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 [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France

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Cendres
Narine Marchande
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mer 13 Juil - 22:15

Citation :
sa tombe à Nevers

Depuis le temps que je dis qu'il faut aller en bourgogne ...

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gaia

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 10:04

Oui, Aelig,

Bruno m'e l'a écrit, il donne toujours de temps en temps ses nouvelles,
puisque je m'inquiète toujours un peu pour lui ^^ Wink.

Voici un petit extrait de sa (longue) lettre ..
Citation :
(...)
Voyez vous apres avoir pillé la ville de Langres j'ai senti un certain potentiel dans cette ville abandonnée. J'ai donc brigué la mairie et à force de populisme et de promesse intenable je me suis retrouvé élu et largement. Helas le duc à fomenté une revolte le meme jour pour m empecher d acceder à mon poste et depuis il refuse de se prononcer sur la legalité de cette revolte (ce qui serait un camouflet pour le vote des citoyens de Langres s'il la reconnaissait) etil ne fait rien non plus pour me redonner mon siege. Au contraire ils me poursuivent pour divers motifs plus ou moins foireux mais comme ils n ont aucune preuve de ma aprticipation au pillage leur dossier est vide.

Evidemment je ne vous cacherais pas que j ai joué la corde de la victime d'un racisme anti-Helvete/reformé à fond en leur mettant bien le nez dans leur petite magouille.
(...)
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Aelig
Boussole sur-magnétisée
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 11:19

Pareillement

Citation :
Merci, merci...

Bah c est du velours faut dire, ces crétins pressent tellement le peuple qu il est facile de faire mieux qu eux et même le pire des Brigands apparait plus humain!

J'ai dû quitter le coin ca sentait mauvais mais je continue à miner le Duché depuis le château de Reims .. J envisage de revenir prendre la mairie légalement , surement début septembre, je vais les laisser bien ecoeurer le peuple un peu plus et me présenterais donc comme un sauveur..

la je descends vers le sud pour les vacances on a prévu une visite de château...

Il me rappelle un peu un certains candidat à Lausanne, mais en moins gentil Smile . Sauf que lui n'avait pas dans sa poche toute une mesnie et des gens détachés de partout pour défendre la Mairie.
Et il n' a pas tort. C'est la misère là bas.
L'autre candidate est une incapable doublée d'une hautaine, la ville est ruinée, dépeuplée, les habitants doivent payer des impôts pour renflouer une mairie qui ne leur sert strictement à rien et quand je suis arrivé il y avait rupture en pain, maïs et viande. L'embauche dans la milice est à 5 écus, mais pour Madame la bourgmestre, on peut vivre avec 5 écus, car elle, elle le peut.

Normal qu'un candidat plein de bonne volonté ait été plébiscité. Les gens s'en foutent que vous soyez brigand ou étranger. Tout ce qui les intéresse, c'est d'avoir à manger tous les jours et qu'on s'intéresse un peu à eux. Au pays des aveugles, les borgnes sont roi, ca lui sied bien au Bruno.^^

Il y a un point intéressant à cette histoire, c'est que Langres est voisine de Dijon. Ca peut faire un bon tremplin.
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leo...
Camelot
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 15:55

Ce qui me surprend dans cette affaire, c'est qu'il a toujours sa résidence à fribourg.
Je ne savais pas que l'on pouvait se faire élire à l'étranger.
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kartouche le magnifique
Camelot
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 16:05

On peut. Mais c'est bien ce qui lui vaut d'être considéré inéligible par le duc de Champagne.
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Aelig
Boussole sur-magnétisée
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 18:11

Même pas; En champagne le codex stipule simplement d'être résident depuis un mois, pas d'y avoir sa propriété. Je ne sais pas comment cela se prouve, si ce n'est être notoirement connu et reconnu comme avoir de bonnes mœurs.
La bourgmestre actuelle mise en place par le conseil est justement résidente de Sion, le comble.
Ce n'est pas le fait d'être helvète qui l'a vu se faire jeter, mais qu'il était un illustre inconnu et marqué brigand.
Ceci dit, il devait être à Langres une dizaine de jours avant de se faire élire haut la main. Ayant participé au pillage de la ville à son arrivée, c'est quand même assez fort.
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Cendres
Narine Marchande
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 14 Juil - 18:59

Citation :
sais pas comment cela se prouve, si ce n'est être notoirement connu et reconnu comme avoir de bonnes mœurs

Les douanes

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kartouche le magnifique
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Ven 12 Aoû - 11:57

Les voisins ont une nouvelle reine. On dit que ça va barder.

Citation :
12-08-2011 Résultat du second tour de l'élection

Résultat du second tour de l'élection

nebisa est devenu le nouveau souverain de Royaume de France avec 59.32 % des voix !
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mer 17 Aoû - 11:28

Qui a des informations sur Nebisa et des hypothèses sur ses projets et sa manière de faire une fois parvenue au pouvoir ?
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mer 17 Aoû - 11:39

Croisé au Louvre, quand j'exposai des toiles de Levan dans ma première vie de gentil.

Une noble comme tous les autres, copine avec Armoria et compagnie...
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iZaac
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Lun 29 Aoû - 11:33

Falco. a écrit:
Berry- La Crève Charogne : Mine de pavasse.

T'inquiète Pervert..Chui sur que tu causes aux anges et te tartifle des succubes..Ou l'inverse..T'es le Roi de la Mine et nous sommes la tribue de ptit nains teigneux..T'inquiète..


Dans le donjon de bois et pavés qui protége l'entrée de la mine ça sent la résine fraîche et la poussiére neuve.
Ils choment pas à la Crève Charogne!
Ca bucheronne et fortifie a tout va.
Falco est au chevet du Capitaine Pervert, tombé en coma depuis deux jours..Deux trés longs jours.

Dans la piéce vide, loin des cavaliers il peut crisper sa machoire de rage glacée.
Plus tard il arborera à nouveau son sourire cynique et sa balafre béante, encourageant chacun, chacune.

Les choses vont mal.
Les coursiers rapportent de sales nouvelles..Bourges et Chinon attaqués férocement, la trahison du Capitaine de Touraine..Des pertes terribles.

Il laisse le Capitaine sur sa couche pour s'installer dehors.
La cavalerie a besoin de le voir comme les voir s'affairer est vital pour lui.

Sans troupes soudées personne ne remporte de guerres ou de batailles..

Le jours est nuageux, ça sent le sueur et le bois coupé.
Les couleuvrines sont en cours d'installations et les galeries de mine sont..Minées.
Il regrette que leur troupe ne comporte pas d'arbaletriers.
Une cavalerie démontée est coincée dans un fortin de fortune est en situation délicate.

Il écrit d'abord au Duc..
Citation :

Au Porte Parole quel qu'il soit à cette heure,
Demandons de porter cette missive au Duc sans délais.

Nous avons été trahis par notre propre Conseil Ducal, mon Duc.
Abriter des vipéres ne les rend pas dociles.
Cette nuit le Capitaine ducal Phoenix a retiré les agréments de toutes nos armées de touraine ou alliées.
Trahison prémédité car dans les mêmes heures un assaut massif a été perpétué sur Chinon et Bourges contre nos troupes.

Les pertes sont importantes.
Mais le courage aura sans doute remplacé l'oriflamme car les pertes adverses quasi égales et ni à Chinon ni à Bourges, l'ennemi n'a réussi à prendre pied.
Mieux, il a été repoussé!

Mon Duc, notre ennemi se sert de la justice comme arme de guerre.
Il effondre les mines prises, saccage les cités au dela de toute mesure.
Il s'adonne à la sorcellerie parfois, nous le savons d'expérience.
Il vient d'ajouter la perfidie de la trahison.

Traquez et pendez par les boyaux le Capitaine Phoenix et tout ses proches et amis, parents, cousins ou camarades politiques. Tous! Que le dernier nourrisson soit jeté en loire dans un sac de cuir!

Falco de Cartel
Seigneur d'Oserez

Ps:
Votre cavalerie tient toujours la mine et la gardera le temps qu'il le faudra.
(Copie de courrier envoyé en gargote de touraine :wink: )


Ses corneilles ont été sorties de leur cage d'osier, elles claquent des ailes et craillent à tout va.
Il décide d'en utiliser une pour répondre au Duc de Berry.
Tête nue, son crâne tonsuré suite à l'horrible trépanation faite à Chinon aprés la bataille de la Buse Clouée, est en train de choper un coup de soleil.
Sauf à l"endroit ou on lui a callé une piéce d'os inconnu..Pas à dire, aux prochains bals il fera fureur auprés des courtisanes..


