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 [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457

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Kirkwood
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MessageSujet: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Ven 9 Oct - 20:59

Premier feuillet de deux.

Le 9 septembre

Bonjour z’et salutations z’en Deos et Ses trois prophètes z’à vous, ô combourgeois, réformés z’et autres aristotéliciens z’et concitoyens.

J’avions décidé de tenir petite chronique de notre voyage entrepris pour la plus grande gloire de notre cité, en nom justice tant aristotélicienne qu’humaine.
Chronique que je vous serions gré de porter et placarder en notre belle église St Pierrot où ne puis tenir le culte.

« Ils marchent dans la forêt
Ils sont de plus en plus laids
Même les coups de hache
N’arrêteront leur marche »

Même si j’apprécions modérément le 2e vers de cette strophe dédié à notre projet, par bûcherons berrichons de rencontre, l’élan final résumions bien notre volonté de fer.
Oui, les CRS estions là, et ils n’estions pas contents.
Ils allions chercher Yohann par la peau du cru à l’autre bout du monde…

Yohann, l’ancien curé de Genève.
Yohann, meurtrier criminel voire assassin de Petitced, lors de la Croisade contre les réformés du printemps 145.
Petitced le maire qui marchions avec un drapeau blanc, qui avions prévenu l’ennemi de sa volonté de négocier. Car Petitced estions le premier à se battre sur les murailles de sa ville, mais le premier aussi à souhaiter l’arrêt des combats.
Petitced assassiné par des meurtriers sans foi ni loi, sous les ordres directs de Yohann.

Yohann poursuivi par sa conscience, espéraient les plus optimistement fous, et surtout par la diplomatie genevoise, sans trêve depuis un an, obligationné de déménager sans cesse pour échapper à l’inépuisable vitalité du phare du monde connu et à découvrir, Genève.

Genève apprenions que Yohann s’était réfugié quelque part ?
Genève entamait des liens diplomatiques, commerciaux, et bien sûr juridiques. On obtenait le départ du curé meurtrier et assassin.

Mais pas cette fois-ci.
Cette fois-ci, on ne les avions point écoutés, les Genevois.
Alors, les CRS, les Compagnons Reitres Suisses, avaient reçu des lettres de marque de Genève.

Nous n’estions pas nombreux ; difficile de nous appeler « armée ». Sans artillerie à trébuchets ou à poudre, on ne pouvions attaquer une ville.

Mais on défendrait l’honneur de notre ville.

Quand tout est perdu, il reste toujours cela.

La défense de la civilisation, du bien-être moral, des prix chers (et nous n’en sommes point peu fiers, car comme le disions certains, en Confédération, on n’estions point riches, mais on estions aisés…) et de la propreté.

Bref, l’honneur genevois…

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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Ven 9 Oct - 21:02

Deuxième feuillet de deux
C’est qu’en plus, on l’avait jugé par contumace entre temps, le Yohann.
Et on avait appris, par les témoins…

Oh, toutes sortes de choses.
L’embuscade, visiblement montée de main de maître pour être sûr que Petitced ne puisse y échapper, et prolonger ainsi les combats pour étrangler (aussi) les libertés helvétiques.

Les relations ambigües entre Yohann et Lorgol, l’alors camerlingue luttant avec haine et lâche hypocrisie.

Et surtout, surtout…
Le récit de la meurtrerie de Petitced.
Les témoignages avions été monstrueux.
On disait, on disait… Que ne disait-on pas ?
Que Yohann estions un vampire. Qu’il avions bu le sang de sa victime. Qu’il avions demandé aux assassins d’écorcher leur proie pour qu’il s’en fasse une peau. Qu’il voulions prendre un bain dans le sang du martyr…

Billesvézées, racontars et fabliaux ! s’estions gaussés les honnêtes bourgeois genevois, peu enclins à la fantaisie et au romantisme…
Certes, Yohann estions un assassin. Certes le tribunal l’avions condamné à mort suivant les communes lois de toute l’Aristotélicité. Certes il estions une caricature vivante des reproches faits par tout un chacun parmi les gens raisonnables contre les émerveillables abus de l’Église Aristotélicienne.
Mais quand même, arrêtons de rire. Restons sérieux. N’en faisons pas trop…
Genève, vous savez, c’estions pas trop des rigolos portés sur l’imaginative, si vous les laissez faire…

Par contre, là où les bourgeois de Genève n’avions plus du tout souri de condescendance face aux racontars, c’estions quand l’enquête avions démontré deux ou trois trucs…

D’abord, que l’hygiène de Yohann estions déplorable.
Ensuite, qu’il avait placé ses économies dans le royaume de France.
Enfin, pire que tout. Il avions fait exprès de laisser la tâche de sang, témoin de la meurtrerie sanguinaire, dans la tente de l’embuscade.
Pour humilier les Genevois.
Alors même que durant le siège, nos murailles estions restées propres (un peu démolies ici et là, mais propres)…

Y’a des trucs qu’y fallions point faire, avec un Helvète…
Alors, avec un Genevois…

Je vous saluons bien !

