas désespérer. il pouvait toujours se rabattre sur le plan initial même s'il était moins grandisose.


brunelle a écrit:
Que vous dire messire, mis a part de poser ces questions a l’intéressée, moi je ne parle pas l’ours, je ne puis donc pas vous répondre correctement. Tentez votre chance !!

Bon, il l'avait cherché il n'avait plus qu'à jouer le jeu, il s'approcha doucement et sans gestes inutiles.

Ca tombe bien, je comprends un peu l'ours mais il ne faudra pas qu'il me fasse des phrases trop compliquées. Salut l'ours, dis voir, est ce que tu pense pouvoir supporter les flammes, la chaleur et le bruit?

Dès que l'ours commença à grogner à son approche, il recula prudemment de quelques pas et continua pour la dresseuse cette fois:

Je n'ai pas tout compris, il a un accent espagnol terrible et mon ours est un peu rouillé. En gros il m'a dit qu'il fallait que je renonce à toute idée le concernant qui impliquerait des flammes ou du bruit, mais que si j'avais apprécié le spectacle et que j'aimais les numéros de dressage il me conseillait un numéro avec des aigles.
Dîtes voir vous qui êtes de la partie vous ne connaîtriez pas un dresseur d'aigles par hasard?

brunelle a écrit:
L'homme avait beau avoir des questions très étranges, des réactions plus qu'originales, il avait au moins le don d'avoir de l'humour. Jamais personne n'aurait osé s'approcher de Canelle pour lui poser des questions .... mais apparemment il tenait a avoir des réponses. Et l'ourse avait elle aussi jouer le jeu ... comme si a ses yeux le spectacle n'était pas fini...

Brunelle riait aux larmes de les voir faire.


lionelpsl a écrit:
En gros il m'a dit qu'il fallait que je renonce à toute idée le concernant qui impliquerait des flammes ou du bruit, mais que si j'avais apprécié le spectacle et que j'aimais les numéros de dressage il me conseillait un numéro avec des aigles.
Dîtes voir vous qui êtes de la partie vous ne connaîtriez pas un dresseur d'aigles par hasard?


Des aigles à présent, elle aurait tout entendu de sa part .... mais que pouvait il bien essayer de faire avec des ours et des aigles dressés, de la chaleur et des flammes? Brunelle roula des yeux, amusé décidemment par cet homme qu'elle ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam ...

Apres quelques secondes de réflexion feintes, ... elle ne connaissait aucun dresseur d'aigle. A vrai dire elle avait toujours fui la compagnie des Hommes, trop effrayés par la présence de Canelle.


Non sire, je vous demande pardon, mais je n'en connais pas ... m'est avis que vous devriez vous adresser a un fauconnier. Vous avez plus de chance d'en trouver un qui puisse vous aider. Ca se dresse peut être de la même façon, allez savoir...


lionelpsl a écrit:
Je ne connais hélas pas de fauconnier ni quoi que ce soit d'approchant.
Merci en tous les cas pour le temps que vous m'avez accordé.
Je n'ai pas tellement l'habitude de ce genre de chose mais j'ai beaucoup apprécié le spectacle, mes félicitations à toute la troupe.


Lionel salua et se retira ensuite avec le reste du public.
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MessageSujet: L'anjou   Ven 23 Déc - 22:06

brieuc a écrit:
Brieuc ne se lassait pas de jouer du biniou

http://www.youtube.com/watch?v=LkrlmLFNleo

Le Très-Haut seul sait combien tout cela lui manquait!S'il avait pu sourire malgré sa joue gonflée et déformée par la force du souffle il l'aurait fait. Il se demandait si le Sénéchal aimait le biniou... ou pas! A l'idée qu'il pu ne pas aimer, il reprit un autre air...

http://www.youtube.com/watch?v=3cVaOf32J8s&feature=related

Et chemin faisant, il jouait en approchant du camp de l'Edelweiss!

lionelpsl a écrit:
Lionel avait fait une longue route depuis ses montagnes avec le reste de la troupe sur des chemins pleins de poussière avec tout son barda sur le dos.
Bon, marcher ne lui faisait pas peur, il en avait l'habitude, et ce n'est pas ce terrain plat avec ses petites collines ridicules qui allait l'impressionner.
Il avait de bonnes bottes, il marchait au combat et il avait pu vérifier au camp que les vins du coin décrassaient agréablement la gorge. Bref tout se passait bien.

Par contre ce qui était inhabituel c'était la méhode des gens de la région pour éloigner les serpents.
Lui portait de hautes bottes pour éviter les morsures et il frappait la route en rythme avec un baton de marche pour qu'ils s'écartent du chemin, mais dans la troupe de comtois qui arrivait un homme soufflait dans un instrument étrange dont il tirait des sons stridents. Avec un tel tapage nul doute que le reste du voyage serait paisible, que les serpents fuiraient leur route, ainsi que les vaches, les moutons, les oiseaux, les brigands, bref tout ce qui vivait.

Bon, s'ils voulaient animer un peu leur marche, il allait leur montrer que lui aussi pouvait faire du bruit. Ca n'allait pas être facile de yodler dans le même rythme, mais ça valait le coup d'essayer.
Allez à 3: 1, 2, 3, respire, c'est maintenant!


yololoylaïlaïlalilalilalililalilalilalili...

lionelpsl a écrit:
Lionel se frayait un chemin dans la forêt avec son bouclier dans le dos et un sac sur l'épaule, des caquètements s'en échappaient.
Les gens étaient sympas par ici, le paysan n'avait pas voulu le déranger quand il l'avait vu courir après ses poules. Bon, il n'était quand même pas allé jusqu'à lui donner un coup de main, mais là y'avait le beau geste. Comme quoi courir les bois (et les poulets) avec la cotte de maille le casque et le bouclier c'était peut être fatigant mais ça avait un effet apaisant, et puis comme disait son grand père on obtient plus en parlant gentiment avec une épée qu'en parlant juste gentiment.

Perdu dans ses pensées il revenait vers le camp.


Bon maintenant, retrouver le chemin du camp..... Là, je reconnais le gros chêne..... Ca ne va pas être facile d'aller en ville. Quelle idée d'arriver en claironnant maintenant ils se sont barricadés..... Là par la clairière..... Du coup même si je me fais passer pour un paysan qui va vendre ses poulets à la ville, m'étonnerait qu'on me laisse entrer, en plus avec mon accent je vais me faire paumer à tous les coups..... Euh, à droite ou à gauche? A gauche... Pas moyen d'avoir une partie de dés, la bière est éventée, les bougresses sont farouches, et quand on arrive en zone civilisée pan! On reste au dehors et on bave devant la ville comme un chien devant un os. J'espère que le butin vaut le coup... Là ça s'éclairçit je me rapproche..... Pratique cette forêt, pendant que je prépare un des poulets faudra que je trouve quelqu'un qui accepte d'aller nous chercher du bois sec en échange de le partager avec moi..... Marrant ça, il devrait y avoir plus de bruit..... Bon demain faire un tour dans d'autres maisons hors les murs, la plupart ont dû être évacuées mais ils n'ont pas pu tout emporter, ils ont surement oublié quelque chose.... Là, je traverse le ruisseau et j'y suis presque..... Bizarre ça, ça sent le brulé.....

Redoutant le pire il accéléra le pas vers l'emplacement du camp et marqua un temps d'arrêt devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux.

Inutile de lui faire un dessin. Il avait participé à suffisamment de guerres pour reconnaître un champ de bataille quand il en voyait un. Rien ne manquait: les cadavres un peu partout, les tentes incendiées, les blessés qui ralaient et appelaient à l'aide, il y'avait même les habituels charognards.
Ils connaissaient leur affaire ces deux là, ils travaillaient vite, sans un mot superflu, allaient de corps en corps, tranchaient la gorge de ceux qui bougeaient trop, faisaient rapidement l'inventaire de leurs biens et leur coupaient les doigts pour récupérer les bagues....
Deux paysans avec juste des couteaux ça devrait le faire. Un noeud au sac à poulets, abaisser la visière du casque, ajuster le bouclier, dégainer l'épée et on y va.


Eh! Vous voulez un coup de main?

Les deux hommes relevèrent la tête et le jaugèrent lui et son épée d'un rapide coup d'oeil pendant qu'il s'avançait à grands pas. L'un d'eux tenta un sourire édenté.

Salut camarade, y'en a suffisamment pour tout le monde, t'as qu'à aller dans ce coin là on n'y est pas encore passés.

Tu vois mon pote le monde se divise en deux catégories: il y'a ceux qui ont une épée à la main et ceux qui courent. Toi ....tu cours.

Comme il continuait à s'approcher l'épée pointée vers eux, les deux hommes se relevèrent en reculant prudemment avant de prendre la fuite.

T'as aucune chance soldat, y'a une prime sur vos têtes!

Bon, garder la tête froide. Le temps qu'ils aillent en ville, alertent la garde, s'expliquent devant un sergent et qu'ils reviennent il avait du temps mais pas trop.
Il rengaina son épée et avisa une charette à bras qui avait été vidée de son ravitaillement. Il y déposa sa cotte de maille, son casque et son bouclier pour se mettre à l'aise. Il pouvait encore essayer d'en sauver quelques uns.


Alors, lesquels ont ils l'air encore un peu vaillants? Toi, toi, non désolé pas toi les tripes à l'air ça ne pardonne pas.

Un par un il souleva de terre quelques uns de ses camarades aussi délicatement que possible et les traina vers la charette où il les déposa.

Morille même morte on la prend, Camy, .... quoi Yoyo est par là? Bon, il est ammoché mais il reste encore un peu de place, lui, encore lui, allez ça suffit maintenant de toute façon la charette est pleine et je ne suis pas un cheval, en plus je n'ai pas intérêt à trainer dans le coin.

Il était temps de pratiquer la première des vertus aristotéliciennes: la conservation.
Il ajouta le sac à poulets et se mit en route vers la rivière en tirant son chargement.
Avec un peu de chance les gardes de la ville que les deux coquins n'allaient pas manquer de rameuter ne remarqueraient pas les traces d'une charette un peu chargée ou n'y prèteraient pas attention mais on ne savait jamais. Le plus prudent était d'aller à la rivière qui traversait la forêt et d'en remonter le lit sur une bonne distance comme ça ils ne sauraient jamais de quel côté il était allé, et pour le retrouver dans les bois ils allaient devoir s'accrocher.
Tant d'efforts pour donner la chasse à un inconnu isolé au lieu d'aller fêter la victoire avec les autres, ça n'en vaudait pas la peine.

Des plaintes s'échappaient de la charette. On verrait plus tard pour les soins, dabord prendre le large. Il ne savait pas s'il était très doué comme médecin mais ceux qui seraient suffisamment robustes pour supporter le voyage auraient toutes les chances de survivre à sa thérapeutique.
Engagez vous... les chemins sont plats c'est plus facile que dans nos montagnes.... un riche butin nous attend..... nous défendons le droit et la dignité..... parce que c'était digne de patauger dans une rivière en peinant comme une bête de somme à tirer une charette pleine de mourants et de blessés avec de l'eau jusqu'aux genoux, ah le métier de soldat c'est bien d'la misère.

lionelpsl a écrit:
Lionel traversait un moment pour le moins inconfortable.
Il avait cru être accueilli à bras ouverts par les comtois qu'il venait rejoindre. Il avait juste oublié un détail, petit certes, mais important: ici personne ne le connaissait.
Un des gardes de l'entrée lui désigna une branche où se balançaient trois pendus.


Tu sais comment on les traite nous les espions?

Il essaya de leur raconter son histoire, qu'il était un des survivants du camp helvète et qu'après la destruction de son armée il venait les rejoindre pour continuer le combat.

Arrète de nous prendre pour des cons. Ils se sont tous faits tuer là bas, et tu vas nous faire croire que tu t'en es tiré sans une égratignure, sans même une bosse sur ton bouclier?

Lionel se demanda un instant s'il devait leur dire que trop occupé à vider une basse cour de ses poulets il était absent du camp lors de l'attaque, qu'il n'était arrivé qu'après la bataille, que c'était pour ça qu'il s'en était tiré à si bon compte et qu'il avait pu secourir les blesssés. Il jeta un regard nerveux aux pendus et décida que non.

On a été submergés par le nombre, je m'en suis rendu compte à temps, j'ai pu fuir dans les bois et aller aider les autres une fois les angevins partis .... et j'ai eu de la chance

D'un geste du garde il se retrouva vite cerné, il vit très nettement quelqu'un préparer une nouvelle corde de chanvre.

Attendez je peux vous prouver que je suis suisse!!!

Ah oui? Vas y qu'on rigole!

Ben, déjà y'a mon accent.

Désolé ça ne suffit pas: eh gustave, montre lui comment tu fais bien le belge!

Euh... j'aime le fromage?

Moi j'aime le camenbert, ça ne fait pas de moi un normand!

La corde était déjà accrochée il allait devoir trouver vite.
Qu'est ce qu'il avait en tant que suisse que les autres n'avaient pas? Il ne pouvait pas leur produire un cor des alpes. Il repensa aux alpages, à son enfance passée à garder des vaches.... Ca y est, il avait trouvé!


yololoylaïlaïlalilalilalililalilalilalili... Ca vous va comme ça?

OUAIS OUAIS CA VA ON TE CROIT, FERME LA!

Bon, il avait évité la corde mais ce n'était pas la fin des ennuis, il avait cru pouvoir se reposer un peu après tant d'émotions mais on l'avait aussitôt mis au boulot: couper un tronc d'arbre pour le bélier, couper du bois pour les échelles de siège, fabriquer les échelles avec les autres pendant que d'autres fabriquaient le bélier....
Après toute une journée de labeur il avait enfin pu aller s'allonger dans un coin et dormir un peu.
Une main peu amicale le secoua par l'épaule et le tira trop vite des bras de Morphée.


Oh c'est pas le moment de roupiller, on part à l'assaut prépare toi!

Ah, là il était dans sa partie, il allait enfin pouvoir leur montrer ce qu'il savait faire avec une épée, et avec un peu de chance gagner un peu de respect (avec un peu de butin si ce n'était pas trop demander).
Première chose à faire vérifier l'équipement. Cotte de maille bouclier et casque: bons. Epée: bien affûtée. La semelle des bottes: toujours solide (important de bonnes chaussures pour un militaire, c'est surtout avec les pieds qu'on bosse). Les sacs et les aumonières pour le butin: en place. Un solide appétit et une dalle en pente pour avaler toutes les victuailles qu'il pourrait trouver dans les maisons: un rugissement lui confirma que même son ventre était prêt.

Il était dans l'équipe qui devait attaquer la porte. Il aimait autant ça, il avait vu trop de gens tomber des échelles pendant les assauts pour y être à l'aise. Le bélier avait fini de défoncer la porte et ils suivirent tous un lieutenant qui menait la charge


EN AVANT LES COMTOIS!!!!!

Bien que n'étant pas comtois lui même, il prit l'ordre pour lui. Il ne laissait jamais sa place, ni à table ni à la bataille.

Epée bouclier, épée bouclier, toujours les mêmes gestes de bon ouvrier, épée bouclier, c'en était devenu presque mécanique, épée bouclier, comme à sa forge il se regardait accomplir les gestes de son métier en état second presque en spectateur, épée bouclier, c'est bon ils reculent, épée bouclier, tient le lieutenant a ouvert une brèche dans leurs rangs je vais en profiter, taille coupe tranche, ça y est il a eu son compte celui là au suivant de ces messieurs....