Au Duc Félon Alleaume,

Vous usez d'arguments pour légitimer votre felonnie, mais il est vain de les ressasser vers moi.
Je ne suis que Falco de Cartel, Seigneur d'Oserez, outil de guerre du Duc Llyr et rien d'autre.
A la différence, il est vrai, que Touraine préfére que ses guerriers soient dotés de cervelles contrairement aux votres enrolés pour l'enfer bouche et yeux baillonnés.

Vous avez usé de forfanterie lors de vos assauts contre Chinon et Bourges.
Mais je crains que cette précieuse charge de poudre ne fut employée mal à propos..
Nos pertes sont cruelles mais les votres tout autant.
Priez donc pour le Poilu, qui doit encore une fois rencontrer Dieu.
Priez donc pour ces gueux ou ces soldats fiers de vous suivre morts pour bien peu.
Je prierai, quat à moi, pour que les traitres en notre duché conservent encore un souffle de vie quand je pourrai les toucher de ma main.

Vous me dites brigand.
Vous êtes félon à la Couronne.
Je sers mon duché et le Royaume
Vous ne servez que pour conserver votre titre sur un lambeau de terre.

Dieu est mon seul Juge.
Qui sera le votre?

Falco de Cartel
Seigneur d'Oserez


Comme d'habitude, les soldats vont et viennent. Ils lisent sans gêne sa correspondance voire la commente. Il en profite pour s'assurer que les travaux avancent bien, ou si untel pioche plus qu'il ne lorgne la croupe d'untelle...
Une autre missive l'attend.
Il l'ouvre et la lit avec plaisir.
Citation :

Monsieur d'Oserez,

Si vous en avez le temps, je serais ravi de suivre le déroulement des batailles, sièges et mouvements de troupes dans les affaires de chez vous et vos voisins. La moutarde semble monter et j'aime la précision en ce genre de cuisine.

A défaut, pourriez-vous m'indiquer un lieu ou une personne qui saurait m'instruire. On dit trop de choses en l'air et j'aime ne pas me faire embrumer.

Armées, capitaines, batailles, sièges, dates...

Respectueusement,

I


Izaac..Comme de Genève blessée tu dois te demander ce qu'il ressortira de tout cela..Dommage que les Réformés en grande majorité soient plus attirés ..Logique..Par des frondeurs que par une Reyne qui a perdue la Guyenne en refusant à Sancte et au Royaume un peu de tolérance..


Comment résumer au mieux le conflit?
Une tache qu'il fait volontier et réguliérement auprés des Sages de Genève.
Pour lui la guerre est un metier dépassionné. Il ne peine guère à en mettre à plat les écheveaux.
Citation :


Cher Izaac,
Puisse notre Foi ensemencer ailleur que sur des cendres.

A ce jours la nouvelle Reyne de France, Nebisa de Malemort, dicte "La Vieille jamais ridée", entreprend une tâche que nul souverain ne fit auparavant.
La Reyne entend faire cesser la félonnie partout et en tout lieu et que cesse le laxisme qui régnait autrefois.
Elle entend soumettre certaines provinces trop habituée à l'impunité pour leurs crimes.
En cela elle suit les dernieres volontés de Feue la Reyne Béatriz.

Mais que de maladresse dans sa façon de faire!

Ainsi, en refusant à Sancte le Trône de Guyenne, elle a plu aux sectaires de Rome mais a perdue une province et un bel espoir de tolérance entre gens de Rome et Huguenots.
Faire cela alors que Berry saignait le Bourbonnais, que Poitou et Anjou, armées bretonnes, font et défond les régnant d'Anjou et multiplie les exactions aux alentours fut d'une maladresse néfaste.

Touraine et ses vieilles alliées , toutes provinces vassales de la couronne, Bourgogne et BA, ainsi qu'Orléannias d'ailleur et même un grand nombre d'Ordres Royaux se sont retrouvés en spectateurs impuissants d'une grotesque pantomime au Louvres.
La Reyne soufflant le froid en appellant au dialogue alors que Ponant et Berry ravageait et menacaient leurs abords.
Nous obligeant à rester l'arme au pied à attendre que les palabres finissent.
A subir des assauts sans répliquer.

La Reyne soufflant le chaud en déclenchant enfin la guerre.
Mais de telle façon qu'elle fit le lit de ses détracteurs tant ceux ci aiment chipoter sur les procédures et le droit quand ils doivent en subir les foudres.

A ce jours Berry, Anjou et Artois ont déclaré ne plus se soumettre à la Couronne.
Poitou fait profil bas mais continue à alimenter en vivres et soldats le Ponant.
Bretagne observe, lachant la bride à ses mercenaires et soudards allant en guerre.

Pour le moment, le conflit se déroule en Berry et aux portes de Chinon.
Et nulle part ailleur si l'on excepte les crimes d'une armée mercenaire battant pavillon du Ponant qui morcelle le Limousin, ridiculisant le duché même d'où vient la Souveraine.

De rudes batailles eurent lieues.
Entre Chinon et Saumur et devant Chinon ou par trois fois Ponant fut repoussé sévérement.
Devant Limoges ou les armées ducales furent laminées par le passage des armées du Ponant ralliant le Berry.
Devant Saint aignant enfin..Quand nous avons pu enfin entrer en guerre.

Aux derniéres nouvelles, une infame trahison faillie nous mener à l'extermination de nos armées.
Mais le Divin et la solidité de nos épées changea devant Bourges et Chinon(encore) un carnage en victoires couteuses.Beaucoup de morts de part d'autres..

Voila ou en est la Guerre.
Il parait que Maine s'arme, que la Reyne léve le Ban.
Il serait temps, alors que depuis deux mois ses trop rares provinces vassales fidéles bataillent seules.

Nous entrons dans une ére d'entropie et de flammes, cher Izaac.
Ceux qui étaient puissant juste sur la base d'un titre vivront de méchants lendemains.
Un titre ne gagne pas de guerre et ne prend pas de villes.

Puisse Genève flambloyer tandis qu'ici les loups dévorent les loups.
Je porte notre Foi, ainsi que d'autres, au nom de la Couronne . Nous avons face à nous des amis ou d'excellents ennemis qui suivent les bannières du Ponant.

Prend soin de toi, l'automne sera froid.
Et la voie de la tolérance aura bien du mal à se frayer un chemin dans ces ruines.

Falco de Cartel
Seigneur d'Oserez




Il regarde le messager partir.
Il est temps d'affuter son épée et de retourner au chevet du Pitaine..Aprés il ira voir le travail de Sape..

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iZaac
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Dim 4 Sep - 13:15

Citation :
29-08-2011 Guerre entre le Royaume de France et le Ponant
PARIS (AAP) - Les dissensions qui couvaient depuis longtemps entre la Couronne de France et le Ponant ont fini par dégénérer. Des centaines de soldats sont d'ores et déjà engagés dans une guerre civile entre certaines provinces françaises alliées au Grand duché de Bretagne et le reste du Royaume.

Pour comprendre, il faut remonter au règne de Levan III de Normandie, et plus précisément au 16 décembre 1457, date de signature du traité du Ponant entre le Grand duché de Bretagne, le comté du Poitou et le duché d'Anjou. Celui-ci contrevient en effet au principe d'alors selon lequel tous les accords comportant des clauses militaires entre des provinces françaises et des Etats étrangers doivent être validés avant ratification par la Curia Regis. Malgré la formulation très claire de l'article 4, à savoir "l’Alliance du Ponant se donne par ailleurs pour but d’assurer la défense collective de ses membres contre toute forme d’agression [...]", les signataires n'attendent pas l'aval des autorités parisiennes. Celles-ci ne réagissent cependant pas aussi vivement qu'on aurait pu s'y attendre, même lorsque la Guyenne puis l'Artois rejoignent le Ponant en janvier et février 1458. Le statu quo prévaut longtemps, aucune des deux parties ne souhaitant commencer une guerre potentiellement dévastatrice.