Vot’Kiki

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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Ven 16 Oct - 19:40

Citation :
Le 17e jour d’octobre de l’Ère de réformation de la Foi 1457

Que je vous prions z’encore une fois humblement de bien vouloir afficher mes lettres z’et missives en l’église dite-cathédrale où je ne pouvions agir.

Chers combourgeois

J’espère que vous vous portions bien et que Genève restions bien le Phare de l’Aristotélicité.

Ici, nous progressons lentement mais sûrement.
Notre moral estions ferme et bon.
Je croyons que nous allions en pays de sauvages, mais non, les montagnes z’et les vallées se suivions, et si la végétation changions régulièrement, nous évitons pays de plaine ou fièvres chaudes et purulentes sont, dit la rumeur publique, si fréquentes et mortelles.

Nous avions découvert la mer.
Au pied d’une montagne d’ailleurs, ce qui prouve que c’estions bon pays…
C’est impression à nulle autre pareille.
Notre lac bien aimé est fort grand, et sans doute, le plus grand de la Confédération, mais incontestablement, la mer, c’estions plus grand !

Pour des raisons que je comprenions difficilement, les païens romains de l’Antiquité l’appellions Mare nostrum, « notre mer ». Alors que c’estions point la nôtre, c’estions la leur si j’avions bien compris, du temps de leur empire et de leurs Césars qui firent si cruellement souffrir les premiers aristotéliciens ?


On avions z’aussi découvert un truc dont on nous parlions déjà au sud de Lyon, c’estions l’olive.

C’estions z’un fruit, tout noir et fripé comme enfançon qui sortions à l’instant du ventre de sa mère, tout petit, genre fraise, fort gras et délectable. Il se vend à des fortunes en les montagnes, mais z’ici, au bord de la Méditerranée, on en trouvions presque partout !

Les natifs ici, quand ils ne sont point pauvres au point de se nourrir uniquement d’oignons et de pain, en ont grande usance, car c’estions merveille ce qu’on en peut faire.
En gastronomie, outre sous sa forme de nature, elle pouvions z’aussi servir en maintes farces de viande ou de légumes, certains z’ici la mangions z’avec poivrons, ou même en dessert.

Mais d’après les natifs (quand on les comprenions, car il fallions bien l’avouer, ils estions souvent incompréhensibles avec leur accent !), cet émerveillable fruit offre moult autres bienfaits. Il soigne les catarrhes, les corps aux pieds, certaines fièvres, donne l’haleine fraiche, soigne des humeurs trop chaudes et prolonge ainsi la vie de l’aristotélicien !
Nous en verrons les fruits ultérieurement…

Si nous n’avons point découvert de communauté aristotélicienne réformée sur notre chemin, nos discours sur le camouflet reçu par Genève et notre détermination nous ont valu beaux applaudissements ici ou là, et nos effectifs ont augmenté, recrutant gens de biens z’honnêtes z’et soucieux des bonnes manières.
En effet, et j’en conviendrons z’avec vous, nous devenons au fur z’et à mesure troupe nombreuse : nous voilà donc deux de plus !
Hosannah !
Le Très-Z’haut veille sur Genève !
Qu’il en soit béni et remercié, de toute éternité !

Pour nous quitter, je ne saurions que trop vous conseiller un psaume.

Allez, zou, psaume 24 !

Citation :
À Yahvé la terre et sa plénitude, le monde et tout son peuplement;
C’est lui qui l'a fondé sur les mers, et sur les fleuves l'a fixée.
Qui montera sur la montagne de Yahvé? Et qui se tiendra dans son lieu saint?
L'homme aux mains nettes, au cœur pur son âme ne se porte pas vers des riens, il ne jure pas pour tromper.
Il emportera la bénédiction de Yahvé et la justice du Dieu de son salut.
C'est la race de ceux qui Le cherchent, qui recherchent ta face, Dieu de Jacob.
Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portails antiques, qu'il entre, le roi de gloire!
Qui est-il, ce roi de gloire? C'est Yahvé, le fort, le vaillant, Yahvé, le vaillant des combats.
Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portails antiques, qu'il entre, le roi de gloire!
Qui est-il, ce roi de gloire? Yahvé Sabaot, c'est lui, le roi de gloire.