Citation :
25-06-2010 04:06 : Vous avez frappé Viscompte. Vous l'avez sérieusement blessé.
25-06-2010 04:06 : Vous avez engagé le combat contre les défenseurs de La Flêche.

lionelpsl a écrit:
Une fois la porte franchie la lutte n'était pas terminée. Il avait fallu prendre d'assaut la mairie où, croyait on, l'armée ennemie avait trouvé refuge au milieu des miliciens de la garde civile.
Le chef n'était en fait entouré que de quelques fidèles qui succombèrent rapidement, lui même tomba percé de nombreux coups d'épée.


Citation :
26-06-2010 04:07 : Vous avez frappé Jeanpolc. Ce coup l'a probablement tué.
26-06-2010 04:07 : Vous avez frappé Jeanpolc. Vous l'avez grièvement blessé.
26-06-2010 04:07 : Vous avez engagé le combat contre une armée.


Le reste de l'armée adverse s'était lui dispersé dans la ville d'où il pouvait lancer une contre-offensive. Il fallût donc partir à sa poursuite, fouiller chaque maison, et réduire un par un les îlots de résistance.
Laissant aux autres le soin de se charger des miliciens Lionel partit avec le gros de l'armée à la recherche de l'ennemi.

Les combats de rue avaient de sérieux inconvénients.
Tout d'abord il fallait poursuivre l'ennemi à travers des dédales de ruelles qu'il connaissait comme sa poche et se garder des embuscades.
Il fallait aussi se garder des hauteurs: même le maraud le moins expérimenté pouvait toujours lâcher une tuile depuis un toit ou un objet pesant d'une fenêtre.
Enfin si ce n'était que cela on pouvait éviter le plus grave avec un bon casque (portez des casques, offrez en à vos amis, un casque de qualité est un casque fait à Fribourg, j'honorerai toutes les commandes dès mon retour là bas), mais pour peu que ledit maraud se pique de devenir arbalétrier vous finissiez embroché comme un poulet.
Certes le temps qu'il recharge son engin vos camarades défonçaient sa porte et se chargeaient de lui faire part de votre mécontentement, mais cela devait être une maigre consolation pour celui qui était déjà en route vers le soleil et ne se souciait plus des choses de ce monde.

Par contre il y'avait un avantage certain: il fallait pénétrer dans les maisons pour les nettoyer une à une des ennemis qui s'y étaient (ou pouvaient s'y être) retranchés. Et là ma foi, si les habitants tenaient à vous offrir à boire et à manger pour vous remercier de la peine que vous aviez eue à venir les libérer, ou s'ils tenaient à vous manifester leur reconnaissance sous forme de dons d'argent ou d'objets précieux, un honnête homme pouvait il prendre le risque d'offenser de si braves gens en repoussant tant de sollicitude?
Même les plus ingrats trouvaient toujours un petit quelque chose à donner quand on commençait à démolir leurs meubles pour y débusquer les ennemis cachés.

Il avait déjà libéré quelques maisons ainsi que l'échoppe d'un pâtissier, celle d'un négociant en vin et celle d'un tailleur.
Il avait aussi essayé de libérer celle d'un joaillier, hélas le bougre avait senti le coup venir: l'échoppe était vide de tout bijou ou même de toute présence humaine. Mais ce n'était pas grave, à son retour il éviterait d'utiliser du bois et du goudron pour reconstruire sa boutique.
Il avait respecté l'échoppe d'un collègue forgeron. D'abord par solidarité professionnelle mais aussi parce qu'il était bien placé pour savoir quelles armes redoutables celui-ci pouvait avoir à sa disposition, et pour une fois il n'était guère pressé de découvrir le savoir faire de ses collègues étrangers.

Il était devant la taverne "au plaisir d'Aphrodite" et au vu de la devanture il se disait qu'il était militairement nécessaire de libérer l'établissement, quand il fût hélé par un sergent:


Compagnons la ville est à nous, tous aux remparts!

Citation :
27-06-2010 Révolte à La Flêche ! Romain1231 prend le pouvoir


Bon, les ordres sont les ordres, et les officiers tenaient sûrement à libérer le bordel par eux même.

A peine la ville était-elle prise que deux armées tentaient déjà d'en forcer les défenses. Pendant que certains étaient aux remparts et repoussaient les échelles et tous les assaillants qui arrivaient à monter jusqu'à eux, il était de nouveau à la porte mais pour la défendre cette fois, à monter une barricade et à donner des coups d'épée à tout ce qui approchait pendant que d'autres tentaient de décourager les assaillants à coups d'arbalète.
Toute une nuit de combat ce n'était pas ce qu'il y'avait de mieux pour digérer, il n'aurait pas dû manger autant de gâteaux à la crème.


Citation :
27-06-2010 04:06 : Vous avez été attaqué par l'armée "Vae Victis" dirigée par 197856 et l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Melinora.
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MessageSujet: suivons Mélian   Ven 23 Déc - 22:08

Camarades voici venir le moment que nous attendions depuis si longtemps.Profitez bien de votre dernière journée de paix ce soir nous partons en campagne.
A partir de maintenant les ordres sont simples: on suit mélian.

Dans une armée on ne peut pas travailler, on ne peut que suivre mélian, sortir de l'armée ou perdre sa journée à ne rien faire. Bref: le véritable guerrier méprise les deux dernières possibilités et il suit son chef.

Vous recevez la consigne de suivre mélian: vous suivez mélian.
Vous ne recevez pas de consignes: vous suivez mélian.
Vous avez quelques minutes à passer en taverne: pensez à suivre mélian.
Au matin au réveil, votre première pensée, votre première parole doit être "aujourd'hui je suis mélian"
Dans la journée, toujours demandez vous "ai je pensé à suivre mélian aujourd'hui?"
Vous voyez à un travail à 30 écus de salaire sans qualifications?: dîtes à la créature sans nom de cesser de vous tenter car aujourd'hui vous suivez mélian.
Vous vous ennuyez? Pensez à allez suivre mélian.

Pendant les semaines qui viennent son arrière train doit devenir notre unique obsession, notre phare, notre boussole. Nous devrons le suivre où qu'il aille.
Suivre mélian c'est participer aux combats, c'est se déplacer avec l'armée, c'est écrire une page d'histoire.
Ne pas le suivre c'est se retrouver éjecté de l'armée, rater l'occasion de vivre un moment historique, affaiblir l'armée. C'est aussi se condamner à copier 200 fois "la prochaine fois que j'intègre une armée, je pense à suivre le leader tous les jours".

Bonne chance à tous

Suivons mélian
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MessageSujet: les règles à la vicking (zaratoustra)   Ven 23 Déc - 22:14

Devant l’avancée de l’armée confédérée, des nuées de corbeaux s’envolaient en coassant tristement, les écureuils s’esbignaient, les lièvres détalaient, les dahuts se retournaient et mourraient dans un lente agonie, les bouquetins se réfugiaient sur les hauteurs, les renards donnaient l'alerte. Les marmottes, elles, s’en foutaient. Ainsi en était-il de la faune savoyarde. Quelques ragondins la suivait pour profiter des restes de repas qui jalonnait leur parcours : c’est que certains des soldats étaient mal élevés et laissaient traîner leurs papiers gras. Ils ne venaient pas pour faire du tourisme, ils venaient rétablir l’autorité de la diplomatie de Genève, bafouée une fois de plus.

Et bon, il fallait bien faire des pauses, pour casser la graine et masser les cors aux pieds. Il y avait encore de la route. On s’arrêta non loin d’Annecy.

Zarathoustra, qui trouvait que l’eau du ru était bien froide, jouait son tour de vaisselle avec un compagnon.


-Pierre

-Ciseau

-Raaaaaaaaaa !

-Mon ami, tu es prévisible.

-On r’commence !

Le compagnon était joueur. Pour préserver la douceur de ses mains de la morsure cruelle de l’eau froide, il décida de changer au dernier moment sa stratégie pour tromper son adversaire.

-Pi… Ciseau !

-Puit !

-Puit ? C’est quoi ça ?

-Le ciseau tombe dans le puit.

Et pour bien montrer, il mima la scène avec ses mains.

-Et la pierre ?

-La pierre aussi tombe dans le puit.

Et Zarathoustra réitéra la démonstration, tout aussi implacable.
Le compagnon fut convaincu, et trouva que ce jeu était plein de ressources. Il décida d’en profiter lui aussi.


-Puit !

-Rateau. Le rateau reste en travers du puit, ramasse la feuille et la pierre. C’est les règles « A l’aquitaine ». J’ai gagné. Voici mon écuelle. Attention, l’œuf, ça attache.

-Poing dans la gueule !

Paf.

-C’est les règles à la viking.

En plus de démontrer qu'il était lui aussi un bon stratège, il prouva qu'il n'était pas en reste en matière de références culturelles.
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MessageSujet: la confession   Ven 23 Déc - 22:23

Au sein de l'armée en marche, un homme avait l'air précocupé. Toute la matinée il avait eu la mine soucieuse et n'avait pas déserré les machoires.
Etait arrivé l'heure de la pause. Tous avaient bruyament manifesté leur contentement: enfin ils allaient pouvoir casser une petite graîne et se décrasser la gorge de la poussière du chemin.
On vit sortir des sacs bouteilles, pains, saucissons, cartes dés et dominos. Qui mangeait, qui jouait des tours de garde, qui des tours de vaisselle, mais lui se contentait de rester assis et de contempler l'horizon d'un air maussade.
Un de ses compagnons de route essaya de le dérider un peu.


Eh mon gars, pète un coup ça te détendra. Faut pas rester comme ça ou tu ne tiendras jamais la distance. Qu'est ce qui te tracasse comme ça? Tu nous a fait la gueule toute la matinée.

Rien, c'est rien.

Tu ne veux pas manger un morceau ou boire un coup? Allez, c'est moi qui rince!


Non y'a rien qui passe aujourd'hui. Pas moyen d'avaler quoi que ce soit.

Tiens regarde y'a une bagarre là bas. En plus petit-frère va s'en mèler. Tu vas voir quand il s'y met ça ne dure pas longtemps mais c'est marrant, enfin pas pour ses adversaires.

Ecoute, il faut que je voie un prètre

Hein? Mais on a pas ça chez nous!

Je ne sais pas moi, vous avez bien une autorité ou quelque chose? Même si vous n'avez pas de prètres vous avez bien des mecs qui connaissent les écritures sur le bout des ongles, des cadors de la prière et des formules. J'ai un truc qui me travaille et il faut absolument que j'en parle à quelqu'un.

Ben y'a moi. On est compagnons d'armes non?


Tu connais le latin toi? Il me faut un pro de la prière que j'te dis. Un gars qui pourra me conseiller dans le spirituel. Il faut vraiment que je me confie à quelqu'un comme ça. Ecoute, il te faut une barque: tu demandes un charpentier. Il te faut un casque: tu me demandes moi. Ben là c'est pareil. C'est la caboche qui me travaille: il me faut un pro de la caboche. Un cabochologue quoi. Alors trouve moi quelqu'un à qui m'adresser.

Ben on a bien les lecteurs. On en a quelques uns qui nous accompagnent, attends je jette un oeil. Eh! De Cédez viens voir par là y'a un gars qui veut t'causer.

Le lecteur un peu surpris leva le nez du petit quignon de pain sur lequel il s'esquintait les dents.

Oh tu ne vois pas que je mange là?

Il retourna à son triste repas, la prochaine fois qu'il accepterait de dormir chez l'habitant juste avant de partir en campagne il faudrait qu'il évite les maisons avec des chiens. Ou plutôt il faudrait qu'il pense à mieux protéger des chiens son sac plein de viande.

Non faut vraiment que tu viennes, c'est important. C 'est un nouveau là, y'a un truc qui le tracasse. Si tu ne viens pas il va encore me faire la gueule toute la journée. Il cherche un cabochologue pro des formules qui parle latin. Et vas y molo s'il te plait il se bat dans le bon camp.

De toute façon son pain était trop dur pour l'attaquer avec les dents. Foutu clébard!

Quoi? Bon, je n'ai rien de mieux à faire pour l'instant j'arrive.
Salve frère, c'est toi qui a besoin d'une aide spirituelle?


Il s'assit à côté de l'empècheur de manger son pain tranquille.

Je comprends ça. L'approche du combat, l'angoisse de la mort....

Hein? Oh non, si ce n'était que ça. Non, c'est que j'ai un poids sur la conscience, il faut absolument que j'en parle à quelqu'un qui pourra m'éclairer sur la route à suivre.

Et bien vas y frère je t'écoute. Parle sans crainte.

Voila: pardonnez moi mon père parce que j'ai beaucoup pèché. Par action et par omission....


Tout d'abord le lecteur De Cédez soupira, mais aussitôt après son oeil s'alluma. L'homme en face de lui était manifestement sur le mauvais chemin et s'accrochait à ses faux rites mais la suite promettait de devenir intéressante.

Déjà appelle moi frère, et maintenant dis moi tout: combien de fois et dans quelles positions?

Ben, en fait c'est surtout par omission que j'ai péché. Voici l'horrible vérité: je n'ai toujours pas suivi mélian aujourd'hui!

Le lecteur le regarda d'un air incrédule, la réponse l'avait désarçonné.

Et bien mon fils, euh frère ce n'est pas grave. Ce n'est qu'un péché véniel. Tu as encore toute la journée pour suivre mélian. Regarde il est par là. Alors après la pause tu te colles à lui, tu ne le quittes pas d'une semelle et tu pourras le suivre tout le reste de la journée si tu le souhaites. Par contre dépèche toi, il y'en a déjà qui lui reluquent le cul.

Vraiment? Vous croyez qu'il n'est pas trop tard?

Non, rassure toi frère. Il importe que tu abordes le combat avec l'esprit serein pour pouvoir remplir la montagne de la désolation de nos ennemis. Alors suis le au moins une fois avant cette nuit et tu pourras dormir en paix.


Il allait enfin pouvoir retourner vaquer à ses affaires, il faudrait quand même qu'il ait une sérieuse conversation avec l'homme pour l'éclairer par la vérité avant qu'il ne soit trop tard, mais pas tout de suite. Pour l'instant il fallait qu'il aille chercher de l'eau pour mouiller son pain tant que la pause n'était pas terminée.
L'homme, qui paraissait attendre autre chose, le rappella d'un raclement de gorge. Il s'arrèta: autre raclement de gorge.


Frère je crois que nous en avons terminé. Que me veux tu encore?

Ma pénitence.

Frère, ce n'est pas nécéssaire, c'est une erreur de croire que...

Ecoutez mon frère, j'ai fauté et j'en ai conscience. Maintenant pour être totalement en paix il faut que je fasse quelque chose pour me racheter, pour montrer que j'ai vraiment la volonté de changer et qu'à partir d'aujourd'hui je me mettrai à suivre mélian dès le lever du jour.


Son premier réflexe fut de rabrouer ce chien d'aristo, mais il repensa à la réflexion du soldat et à son quignon de pain et il se reprit à temps.

Tu y tiens vraiment?

Oui.

Sans cela tu ne retrouveras pas la paix?

Non.

Tu seras préocupé au combat et tu te battras moins bien, mettant ainsi en danger ta vie, celle de tes camarades et la cause pour laquelle tu as pris les armes?

Sans aucun doute.


Et bien puisque c'était pour le bien de l'armée et pour la plus grande gloire de Déos...