Après l'abdication de Levan III, une des candidates à l'élection royale, Béatrice de Castelmaure, fait campagne dans les provinces françaises du Ponant en soulignant sa volonté de maintenir les choses en l'état. Une fois élue, Béatrice 1ère ne se penche donc pas davantage que son prédécesseur sur la question, et si d'épisodiques conflits frontaliers ne cessent de se produire, aucun ne dégénère réellement.

Le prétexte fondateur de celui qui déchire actuellement le Royaume trouve pourtant son origine à cette période. Le 27 mai 1459, Béatrice 1ère fait état dans un édit de son "affliction" suite au comportement de Georgepoilu d'Aigurande, maintient son statut de félon et refuse son allégeance en tant que duc du Berry, invitant les électeurs berrichons à "désigner pour les représenter une autre personne de leur choix". Le mois suivant, des troupes tourangelles entrent en Berry, province amie du Ponant, au motif de faire respecter la décision royale, approuvées par la Curia Regis dans deux annonces des 29 et 31 juin. Au moment du décès de Béatrice 1ère, la régente Icie de Plantagenêt, elle-même condamnée pour félonie sous le règne de Levan III, invite pourtant les forces tourangelles et leurs alliés bourguignons et bourbonnais-auvergnats à se retirer du Berry, puisqu'il ne leur appartient pas de faire respecter de leur propre chef les décisions de la Couronne. Un officier royal engagé dans le conflit, le capitaine Namaycush, est également vivement rappelé à l'ordre, et la régente propose une résolution pacifique et l'occupation conjointe du Berry par une armée pontantaise et une armée tourangelle toutes deux sous étendards royaux.

Trois jours plus tard, le 12 juillet, une nouvelle déclaration d'Icie de Plantagenêt signe le début d'une longue série de communiqués diplomatiques parfois contradictoires de la part des deux camps. La guerre, d'abord interdite, est ensuite déclarée "privée". L'arrivée sur le sol français d'une armée bretonne, officiellement dépêchée pour mettre un terme aux agissements du brigand Thoros, mais prêtant concrètement assistance militaire au Berry, ne simplifie pas la situation. La mobilisation s'accentue dans les deux camps, mais la régente persiste à se poser en arbitre et affirme qu'il n'est pas dans son pouvoir de faire entrer le Domaine royal dans le conflit, ce qui lui vaut notamment des accusations de lâcheté de la part du régnant tourangeau Llyr di Maggio, à tel point qu'elle le menace indirectement d'une action en justice. La trêve qu'elle propose est refusée sous prétexte, selon le duc du Bourbonnais-Auvergne qu'elle "nuirait aux objectifs de sécurité". Jusqu'à la fin du mois, puis courant août, et malgré les rappels à l'ordre successifs adressés par la régente à tous les protagonistes, des émissaires bretons aux régnants coalisés en passant par le duc d'Anjou, les armées poursuivent des combats épisodiques. Le point de non-retour est sans doute franchi lorsque les forces bretonnes attaquent Chinon dans la nuit du 2 août, et qu'en représailles une armée commandée par le Connétable de France rejoint les coalisés.

Les élections royales touchent à leur terme dans le même temps, et c'est Nebisa de Malemort, déjà membre de la Curia Regis sous Levan III et opposante déclarée de Béatrice 1ère, qui monte sur le Trône le 12 août. Elle ordonne aussitôt la cessation immédiate des hostilités, la restitution de Bourbon, entre temps envahie par le Berry, à son duché d'origine, le départ des soldats bretons présents sur le sol français, et la tenue de négociations entre tous les régnants concernés. Un ultimatum posé durant ces dernières expire toutefois le 22 août sans que les régnants du Ponant ni leur allié berrichon n'aient accepté de rompre leur alliance militaire avec le Grand duché de Bretagne. Ceux-ci sont conséquemment déclarés félons à la Couronne, et le ban est levé dans tout le Royaume pour les mettre à bas. La Bretagne est fermement invitée à se conformer aux clauses du Traité du Mont Saint-Michel signé après la dernière guerre, sous peine de se voir incluse dans la déclaration de guerre à ses alliés français du Ponant.

Mais au même moment, le duc du Berry, le duc d'Anjou et la comtesse d'Artois publient une lettre ouverte dans laquelle ils accusent la Reyne de chercher sciemment à envenimer le conflit. Ils en veulent pour preuve la rupture des négociations en cours, la présence parmi les belligérants de plusieurs officiers royaux, et la large tolérance dont bénéficient les régnants loyalistes à propos de leurs actions militaires contre le Ponant. Le communiqué commun se conclut par une accusation de parjure et de rupture du lien vassalique à l'encontre de Nebisa de Malemort. Le comte du Poitou cherche quant à lui d'abord à justifier l'existence du Ponant dans le cas d'une hypothétique invasion anglaise, puis en appelle à des précédents concernant le Marquisat des Alpes Occidentales et la Franche-Comté, alors qu'il n'existe aucun traité liant une de ces deux provinces à une voisine française. Délaissant finalement cet argumentaire curieux, il affirme à son tour la considérer comme félonne, et l'invite à "retrouver la raison avant qu’il ne soit trop tard". Le 24 août, Elfyn de Montfort, Grand duc de Bretagne, publie une déclaration de guerre contre le Royaume de France, déclaration dont la Couronne prend acte le lendemain, alors même que le Marquisat des Alpes Occidentales sus-cité se range au côté du Ponant. Le 26, la Guyenne, dernier membre du Ponant non impliqué, appelle à la fronde contre "une Reyne parjure, félonne et dérogeante au vivre noblement", au motif que cette dernière a refusé les allégeances de deux des élus hérétiques excommuniés, Sancte Iohaness et Agnès de Saint-Just.

Il semble ainsi que ce sont les armes qui décideront de l'avenir du Royaume de France, d'un Ponant au bord de l'indépendance, et de leur voisin breton. Dernier coup de théâtre militaire en date, la trahison du capitaine tourangeau dans la nuit du 28 août, qui n'a cependant pas suffi pour couronner de succès l'assaut des forces sécessionnistes. L'arrivée constante de renforts dans les deux camps au bout d'une semaine de mobilisation générale ne laisse pas présager une issue rapide, malgré l'appel conjoint à une trêve de quinze jours de la part des primaties françaises et bretonnes.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP


Citation :
31-08-2011 Rectificatif et précisions
PARIS (AAP) - L'article daté du 29 sur la guerre entre le Ponant et le Royaume de France comprenait deux erreurs que le présent communiqué rectifie.

Premièrement, Icie de Plantagenêt n'a pas été déclarée coupable de félonie, mais de crime de lèse-majesté, après avoir attenté à la vie de Levan III de Normandie en décembre 1456. Béatrice 1ère n'a pas modifié le verdict de la Haute Cour de Justice comme elle l'a fait à la même période dans l'affaire Dragonet, mais elle a gracié la condamnée cinq mois plus tard. Une grâce qui a lavé son casier judiciaire, lui permettant par la suite d'être nommée régente de France, à défaut d'effacer la culpabilité comme l'aurait fait une relaxe.

Secondement, Agnès de Saint-Just n'est pas accusée d'hérésie, et n'a été excommuniée que pour avoir proposé Sancte Iohannes au trône de Guyenne, comme neuf autres des douze conseillers ducaux. En outre, sa lettre du 26 est strictement personnelle, précise-t-elle, et n'engage nullement la Guyenne entière. La régence a été prise en charge par le Pair de France Koyote, imposé depuis Paris et présent actuellement à Bordeaux à la tête d'une armée, alors que l'Eglise avait levé l'excommunication de la régente proposée par le conseil ducal élu, Maylis Lo Urden.

La rédaction et l'auteur de l'article présentent leurs excuses aux principaux intéressés.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP


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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mar 8 Nov - 20:57

Citation :
07-11-2011 Tours tombe aux mains des armées du Ponant

Tours (AAP) - La capitale tourangelle est tombée, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre, aux mains des armées alliées du Ponant. La bataille de Touraine, commencée il y a quelques semaines, prend une tournure prévisible mais décisive pour l'alliance de l'Ouest.

Prévisible, parce que l'effectif des forces en présence laissait entrevoir depuis près d'une semaine l'issue du combat. Les quatre armées loyalistes opérant dans les environs ont récemment été anéanties par les troupes du Ponant dans les environs de Chinon. Les défenseurs de Tours étaient donc seuls face aux assaillants.