Votre Kiki

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Mer 4 Nov - 21:13

Citation :
Premier feuillet de trois
Salutations z’en Deos et Ses trois prophètes à mes combourgeois

De Jaca en Aragon

Ici, le moral estions bons, car les Aragonais nous font bon accueil. Il est vrai que nous faisons tous efforts pour nous faire mieux comprendre.

Ainsi avons découvert un mérite à Helmut Tagueule, toujours insupportable par ses questions innombrables, mais qui baragouinons l’espagnol quelque peu.

Il a ainsi traduit la complainte que j’avions composé pour nous présenter aux Aragonais et habitants de Jaca. Lesquels ont l’air d’avoir grande pitié pour nous qui avons supporté la malice de Yohann et celle des Béarnais.
Adonc pour récompense, n’avons-nous point baffé Helmut et lui avons baillé piécettes pour boire à la santé de notre entreprise, à moins que ce ne soit pour conter fleurette aux damoiselles ibères.

Je me demandions si Izaac n’avions point mauvaise influence sur lui ?

Néanmoins, je me dois de vous avouer que nouvelles nous sont parvenus des sicaires du Lion de Juda qui m’avions d’abord annoncé leur volonté d’attaquer z’aussi le Béarn. Ils semblent être fort émus de l’attaque de Genève par la loudieuse Venesia.

Le fait qu’elle ait attaqué l’Helvétie et Genève l’avions profondément irrité, mais qu’elle se fasse passer paraît-il pour l’héritière de Sanctus l’a mis dans rage folle, m’a-t-on conté !
Il estions fort à craindre que notre opération sur le Béarn ait perdu ces alliés.

Néanmoins, avons bon espoir d’entraîner encore quelques volontaires espagnols, lesquels ont comme nous sang chaud face à l’injustice !
Tous nous croyons encore à notre mission et n’attendons qu’une occasion pour nous infiltrer entre les armées béarnaises ! Face à la guerre nocturne, asymétrique et moderne, ils devront baisser les armes !

La complainte composée pour l’attention pouvions fort bien, je pense, être affiché en notre bonne église dicte-cathédrale, ce dont je vous serai fort gré encore une fois.

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Mer 4 Nov - 21:14

Deuxième feuillet de trois
Complainte des Genevois à Jaca

Pour la mélodie : http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/la%20p%C3%A9richole%20ecoutez

Citation :
Écoutez, peuples d’Espagne,
D’Aragon et de Jaca
Genève vit de son épargne
Et prie Deos sans tracas

Mais cinq armées sont sous ses murs
Avril mille quatre cent cinquante-six
Elle se défend, oui ça c’est sûr,
Même seule à un contre dix !
Elle se défend, elle se défend
Même seule à un contre dix !


Citation :
Petitced héros guerrier
Est le maire de la ville
Il la défend à grands coups d’épée
Jamais Genève ne sera servile !

Mais il rêve aussi de paix
Pour les méchants comme les gentils
Alors sans lâcheté ni regret
Il va négocier avec l’ennemi



Citation :
Mais de Genève s’était enfui
Yohann le curé sanglant
Il a déjà rejoint l’ennemi,
Il est sale et il est méchant

La paix n’est pas dans ses projets
Et il ne prend qu’un bain par an !
Par le sang il est fasciné
Il est sale, il est dégoûtant

La tente où l’on va négocier
Yohann l’occupe prestement
Il place ses hommes et leurs épées
Ils vont tuer Petitced
Il place ses hommes, place ses hommes
Ils vont tuer Petitced en guet-apens !

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Mer 4 Nov - 21:15

Dernier feuillet de trois

Citation :
Écoutez, peuples d’Espagne,
D’Aragon et de Jaca
Genève et ses ennemis geignent
D’assister à tel trépas

La ville a perdu un héros
Et l’ennemi un digne ennemi
La paix n’a plus de héraut
Et cette guerre a bien repris !

Après héroïques combats
Vient une nouvelle paix
Les assiégeants arrêtent leurs bras
Malgré leurs cuisants regrets
Assiégeants arrêtent, siégeants arrêtent
Malgré leurs cuisants regrets !



Citation :
Poursuivi par Genève
Mais sans le début d’un remord
Sans cesse Yohann erre sans trêve
Toujours il craint de se voir mort

En Bourgogne il a cru s’aliter
Bavière l’a subit duc-brigand
Toujours a été pourchassé
Doit bien accepter ses tourments !

Le Béarn l’a accueilli
En a fait un nouveau curé
Un arbre se juge à ses fruits
Faut-il brûler la forêt ?
Un arbre se juge, arbre se juge
Faut-il brûler la forêt ?

Cette histoire a une morale
Bientôt je vous la conterai
Yohann poussera un grand râle
Et Petitced sera vengé
Yohan râlera (bis)
Et Petitced sera vengé !