Ecoute moi bien, d'ici ce soir tu me ramèneras un chapon, et une grosse miche de pain blanc, avec du fromage et une bouteille de vin.

Un chapon? Mais c'est que ça ne court pas les forêts.

Si tu ne trouves pas un chapon, je me contenterai d'une oie, ou d'une poule, ou d'un canard, de n'importe quel volatile quoi. Mais attention, sa taille doit être à la mesure de ton repentir. C'est comme le pinard le pain et le frometon, c'est à leur abondance et à leur qualité que sera jugée la force de ton repentir.

Et c'est une pénitence ça?

Tout à fait.

On la retrouve dans quel texte?

C'est le principe très ancien de "Ad lectorem oisus succulentus aporteram cum panem vinum et frogom". Une fois que tu m'auras apporté tout cela tu retrouveras la paix.


Un sergent siffla la fin de la pause. Très content de lui, le lecteur jeta dédaigneusement le bout de bois qui il y'a très longtemps avait paraît il été du pain et se prépara au départ en sifflottant une chanson très à la mode dans la troupe en ce moment.

Suivons Melian ! Suivons Melian ! Suivons Melian ! Oh à boire ! Buvons un coup !

Les choses n'allaient pas tarder à aller mieux.

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MessageSujet: A l'assaut d'annecy   Ven 23 Déc - 22:31

lionelpsl a écrit:
A force de suivre mélian toute la journée ça avait fini par payer, il avait clairement entendu les ordres: aujourd'hui on attaque par la poterne nord
Raahhhh! Il avait fini par désespérer de connaître un jour à nouveau l'ivresse du combat.
A l'annonce de l'assaut tant attendu, il dégaina son épée avec les autres pour la brandir au dessus de sa tête


HOURRA! VIVE MELIAN NOTRE CHEF! SUIVONS MELIAN! MELIAN! MELIAN! MELIAN!

Puis il s'adressa à ses compagnons

Bon les p'tits gars on se prépare. Vous avez tous entendu le chef, ce soir on entre en ville par la poterne nord. Apparemment on ne sera pas dans les premières lignes mais y'aura du savoyard pour tout le monde.
Vous connaissez tous votre boulot alors tout ce que j'ajouterai c'est que ce soir je veux dormir dans la meilleure auberge de la ville!


Et l'assaut de la poterne avait commencé.
C'est très étroit une poterne. Après avoir défoncé la porte, des deux côtés on voit surtout un mur de boucliers sur lequel on cogne comme un sourd. Quand un combattant se fatigue de donner ou de recevoir des coups, quand une épée finit par l'atteindre il est vite remplacé. Et quand on est dans la file des assaillants, on se reçoit des pierres et des flèches lancées du haut des remparts. Le combat promettait d'être long, pénible, et laborieux.


Bon dieu, on est au moins au 7ème rang. Bon, ça avance un peu.

Ah oui, gueuler pour impressionner les mecs d'en face.

AAAAHHHHHHH!!!!!
Houla, il a morflé celui là, tant pis pour lui tant mieux pour nous, on vient de gagner une place. Bon, les pt'its gars, on reste en rangs serrés, ça va bientôt être à nous. Ah voila, les gars d'en face nous laissent enfin la place.


CLANG CLANG CLANG CLANG Les coups pleuvaient, tant sur son bouclier que sur celui des savoyards en face de lui. Lionel invectivait son adversaire.

TU LE LACHES TON BOUCLIER! LACHE CA! TU LACHES! TU VAS LE LACHER OUI!

Mais rien à faire, le bougre tenait bon et rendait coup pour coup. Lui même et ses compagons commencaient à fatiguer, ils allaient bientôt devoir céder la place.Une fois revenus en arrière ils purent souffler un peu.

Eh lothilde c'est quoi cette bosse sur ta tête? Je l'ai toujours dit, vous les filles on devrait vous laisser porter des casques. Ah c'était rudement chouette, on y retourne?

Et ils étaient repartis à l'assaut. A nouveau prendre sa place dans la file et voir revenir ceux de la première ligne, dans un plus ou moins bon état.

A quand même quel spectacle. Mais bon, on n'a pas l'air d'avancer des masses, et aux échelles ça n'avance pas non plus. Jamais aimé les échelles, autant je n'ai pas peur de l'acier que mourir de tomber du haut d'un rempart ce serait trop con, Bon, ça avance. Ca va bientôt être à nous. Ah Orgétorix en a eu un, vu ses frusques ça devait être un gars important

OUEEHHHHH!
J'espère que tout le monde a repris son souffle dès que la première ligne se replie c'est à nous.


CLANG CLANG CLANG A nouveau les coups pleuvaient de partout, les jurons aussi.

SACRE NOM DE DEOS MAIS TU VAS LE LACHER TON BOUCLIER!

Rien à faire, le gars d'en face le tenait solidement, il avait bien noté un léger fléchissement dans la ligne d'en face mais ça n'avait pas duré. Bon, le bras commençait à être douloureux ils allaient devoir céder leur place. Et vu l'heure ils n'auraient pas le temps de repartir à l'assaut

Bon les p'tits gars ce ne sera pas encore pour ce soir, on reste en réserve au cas où on ferait une percée mais on ne retournera pas à la poterne ce soir.
Eh lothem ça va? C'est quoi ce sang sur toi?


Et tournant la tête de toutes parts.

Est ce que quelqu'un a vu rémi?

zarathoustra a écrit:

[Annecy, rempart nord, huitième créneau en partant de la tour de gauche, compagnie "Mon poing dans ta gueule", seizième barreau de l'échelle, à l'heure ou on se les pèle]

Avancez, par les babouches d'Averroes, avancez!

Zarathoustra soufflait dans ses mains, qu'il avait gercées, à cause de l'eau qui était froide, et à cause qu'il avait tenté de jouer son tour de vaisselle avec Petitfrère, et celui-ci n'avait pas très bien compris les règles de "Pile je gagne, face tu perds". Il ne s'était d'ailleurs pas risqué a expliquer les subtilités du Chi Fou Mi à l'Aquitaine.

C'est bon, poussez-pas en bas!

Zarathoustra ne pouvait pas voir ce qu'il se passait en haut: son casque, un peu trop grand, tombait à chaque fois qu'il levait la tête. Alors, il était dans l'expectative, ne pouvant qu'invectiver ceux qu'il suivait, et râler sur ceux qui le précédaient. Et voir choir des remparts les corps inertes en faisant des bruits de mou.

Splof.


Ah, celui-là il est des nôtres. Seigneur, veille sur tes combattants, et les fais guérir promptement.

Splof.

Ça, par contre, c'est à eux. Seigneur, pardonne nos ennemis, la confusion trouble leurs cœurs et leurs esprits. Mais donne-leur quand même 45 jours de brancards, pour leur laisser le temps de réfléchir un peu. Un pauvre jeunot, quand même, si c'est pas triste. Z'ont pas honte de les laisser partir au casse-pipe?

Zarathoustra en était là de ses vitupérations quand on sonna la retraite. Il pesta fort.
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MessageSujet: la défaite de l'armée savoyarde   Ven 23 Déc - 22:41

lionelpsl a écrit:
La journée de la veille avait été rude, beaucoup de peines pour peu de résultats. Mais comme Lionel avait l'habitude de le dire, l'action en elle même est une récompense.
Toute l'armée soufflait un peu, fourbissait ses armes et se préparait à l'assaut de la journée. Lui même, après s'être occupé de son bouclier plein de bosses, aiguisait son épée. La pauvre, elle en avait bien besoin....


Tchac Tchac

T'inquiète pas ma chérie ça va sarranger.

Tchac Tchac

Ils t'en ont fait voir hier les méchants savoyards, regarde dans quel état ils t'ont mise, tu es toute ébrechée.

Tchac Tchac


Heuresement que papa sait ce qu'il te faut, tu vas briller tout à l'heure on ne verra plus que toi.

Après l'avoir aiguisée, le voila qui polissait maintenant son épée avec amour.

Voila, tu vas être toute belle maintenant, prète à aller à la fête.

L'heure était venue, les soldats se rassemblaient dans l'attente de l'assaut. il s'adessa à ces compagnons.

Allez on remet ça, on a de beaux lits avec de matelas en plumes et des couvertures chaudes qui nous attendent de l'autre côté de ces remparts. Leurs femmes et leurs caves nous espèrent avec impatience, tout ce que nous avons à faire c'est de bousculer quelques bouffeurs de tome pour entrer en ville.
Lothem en a déjà eu un hier, si aujourd'hui on fait tous comme lui à nous la belle vie!


Le chef passa devant l'armée acclamé par tous

SUIVONS MELIAN! MELIAN! MELIAN! MELIAN!

De l'épée il désigna les murailles d'annecy, donnant le signal de l'assaut.
Les hommes se ruèrent au combat: qui à la poterne nord, qui sur les échelles, quand tout à coup il se produisit un évenement innatendu, quelqu'un cria:


ATTENTION DES RENFORTS SAVOYARDS!

L'armée Genvoise marqua un temps d'arrêt, du moins une partie car les échelles continuaient leur progression vers les murailles. De toute façon il était trop tard pour changer le plan et l'assaut devait continuer.
Les arrières gardes se préparèrent à soutenir l'assaut de l'armée de renfort pour laisser une chance aux avants gardes d'investir la ville fortifiée.

Mais aucun plan de bataille ne survit au contact avec l'ennemi: l'armée de renfort n'était en fait qu'une petite troupe qui avait mal choisi son moment pour essayer d'entrer en ville et voyant cela l'armée savoyarde en les murs tenta une sortie pour protéger ses compagoons et essayer de leur frayer un passage jusqu'à la sécurité des murailles.

La mélée qui s'ensuivit fut sauvage et confuse. De partout les coups pleuvaient, c'est à peine si l'on pouvait distinguer si celui sur lequel on frappait était ami ou ennemi. Les jurons, le bruits de l'acier mordant l'acier et les hurlements des combattants ne parvenaient pas à couvrir les râles des mourrants et les cris des blessés.


A MOI LA 6ème! Bon Dieu où est Nobu? OUEHHHHH! ARghhh! Nom de déos!

Lionel frappait à coups redoublés sur un homme qui fléchissait déjà mais refusait de se faire envoyer ad patres.

MAIS TU VAS CREVER OUI! lACHE CA, LACHE TON BOUCLIER!

Le combat resta incertain une partie de la journée, la mélée fut trop confuse pour que quelqu'un puisse conter autrement que par une série d'annecdotes l'histoire de ce combat qui relevait plus de la bagarre générale que d'un exemple de stratégie savante pour les cours d'état major.
Tout ce que l'on peut dire avec certitude c'est que les assaillants échouèrent une nouvelle fois à prendre les remparts et que les débris de l'armée savoyarde finirent par battre en retraite vers des cieux plus sereins sans pouvoir retourner dans ses murs.




Citation :
14-12-2010 04:07 : Vous avez engagé le combat contre D.og.
14-12-2010 04:07 : Vous avez frappé Archeur. Ce coup l'a probablement tué.
14-12-2010 04:07 : Vous avez engagé le combat contre un groupe composé de WhitedeArcheurdeValdemeusedeWylburdeArwenn1deSimnick et de Petitekenny.
14-12-2010 04:06 : Vous avez frappé Ambroise_perrigny. Ce coup l'a probablement tué.
14-12-2010 04:06 : Vous avez frappé Yasandre. Vous l'avez grièvement blessé.
14-12-2010 04:06 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Les faucons d'Anncy" dirigée par Pygaer et les défenseurs de Annecy.

lionelpsl a écrit:

Il n'avait qu'une idée confuse du combat qui se déroulait autour de lui. Beaucoup étaient déjà tombés mais il était trop occupé à porter des coups et se garder de ceux des savoyards pour tenir un compte précis.
Son bras était douloureux, il était couvert de sang et d'estafilades, son bouclier était en piteux état et son épée ébréchée, sa cotte de maille en lambeaux. Il était saisi de la frénésie du combat et lardait de coups le dernier adversaire qui avait eu la malchance de se trouver sur son chemin.
Il entendit alors la clameur de victoire qui saluait la fuite des savoyards en déroute. Se détournant du corps sans vie, hagard, les yeux injectés de sang, son épée sanglante à la main, il fit quelques pas comme s'il avait espéré les rattapper. Il avait encore la force de crier d'une voix enrouée.


FAUT LES CREVER! FAUT LES CREVER!

Il reprit ses esprits en entendant un cri.

A moi la sixième ! Lionel ! Rud est touché !

Il porta un regard fatigué sur l'origine de cette voix, écarquilla un peu les yeux et reconnu sur les remparts Nobutada qui pleurait à chaudes larmes sur son ami tombé. D'un geste muet il rameuta quelques survivants de la 6ème et entreprit de gravir les échelles pour les rejoindre. Il était trop tard pour prendre les remparts aujourd'hui, mais peut être pas pour sauver ces deux là. Ce n'est qu'ensuite que l'on pourrait songer à rechercher lothilde et lothem.
Pendant ce temps mélian, ce héros au sourire si doux, suivi d'un seul sicaire qu'il aimait entre tous pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, parcourait à cheval, le soir de la bataille, le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.


zaratoustra a écrit:
Zarathoustra voyait bien qu'il y avait embouteillage sur les remparts. Il en conclut qu'il ne serait pas très utile de s'y aventurer, il risquait au mieux de se prendre un coup par un des soldats de sa compagnie.

C'est alors qu'il se prit un boulon dans la face. Il en fut d'abord surpris, puis se marrit très fort. Un marmot effronté le raillait. Il le rattrapa, lui botta le cul et lui prit sa fronde.

Et il passa le reste de la journée à dégommer des pigeons qui allaient et venaient par nuées entières, par intérêt stratégique mais aussi parce qu'ils fientaient partout, et parce que c'était amusant. Et pour lire les messages qu'ils portaient à la patte. Et pour les manger. Les plus gros.


Mon amour je t'aime viens me rejoindre dans la cabane à outils.

La plupart était de ce tonneau.

Les girafes ne portent pas de faux-col. Je répète: Les girafes ne portent pas de faux-col. Le cheval bleu se promène sur l'horizon. Le chimpanzé est protocolaire. Nous disons trois fois.

Ça c'était un code secret, ou alors un poète avant gardiste. Il faudrait attraper un savoyard et le torturer beaucoup. Ça briserait la monotonie des combats.

Bon, pas la peine de défendre ce soir on va se coucher.

Puis Zarathoustra partit à la recherche d'une cabane à outil. Il n'occit personne ce jour là, ni ne prit de beignes. Et c'était déjà ça de pris.
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MessageSujet: a l'assaut d'annecy, encore...   Ven 23 Déc - 23:00

mariposa a écrit:

[troisième assaut]

Deuxième section, vous restez derrière ce soir, vous récoltez les plus ..euhm.. fous qui oseront passer le mur de la sixième. Le Capitaine ordonnait, les autres… bah… ils essayaient d'obéir. Parce que l'Helvète affranchi, fallait le dire, lorsqu'il avait une idée en tête... c'était pas toujours facile de le retenir! Mais les ordres étant ce qu’elles sont, il ne fallait pas discutailler.

Un lourd silence s’installe au sein du mini groupe alors que tout les regards se tournent vers la dites section six. Fumée chaude émanant des narines exaltées, armés jusqu’aux dents, les colosses de la sixième n’en laisseraient pas passer un, ou alors ce serait en pièces détachées. Une pointe de désolation sur le minois, la genevoise croise le regard de sa sœur tout aussi déçue.