Décisive, dans la mesure où la Touraine fait figure d'acteur principal de ce conflit. Pour rappel, ce sont en grande partie les démêlés entre celle-ci et le Berry qui ont entraîné, par le jeu des alliances, le début de la grande guerre dans laquelle le Royaume de France et le Grand Duché de Bretagne se trouvent plongés actuellement. La défaite de cette province totalement investie dans le conflit depuis le début sera sans nul doute lourde de conséquences, tant pour des questions pratiques d'agréments des armées loyalistes que pour des raisons politiques et stratégiques. Tours est ainsi, après Bourges, la seconde capitale provinciale à être tombée.

Pour les Tourangeaux, le premier résultat de la chute de la ville sera l'instauration d'un gouvernement d'occupation. Pour l'heure aucune annonce n'a encore été faite par les vainqueurs sur le devenir politique de la province, mais il est absolument certain que le duc Llyr, farouche adversaire du Ponant, ne sera associé à rien. Ironie de l'histoire, c'est une armée berrichone qui est entrée la première dans les locaux du conseil pour y prendre le pouvoir.

Sur le plan politique, il s'agit de la plus importante défaite accusée par le camp des provinces loyales à la Reyne de France. Les jours à venir permettront de dire si la position de cette dernière sera fragilisée ou au contraire renforcée par la tournure critique des évènements. Mais d'ores et déjà, l'impact est très positif sur le moral du camp du Ponant.

Sur le plan militaire enfin, la chute de la Touraine complique la tâche des forces royalistes. Les armées ponantaises sont en effet bien situées pour reprendre le Berry, pour ouvrir un nouveau front contre le Domaine royal, pour faire une offensive contre les provinces du centre et du sud qui leur sont hostiles, ou tout simplement pour revenir sur leur propre territoire afin de le défendre. Car la guerre est loin d'être gagnée, et cette victoire pourrait n'être qu'éphémère.

Myrlin, pour l'AAP

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mar 8 Nov - 21:01

Nicolas.df a écrit:
08-11-2011 Entrevue avec la Reyne de France

Bonjour Votre Majesté, et avant tout merci d'avoir sollicité l'AAP pour cette entrevue.

Merci à vous de Nous offrir l'opportunité d'une telle rencontre.

Le sujet qui occupe tous les esprits évidemment, c'est la guerre opposant la Couronne de France et les provinces loyalistes à l'alliance du Ponant. Êtes-vous inquiète de la tournure du conflit ?

Concernant la guerre, bien entendu, Nous sommes inquiète. Nous l'étions dès l'instant ou Nous avons compris que le Ponant allait Nous contraindre à poser Notre scel sur le parchemin de la déclaration de guerre. Inquiète de savoir Nos peuples dans la tourmente, inquiète de voir les Français se battre contre les Français, inquiète des souffrances que cette division engendre...

Inquiète, mais déterminée, plus que jamais, à servir Notre Royaume et à mettre fin aux coupables exactions d'un Ponant né pour détruire la bannière à la fleur de lys. La peur et la souffrance que Nous ressentons ne sont rien face à celles de Nos soldats, de Nos sujets... pour eux Nous avons le devoir sacré de ne point faillir, mais de tendre la main, de pouvoir pardonner le moment venu.

Sur un plan militaire, après plusieurs mois de relatif équilibre, la prise de Tours porte un coup décisif aux forces royalistes. Ne craignez-vous pas la défaite ?

On ne fait pas la guerre si l'on n'est pas préparé à perdre une bataille. Tours est tombée, mais Tours a résisté avec tant de vaillance, d'énergie et de courage que personne ne peut douter que Tours se redressera, plus forte et digne que jamais. Tours est tombée, en effet, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de la guerre. Quoi qu'en dise la propagande ennemie, cette prise n'est jamais que la premiere et la seule victoire du Ponant en quelques trois mois de conflit.

Il est fort dommage que le Ponant ne s'en soit pas tenu à couler les navires de ses propres mercenaires, à poutrer ses propres renforts ou encore à disperser ses propres armées, brillantes manoeuvres nous ayant bien diverti au fil des semaines mais... Nous avons la bonne grasce de leur reconnaître qu'ils ont su prendre leur carte dans le bon sens et localiser Tours.

Pour le reste, sur le plan militaire le conflit continue, demain, le Ponant tremblera pour Poitiers, pour Angers, pour Arras. Et peut-être que certaines provinces commenceront alors à se demander pourquoi leur amie la Bretagne demeure la seule à ne pas craindre pour sa terre. Pourtant exposer ses sujets, pardon, ses alliés, en première ligne, en bonne chair à canon, pardon, en avant-garde, ne leur pose aucun souci.

Oh, puis j'allais oublier, "relatif équilibre" me semble une bien forte litote, si vous me permettez. Bilan des victoires royales : Normandie nettoyée des armées félonnes, Champagne résistant toujours aux assauts artésiens, Berry tombé et pacifié, Poitou occupé des semaines durant avec sa capitale assiégée, Saumur balayée par les armées royales... coté Ponant, eh bien uniquement Tours, mais avec quelles difficultés, et en si longtemps !

Doit-on en déduire que vous espérez toujours une victoire militaire ? Si elle survenait, quelles conséquences aurait-elle à court et moyen terme ?

Qu'appelez-vous une "victoire militaire" ? Voir tomber toutes les provinces du Ponant ? Peut être... mais il n'est pas besoin d'en arriver là. Lorsque les provinces félonnes auront ouvert les yeux, la Paix viendra naturellement, seul le temps que cela prendra demeurre un mystère. Avoir pris Tours leur fait pousser des ailes aujourd'hui, ils ne sentent plus uriner, comme on dit en taverne, mais s'ils oublient le mal qu'ils ont eu à y parvenir, tel n'est pas Notre cas. Il suffira de quelques batailles, de nouvelles défaites, pour qu'ils soient mieux disposés, même si les communiqués de la duchesse Killia, la traîtresse, laissent croire le contraire.

Vous escomptez donc plutôt que le Ponant sera le premier à se lasser. Pourtant, la situation n'est brillante nulle part, l'exemple de la Champagne dans le Domaine royal montre que la population des deux camps est de plus en plus réticente à poursuivre le conflit. Ne faut-il pas commencer à envisager de nouvelles négociations faute de vainqueur clair ?

La Champagne est une province divisée à la base, sur tous les sujets d'ailleurs. S'ils peuvent se disputer sur la meilleure couleur pour une paire de rideaux, les Champenois le feront. Par contre, quand il s'agit de se défendre contre l'ennemi, ils se serrent les coudes. Les querelles ne cessent pas mais passent au second plan.

Pour ce qui est de la négociation, Nous l'avons dit, Nous pouvons toujours discuter, mais la France ne retirera pas les conditions simples et légitimes qui ont été posées dès le premier jour et qui ne visent qu'à faire respecter la souveraineté naturelle du Royaume de France. Nous n'exigerons pas de têtes ou de réparations, dont Nous n'avons que faire, mais Nous ne céderons pas sur cela. Quand Nous entendons le Ponant ergoter sur ses liens militaires avec la Bretagne, Nous dire en substance "on veut que les Bretons puissent envahir la France pour venir attaquer les autres provinces qu'on n'aime pas", comprenez que Nous n'ayons pas envie de faire des concessions.

Le conflit ne pourra ainsi se terminer qu'avec la défaite d'un camp, ou la dissolution du volet militaire de l'alliance du Ponant ?

C'est cela oui. Ou bien sûr, dans le cas où les provinces du Royaume diraient "on ne veut plus la guerre, laissez le Ponant venir nous attaquer dès qu'il le souhaite". Ce qui n'est, heureusement, pas à l'ordre du jour.

Et si ces provinces disent "donnez-leur cette fichue indépendance et laisser-les se débrouiller avec la Bretagne, ils ne veulent plus de la France et ça tombe bien, la France n'en veut plus non plus" ?

Alors Nous Nous réveillerions, le souffle court, pour Nous apercevoir que Nous avons fait un cauchemar bien étrange et totalement farfelu. La France est une, elle est éternelle, elle transcende chacun des individus qui la composent et ne font que passer quand Elle demeure.