Citation :
Que Deos vous ait en sa sainte garde

Votre Kiki

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Mer 4 Nov - 21:59

Sad

c'est bô...

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MessageSujet: Re: [archives béarnaises] Récits z'épiques de la CRS en descente automnale sur le Béarn - octobre 1457   Jeu 5 Nov - 20:12

N'est-ce pas...


Excuse médicale

De Pau, le troisième jour de novembre 1457

Moi, Diafoirus, médicastre, grand mireur d’urines et diplômé de l’école de Salernes, condescend à descendre de mon noble état par respect pour mon meilleur malade et ma plus grosse source de revenus, et à prendre plume en nom Kirkwood, Lecteur réformé de sa ville et conseiller de l’avoyerie, pour tenir informé la-dicte avoyerie de Genève, à sa demande.

La dicte-demande stipulant aussi qu’il souhaite et demande très sincèrement, très humblement et avec moult grande ardeur à ses combourgeois, que soit affichée cette missive par devant l’église dite-cathédrale, après lecture durant le culte, culte duquel son absence lui fait moult chagrin.

Nonobstant les « argl » et les « gueuleugueuleu » plus ou moins informes, proféré par le cadav, pardon, le clien, pardon, le malade, voici ce qui se doit d’être retenu et expédié au Phare de l’Aristotélicité.

De prime, que la nuit de vendredi à samedi 30 et 31 octobre, la Compagnie de Reîtres Suisses du Sieur Meliandylus, soutenue par volontaires de nombreux duchés, de Guyenne jusqu’à Franche-Comté, Reîtres engagés ou sicaires du fameux Lion de Juda, a tenté de se saisir par subtile ruse de guerre de Pau, capitale du duché bérnais avec lequel Genève est en guerre.
Maugré belle volonté et forces engagements, les défenses paloises ont tenu et les Reîtres ont dû rebrousser chemin.

Dans les deux journées qui suivirent, la Compagnie et ses alliés ont mené combats sanglants et meurtriers contre les armées béarnaises entre Pau et Tarbes.
Fortune de guerre n’a point souri aux Genevois, car on compte encore les blessés et je tente avec grand mérite d’en sauver encore quelques-uns, même si les Béarnais maudissent la vaillance et la bravoure des Reîtres qui ont chèrement fait payer la victoire à leurs ennemis, lesquels ennemis ont vu leurs armées durement frappées.

Il doit également être signalé la terrible disparition de l’arme secrète genevoise, Ordnung, la grenouille-ninja élevée par le Reître Skiid. Son cadavre n’ayant point été retrouvé, tout espoir n’est point perdu, et les prières des Genevois sont incessantes à cet égard. néanmoins, l’âme de Skiid en est visiblement troublée…

Qu’il soit su que sont, selon le cas, ou blessés en leurs chairs, ou entre vie et mort et odissant psaumes et paroles saintes en grande crainte d’être appelés devant Deos, les notables et braves Genevois suivants : Méliandylus, Océ, Phonya, Andrew, Massy, Philodendron, Nicbur, Skiid et Kirkwood. Ont également été navré cruellement moult des généreux alliés qui avaient pris fait et cause pour Genève.

Et qu’il soit su et connu que sauvegarde des-dicts navrés, de Genève ou d’ailleurs, n’avancera guère tant que le capitaine Méliandylus n’aura point accepté la hausse de mes tarifs, tant labeur me prend de temps que fatigue me gagne sans que repos ne puisse prendre, par doux mangier, vin profond et sommeil sommeilleux.

Que toutefois, soit su que le resplendissant, merveilleux et génial Kartouche, lequel a promis de faire mieux considérer mes très modestes, honnestes et très justes revendications auprès du capitaine Méliandylus, lequel Kartouche donc, avec quelques autres Reîtres, a réussi à faire captive l’avoyère de Pau, désormais otage au service des revendications de Genève.

De plus, que le chancelier Izaac porte également haut le drapeau de Genève du haut des monts Pyrénées, d’où chaque matin il agite ses pudendas par provocation au nez et à la barbe de l’armée béarnaise massée devant Lourdes comme procession en Compostelle, la-dicte armée ayant grandement failli à empêcher le passage des Reîtres de Jaca en Aragon jusqu’à Pau.

Ergo, qu’il soit donc hautement su, connu et proclamé la capacité du Phare de l’Aristotélicité à frapper moult durement ses ennemis et toujours se retourner pour faire d’un mal, un bien, le tout avec honneur et dignité.


Pour faire ce que de droit

Diafoirus, médicastre renommé, prestigieux et débordé par son superbe talent

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