Bon bien, fallait se rendre utile. Sans hésitation, l’agile helvète se retrouva alors à escalader un monticule de pierre, entrainant son amie dans un même mouvement, sans trop lui demander son avis. Elle farfouilla sa besace de cette main finalement très agile et en sorti une fronde ainsi qu'un sac de noix amères. Clin d’œil à la frangine. Certes elle ne tuerait personne cette nuit mais si elle pouvait en déconcentrer quelques-uns ce serait déjà ça prit. Et puis, ca fait mal une noix par derrière la tête… sans parler de la résonance sous le casque!

« « « TOooonnG » » »


Citation :
15-12-2010 04:06 : Vous avez engagé le combat contre les défenseurs de Annecy.


Ntil a écrit:

[Au spectacle.....]

Derrière ...derrière.....pffffffff.
Bon,ben on va les laisser faire les boeufs de la sixième.Ce soir la seconde est au spectacle et va compter les poings distribués et les points récoltés
.

Assises en hauteur les deux genévoises étaient aux premières loges.Finalement ça avait du bon,faut dire que la nuit d'avant elles c'étaient dépensées.Détail important , ça cavalaient comme des garennes les savoyards.Mais ça fatigue vite,le principe: les laisser s'affaiblir .Y a plus qu'a les esquinter,en plus sont joueurs ils en redemandent.

Regard rieur vers sa frangine,qui s'avérait agile au lancé de noix su cible mouvante.


T'as vu sont gourmands quand même,ils en redemandent.Se lassent pas hein.Heureusement que nous sommes généreux et qu'on leur accorde du temps.

Allez et d' un!...Oh regarde y en a un qui veut nous rejoindre.Un ptit bonhomme s'attela à la tache,escalader pierre par pierre pour déloger les deux complices.Ah mais non, c 'était leur place ,il avait qu 'a s 'en trouver une autre.Finalement Ntil opta pour un gros cailloux qu'elle laissa malencontreusement choir sur la trogne du curieux.Ainsi elle put tester les lois de la gravité.....
Alors elle commença à s'interroger.Sur le poids de la caillasse,la vitesse,la distance parcourue,l'obstacle en l 'occurrence un savoyard.....elle avait pas souvenir d 'en avoir jeté en Bearn,mais une étude comparative aurai put être intéressante.....


CHPOUM......un homme à terre!

-Fichtre! ils sont bon au rattrapage!

Une belle nuit,finalement pas différentes des autres,de la bonne humeur,quelques bagarres et que de mots doux.

lionelpsl a écrit:
Le premier assaut avait été pénible, le deuxième épuisant, le troisième très bizarre.

Après toute une nuit passer à lutter à nouveau dans son sommeil contre les savoyards qu'il avait déjà combattus dans la journée (eh chef, deux journées de combat en une ça fait une double part d'un éventuel butin?) le barbier du camp l'avait coupé en le rasant et s'était confondu en excuses, le malheureux avait l'air d'avoir très froid, il grelotait et ses mains tremblaient. Puis lionel passa la matinée à rafistoler son équipement tant bien que mal.
Il affûta et il fourbit son épée mais il lui avait semblé que certains s'étaient éloigné précipitament dès qu'il l'avait dégainée.
Puis il passa voir le charpentier du camp pour qu'il lui répare son bouclier: il le récupéra encore plus bosselé qu'auparavant. Il lui avait semblé que celui ci aussi tremblait en faisant son ouvrage.


Il était ensuite passé voir le forgeron du camp pour échanger sa cotte de maille contre une neuve (chez les forgerons helvètes il y'a un contrat d'entretien pour les cottes de maille, 5 ans pièces et mains d'oeuvre, et on vous prète une cotte de maille neuve pendant qu'on vous répare la votre. Une cotte de maille de qualité est une cotte de maille helvéte) et il avait remarqué quelque chose d'étrange: certains le regardaient bizarrement, des conversations s'interrompaient quand il arrivait, dans certains regards il lisait un mélange de surprise et d'effroi. Il mit cela sur le compte de la fatigue, il est vrai qu'il n'avait toujours pas récupéré de la bataille de la veille.

Il eut l'impression que ça allait aller mieux quand le cuisinier l'avait resservi trois fois au déjeuner mais ça n'avait pas duré: au moment de monter à l'assaut certains n'arrètaient pas de le regarder, surtout dans la deuxième compagnie. Lui se demandait ce qu'il avait.


C'est mon casque?

Il se toucha le casque.

Non, il est là. Mon épée peut être?

Il s'assura que son épée était là, et qu'il ne manquait pas la lame ou la garde. Non tout y était.

Je sais, j'ai oublié d'enfiler mon pantalon.

Un simple coup d'oeil l'assura que non.

J'ai peut être une paire d'yeux, une oreille, ou une rate collé sur mes vêtements? C'est que la bataille d'hier a été très violente. Ou quelqu'un m'aura collé une main dans le dos en guise de poisson d'avril?

Il demanda à un de ses hommes de l'inspecter sous toutes les coutures mais il ne trouva rien. Là il ne voyait pas. Cela commençait à l'inquiéter. Il en rata presque le signal du départ. Il se contenta de prononcer d'une voix enrouée un vague

Allez on y va cette fois-ci c'est la bonne!

Et c'est très perplexe qu'il marcha sur annecy pour la troisième fois. Il y'a des jours où tout va mal et où l'on croit vivre un mauvais rêve.
Non seulement il avait l'impression tenace qu'on l'observait, mais ce n'est qu'au moment d'arriver à cette fichue redoute nord qu'il s'apperçut que off et remi n'étaient pas là alors qu'il aurait juré les avoir vus au moment du départ. Pire encore, alors que cela faisait un bon quart d'heure qu'avec yoyo ils ferraillaient contre le mur de bouliers en face d'eux dans une ambiance cauchemardesque sans obtenir le moindre résultat, voila rémi qui tombait du ciel, atterrissait sur le cul, se relevait manifestement de très méchante humeur, et profitait de l'ébahissement général pour porter un unique coup d'épée qui terrassa le savoyard en face de lui.
Tout cela était trop étrange et ce n'était décidément pas ce soir qu'il pourrait faire du bon travail, aussi donna-t'il le signal de la retraite.

C'est à peine s'il réagit quand retentit le cri de joie général saluant l'arrivée de l'armée de caméliane. Il était trop occupé à chercher devant une glace ce qui avait tant attiré les regards de la 2ème compagnie.


Un gros bouton? Non ce n'est pas cela. Un épi? Non, de tout façon je porte un casque. Une bosse cocasse sur mon casque représentant un cul ou un animal? Non plus. Quelle journée bizarre, et en plus il pleut des remi....

Bah, après une bonne nuit de sommeil tout rentrerait dans l'ordre, et avec un peu de chance il se réveillerait dans le monde réel.
Citation :
15-12-2010 04:06 : Vous avez engagé le combat contre les défenseurs de Annecy.


Dernière édition par leo... le Jeu 29 Déc - 1:53, édité 1 fois
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MessageSujet: la musique de forge   Ven 23 Déc - 23:06

lionelpsl a écrit:

La quatrième journée avait été tranquille.
Certes il fallait monter une garde vigilante au cas où les assiégés avaient tenté une sortie désespérée ou si, faisant preuve de bon sens, la population s'était révoltée contre des dirigeants dont l'inconséquence les avait entraînés dans une guerre meurtrière et avait ouvert en grand ses portes aux armées genevoises. Mais cette journée serait consacrée au repos: tout le monde devait préparer ses plus beaux atours pour la parade triomphale qui suivrait la libération d'annecy.

Le monde semblait redevenu normal, Lionel avait retrouvé sa voix et sa bonne humeur quotidienne.
Un soldat dès que ça a cinq minutes de libre ça dort. Sinon ça boit et ça mange. Mais ça joue aussi aux cartes, aux dés, ça boit, ça se bagarre. Bref s'occupe avec de saines distractions (l'ARG n'avait pas pensé se munir d'un bordel militaire de campagne, il faudrait qu'il en touche deux mots au général en chef). Lui avait une autre idée.
Il était allé voir le forgeron du camp et lui avait demandé entre collègues s'il pouvait amener son brasier et son soufflet.
Il se dirigea vers sa tente, alla à la charette garée à côté et souleva la bâche pour en retirer un coffre assez lourd. Le forgeron l'aida à le décharger, ils allèrent sous sa tente, l'ouvrirent et en sortirent le contenu.
Le coffre contenait une enclume assez petite (pour une enclume), deux petits marteaux, une petite coupelle en fer, un petit sac rempli de charbon de bois, de quoi l'allumer et un petit soufflet.
Il ne sortit que l'enclume et les marteaux, le reste demeura dans le coffre. Devant le regard interrogatif de son collègue, lionel se livra à quelques explications.

Il avait entendu un jour quelqu'un évoquer la musique de chambre, c'est à dire de la musique où l'orchestre peut tenir dans une chambre.
Ca lui avait toujours paru une idée de feignant: des gars même pas capables de sortir de leur lit pour jouer de la musique ne méritaient pas que l'on prète attention à eux!
Aussi avait il un jour décidé de développer un nouveau concept. Un concept d'artisan, un concept de travailleur, de la vraie musique. Celle qui célébrerait le labeur et le savoir faire de l'homme, qui serait un hymne à un Dieu qui avait "ordonné aux hommes et aux femmes de travailler pour assurer leur subsistance. Ce dur labeur les éloignait ainsi de l’acédie. Et les hommes et les femmes savaient être inventifs, car Dieu les avait conçus ainsi". Autrement mieux que ce que faisaient les autres feignasses.

Un jour dans sa forge l'illumination lui était venue. Entre les coups de son marteau, le ronron du brasier et le doux froufrou de son soufflet, il lui avait semblé entendre la musique des anges, celle qui était vraiment agréable à Déos. A l'occasion il s'accompagnait d'un chant inspiré par le moment présent. Ce concept nouveau il l'avait baptisé "la musique de forge".
Il s'était donc fabriqué une petite enclume qui rendait un son pas trop mauvais et s'était spécialement fabriqué de petits marteaux pour en jouer. Il se mettait habituellement devant un bon feu et allumait de la poussière de charbon pour compléter l'ambiance. Il demandait aussi à un comparse de jouer du soufflet en rythme.
Jusqu'à présent seuls les fribourgeois avaient eu le plaisir l'honneur et l'avantage de profiter de la musique de forge. A présent, grâce à sa charette, le monde entier pourrait s'ouvrir à son art.

Son collègue avait accepté avec enthousiasme cette promotion de leur profession et allumé son brasier qu'il ravivait régulièrement à l'aide de son soufflet.
Entre les bruits et les odeurs familières, lionel sentit l'inspiration monter en lui. Il fallait maintenant qu'il trouve un sujet sur quoi l'orienter.
Il fit quelques pas hors de sa tente et son regard se porta sur son vénéré chef qui débattait avec son état major. Et plus particulièrement sur la partie charnue de son anatomie qu'il lui présentait en ce moment étant donné qu'il lui tournait le dos.

Voila! L'inspiration était toute trouvée! Ce derrière qu'ils avaient tous juré de suivre jusqu'au bout du monde s'il le fallait, cette lune qu'ils ne devaient jamais quitter des yeux parce qu'elle leur indiquait la route à suivre, voila ce qu'il allait célébrer, honorer, sanctifier par son chant.
Il rentra en trombe dans sa tente, se précipita sur ses marteaux, et scanda l'hyme aux fesses de mélian en les frappant en rythme sur son enclume (les marteaux, pas les fesses ) tandis que son collègue l'accompagnait au soufflet et au brasier.
Voila ce que l'on pouvait entendre dans à peu près tout le camp sans avoir besoin de trop prèter l'oreille:


Que jamais l'art abstrait, CLANG! qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant CLANG! CLANG!
Au temps où les faux culs CLANG! sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité CLANG! CLANG!

Votre dos perd son nom CLANG! CLANG! avec si bonne grâce
Qu'on ne peut s'empêcher CLANG! de lui donner raison CLANG! CLANG!
Que ne suis-je, Mélian, CLANG! CLANG! un poète de race
Pour dire à sa louange CLANG! un immortel blason CLANG! CLANG!

En le voyant passer, CLANG! CLANG! j'en eus la chair de poule
Enfin, je vins au monde CLANG! et, depuis, je lui voue CLANG! CLANG!
Un culte véritable CLANG! CLANG! et, quand je perds aux boules
En embrassant Fanny, CLANG! je ne pense qu'à vous CLANG! CLANG!

Pour obtenir, Mélian, CKANG! CLANG! un galbe de cet ordre
Vous devez torturer CLANG! les gens de votre entour CLANG! CLANG!
Donner aux couturiers CLANG! CLANG! bien du fil à retordre
Et vous devez crever CLANG! votre dame d'atour CLANG! CLANG!

C'est le duc de Bordeaux CLANG! CLANG! qui s'en va, tête basse
Car il ressemble au mien CLANG! comme deux gouttes d'eau CLANG!CLANG!
S'il ressemblait au vôtre, CLANG! CLANG! on dirait, quand il passe " C'est un joli garçon CLANG! que le duc de Bordeaux ! " CLANG! CLANG!


Ne faites aucun cas CLANG! CLANG! des jaloux qui professent
Que vous avez placé CLANG! votre orgueil un peu bas CLANG! CLANG!
Que vous présumez trop, CLANG! CLANG! en somme de vos fesses
Et surtout, par faveur, CLANG! ne vous asseyez pas CLANG! CLANG!

Laissez-les raconter CLANG! CLANG! qu'à la cour d'Angleterre
Faisant la révérence CLANG! aux souverains anglois CLANG! CLANG!
Vous êtes, patatras ! CLANG! CLANG! tombé assis à terre
La loi d'la pesanteur CLANG! est dur', mais c'est la loi CLANG! CLANG!


Nul ne peut aujourd'hui CLANG! CLANG! trépasser sans voir Naples
A l'assaut des chefs-d'oeuvre CLANG! ils veulent tous courir CLANG! CLANG!
Mes ambitions à moi CLANG! CLANG! sont bien plus raisonnables:
Suiv' votre popotin, CLANG! Mélian, et puis mourir CLANG! CLANG!


Que jamais l'art abstrait, CLANG! qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant CLANG! CLANG!
Au temps où les faux culs CLANG! sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité CLANG! CLANG!


Pour tous ceux voulant entendre la chanson en entier, sans les clangs et avec les paroles originales vous pouvez aller l'écouter ici: http://www.youtube.com/watch?v=AGagfMF3f5I

lionelpsl a écrit:

Dans le camp helvète on pouvait entendre un homme chanter de bon coeur.

Car dans l'art d'mener une armée je le confesse
Le difficile est d'bien savoir jouer des fesses
On n'tortille pas son popotin d'la même manière
Pour un bocan un genevois un mercenaire...


C'était lionel qui aiguisait son épée avec entrain.
Comme souvent quand il était de bonne humeur, comme toujours quand il accomplissait une tache répétitive il chantait à tue tête et laissait vagabonder son inspiration. Au grand soulagement de son voisinage immédiat, cette fois ci il avait laissé son enclume de côté.

C'était quand même une belle campagne, mais un débat faisait rage dans son esprit. De même que ceux qui se demandent si un verre est à moitié vide ou à moitié plein, il se demandait si c'était une bonne chose de mener autant de batailles, indubitablement oui, mais d'un autre côté à cause de ces batailles il y'avait de moins en moins de savoyards à affronter ce qui diminuait la qualité des affrontements.