Puisqu'il est question de cauchemar, qu'adviendra-t-il si en vous réveillant vous trouvez les provinces loyalistes vaincues et le Domaine royal envahi ?

C'est impossible, cela voudrait dire la France entière, défaite, anéantie, impuissante. Autant imaginer que demain Nous Nous relevions sans un cheveu sur le crâne !

Vous pouvez toutefois concevoir qu'aucun des deux camps ne semble avoir envie de céder, et que le conflit risque de s'éterniser jusqu'à ne plus vous laisser grand chose à gouverner. Il est probable qu'un compromis doive être trouvé tôt ou tard, la Couronne y est-elle ouverte ?

Nous l'avons déjà dit, compromis, discussions, négociations, oui, mais pas sur un "Ponant Français", pas sur l'intégrité des frontières du Royaume, pas sur le droit de la France à refuser de voir des armées ou des navires étrangers venir semer le chaos sur son sol. Encore une fois, est-ce là trop demander ? Est-ce une exigence démesurée ? Est-ce un souhait impossible ? Non, ce n'est que le plus basique, naturel et légitime des droits.

Au sujet du droit, s'il appuie effectivement les revendications de la Couronne, pourquoi l'avoir contourné à l'occasion ? Le pillage et le rattachement de Châteauroux à la Touraine, ou encore la destitution de la vicomtesse Malycia effectuée contrairement au droit héraldique, sont des ombres difficilement compréhensibles au tableau royaliste.

La Couronne n'a jamais rattaché Châteauroux à la Touraine, et il n'a jamais été question de pillage. Nous avons suffisamment énoncé que Nous ne reconnaissions pas ce rattachement comme légitime ou destiné à perdurer. La destitution de cette Flamande est, en revanche, parfaitement légitime ainsi que l'énonce Notre édit du 17 septembre. Le Codex héraldique n'a pas encore été amendé, mais la charte d'un grand office est inféodée aux lois royales, ce n'est donc point un souci, ni un argument pour excuser l'acte d'agression de cette dame sur le duché de Normandie. Quand on est noble et que l'on décide, librement, de son plein gré, d'attaquer le Domaine royal, de bafouer la Couronne, on ne peut se plaindre, ensuite, d'en subir les conséquences largement méritées.

Vous continuez donc à demander aux autorités tourangelles de rendre son intégrité territoriale au Berry ? Quid du vote organisé dans la population locale, ayant donné vainqueur le rattachement à la Touraine ?

A l'heure actuelle, Nous Nous inquiétons d'avantage du sort de la population civile en Touraine, de la population berrichone de Châteauroux et des périls que pourraient leur faire encourir les oppresseurs du Ponant. Nous continuons à penser que chacun peut librement décider de devenir tourangeau et non berrichon, mais que dans ce cas-là, on déménage, on ne déplace pas sa ville. Nous avons déjà eu du mal à l'expliquer à la population de Montauban et à certains Toulousains, Notre avis n'aura pas changé là-dessus.

Un mot à rajouter au sujet du conflit, ou pouvons-nous aborder le reste de votre règne ?

Nous souhaiterions assurer à chacune des femmes, chacun des hommes qui ont pris les armes pour la France de Notre profonde et incommensurable estime, de Notre détermination à leur faire honneur et à les servir aussi longtemps que le Très-Haut Nous le permettra.

Avez-vous le temps de penser à autre chose qu'au conflit, et si oui, à quoi ?

Nous dormons peu, cela Nous laisse du temps pour penser. Aux réformes que Nous souhaitons voir mises en place, aux changements dont la France a besoin, aux travaux déjà lancés, à ceux qui viendront, aux difficultés que Nous devons surmonter, à Notre fille prisonnière en Artois, à l'enfant que Nous allons mettre au monde... bref, en effet, Nous pensons, et tâchons d'agir au moins autant.

Pourriez-vous détailler les réformes et travaux en question ? Quelle vision du Royaume avez-vous ?

Nous voulons aborder tout ce qui est considéré comme "acquis" ou "impossible à changer" pour le discuter et le repenser. Nous avons déjà demandé aux feudataires de se positionner sur l'avènement de marquisats au sein du Royaume, hors Domaine royal et Isle de France où cela est déjà possible. Il est apparu au final que les provinces ne souhaitaient pas voir cette mesure mise en place, le projet est donc abandonné. Nous voulons également aborder le cas de la Cour d'appel et celui d'éventuels ordres de chevalerie en province. En marge de ces points là, Nous oeuvrons, avec la très noble assemblée des Pairs de France, à la rédaction de la Charte royale, qui sera soumise bientôt, Nous l'espérons, aux Feudataires pour aval. Une profonde réforme des conditions d'accession à la très noble assemblée des Pairs de France devrait également voir le jour.

D'une manière générale, Nous voulons donner plus de voix aux feudataires, les associer à la conduite du Royaume, en faire les gardiens et les défenseurs de ses lois. Nous voulons gouverner en associant Nos ministres, les grands officiers et Nos Pairs de France, à la conduite de l'Etat. Nous espérons avoir le temps et l'énergie de réparer les plaies d'une France affaiblie, et insuffler une nouvelle énergie pour la conduire vers le progrès et la modernité qu'elle mérite.

En parlant des grands officiers, la nomination d'Ingeburge à la charge de Roy d'Armes a surpris ceux qui se souviennent qu'elle n'était pas votre plus fervent soutien au début de votre règne. Est-ce une façon d'oeuvrer pour la réconciliation ?

Nous n'avons jamais prétendu exiger de quiconque une dévotion aveugle ou une adoration païenne. Nous attendons de Nos officiers leur loyauté, mais surtout leur intégrité, Nous aimons que l'on Nous dise "non" ou "c'est stupide" ou "Vous vous trompez", quand c'est appuyé d'arguments raisonnés. Nous ne sommes jamais aussi bien aidée que lorsque Nous devons affirmer Nos positions et les débattre. Parfois, souvent peut-être, reconnaître comme valables les arguments qui nous sont opposés, et adapter Nos décisions en conséquence.

Vous n'êtes donc pas à court de projets malgré la guerre. Pour finir, pourquoi le choix d'Argael Devirieux comme Dauphin ?

Nous avons fait le choix de l'expérience, du mérite et de l'intégrité. En sus, Nous voulions quelqu'un qui connaissait le Royaume de France, le fonctionnement de ses institutions, ses forces et ses faiblesses. Pas quelqu'un d'inexpérimenté, fort de ses seuls préjugés et qui aurait dû "apprendre" quand Nous voulions quelqu'un d'actif sur le champ, pour Nous seconder et Nous assister. Nous avons mûri ce choix en notre for intérieur, et lorsque Nous fûmes convaincue de Notre raisonnement, Nous le lui avons fait connaître. Il a pris à son tour le temps de réfléchir avant d'accepter, de songer à ce que cela impliquait, de se demander s'il se sentait à la hauteur de cette charge, de s'interroger sur ses capacités... cette remise en question personnelle ne fit que Nous conforter et Nous rassurer. Nous avons trouvé là un vrai Dauphin pour la France, pas juste un nom creux sans rien derrière.

Un mot en conclusion ?

Un seul ? J'en vois trois qui s'imposent. Vive la France, je dirais même plus, vive la France qui se dresse et s'unit, vive la France à l'honneur retrouvé, et béni soit chacun de ses loyaux sujets. Vraiment, un seul mot, c'était trop bref !

Propos recueillis par Nicolas de Firenze, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Ven 18 Nov - 19:38

Citation :
16-11-2011 La Bourgogne dans la tourmente

DIJON (AAP) - Depuis quelques jours, le duché de Bourgogne est aux prises avec le Lion de Juda. Plusieurs voies de communications sont coupées par des groupes procédant à ce qu'ils qualifient de prélèvement de l'impôt léonin.

Le 10 novembre, dans un communiqué public, le consistoire de la secte réformée a revendiqué les agressions couronnées de succès d'Asclepiade, duc de Bourgogne à l'époque, et de la princesse Armoria de Mortain, connue pour son intransigeance à l'égard de l'hérésie réformée. «Nous avons obtenu une partie du financement de cette opération par la force, auprès d'Asclépiade [...] et d'Armoria [...]. Notre guerre asymétrique nocturne n'en est qu'aux préliminaires.» Les deux victimes n'ont pas commenté la nouvelle.