Bah, laissons ces réflexions aux prètres et aux philosophes, se dit il. Mon épée est prète pour tout à l'heure et je n'ai jamais rien compris à ces histoire de verres à moitié vide ou à moitié plein. Les miens sont toujours pleins: quand je vois un verre plein sur une table, je sais qu'il est à moi.

Comme il regagnait sa tente, on pouvait l'entendre chanter.

Et c'est pourquoi quotidiennement tous les helvètes
Suivaient mélian naturellement mais pas sa tête!


zarathoustra a écrit:

Et vous resterez quarante jours, quarante nuits
A vous les geler devant les remparts d'Annecy.


Zarathoustra se réveilla un peu angoissé. Non, en fait Annecy avait fini par tomber, la nouvelle se répandait. Lui n'avait essuyé rien d'autre que les litanies habituelles d'insultes des défenseurs et les rafales de boules de neige de ses copains farceurs.

Et il était temps, car le campement commençait à être vraiment dégueulasse. Des os de pigeons jonchaient le sol partout autour de sa couche. Il se couvrit d'étoffe et de cuir, et se rendit dans la ville vaincue. Il enjambait les cadavres. La défense annecienne avait fait preuve d'une vigueur admirable, bien qu'inutile. Partout,les choses étaient mal faites: l'on mettait les couards et les taiseux en chancellerie, et les braves et les bavards en première ligne.

Il partit féliciter ses compagnons, qui avaient fini par percer. Il paraissait que Gaia avait fait un ravage.

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leo...
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MessageSujet: suivons Caméliane!   Ven 23 Déc - 23:11

A vous qui avez choisi de vous geler les miches en plein hiver dans un camp boueux au lieu de profiter du confort de vos maisons et de la chaleur des tavernes pour le plaisir de vous prendre de grands coups d'épée dans la gueule: SALVE!


A partir d'aujourd'hui comme les rois mages en galilée suivaient des yeux l'étoile du berger vous suivrez caméliane, ou elle ira vous irez, fidèles comme des ombres avec obstination.

A ceux qui diront "y'zavaient trop d'la chance les rois mages, eux y marchaient chargés d'or d'encens et de myrrhe quoi que cela puisse être", je répondrai que vous ne devrez pas une seconde quitter des yeux les fesses de caméliane. Je veux que vous y pensiez le jour et en rêviez la nuit. Pendant toute la campagne à venir elles seront votre seule obsession, votre unique raison d'être, leur balancement vous indiquera le chemin à suivre.

Dans une armée vous ne pouvez que faire trois choses:
1) quitter l'armée: inacceptable, tous ceux qui le feront sans un ordre express se balanceront au bout d'une corde dès qu'on aura mis la main dessus.
2) ne rien faire, ce qui veut dire qu'en cas de mouvement ou de combat (bref les deux raisons d'être d'une armée) vous serez expulsé de l'armée et passerez pour un blaireau. De plus vous devrez copier 200 fois "je pense à suivre le leader tous les jours quand je suis dans une armée".
3) suivre caméliane: c'est l'unique option valable, rien d'autre d'intéressant ne peut être fait. Quand on est dans une armée, on n'a accès ni au travail, ni à la mine, ni aux études: on n'a accès à rien.

Aussi le matin au lever, votre première pensée de la journée doit être "je dois suivre camliane aujourd'hui", au moment du petit déjeuner demandez vous "ai je suivi caméliane aujourd'hui", quand vos collègues vous demanderont pourquoi vous paraissez préocupé vous répondrez "c'est que je me demande si j'ai bien suivi caméliane aujourd'hui", le soir en rentrant chez vous, vérifiez que vous avez bien suivi caméliane, de même avant d'aller vous coucher, quand vous croiserez vos amis en taverne vous devrez leur demander "as tu pensé à suivre caméliane aujourd'hui?". Je veux que vous vous réveilliez en sursaut en pleine nuit à l'idée que vous n'avez peut être pas pensé à suivre caméliane aujourd'hui (et bien sûr vous irez de ce pas le vérifier, de même si vous vous levez en pleine nuit pour aller pisser ou boire un peu d'eau ou quoi que ce soit d'autre).

Comme je vous l'ai dit vous ne pouvez rien faire d'intéressant de la journée. Donc:
- vous recevez la consigne de suivre camléiane: vous suivez caméliane
- vous ne recevez pas de consigne et vous doutez de ce que vous devez faire: vous suivez caméliane
- vous voyez un cours intéressant qui vous permet de boucler une matière: vous suivez caméliane
- vous voyez un boulot à 30 écus de salaire sans caractéristiques: dîtes à la créature sans nom de cesser de vous tentez car aujourd'hui, beaucoup plus qu'hier et bien moins que demain vous suivez caméliane.
- vous devez partir vous marier, assister à l'enterrement du duc de votre région ou rentrer tondre un mouton: vous suivez caméliane.
- une créature de rêve vous offre ses faveurs en échange du fait de ne pas suivre caméliane aujourd'hui: vous commencez par suivre caméliane puis vous lui raconterez ce que vous voudrez.

Cela prendrait beaucoup de temps et d'energie pour vous faire revenir dans l'armée, ne perdez pas cette chance que vous avez de participer à un évenement historique. Alors pour conclure:

SUIVONS CAMELIANE!
SUIVONS CAMELIANE!
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MessageSujet: la légende de l'armée perdue de Namaychsh   Ven 23 Déc - 23:43

Ptit...ptit_filliot_deleo a écrit:


Fribourg, environ 500 ans après notre époque....

La journée avait été bien remplie, le groupe de touristes était content de la visite du jour et tous étaient attablés avec leur guide qui leur parlait de ce qu'ils verraient le lendemain.


Demain je vous emmène visiter Berne qui est la capitale de notre pays. On verra entre autre la vieille ville et tous ses hôtels particuliers, le palais fédéral, l'université, la cathédrale, la fosse aux ours, la tour des bouteilles.... Alors dormez bien parce qu'on va encore beaucoup marcher.

Ah? Il y'a beaucoup d'hotels particuliers à Berne?

Pas mal oui, en fait c'est surtout à cause de ça que la ville s'est développée.
Au départ Berne c'était un tout petit hameau perdu dans les montagnes, il n'avait rien de particulier à part la tour des bouteilles, quelques champs et une poignée de vaches.
Mais au 15ème siècle, chez nous comme dans toute l'europe, le pays s'était bien développé, on commençait à sortir du moyen-âge et avec le commerce on a eu de plus en plus de marchands enrichis qui se trouvaient à l'étroit dans leurs cantons. Vous avez eu la même chose chez vous: de nouveaux biens de consommation sont apparus, les marchands ont voulu montrer leurs richesses et se construire de belles maisons.
Mais chez nous dans nos montagnes y'a jamais eu tellement d'espace où faire de grandes constuctions, en plus l'époque les villes étaient ceinturées par des remparts vu qu'on avait les croisades qui revenaient tous les ans. Du coup au 16ème siècle ils sont tous allés à Berne pour y construire leurs hôtels particuliers et en mettre plein la vue à tout le monde. Vous allez voir c'est très joli, en plus les deux que l'on va aller visiter demain on été restaurés il y'a 5 ans.


Des croisades? Vous aviez des croisades chez vous? Je croyais qu'elles n'avaient eu lieu qu'au moyen orient!

Ah non des croisades y'en a pas eu que là. Regardez la croisade contre les albigeois qui a eu lieu chez vous.
Et bien quand nous visiterons genève à la fin du voyage on vous en parlera, mais comme vous ne l'ignorez pas c'est là qu'est née la réforme. Il faut savoir qu'au début l'église aristo ne l'avait pas du tout acceptée, du coup elle levait plus ou moins une croisade par an. En hiver en général. Ici on n'a jamais compris pourquoi, c'est qu'avec la neige le pays n'est pas facile d'accès.
En automne les oiseaux partaient pour les pays chauds et les croisés arrivaient. Ensuite au printemps les oiseaux revenaient et les croisés repartaient. Les anciens pensaient qu'ils allaient dans le même pays que les oiseaux, que c'était un cycle. Ils pensaient que les croisés partaient l'été là où les oiseaux allaient l'hiver.
Bien sûr ce n'était possible que dans les années où on n'avait pas trop de neige sinon ils n'auraient jamais pu passer les cols. On a un vieux proverbe là dessus d'ailleurs: noël au balcon, croisés dans le salon.


Et il vous reste beaucoup de documents de cette époque sur les croisades?

Oh il n'en reste plus beaucoup. Des textes d'Izaac Dusalève principalement ou des livres de compte d'une certaine Notwen qui nous apprennent beaucoup sur la vie à cette époque. Vous pourrez les voir au musée de genève où ils sont exposés, ils ont là bas un exemplaire original des 52.
Il faut savoir que comme c'était Genève qui était toujours visée, les documents sur les croisades sont presque tous genevois. Vers la 35ème ou la 40ème croisade je ne sais plus, les croisés ont incendié une partie de la ville et une bonne partie des archives qui n'avaient pas pu être mises à l'abri a brûlé. Du coup il reste surtout des histoires que l'on tient des vieux.
Tient à ce propos. Il y'a une vielle légende que racontaient les anciens en rapport avec Berne: la légende de l'armée perdue de Namaycush.
Je vous la raconterait demain soir, là il est un peu tard il est temps qu'on aille tous se coucher.

Arriere_fillote_de_camy a écrit:
Ca buvait, ça buvait, de l'eau minérale de Divonne, celle qui coule à flots non loin d'ici et ça mangeait autour de la table, la fameuse fondue de vacherin fribourgeois tout en écoutant le guide de leur voyage organisé. Les bouts de pain rassis tombaient les uns après les autres dans le marmiton, et la soirée était à celui qui ferait le plus beau gage.

Ha ce guide ! Il les avait régalés toute la journée de faits historiques plus croustillants les uns que les autres. Pendus à ses lèvres, ils en oubliaient leurs bouts de pain détrempés dans le fromage bien goûtu et même celui qui avait reçu le gage de se tenir debout sur sa chaise, une jambe en l'air à boire son eau plate en se bouchant le nez n'osait plus bouger d'un poil.

Lorsque leur guide leur précisa que la suite de l'histoire aurait lieu le lendemain, il y eu des...


- Hoo non !

et des...

- Haa non maintenant s'il vous plait !

et encore des...

- On va pas pouvoir dormir !

Mais il tint ferme et tout le monde se dépêcha de retrouver son petit pain tout raplapla dans le caquelon, sans grand succès, et ils filèrent se coucher après la poire, pour mieux revenir le lendemain.

Ptit...ptit_filliot_deleo a écrit:
Encore une journée à déambuler dans les rues d'une ville helvète.
La visite de Berne leur avait bien plu, surtout la tour de bouteilles qui était un des plus vieux monuments de la ville, et les hôtels particulier Gaal de Grand Vivy et Misterbop. Il faut dire que l'ameublement était somptueux et plein de dorures.
Mais maintenant était venu le moment de tenir la promesse de la veille au soir et de leur raconter la fameuse légende qu'il racontait à tous les touristes, et aussi leur parler de la boutique.


En ces temps là, au milieu du 15ème siècle, l'église aristo s'était dit que c'était le bon moment pour lever une croisade et en finir avec la réforme qui en était encore à ses débuts.
La république de Genève était aux prises avec un de ses voisins dans un de ses perpétuels conflits, il faut dire que cette petite ville a toujours dû lutter pour préserver son identité. En plus un nouvel empereur avait été élu qui considérait notre confédération comme une partie du saint empire et pensait sérieusement à lever des armées pour l'annexer.
Aussi le Pape avait-il décidé de profiter de l'occasion et d'appeller à la croisade. Il avait envoyé rien de moins qu'un cardinal prendre Genève et tuer tous les réformés qu'il y trouverait. Il l'avait mis à la tête d'une immense armée et appellé tous les rois et les ducs à lever des troupes pour venir la renforcer.
Des croisés sont venus de toute l'europe: d'Angleterre, d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de France, et on dit que ce sont pas moins de 300 000 hommes qui ont mis le siège devant Genève.


Grâce à leurs canons, et en écrasant les défenseurs sous le nombre, ils sont arrivés à prendre la ville et y ont établi une théocratie. C'est à dire que c'étaient les curés qui faisaient la loi.
Ils ont aboli la République, coupé Genève du reste du pays, et ont entrepris de massacrer tous les réformés.
Mais ils ne se sont pas contentés de les tuer dans le feu du combat, ils ont dressé de grands buchers un peu partout où ils brulaient tant les hommes que les livres. On raconte que tout le temps qu'ils ont passé à Genève une épaisse fumée âcre a flotté par dessus les maisons et que le cardinal qui avait établi sa demeure sur la plus haute tour de la ville prenait plaisir à la contempler. Il venait la humer tous les matins et tous les soirs et disait que ce parfum était agréable à Dieu, qu'il fallait purifier la cité dans le sang par le fer et par le feu.


Le pire des séides du cardinal était un gascon, un certain Namaycush.
On raconte qu'il participait à cette croisade pour accomplir une pénitence , décidée par le pape en personne, qui le laverait d'un terrible péché qu'il avait commis. Ce péché lui avait fait perdre son âme et pour la récupérer il devait obéir à tout ce que lui dirait le cardinal.
Sur son ordre il avait fait asperger les murs de la cathédrale de Genève du sang des lecteurs pour la purifier du culte impie qu'ils y avaient tenu comme il disait.
Quand les bûchers menaçaient de s'éteindre, ses hommes enfonçaient les portes des maisons pour se saisir des femmes et des enfants et les jeter dans les flammes. Pour lui tous les genevois étaient des réformés et devaient donc périr.
Mon grand père me le décrivait comme une espèce de géant aux dents pointues qui avait une grande cicatrice qui courait de la lèvre inférieure au bas du menton. Il me disait que c'était le diable qui la lui avait faite en se battant avec lui pour l'entraîner en enfer suite au terrible péché dont je vous ai parlé.
Mon grand-père se servait de lui pour me faire peur. Il me disait que si je ne mangeais pas ma soupe il appellerait Namaycush qui viendrait me prendre pour m'emmener avec lui dans la montagne. Que je gardais les vaches, il me disait que si jamais je m'endormais Namaycush en profiterait pour s'approcher sans bruit, me mettre dans son grand sac, et m'emporter dans la montagne rejoindre son armée. Vous pensez si après je faisais attention à rester éveillé.


Mais les genevois ne se sont pas laissés faire. Ils ont formé des mouvements de résistance qui harcelaient les troupes d'occupation. Ils ont mis des livres à l'abri, ont vidé le marché autant qu'ils ont pu, et le peu de nourriture qu'ils étaient obligés de vendre aux croisés, il le leur faisait payer une fortune en prétextant de la pénurie.
Et ce n'est pas tout. Dans toute la Suisse la nouvelle de la croisade se répandait et les hommes et les femmes s'armaient, ils descendaient des montagnes et marchaient sur Genève pour libérer leurs frères. Il faut dire qu'ils en ont bavé nos ancêtres à cette époque, mais mine de rien toutes ces croisades ont beaucoup fait pour développer le fameux esprit de solidarité helvète.

Bref. L'âme damnée du cardinal voyait bien que ses hommes commençaient à avoir faim et que tout le pays s'était levé pour les chasser de la ville. Aussi a t'il décidé de frapper un grand coup.
Puisque tout le pays les rejetait lui et son armée de croisés, c'était tout le pays qu'il fallait châtier: il allait prendre la capitale de ces maudits helvètes et les obliger à déposer les armes.
Il fit saisir à la bibliothèque de la ville les livres qu'il n'avait pas encore brulés et chercha des manuels de géographie. Il en trouva mais sur aucun d'entre eux ne figurait la moindre capitale.
Il fit saisir les archives de l'avoyerie et la correspondance diplomatique.
Là non plus pas la moindre trace d'une capitale.
Il envoya ses hommes lui chercher cent genevois et il promis la vie sauve à celui qui lui livrerait l'emplacement de la capitale helvète, les autres serviraient à alimenter les bûchers. Mais aucun ne révéla quoi que ce soit.
Il les fit alors enfermer dans le plus profond des donjons de l'inquisition et les fit atrocement torturer, mais aucun d'eux ne parlait.
Il résolut de mener lui même les interrogatoires de ces helvètes à tête dure.


"Parle où est votre capitale", demanda t'il au premier de ces malheureux.
"Nous n'avons pas de capitale monseigneur" répondit celui-ci.
"Où est ce que siège votre Duc?"
"Nous n'avons pas de Duc monseigneur."
"Je ne sais pas, vous avez bien un Roi, un Comte, un Super-Avoyer?"
"Non monseigneur, nous n'avons rien de tout cela."
"Mais il y'a bien un endroit où vous prenez les décisions?"
"Oui monseigneur, à l'avoyerie."
"Je ne te crois pas, où est votre capitale, où se cache votre Duc, comment se nomme t'il?"
Et il le tortura tellement qu'il en mourrut.


Et il en fut ainsi de tous les autres. Les mêmes questions amenant les mêmes réponses, et le même résultat. Au centième prisonnier il eut l'idée d'ajouter une question.
"Mais pour l'ensemble des cantons, il y'a bien un endroit où vous décidez des choses à l'échelle de votre pays?"
"Y'a bien Berne."
"Ah très bien! C'est où?"


Avant de le tuer, le terrible Namaycysh avait pu soutirer à son prisonnier la direction à prendre pour aller à Berne. Il rassembla son armée et lui expliqua la situation: puisque tous les helvètes s'étaient levés pour défendre les genevois il allait prendre leur capitale et établir son joug sur tout le pays.
A peine avait il terminé son discours qu'une trompe sonna: les renforts helvètes étaient justement devant les portes de la ville et donnaient l'assaut. A ce signal les genevois se mirent à se révolter contre les croisés et à les attaquer dans les rues.



Ptit...ptit_filliot_deleo a écrit:
L'auditoire était suspendu aux lèvres du guide.
L'un des touristes se risqua.


Et c'est là que l'armée de Namaycush a été perdue?

Non pas tout à fait. En fait Namaycush ne prit pas la peine de défendre la ville. Il fit une sortie avec son armée et parvint à s'enfuir avec elle malgré de lourdes pertes. Il se mit ensuite en quête de Berne, la capitale des helvètes.
On dit qu'il est arrivé devant Lausanne, qu'il a brûlé la ville et tué tous ses habitants. On l'a signalé devant Sion, on dit qu'au nord de la ville de Fribourg se tenait la ville de Morat, elle aussi entièrement détruite par l'armée de Namaycush après qu'il en ait tué tous les habitants. Des fouilles archéologiques récentes ont confirmé qu'effectivement il y'avait de grandes ville qui se tenaient là à cette époque.


C'est que même si son armée avait eu beaucoup de pertes en quittant Genève et qu'elle était victime d'embuscades tout le long de son parcours, elle était encore très puissante et a causé beaucoup de dégats dans le pays. C'est ici à Fribourg qu'on la signale pour la dernière fois.
Il devait être pressé d'arriver à Berne et n'a pas pris le temps d'attaquer la ville. Il faut dire aussi que les vivres commençaient à manquer et qu'il avait de moins en moins d'hommes. Donc après Fribourg lui et ses hommes se sont enfoncés dans la montagne et n'a plus jamais entendu parler d'eux.


On n'a jamais su ce qu'ils était devenu lui et son armée.
Mon grand père me racontait que la reine des neiges était tombée amoureuse de Namaycush et avait enseveli son armée sous une avalanche pour pouvoir le garder auprès de lui.
D'autres racontent que des esprits les ont attirés dans des précipices et que leurs fantômes rodent encore la nuit à la recherche de la capitale des helvètes. Malheur à celui qui les croiserait après le coucher du soleil il serait condamner à errer avec eux jusqu'au jour du jugement dernier!
Encore aujourd'hui quand la nuit on entend des cris ou des bruits étranges, on voit des gens qui se signent et qui disent que c'est l'armée de Namaycush qui passe.


Et ils ne sont jamais arrivés jusqu'à Berne?

Ben ça on n'en sait trop rien. Il faut dire qu'à l'époque Berne c'était un tout petit patelin à peine habité, mais les confédérés y envoyaient de temps en temps des représentants pour tenir des assemblées ponctuelles, signer de grandes proclamations, faire fondre un peu de fromage et faire grossir un peu la montagne de cadavres de bouteilles qui constituait le monument le plus impressionant du coin.
Vous l'avez d'ailleurs visitée aujourd'hui, c'est la fameuse tour des bouteilles qui a été recouverte de bronze pour conserver la mémoire de cette époque et un peu de l'esprit du lieu.
On dit que cette coutume de tenir des réunions à Berne pour célébrer l'esprit helvète est tellement ancienne que dans les toutes premières couches de bouteilles on trouve des amphores qui datent des romains.
Du coup même s'ils sont parvenus jusque là ils n'ont pas trouvé grand chose à brûler. Mais s'ils étaient arrivés là bas on en aurait surement gardé le souvenir, il y'avait quand même quelques habitants. Et les croisés auraient aussi surement détruit la tour des bouteilles histoire de casser quelque chose.
En plus l'histoire de cette armée qui s'est perdue dans la montagne est beaucoup plus jolie comme ça, et de toute façon on ne retrouve jamais aucune de leurs armes par là.


Comment ça vous n'en retrouvez jamais? Vous arrivez encore à trouver des armes qui datent de cette époque?

C'est que de temps en temps la montagne rend un casque, une épée, ou une pièce d'armure. C'est un peu comme ça qu'on arrive à situer plus ou moins par où ils sont passés.
Il y'en a quelques uns en vente dans la boutique que vous irez visiter demain. Ils ont quelques belles pièces trouvées dans la montagne, ou récupérées chez des familles qui se les transmettent comme des reliques de génération en génération.
Si ça vous intéresse demain vous devriez pouvoir trouver votre bonheur.


Une fois tout le monde couché, il songea à sa boutique et que la semaine prochaine il lui faudrait déterrer un autre lot de casque de son jardin. Heureusement que ces ancêtres avaient trouvé un procédé pour vieillir artficiellement les casques et les épées parce que pour dire la vérité, s'il n'y avait pas les touristes les ventes seraient au point mort.
C'est bien gentil d'entretenir un savoir ancestral, la tradition, la forge de père en fils et tout ça, mais encore faut il arriver à trouver un moyen pour en vivre.




la_mémé a écrit:
Range ta nintendo et écoute ton père !

Elle machouille la paille de son perrier, la vieille. Elle déplore silencieusement l'inculture crasse des jeunes d'aujourd'hui.

J'me rappelle moi ! Quand j'avais ton âge, mon petit, on apprenait les tables de multiplication dans les livres de compte de Notwen, mon petit!



Le_gamin_nintendophile a écrit:
Ouais Mémé, tu m'l'as d'ja racontée, ton histoire de tab' de multiplication de mémé Notwen du Tupolev 144.

Pfff...

la_mémé_grincheuse a écrit:
De la Concorde, et pas du Tupolev 144 !

Ah la la, ces jeunes... ça vous confondrait un cardinal-connétable de l'EA avec le mahatma Gandhi... j'vous jure!

Le_gamin_nintendophile a écrit:
Oui, bon, de la Concorde si tu préfères.
Ou du Trocadéro si ça te chante...

Enfin j'la connais ton histoire de tab' de multiplication, tu m'l'as racontée 50 fois
:

Imitant la voix chevrotante de sa grand-mère sur l'air des tables de multiplications :

Une ceinture à 50.95 fait 50.95
Deux ceintures à 50.95 font 101.90
Trois ceintures à 50.95 font 152.85
Etc.


Y'a quand même des tables plus utiles que celle des 50.95, non ?
Elle n'avait pas l'esprit un peu déformé ta Notwen de la Bastille ?

J'parierais qu'si elle vivait aujourd'hui elle construirait en Chine une usine d'antiquités pour alimenter les magasins de souvenirs où nous emmène ce bouffon de guide...


courfuf a écrit:
Mais non mon fils, croire que l'histoire de notre pays s'écrit sous les lignes de Izaac en sachant que s'était un brigand c'est comme dire que notre fromage n'a pas de trou.

Il ne faut pas croire que l'histoire a été ainsi faites, certaines personnes essayent de laisser une trace, pour beaucoup cela n'est que de l'égo quand je me rappelle de mes ancètres ils défendaient l'idée qu'il fallait chasser les Lions de juda.

Tu ne connais pas cela, n'est ce pas ?

Alors les lions de judas c'est un amalgame de brigands qui ont oeuvré pour se remplir les poches à l'extérieur de l'helvétie au détriment des helvètes qui ont réussis à faire croire qu'ils étaient bon.

Et la personne qui s'appel notwen n'a pas laissé une écriture pour que l'on sache compter mais simplement une trace pour nous rappeler combien elle savait compter pour elle et ses amis qui faisait partie de la même confrérie, les lions de juda.

N'importe qui peu écrire l'histoire mon fils, mais personne ne peu la justifier, on peu simplement dire que des personnes ont oeuvré soit du bon côté ou du mauvais.

Ces personnes la voulant laisser des écritures, n'ont que le loisir de leur grosse tête, ils avaient une telle façon de faire de l'hypocrisie que nous ne pouvons que retenir cela.

Nous n'avons pas vécu à cette époque , mais une chose est certaine, c'est que les personnes qui ont le plus oeuvré pour la suisse sont ceux qui ont su se taire et se battre pour et certainement pas écrire des livres, se sont généralement ceux qui ont fait le moins dans ce domaine la.

Je tiens des récits d'un de mes ancètres , il écrit sur son journal, ce que devais endurer le peuple hélvète vis à vis des réformés et surtout ceux appelés lions de juda, personne ne pouvait bouger le petit doigt sans être bannis du territoire, car ils manipulés la politique et le reste.

Difficile de se faire une idée n'est ce pas ? Mais n'oublie jamais on écrit souvent par égo et pour laisser une trace alors que pour beaucoup la seule trace que l'on devrait connaitre c'est l'ignorance.

Oui mon fils retourne à ta console c'est plus intéressant que ce que l'on peu lire au moins cela ne fait pas de mal.


Le_gamin a écrit:
Le gamin se gratta la tête. Il ne voulait plus passer sous la tondeuse ! la mode c'était à nouveau les cheveux longs, pas de frange. Enfin comme tout le monde quoi.

Je peux retourner jouer ? c'est vrai papi ?

Il était un peu inquiet quand même. Une armée disparut, un Namay sanguinaire, une femme qui comptait bizarement, un homme brigand mais pas brigand ...
Ca faisait beaucoup pour le petit gars.


Il avait aussi entendu parlé d'un ancètre qui distribuait une vague feuille de nouvelles pour informer, et comme on le dit dynamiser.
Pas certain que le mot soit au gout du jour, mais après tout, ils ne pouvaient pas le savoir les pauvres.

Il retourna pendant que le papi ronflait, à son jeu ou il tuait des monstres, se battait contre des méchants et devenait le meilleur!



Ptit...ptit_filliot_deleo a écrit:
Les lions de juda? C'est surtout une légende réformée.
A Fribourg par exemple, on a trouvé une prière sur un reccueil qui date du 17ème siècle:


Citation :
Au fin fond de l'Helvétie, à des noeuds et des noeuds de Fribourg,
Veille celui que les réformés appellent
Quand il ne sont plus capables de trouver une solution à leurs problèmes,
Quand il ne reste plus aucun espoir :
Le Lion de Juda!


Il faut surtout y voir un recours à une créature mythique sensée protéger cette petite communauté persécutée, un peu comme le golem qui était sensé protéger les Spinozistes de Prague.
Ils seraient sensés vivres au fin fond d'une forêt dont ils sortiraient dès qu'une communauté réformée serait en danger.
Certes, les forêts et les montagnes ont toujours servi de refuge aux proscrits de toutes sortes, il est aussi arrivé qu'au cours des siècles des gens se revendiquent du Lion de Juda, un peu comme pour Robin des bois et sa bande en Grande Bretagne. De là à y voir une organisation structurée et perenne qui aurait passé les siècles c'est beaucoup, et aucun historien sérieux n'y croit.
Pourquoi pas des gens qui se feraient marquer un lion sur l'épaule au fer rouge tant qu'on y est?


Quand à cette Notwen personne ne sait de qui il s'agit. Lorsque la compagnie du léman a déménagé son siège social pour aller dans un bâtiment plus adapté aux exigences de la vie moderne, ils ont eu la bonne idée de contacter les historiens de l'université pour fouiller leurs caves, et ils ont été très intéressés par des vieux livres de compte qui y avaient été oubliés.
On voit que dès le 15ème siècle Genève exportait du poisson et les produits de son artisanat, et importait du bois. Mais surtout ses livres nous en apprennent beaucoup sur les habitudes, les moeurs et la nourriture et les vêtements de la fin du 15ème, ainsi que sur les fêtes qui se déroulaient à l'époque.

Tout ce qu'on connait de Notwen c'est une signature attestant de la conformité des comptes sur la plupart des livres les plus anciens, on ne connait son sexe que grâce à une de ses listes de courses servant de marque page sur un des livres et sur laquelle figurent des articles typiquement féminins, ce qui serait confirmé par son écriture plutôt ronde. On ne connait rien d'autre d'elle et cela n'a rien de surprenant. Qui se souviendra encore de nous dans 500 ans, à part par accident ou si nous commettons quelque chose de vraiment remarquable?

Demain vous aurez l'occasion de visiter le siège historique de la compagnie, ils ont eu la bonne idée de le laisser accessible au public, avec dans chaque aîle une reconstitution de la vie à chaque siècle depuis la fondation de la compagnie jusqu'à nos jours.




la_mémé a écrit:

[Musée d'Art et d'Histoire de Genève. 666 boulevard Izaac Dusalève. CH - Genève]

La vitrine est discrète. La lumière avare dans les ténèbres. Une trace de craie de cendres macule d'un poisson en ligne claire, un bout de pierre. Graffiti dit de l'Ichtus. Première moitié du XVème siècle. Le Salève-au-dessus-de-Genève. Collection privée du Vatican. Prêt pontifical Cromwell XXIII. Le cartel est explicite.

La cité du Refuge. De tous temps, Genève a accueilli les étrangers victimes de persécutions. Un siècle après les premiers pèlerins de la Foi exterminés par les Cinquante-Deux Croisades, à partir de 1550, des réformés français et italiens, victimes eux-aussi des persécutions de l'Eglise, trouvent refuge à Genève. Grâce à leurs relations avec les milieux d'affaires étrangers, ceux-ci relancent l'économie et développent l'imprimerie. La production du livre répand les idées nouvelles et contribue à la richesse de la ville. C'est chiant un cartel de musée, hein ?


Mémé, c'est quoi un... Graffiti ?