Dans le même temps, une armée menée par Thoros, supposé membre de l'organisation criminelle l'Hydre, a pénétré en Bourgogne, après avoir traversé la Franche-Comté sans autorisation.

La Franche-Comté reproche à Genève d'avoir laissé Thoros monter son armée sans prendre de mesures à son encontre. Le chancelier franc-comtois, Imladris de Voiteur, a claqué la porte de la diplomatie genevoise, gelant les négociations visant à l'établissement d'un traité entre la république lémanique et le royaume de Lotharingie en déclarant : «Nous avons une armée illégale sur notre territoire. Je vais devoir vous laisser. Merci de nous avoir laisser la "défection" à gérer.»

La diplomatie royale a retiré son ambassadeur à Genève. Dans un communiqué paru samedi, elle qualifie l'entrée de Thoros en Bourgogne de crime de la part de Genève, et déclare que la cité «devait prendre des mesures préventives pour protéger les provinces les plus proches.»

Dimanche, l'armée conduite par Thoros est entrée dans les murs de Chalon, tandis qu'un de ses lieutenants a pris le pouvoir à Mâcon. La duchesse Angélyque a déclaré que les autorités bourguignonnes avaient volontairement laissé le champ libre aux brigands. Ces derniers n'ont pas pu mettre la main sur les biens des municipalités. Selon l'Alae Furor IV, trois défenseurs de Chalon, dont la mairesse, ont été laissés pour mort en défendant la ville.

La mairie de Mâcon a été reprise par un maire loyal à Dijon, mais l'Alae Furor IV tient toujours la ville de Chalon, qui a été affranchie de l'administration bourguignonne.

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mar 22 Nov - 21:43

Citation :
20-11-2011 L'Anjou se déclare indépendant


Angers (AAP) - Après l'Artois, c'est en date du 13 novembre 1459 que l'actuel duc d'Anjou, non reconnu par la Couronne, a déclaré l'indépendance angevine vis-à-vis du royaume de France.

Les élections ducales avaient auparavant l'habitude de bercer paisiblement la petite province d'Anjou, à peine perturbée par la guerre faisant rage chez ses voisins et la mobilisation de nombre de ses figures emblématiques aux côtés de l'alliance du Ponant. Il y a un mois pourtant, la Confédération Indépendantiste Angevine a fait surface et a donné le ton du mandat qui allait suivre.

Elle a ainsi rassemblé 49% des voix face à deux autres listes concurrentes, lesquelles se sont immédiatement alliées pour reconnaître un duc issu de leurs rangs ; au terme de plusieurs jours d'éclats de voix et d'intenses négociations, les deux nouveaux hommes forts d'Anjou, à savoir le dénommé "le Fou" pour la C.I.A. et le nouveau duc élu Brennus de Reikrigen, se sont accordés sur un programme commun. Suite à quoi, dès le matin du 13 novembre, la déclaration d'indépendance angevine votée par le conseil a été officiellement publiée et envoyée à la plupart des chancelleries européennes.

Opportunisme lié au conflit en cours, ou aboutissement durable d'un éternel désir d'indépendance ? Il faut savoir que le petit duché n'en est pas à son coup d'essai, ayant déjà tenté par le passé des déclarations similaires au prix de graves crises et de guerres sanglantes. La fameuse "Indomptable fille de France" renie donc une fois de plus sa mère à l'occasion de son retour sur la scène politique. A l'heure actuelle, aucune réaction concernant cette déclaration n'est à signaler.


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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Dim 27 Nov - 22:19

Le Royaume et la Ponant ont signé une trêve de deux semaines, avec Rome en garant. Le premier à recommencer sera excommunié. Very Happy

Citation :
Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant

Article 1 : Les combats

Qu’à compter de la date de signature, combats et mouvements offensifs doivent cesser pour une durée initiale de deux semaines, tacitement reconductibles à chaque échéance faute de dénonciation officielle et publique de la trêve par l'une des parties.
Celles-ci se donnent par ailleurs trois jours pour leurs armées se retirent des différents fronts du conflit, les armées dans les villes frontières demeurant dans l'enceinte des murs de la ville et ce tant que la trêve n'aura pas été dénoncée.
Cela signifie clairement : les armées royales sur le sol des provinces loyales, les armées du Ponant sur le sol des provinces françaises en guerre contre la Couronne.
Les soldats blessés dans une province hostiles pourront regagner un sol ami sans encombre.
Pas d'attaques maritimes ou de mouvements dans les eaux des camps belligérants de la part des flottes des différents camps ou de leurs alliés étrangers.

Article 2 : Des blessés, prisonniers, et soldats démobilisés

Que toutes les provinces doivent prendre soin des blessés et prisonniers de chaque camp comme s’il s’agissait des leurs.
Que les blessés de guerre, les prisonniers et les soldats démobilisés ne sauraient nulle part se retrouver en procès pour leurs actes durant le conflit, ni jugés à partir du moment où ils se conforment aujourd'hui aux lois des provinces concernées.
Que tous les procès en cours contre les soldats des deux camps soient annulés sur le champ.

Article 3 : De la médiation

Les deux parties s'engagent à s'asseoir sans délai et sans faute à la table des négociations à Rome en vue de trouver un accord de règlement du conflit sous la médiation de l’Église Aristotélicienne.

Article 4 : De la garantie du présent accord

L’Église Aristotélicienne se porte garante du présent accord. Tout responsable politique, militaire ou affilié transgressant le présent accord sera ipso facto reconnu devant tous comme parjure et aussitôt frappé d'interdit.
Les Saintes Armées veilleront à l'intégrité physique et à la pleine sécurité des négociateurs.


Pour la France, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459





Son Altesse Royale Argael Devirieux

Dauphin de France

Dotch de Cassel,
Grand Maître de France



Julien Giffard
Connétable de France



Pour le Ponant, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459

Pour l'Anjou
Brennus de Reikrigen


Pour l'Artois
Yann Baol Doussadour


Pour le Berry.
Alleaume de Niraco


Pour la Bretagne
Elfyn de Montfort


Pour le Poitou
Ventreachoux de Beaupin l'Aizenay


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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Lun 5 Déc - 19:06

Des nouvelles de Thoros...

Citation :
Nous, Keridil d'Amahir-Euphor, Grand Ambassadeur Royal de France, Baron de Montpipeau & de Seignelay, Seigneur de Bréméan & de Railly,

Déclarons ce jour le Duché de Lorraine, mouvant du Saint Empire Romain Germanique, ennemi de la France, et déclarons de fait les frontières du Royaume de France fermées à sa populace.
Interdisons, en conséquence, aux sujets Français, aux Provinces du Royaume de France, tout échange avec ce Duché lâche et vendu aux brigands.

En effet, le Deuxième jour de Décembre, la Duchesse de Lorraine signait un Traité avec le trop bien connu Thoros, offrant de fournir à son armée 1000 écus et une main d'oeuvre bon marché, afin de ne pas subir d'attaque de sa part, et de le voir se rendre en d'autres terres, voisines. Celles de France ou pire, soeurs impériales de la Lorraine.

Joignons à cette annonce le sus-cité traité, faisant offense à bien des égards à notre Royaume.

Faict et scellé en Paris le Quatrième Jour de Décembre.

Citation :
La duchesse Marjolaine et le redoutable Thoros ont souhaité mettre par écrit, les termes de l'entente suivante :


Article 1 : Par le présent contrat, les deux parties s’engagent à ne mener aucune action militaire, l’une contre l’autre.

Article 2 : L’armée de Thoros s’engage à rester 2 jours à Vaudémont puis à se diriger vers Epinal pour quitter la Lorraine Définitivement. Aucune attaque ne devra avoir lieu contre les villes ,le château ou les lorrains.

Article 3 : A Épinal,la veille de leur départ hors de Lorraine.,la Lorraine fournira à l’armée Aleae Furor IV des fonctionnaires travaillant pour 60 PEA et 1000 écus de compensations financières.


Fait et signé dans une fermette sur les terres de Lorraine ce 2 décembre 1459

Chef de l’armee Aleae Furor IV
Lu et approuvé, zbam !
"Appliqua le seul sceau qu'il pu trouver"
    Thoros de Myr



Au nom du Duché de Lorraine :
Marjolainne de Reaumont_Kadoch
Duchesse de Lorraine,
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Mar 6 Déc - 20:06

He ben voilà, même s'il paraît qu'il ne faut lui faire aucune confiance, ça c'est du routier !