La vieille tend l'oreille.

Gné ?

Le prof, il dit qu'à l'époque, y'avait des graffiti partout ? Sur les murs, les tables !

Ben oui mon p'tit. Ben un graffiti mon p'tit... Elle réfléchit. Sais pas.

Soit c'est Alzheimer*, soit c'est la Suisse.

* : Depuis 2051, Alzheimer se soigne au paracétamol.

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leo...
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MessageSujet: Adieu Fribourg   Ven 23 Déc - 23:59

leo... a écrit:
Après avoir vendu son champ de maïs, leo... se dirigea vers son champ de blé et planta un panneau:

Citation :
A VENDRE!
Magnifique champ de blé labouré prêt à semer, première main, modèle 1455, estimé 400 écus à l'argus, prix négociable.

Voila les champs c'est fait, maintenant au tour de l'échoppe.

Arrivé à son échoppe leo... installa en devanture les deux seaux, les deux couteaux et la hache qu'il lui restait encore à vendre. Ses étals lui parurent bien vides.
La boutique était nettoyée, encore une dernière commande de haches à livrer dans les jours qui venaient et il pourrait ranger sa meule. Plus jamais sa forge ne résonnerait du bruit joyeux du marteau sur l'enclume et du doux ronron du foyer.
Une fois les haches aiguisées et livrées, il irait foutre le feu à sa maison et à sa forge comme ça aucun retour ne lui serait possible, même les soirs de nostalgie.


Quoique... il venait de ramoner les cheminées, tout nettoyer à grande eau et de faire les carreaux, ce serait dommage d'avoir fait tout ça pour rien. Ensuite, déjà que les feux de camp étaient interdits en ville, alors pour avoir allumé un incendie qui risquait de réduire en cendres tout le quartier l'amende risquait d'être plutôt salée. Il allait plutôt verrouiller sa porte, suspendre la clef à un clou et laisser la maison à qui en voudrait. C'est vrai que d'abandonner ainsi une clef et un clou allait représenter un manque à gagner dans son commerce, mais il pouvait se permettre la dépense.

A côté de quelque fagots de bois, il chargea son enclume et quelques sacs de minerai de fer dans sa charette. Puis il prit son marteau, un autre clou et une annonce et se dirigea vers le St Patrick.
La mairie était déjà prévenue et vu les temps qui couraient s'il clouait une affiche sur la porte d'une église les curés risquaient de l'accuser d'un tas de choses très graves.
Comme il n'avait pas tellement envie d'être la cause d'une nouvelle croisade si peu de temps après les derniers combats, la dernière taverne privée de la ville encore en activité était plutôt un bon endroit pour un affichage sauvage.

Ca ferait encore 10 deniers de perdus à cause du clou mais le papier ne lui avait rien coûté. Il en trainait tellement des papiers à genève, cloués sur des portes, déposés sous les portes, apportés par des pigeons, affichés en mairie, distribués sur les marchés, qu'il n'y avait qu'à se baisser pour les ramasser.
Heureusement que les autorités avaient lancé un programme de ramassage et de recyclage du papier. Heureusement aussi que les éclésiastiques utilisaient ce magnifique papier si doux aux fesses, il y'a des détails qui sont importants quand bat les chemins et qu'on n'a pas accès aux cabanons de fonds de jardin.

Côté porte on pouvait lire un texte un peu tâché de-ci de-là dont certains mots étaient illisibles.
Et côté rue on pouvait lire ceci:


Citation :
Bonjour à tous.

Je vous écris pour vous annoncer que d'ici peu je déménagerai à Genève.
Ce n'est pas sans un pincement au coeur que je quitterai cette ville dont les habitants m'ont si bien accueilli quand je suis descendu des alpages, l'avoyerie dont j'ai vu poser la première pierre, la caserne qui m'a appris le métier de soldat, mes compagnons d'armes vivants ou morts, le Saint Patrick, mes champs qui buvaient si bien ma sueur, et cette forêt où j'aimais entendre s'activer les bucherons qui alimentaient la forge qui m'a donné tant de joies.
Même si je quitte Fribourg je laisserai ici une part de moi même.

Sicut Aquila!
Fribourgeois un jour Fribourgeois toujours!

Leo...

TOC! TOC! TOC!

Voila une bonne chose de faite, plus que les haches à livrer à la mairie et leo... pourrait se mettre en route.

Snif snif snif.... il n'avait pas une odeur bizarre ce papier?


leo... a écrit:
Leo... faisait le tour des rues de la ville dans lesquelles il avait maintes fois patrouillé.
Il passa devant l'ancienne maison de nicobess, le poste de police qu'il avait dirigé un temps, la grand rue s'était tenu le défilé de la victoire mené par nékroman, le terrain vague où autrefois s'était tenue l'auberge du pio, les sentiers de la forêt, la lice où s'était tenue le tournoi de l'ACF...

Il repassa devant la cabane en ruine où il avait établi sa résidence quand il était arrivé en ville. Elle paraissait inoccupée.
Pris d'une impulsion subite, il retourna à la forêt toute proche y chercher un peu de bois pour faire du feu. Cette nuit c'est ici qu'il dormirait, ce serait une sorte de retour aux sources.


martin_misère a écrit:

A peine descendu des alpages le jeune pâtre se demandais si il allait pas y retourner.
Pour eux Fribourg était une grande ville vivante et il s'ennuyait comme un rat mort de dysenterie fallait trouver une excuse a père et mère pour pas leur dire que le rêve de la ville c'est des conneries et qu'il vaut mieux rester en montagne.

Il reconnu le forgeron seule âme vivante croisée avec qui il avait pu discuter un peu
Il ne comprenais rien aux maisons mais vu la manière dont elles étaient bâties elles avaient du appartenir a des notables d'un temps ancien
Puis il le vit se diriger vers une masure comparable a la sienne mais plus abimée par le temps.

hola mon brave vous avez besoin d'un coup de patte le bois sa me connait!

leo... a écrit:

Leo... ramenait quelques fagots quand il fut interpellé par un jeune vagabong descendu enville il y'a peu, martin quelque chose...

Salut l'ami. Ma fois ce n'est pas de refus, un peu d'aide pour ramasser du bois sera la bienvenue. Tout ce que j'aurai à partager ce soir c'est un feu et un peu pain mais ce sera de bon coeur.
Alors, comment ça se passe la vie à Fribourg, tu arrives à t'acclimater?


capt.blair a écrit:

Michel vu son nouvel ami qui alla aider à déménager jusqu'à Genève.

Salut Léo! Nous sommes prêts à partir demain...au moins ta maison va rester intact et jamais les habitant de Fribourg...vont oublier le Grand Lionel!...le forgeron et officier accompli!
Caméliane t'attend déjà à Genève ...On va avoir le temps de discuter en chemin mais...tu seras toujours le bienvenu ici...
Si on allait trinquer une ptite bière ensemble!


leo... a écrit:
Ce soir je dors ici, mais si tu veux amener de la bière pourquoi pas. Mais prévois en pour trois.

leo... a écrit:
Voila, le grand moment était arrivé, le convoi s'ébanla et se mit en marche.
Le jour n'était pas encore levé, il faisait gris et une petite bruine rendait les pavés glissants. On n'entendait que les sabots des chevaux et le bruit que faisaient les essieux des charettes.
C'était la dernière fois que leo... remontait ces rues en tant que fribourgeois, à sa prochaine visite il ne serait plus qu'un étranger et pourtant il en connaissait chaque pavé.
Dernier regard sur les rues désertes en ce petit matin. Seuls des fantômes surgis de sa mémoire étaient là debout à les dévisager. Il y'en avait tellement, des centaines, plus nombreux que les vivants. Il y'en avait même dont il ne se rappellait pas le nom mais qui malgré tout étaient là à les regarder passer...

Tandis que le convoi se dirigeait vers la sortie de la ville leo..., escorté par ses fantômes, restait morose et perdu dans ses pensées.
Adieu Dylo et farfalla, premiers fribourgeois qu'il ait croisés à son arrivée en ville, adieu l'ours, dom, scandal, nékro, mana, mephis, tchan, le pio, musclar, dame nicobess, et tous les autres, je ne peux pas tous vous saluer. Encore moins vous emmener avec moi, vos os reposent ici.
Adieu la mairie, quand je pense que je l'ai vu construire et que j'ai été de tous les conseils, il faudra qu'ils continuent sans moi maintenant. Adieu l'église où j'ai tant prié.
Déjà! Quelqu'un a déjà repris mon échoppe! Des sandwichs turcs? Ca ne marchera jamais, pourquoi pas une agence immobilière tant qu'on y est?
Adieu le St Patrick, je me demande s'ils ont du wisky à Genève, adieu le poste de police, je me demande qui ils ont dans les geôles ce soir et s'ils utilisent encore mon manuel, bah il est un peu dépassé maintenant, peut être à taper sur les suspects pour les faire avouer...
Tiens, ici à la place de l'échoppe du tailleur c'était la bénichon, il y'a encore l'abreuvoir devant la porte.
Ca y est, les remparts sont passés, eux aussi je les ai arpentés dans tous les sens. Pour les veiller, pour les défendre, et même pour les prendre d'assaut.
Les gardes de l'octroi ne nous ont pas fait de difficulté et nous ont souhaité bonne route, salut les gars et faites bonne garde.
Adieu la lice, en cherchant bien il doit bien rester une dent ou deux à moi enterrées quelque part.
Ici c'était mon champ, Bill y'a déjà récolté le maïs que j'y avais semé.
Adieu la caserne, je revois la jeune recrue que j'étais y recevoir son instruction militaire, tenez haut le drapeau les gars, sicut aquila!
Adieu la forêt, c'est elle qui m'a nourri et qui m'a fait vivre. Elle me manquera.


On dit que partir c'est mourir un peu. Chaque pas que leo... faisait le tuait un peu plus, et c'était nécéssaire. Le fribourgeois devait mourir pour que naisse le genevois, ce serait douloureux, ce serait long.
Alors que Fribourg se détachait à l'horizon dans la lumière du soleil levant, Il fit demi tour sur lui même pour y jeter un dernier regard. Une fois qu'il se retournerait pour reprendre sa route ce serait fini, une page serait tournée.
Encore une minute, on n'était plus à ça près.
Encore quelques secondes le temps de graver une dernière image de sa ville dans sa mémoire.

C'est bon on peut y aller maintenant.

Heureusement qu'il pleuvait, personne ne verrait ses larmes.



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MessageSujet: sécurisation des routes en franche comté   Sam 24 Déc - 0:13

Petitfrere a écrit:
Le marteau enfonçait rapidement le placard dans l'écorce du chêne bordant le chemin frontalier entre Genève et Saint-Claude.

-Voilà, c'est le dernier!

Petit-Frère venait d'en planter plusieurs depuis l'aube que les sicaires patrouillaient sur les pentes comtoies.

Citation :
Avis du Lion de Juda en mission de police sur les chemins

Au nom de Dieu qui sait tout : le présent, le futur, le passé, le caché et l'évident, le visible et l'invisible,

Déclarons au peuple comtois que nous avons entrepris de débarasser vos routes des indésirables qu'elle recèle. En effet, les récentes semaines ont vu déferler sur les chemins comtois, hélvètes et savoyards une recrudescence des agressions à main armée.

Il y a de ça 2 semaines, les sicaires ont interpellé 2 personnes en train de bridanger en Savoie. Il apparaissait que ces personnes étaient liées aux derniers croisés restant dans la région. Justice a été rendue.

Hélas, ces faits continuent de se reproduire. Nous conseillons à la population comtoise de ne se déplacer que si nécessaire et de contacter nos services à Genève afin de voyager en toute sécurité. Méfiez vous des gens arborant une croix et en soutane.

Nous agissons pour votre bien, et celui de la Réforme. Que cela soit su!

Le géant regarda son oeuvre d'un oeil satisfait et rejoignis ses frères sicaires sur le grand chemin, les sicas luisant au soleil...



Leo... a écrit:

Leo... était avec les autres sicaires quand un groupe de voyageurs se présenta. Les affaires reprennent pensa-t'il.
Il s'avança, la paume de sa main de sa main droite tendue devant lui.


Halte! Contrôle des bagages et des visas!

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MessageSujet: office du tourisme de mende   Sam 24 Déc - 0:16

LiondeJuda a écrit:
La joie et la bonne nouvelle se répand dans les Royaumes. Ci et là on peut trouver des parchemins annonciateurs.

Citation :


    Au nom de Deos le Miséricordieux, le Tout-Puissant, Celui-Qui-Protège, Celui-Qui-Pourfend, Celui-Qui-Châtie, Celui-Qui-Cuisine-le-Lapin-à-la-Perfection-Qu'il-est-Lui-Même-Car-tout-Lui-revient-Puisqu'Il-est-le-Créateur ;
    Car Il est l'Omniscient, l'Omnipotent, Il sait Tout, voit Tout, entend Tout, sent Tout.
    A Lui reviennent les mystères du visible et de l'invisible, du caché et de l'évident, du présent et du passé, du connu et de l'inconnu, du noir et du blanc, du monsieur et de la dame, du oui et du non...

    Qu'éclate la joie des Croyants, que se réjouissent les dévots, car la volonté de Deos est sans appel et Il le fait savoir quand Il le veut.
    Qu'éclatent les sanglots longs, hypocrites et monotones des disciples du Sans-Nom qui sont à l'automne de leur règne.

    En cette veille de la célébration de la naissance du petit Christos, tout ce que l'Aristotélicité compte de dévots sincères peut se réjouir.
    Le Lion de Juda, bras armé de la Colère de Deos, a frappé l'Église prétendument aristotélicienne au chef. La prise de la ville de Mende a permis de mettre en procès le pape, vil caïphe de cette secte immonde, celle-là même qui a perverti depuis trop longtemps le Verbe divin qu’avaient commenté Ses trois prophètes, bénis soient-ils : Aristote, Christos, Averoes.

    Innocentius le Mal-Nommé verra ainsi étalés au grand jour les trop nombreux mensonges, délits et crimes de l'Église qu'il a couvert et encouragé par son adhésion sans réserve. Seront mis à nu toutes les superstitions que cette entité inique du Sans-Nom invoque pour couvrir ses ignominies indicibles et horribles : stupre, fornication, gourmandise, orgueil du pouvoir, envie de lucre, massacre des fraises et avant tout oubli de Deos !
    Il devra répondre de ses crimes et de ceux de son Église devant les hommes avant d'en répondre devant l'Unique!

    Que soient rejetés les faux signes, que soient renvoyés les actes de baptême qui ne servent qu'à contrôler les corps, que soient abattues les statues érigées pour porter l'ignoble message du Sans-Nom, que nous rejoignent les vrais croyants qui se désolent par milliers de l'incurie et la malhonnêteté de cette fausse Église.


    Que se gonflent les cœurs des vrais Croyants, car le glaive de Sa justice est sans appel !
    Que se rassurent les honnêtes habitants de Mende, car le Lion vient pour rendre la Justice de Deos, non pour piller une ville déjà mise à mal en ses finances laborieusement gagnées. Heureusement s’arrête aujourd'hui ces dépenses effrénées et impies pour protéger le chef de cette superstition dégénérée qu'est hélas devenue l'Église, à force de trahir la parole du Très-Haut.

    Que tombe donc Sa colère sur ce lamentable représentant du Sans-Nom, en un procès qui restera dans les mémoires. Car si Sa justice est impitoyable, Il est le Très-Magnanime et on laissera au coupable l'occasion de se repentir. Peut-être, s'il est sincère, ne sera-t-il condamné qu'à un demi-pal ?