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Jeu 15 Déc - 14:13

La version du Ponant sur les négociations avec Paris.

Citation :
Négociations France/Ponant : situation au 10 décembre 1459

Médiateur
Tibère de Plantagenêt, archidiacre de Rome, dit Rehael

Négociateurs
Pour le Ponant : Kilia de Penthièvre (chancelière), Datan l'Épervier (représentant poitevin), Elfyn de Montfort (grand duc de Bretagne)
Pour la France : Nébisa de Malemort (reine), Argael Devirieux (dauphin), Dotch de Cassel (grande maîtresse)

Observateurs :
Pour le Ponant : Xedar (représentant poitevin), Yoshilas (vice-chancelier)
Pour la France : aucun

Chapeautées par l'Église Aristotélicienne Romaine, les négociations ont débuté une semaine après l'instauration de la trêve le 27 novembre.

Prenant immédiatement la parole, la reine de France réaffirme son refus catégorique de la clause militaire de l'Alliance du Ponant et exige la reconnaissance de son autorité par toutes les provinces s'étant opposées à son bon vouloir. La chancelière du Ponant lui rétorque qu'une négociation est faite de concessions et que les Ponantais ne se sont pas battus pendant cinq mois pour en revenir au point de départ. Elle en profite pour rappeler que le déclenchement du conflit armé incombe à la France elle-même, qui a la première déclaré la guerre, avant de reformuler l'un des souhaits de l'Alliance : la liberté de ses peuples à choisir ses dirigeants.

Rehael dit que les responsabilités sont partagées, et pose les termes du désaccord : Nébisa veut l'unification de la France autour de sa personne quand le Ponant revendique une plus grande autonomie d'action. Puis, le cardinal lance quelques idées à débattre, comme la possibilité de soumettre l'entrée de renforts bretons en l'Anjou ou en Poitou à l'autorisation de Paris, ou l'institution d'un conseil tripartite Couronne-Ponant-Église sur le modèle de ce qui se faisait jadis entre la France et la Bretagne dans le cadre du traité du Mont-Saint-Michel. Nébisa rejette directement cette dernière proposition et répète qu'aucun régnant élu par son peuple qui ne lui aurait pas juré obéissance ne sera jamais reconnu comme duc ou comte par la couronne française.

Argael prend alors la parole pour attaquer violemment la position de Rome, à laquelle il reproche de ne pas avoir pris parti pour les intérêts français, l'accusant d'être dirigée secrètement par les Bretons et d'être "restée sourde tandis que des Aristotéliciens mouraient". Toujours véhément, il propose ensuite sa propre solution pour mettre fin aux affrontements : que la Bretagne "redevienne" française. Restant calme, l'archidiacre de Rome pointe les erreurs d'Argael et lui propose de parler du rôle de l'Église dans un autre cadre que celui des négociations. Son interlocuteur ne s'excuse pas et rappelle, menaçant, qu'il risque de succéder à Nébisa sur le trône de France.

Datan intervient et décrit ce qui lui paraît être la cause profonde du conflit, à savoir l'abandon par la couronne de France d'un bon nombre de provinces n'appartenant pas au domaine royal, puis la cause circonstancielle, à savoir l'attaque du Berry par une Touraine conquérante. S'indignant des propos bellicistes d'Argael, il défend le droit des Ponantais à s'entraider en toutes circonstances et fait part de son inquiétude par rapport au maintien de la trêve, menacée par les mouvements suspects des troupes françaises et le caractère buté de leurs représentants.

Constatant que son dauphin est un peu trop bouillant, Nébisa tente de clarifier la position parisienne en posant comme acquise l'indépendance de la Bretagne ; elle lui dénie aussitôt toute possibilité de trouver des alliés parmi ses voisins et assume cette fois officiellement le fait d'avoir déclenché les hostilités. Elle réitère les exigences précédemment citées et y ajoute son refus de reconnaître l'indépendance des pays anciennement vassaux, prétendant que "ces points ne sont absolument pas négociables". Son intervention se conclut par une série de menaces potentiellement envisagées, au nombre desquelles l'annexion des mines ponantaises ou le rattachement définitif de Châteauroux au territoire tourangeau.

Datan les balaie d'un revers de main et souligne la constance des Ponantais, dont le vote aux élections a toujours traduit une forte unité contre la reine de France. Il s'attache à démontrer les incohérences de Nébisa : la Bourgogne a en effet déjà traité militairement avec une province non française sans que l'on ne vienne jamais l'en empêcher. L'accent est par la suite porté sur le déshonneur de la Touraine et du Bourbonnais-Auvergne, appuyés par Paris dans leur entreprise de destruction méthodique du Berry. Le Poitevin finit par l'énumération de six points qu'il juge importants : la reconnaissance totale du Ponant, sa position de conciliateur dans un éventuel dialogue sur les autonomies et indépendances, la signature d'un traité de paix franco-breton, l'abandon des félonies - préalablement définies - et des autres poursuites judiciaires, le droit des Guyennais ayant combattu côté Ponant à rentrer chez eux en toute tranquillité et la réparation des dommages subis par le Berry et son agresseur.

Un ange passe à Rome ; Datan s'exprime à nouveau pour manifester la volonté ponantaise de prolonger les discussions et propose de s'accorder sur un délai de 7 jours sans combats en cas de rupture des négociations, ce afin qu'aucun camp ne profite de l'activité des diplomates pour prendre un avantage militaire. Nébisa accepte, la trêve est reconduite...

La suite au prochain épisode.

Pour le Ponant,
Le Fou,
Chambellan d'Anjou.

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Ven 16 Déc - 22:28

Argael, le Dauphin, est une tête de lard mais à ce rythme, la monarchie va embrasser le parti de la Réforme pour contrer Rome. Twisted Evil
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Sam 17 Déc - 10:54

Citation :
05-12-2011 Entretien avec Falco du Cartel

Giens (AAP) - Suite aux élections du duché du Berry, l'AAP a rencontré celui qui vient d'y exercer trois mois de régence militaire, le Tourangeau Falco de Cartel, seigneur d'Oserez.

AAP : Bonjour sire Oserez, merci d'avoir accepté de répondre aux questions de l'AAP. Pourriez-vous faire une petite présentation pour les lecteurs ?

Falco de Cartel : On me connait plus sous le nom de Falco de Cartel. Me présenter ? Je suis membre de la petite noblesse qui vit depuis toujours par et de ses armes au service du duc Llyr, de la Touraine, et la couronne, dans cet ordre. Ma place est aux petites ou grandes batailles, à la traque des gens jugés hostiles, au maintien d'une sainte crainte de la part de nos ennemis envers mon duc et mon duché. Je suis de foi réformée et royaliste. Il parait que je suis une sale carne mais je ne fais que suivre le précepte de Cartel : « Faire le bien avec beaucoup de mal ».

AAP : Être de foi réformée et royaliste, est-ce vraiment compatible ?

F.C : La foi réformée est traversée, comme l’Église Romaine, par deux tendances. L'une fanatisée à force de persécutions ou se croyant investie d'une mission sacrée. L'autre ne cherchant que la propagation de la foi en Dieu et tournée vers la tolérance. Après tout, les voies du seigneur sont impénétrables, qui peut juger sur terre de comment l'honorer et suivre son dessein?

AAP : Qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un de foi réformée à servir la Couronne au lieu du Ponant ?

F.C : Je suis réformé et j'estime qu'un Royaume de France solide, composé de provinces vassales puissantes et unifiées est plus à même de progresser vers cette tolérance. Je crois en la force d'un Royaume pour permettre à chaque homme et femme d'être considéré en sujet quelle que soit sa foi pourvu qu'elle soit aristotélicienne. Le Ponant offre trop peu de garantie sur la durée, et ses composantes trop portées à profiter de n'importe quel moyen pour renforcer leurs propres intérêts pour qu'on leur fasse confiance. Un jour tolérer les réformés, et demain les abandonner en échange d'un soutien de l’Église dans une trêve ou une paix ? Quel soutien ont les réformés de Guyenne de la part du Ponant ? Le droit de mourir pour eux. La Couronne a accepté la présence forte et assumée de réformés au sein des troupes loyales à la Royauté. La Couronne est lourde, pesante, lente à ébranler mais elle a l'avantage de la durée et de la continuité.