    Le Consistoire du Lion de Juda



Summa a écrit:
Félicitations Roy, très belle initiative que j'encourage, mais attention aux "faux bienfaiteurs" comme ce Dioscoride., ou cette Amsterdam, amis de l'usurpatrice, donc fourbes comme elle....

Pour t'approvisionner en denrées, n'hésites pas à contacter les vrais amis et tu les connais tous.
Je suis prêt pour ma part à contribuer à ton action sur mes réserves et celles de la Mairie, fais moi signe et mettons nous d'accord sur un lieu de rencontre et une heure pour effectuer nos transactions, qui devront être très rapides, les vautours sont à l'affût, tu t'en doutes bien...

Si tu as besoin de matériel pour améliorer ton installation, n'écoutes pas les boniments de Dioscoride., les biens de la Mairie sont en lieu sur et intacts, je peux encore t'aider.

Si tu permets ici aussi il conviendrait d'afficher ceci, tu trouveras bien une petite place, pour ça...

Citation :

Pour qui souhaite bouter hors de la Mairie l'usurpatrice qui s'y trouve.

1/ Ne pas travailler
2/ Suivre le chemin :
Le Village ==> La Mairie ==> Désobéissance ==> Se révolter.
3/ Ne pas payer l'impôt, ne pas leur prendre de poste de Milicien, encore même que les salaires soient élevés, chaque Villageois qui le fera s'exposera à des poursuites judiciaires.
4/ Interdiction de fréquenter toute Taverne ouverte par ces fourbes.
"Aux bienfaits de Déos" est INTERDIT
5/ Si vous avez un champs à traiter ou des animaux à vous occuper, faites des offres à faibles salaires et à faibles caractéristiques.
a) Pour qu'elles ne soient pas rentables pour les pillards de "Lions de Judas"
b) Faites que ces embauches profitent à nos plus démunis, ceux qui en ont le plus besoins en ce moment.

Faire passer la consignes à un max de monde.

Ensemble pour Mende
Summa, Maire légitime de Mende

Bon courage.

Ensemble pour Mende nous vaincrons

Leo... a écrit:
Un groupe de réformés était en patrouille pour sécuriser les rues de Mende.

Il fait froid!

Notre foi nous réchauffe.

Oui mais ça pèle ici, on est quand même en plein hiver chef.

Bon les gars, on va s'abriter là le temps d'en griller une et boire un coup de gentiane.


La patrouille s'arrèta à l'abri d'un petit bâtiment sur la place principale et leo... lut une des nouvelles affiches qu'il commenta avec un de ses camarades.

Les salauds, interdire l'accès des auberges, et c'est ça qu'ils appellent un office du tourisme!
C'est pas comme ça qu'ils vont attirer du monde. Bon, ne pas travailler et ne pas payer les impôts ça va quand même en tenter certains. Dommage qu'ils ne puissent pas en faire autant pour les taxes, et c'est nous qu'on traite de pillards!


Ouaip, en plus il les fait marcher à la schlague "tous ceux qui ne font pas ce que je dis je les fous en prison".

Et puis il veut ruiner sa population: faibles salaires, faibles rendements, déjà qu'il les affame. Attends, on va faire une autre affiche pour leur donner un coup de main. Si on ne présente pas la ville sous un jour attrayant ils n'auront jamais personne.

Citation :
VILLE DE MENDE: ACTIVITES HIVER 1459/1460

Etranger, visiteur, ami. Tu es déjà à Mende ou tu as l'intention de t'y rendre et bien réjouis toi car cet hiver nous t'offrirons des distractions uniques.

La journée commencera par une visite guidée de la mairie où une équipe souriante et chaleureuse se fera un plaisir de te faire visiter ce bâtiment datant du XIème siècle, tout particulièrement une fresque représentant le curé écrasé par une poutre lors de la fin des temps qui, bizarrement semble beaucoup plaire à la nouvelle administration.

Ensuite pour t'ouvrir l'appétit, la journée se poursuivra par une promenade en forêt où nos bucherons te feront découvrir la majesté de nos chênes centenaires et la magnificience de nos paysages recouverts de neige.
Pauvres bucherons la forêt est bien paisible en ce moment, une petite pièce pour le guide sera à ce moment la bienvenue.

Puis nous t'emmenerons prendre une collation bien méritée dans une des auberges de la ville où tu pourras assister à des joutes oratoires entre aristotéliciens réformés et aristotéliciens orthodoxes. Les plus fins esprits participent à des controverses théologiques du plus haut niveau dignes d'une univeristé, les nourritures de l'esprit jointes aux nourritures du corps.

Nous poursuivrons par une visite de l'église, joyaux de l'architecture du 14ème siècle, qui outre sa vierge noire présente une attraction unique au monde: la cage papale! En effet à Mende en exclusivité mondiale se tient le procès d'Innocentius, dit le pape.
Tu seras autorisé à lui jeter de petites pierres ou à l'agacer avec un bâton, mais il est interdit de le nourrir. Il suit en ce moment une diète sévère suite aux nombreux excès qui ont surchargé son foie.

Tu auras ensuite quartier libre en fin d'après midi pour te reposer avant les distractions de la soirée. Tous les soirs l'équipe de soule locale affronte l'équipe genevoise pour lui arracher les clefs de la mairie dans une mélée farouche.
Jusqu'à présent les genevois mènent au score et si tu le souhaites tu auras la chance de pouvoir participer au match au sein d'une des deux équipe, voire même des deux si le coeur t'en dit. Avec un peu de chance tu pourras même transformer un essai par dessus les portes de la ville avec la tête du pape.

Aucune ville au monde ne présente une telle diversité d'activités, aucune ne prend autant soin du bien être et de l'édification de ses visiteurs.
Alors n'héiste pas: viens et fais venir tes amis. Mais fais vite, la saison sera courte!


Dernière édition par leo... le Ven 30 Déc - 14:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] les carnets de Leo...   Lun 26 Déc - 17:11

cheers

______________________________
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MessageSujet: Procès d'un inquisiteur de passage en ville, ça doit le changer!   Mer 28 Déc - 18:03

procès opposant 2011-12-27, Graoully à la municipalité de Mende

Graoully est accusé de haute trahison.

Le juge attend le réquisitoire l'accusation
(à déposer sous deux jours ouvrables après la plaidoirie de la défense)

Citation :
Acte d'accusation

Une clameur tout d'abord, puis ...
Un chant s'était élevé.
Déos saurait l'entendre.

***Tourner le temps à l'orage
Revenir à l'état sauvage
Forcer les portes, les barrages
Sortir le loup de sa cage
Sentir le vent qui se déchaîne
Battre le sang dans nos veines
Monter le son des cytares
Et le bruit des chevaux qui démarrent.

Il suffira d'une étincelle
D'un rien, d'un geste
Il suffira d'une étincelle,
Et d'un mot de la cours
Pour
Allumer le feu
Allumer le feu
Et faire flamber les inquisiteurs!***

Citation :
Première plaidoirie de la défense

*L'inquisiteur, puisque c'était apparemment en tant que tel qu'on l'accusait, entra au tribunal, tout à fait tranquille.*

Demat d'an holl ! Votre semblant de formation de jugement m'a mis en accusation devant vous. Vous n'êtes qu'une bande d'ignares : dois-je vous rappeler le privilège du for qui n'autorise que des juridictions ecclésiastiques à mettre un évêque en accusation ?
Le principe du contradictoire est-il respecté dans votre ci-devant tribunal ?

Je doute de cela...

Arrêtez donc vos bêtises et allez faire joujou ailleurs, en laissant mon diocèse et celui des autres évêques tranquilles.


Dernière édition par leo... le Jeu 29 Déc - 1:51, édité 1 fois
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MessageSujet: A mort le pape!   Jeu 29 Déc - 1:40

Courrier envoyé à tout ce que la france comte de rois, ducs, comtes, maires, tribuns et curés.

Citation :
Bonjour.

J'ai la joie de vous annoncer que le pape est actuellement en procès dans la bonne ville de Mende, dans le Languedoc.
Vu l'énormité et la gravité des crimes commis par lui et son Église, il ne fait aucun doute qu'il sera reconnu coupable et exécuté par les sicaires du lion de Juda présents en ville. Comment ? Empalé, brûlé, lapidé, décapité, assis sur un nid de guêpes, nous ne le savons pas encore mais un concours a été lancé chez les Mendois afin de trouver à ce despote la fin la plus appropriée.

Vous êtes donc conviés, vous ou les représentants de votre ville, à la grande fête qui se tiendra à cette occasion dans la bonne ville de Mende afin de célébrer la nouvelle année et la mort d'un homme qui prétendait régner sur les âmes à la place de l'Unique. Ce sera l'année de l'espoir pour tous les réformés et tous les hommes libres.

Si vous vouliez amener quelques étrennes avec vous, les Mendois ont en ce moment grand besoin de haches, leur forêt est désespérément silencieuse. Sinon venez comme vous vous êtes, sans chichis ni cérémonie, ce sera à la bonne franquette.

A bientôt donc.
Fraternellement.
Leo...

http://rome.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=28248&highlight=

Citation :
Leo... passa par la mairie avec une affiche sous le bras. S'il y'avait bien un endroit qui convenait à ce qu'il avait en tête c'était ici.
Allez hop, au boulot, un coup de pinceau, on étalle la colle et voila.


Citation :
Chers Mendois.

Vous n'êtes pas sans savoir que se tient dans votre ville l'évênement mondain de l'hiver 1459/1460: le procès du pape.
Comme vous le savez déjà l'énormité des crimes commis par lui et son église rendent certains le verdict (coupable) et la peine à laquelle il sera condamné et, symboliquement, son église avec lui (la mort).

Chez les membres du lion de juda beaucoup ont une prédilection pour le pal, certains disent que pour le pape on devrait varier un peu et le brûler sur un bucher comme ses inquisiteurs le font avec leurs victimes, mais ces idées manquent un peu d'originalité.
Aussi, comme vous êtes nos hôtes, dans un geste de bonne volonté envers vous, vais-je lancer un grand concours: "choisis quelle sera la mort du pape."
Après tout quoi de plus naturel qu'il meurre suivant la coutume du pays, étouffé en mangeant un croquant par exemple.

Aussi, chers amis Mendois lachez la bride à votre imagination. Proposez tout ce qui vous passe par la tête. Celui dont l'idée sera retenue gagnera le droit de l"exécuter lui même.
Avouez qu'une telle chance ne se présente pas tous les jours.

Déposez vos réponses dans ce bureau, ou envoyez un pigeon à leo..., Eglise de Mende, place de l'église, Mende, Comté du Languedoc, Royaume de France.
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leo...
Camelot
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MessageSujet: avec summa et le lion de juda, dites non aux impôts!   Ven 30 Déc - 13:34

Summa a écrit:
Mendoises - Mendois

Par décision du Conseil Municipal réuni sous mon autorité en Salle du Conseil au Château, la Mairie suspend toute levée d'impôt.

Si Dame Phonya usurpant sa fonction lève l'impôt , ce sera en toute illégalité et vous ne devez pas le payer

Fait le 29 Décembre 1459
par le Sieur Summa
Maire légitime de Mende


Leo... a écrit:
Ah ils sont bien tous ses rouleaux de papier que j'ai trouvés dans le bureau de la mairie, pour une fois qu'on est d'accord avec leur maire on va alller dans son sens.
Je vais faire une affiche pour le soutenir ça lui fera plaisir et le mettra peut être dans de meilleures disposition.


Et joignant le geste à la parole Leo... entreprit de coller ses propres affiches pour appuyer celles du maire.

Citation :
Mendoises - Mendois


Vous avez pu voir une affiche de votre maire Summa vous enjoignant de ne pas payer les impôts levés par la mairie.
Je vais me permettre d'abonder en son sens: ne payez pas les impôts de la mairie. Ne payez pas les impôts du comté. Protestez contre les taxes qui vous étranglent.

Une chose qui nous choque mes compagnons et moi lorsque nous voyageons est de voir que partout dans le monde les gens sont écrasés d'impôts et de taxes. Ils payent pour travailler, ils payent pour acheter à manger, ils payent pour avoir le droit de cultiver le blé qui donne le pain, ils payent pour avoir le droit de fabriquer les outils si utiles aux hommes.
Un des premiers mouvements de l'administratrice Phonya a été de chercher comment supprimer les taxes qui vous accablent, mais hélas elles sont perçues par des agents du comte sur lesquels elle n'a aucun pouvoir.

En Helvétie nous ne connaissons pas cela, nous vivons dans un paradis fiscal. Les hommes sont libres et ne sont pas considérés comme des serfs taillables et corvéables à merci. Les villes ne sont pas vues comme des sources de revenu par la confédération qui au contraire leur redistribue l'argent gagné dans les mines. Ce n'est sans doute pas un hasard si la réforme, cette religion de liberté, est née là bas.

Les membres du lion de juda sont souvent confondus avec les brigands à cause de la faiblesse de leur moyens. N'ayant pas la puissance des grands de ce monde il doivent pratiquer la guerre de guérrilla et d'embuscade.
Etant proscrits un peu partout, ils ont l'occasion de croiser d'autres proscrits et de nombreux brigands, des gens que vos juges et vos argousins n'inviteraient pas à leur table et qu'ils envoient partager avec nous la paille humide des cachots. Et bien nous pouvons vous le dire: les plus grands pillards sont les autorités constituées.

Les hommes qui décident de pratiquer le métier de brigand mènent une vie libre et aventureuse sur les routes et les chemins. Ils ne s'en prennent qu'aux voyageurs, une personne à la fois ou en petits groupes, ils laissent à leurs victimes une chance de défendre leur bien et il y'a des moyens de se protéger d'eux. Ils ont contre eux les lois et les tribunaux et les gens à qui ils s'en prennent peuvent les dénoncer à la police.

Le pillage pratiqué par les grands seigneurs est beaucoup plus important, eux s'en prennent à tout le monde.
Ils restent assis dans leur château et envoient leurs agents percevoir des taxes dans la poche des pauvres gens sans qu'ils puissent se défendre.
Les gens gens qui ne payent pas leurs impôts ont la loi et les tribunaux contre eux et peuvent être dénoncés à la police. Les autorités pratiquent le vol autorisé.

Même si vous quittez votre province pour voyager, les collecteurs d'impôts continuent de vous poursuivre et si vous n'interrompez pas régulièrement votre voyage pour satisfaire leur appétit vous pouvez être sûrs d'avoir de leurs nouvelles à votre retour à la maison.
La seule solution pour leur échapper est de vendre vos champs et détruire votre échoppe pour laquelle vous avez sué sang et eau. Au moins les bandits de grand chemin laissent-ils votre propriété en paix et ne vous obligent pas à travailler pour eux.

Alors avec Summa et le lion de juda, dîtes non aux taxes, ne payez pas vos impôts, gardez pour vos enfants l'argent que vous avez durement gagné!

Fait le 30 Décembre 1459
par le Sieur Leo
Adjoint de l'administratrice Phonya



Dernière édition par leo... le Lun 2 Jan - 15:10, édité 1 fois
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Cameliane
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MessageSujet: Re: [RP] les carnets de Leo...   Ven 30 Déc - 22:26

Tout simplement magnifique Léo, continue... régale-nous encore et encore...
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MessageSujet: Re: [RP] les carnets de Leo...   

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[RP] les carnets de Leo...
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