AAP : Après la prise de Bourges et lorsque vous étiez au conseil de régence, quel était votre but ?

F.C : Concernant le Berry notre mission était double. Une province était gouvernée par un félon et sa cour, provoquant la guerre que nous traversons. Ce duché a été pacifié. Berry a été écarté de la guerre et ses ravages pendant trois longs mois de régence militaire. Quelle province impliquée dans le conflit peut déclarer la même chose ? Hormis la Bretagne, bien sûr... Cette mission-là, était dédiée à la Couronne de France. Nous avons permis et encouragé le déroulement d'élections libres. Le peuple du Berry a choisi sa voie en toute connaissance de cause par son vote. Qu’il en assume, comme à chaque fois, les effets dévastateurs. Que des félons et des nobles de France partisans de la félonie aient pu se présenter et gagner ne concerne pas notre régence. Cela ne concerne que la justice royale et les autres institutions censées protéger les intérêts du Royaume en son entier.

AAP : La seconde partie de la mission ?

F.C : La seconde partie de notre mission était plus terre à terre. Nous devions nous assurer que le Berry ne pourrait lever des armées puissantes par un prestige artificiel et payer des mercenaires pouvant nuire aux provinces vassales voisines.

AAP: Comment avez-vous géré le duché du Berry ?

F.C : Ce duché a été gouverné avec la dureté et les moyens nécessaires pour que sa population souffre le moins possible des actes d'une minorité. Les mines ont été dégradées ? Soit. Mais maintenues ouvertes tant qu'il fut possible et les salaires versés. L'économie maintenue également, par la création à prix d'or de bétail. Le savoir de même, par la réouverture et le maintien des cours à l'université. La justice exercée avec rigueur mais économie, de même que nos épées frappèrent peu mais juste.

AAP : Pourtant le prestige du Berry est nul ?

F.C : Cela évitera aux Berrichons de subir encore les affres d'une conquête. Les caisses du Berry sont creusées, ses mines effondrées ? Les trésors ducaux, biens publics, ont été dissimulés par les félons variés. Nous avons fait en sorte que, sans que le peuple de Berry en souffre, lesdits félons soient obligés de reverser l'or détourné à ce duché dont ils ont accaparé la richesse indument. Ce n'est que justice.

AAP : La mission de pacification du Berry est-elle un échec pour vous étant donné que la liste F.I.E.R est arrivée en tête lors de l'élection au conseil du duché du Berry et a obtenu la majorité absolue ?

F.C : Je suis, à titre personnel, fort satisfait des résultats de cette difficile mission. Dieu et mon duc ne m'ont pas façonné pour être aimé, mais pour être craint et efficace dans les entreprises qui me sont confiées. J'ai fait mon devoir, ce pour quoi j'existe. La guerre sans massacres inutiles. Le maintien de la paix avec grande économie de moyens et de vies épargnées.

AAP : Avez-vous été déçu de la réponse positive de la Pairie sur le fait que la liste NORF menée par la duchesse du Charolais était considérée comme illégale selon le coutumier berrichon ?

F.C : Ce fut un jeu nécessaire pour pousser hors des taillis les berrichons épris de Berry, en cette terre sans dialogue où règnent chantages et menaces, nous avons offert le droit d'être en désaccord haut et fort. Ce n'est pas la réaction royale qui nous a fait le plus sourire, c'est cette manie de certains de rompre les serments quand ils leurs pèsent mais en appeler à la Couronne à la moindre détresse ; « Je veux être indépendant et avoir ma propre hérauderie, mais s'il vous plait, faites que les lois royales soient quand même sévères contre ceux qui m'embêtent ». Ceci est drôle, infiniment. Donc pas de déception. La Pairie est gardienne des lois, elle a fait son travail. Dommage que la Royauté soit capable de traiter une saisine si mineure avec tant de célérité mais soit incapable de clouer dans les mêmes délais des félons et parjures.

AAP : Que comptez-vous faire maintenant ?

F.C : A présent que la régence militaire en Berry est achevée, je vais m'employer à repousser Ponant loin d'Orléans, puis loin de Tours et aider mon duc à relever la Touraine. Je m'emploie aussi à faire progresser la cause réformée. Cette guerre a prouvé que nous sommes comme tout à chacun et que l'on peut nous côtoyer sans se réveiller sur l'enfer lunaire.

AAP : Les rumeurs vous disent proche d'Angelyque de la Mirandole, que pouvez-vous dire sur votre relation ?

F.C : La duchesse de Bourgogne, Angélyque, duchesse de Charolais ? Elle est le pendant féminin de Llyr, mon duc. Disons qu'il me plait...de lui rendre la vie agréable.

AAP :Un dernier mot pour la fin ?

F.C : Engagez vous dans la cavalerie de Touraine ! On a du Breton, du vicomte, de l'Angevin et même des Berrichons, des croyants romains, réformés, des enfants et même parfois de jolies filles ! Hum... Un truc plus sérieux ? Que l'on cesse de me menacer de mort sans d'abord s'inscrire sur la liste d'attente ! "

Propos recueillis par M-B, pour l'AAP

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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Lun 19 Déc - 23:41

Ouah, ça a de la gueule ! Je le connais pas, mais kekchose me dit que c'est du gars à suivre, ça !

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Sam 24 Déc - 12:42

Paris fixe un ultimatum aux gens du Ponant.

Citation :
A nos feudataires,
A nos vassaux et vavassaux,
A nos vaillants soldats et volontaires,
A notre bon peuple de France,

Cette annonce n'est pas celle à laquelle nous nous étions préparés.

Nous aurions voulu pouvoir vous souhaiter à tous et toutes de bonnes fêtes, et ce, dans la joie et la paix. Paix que nous voulons ardemment et qui explique que nous soyons demeuré tant de jours à Rome pour négocier avec les émissaires du Ponant. Paix dont nous pensions la volonté partagée malgré quelques libertés de part et d'autres avec les conditions de la trêve.

Las, le Ponant se joue de nous, changeant au gré de ses humeurs ses représentants qui, s'ils ne sont pas muets, tiennent des discours différents.

Voila deux jours, les représentants de l’Église ont proposé un traité de paix synthétisant les discussions menées jusqu'à présent. Dans ses grandes lignes, et les plus importantes, nous avons accepté ce traité pour le bien de la Couronne, des ses sujets, et dans un esprit de réconciliation du Royaume.

Si jusqu'à présent nous avons œuvré dans un esprit de réconciliation du Royaume et de clarification juridique de l'Alliance du Ponant, leurs dernières réactions nous laissent à penser que nous ne nous sommes pas assis autour de la table des négociations avec les mêmes buts.

Qu'il soit su que le Royaume est un et indivisible.

Que par conséquent nous ne reconnaitrons nulle indépendance auto-proclamée ni un nouveau Royaume formé autour de la Bretagne.

Que nous laissons jusqu'au 2 janvier 1460 au Ponant pour signer le traité proposé par l’Église ou proposer des amendements conformes aux discussions que nous avons eu, faute de quoi, et c'est la mort dans l'âme que nous prenons cette décision, la guerre devra reprendre ses droits.

Que passé le délais des dix jours, si certaines provinces affiliées au Ponant le souhaitent, nous serons disposés à discuter avec elles et la trêve se poursuivra entre le Royaume et ladite/lesdites provinces.

Son Altesse Royale Argael Devirieux
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iZaac
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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   Sam 14 Jan - 9:34

Citation :
Tours (AAP) - Le 10 janvier 1460, un conflit a éclaté entre l'actuel duc de Touraine, Llyr et le Cardinal-Archêque de Tours, Clodeweck.

Tout a commencé par une lettre du duc de Touraine actant la dissolution du Concordat signé entre le duché et l'Église Aristotélicienne. Le motif avancé est le refus par certains prélats de lever l'immunité de l'ancienne mairesse de Tours, Camille d'Anclair, accusée d'avoir ouvert la porte aux forces du Ponant qui assiégeaient la capitale tourangelle. Les prélats n'ont en effet pas jugé suffisant le compte-rendu d’enquête de la Grande prévôté de France, et ont estimé que les conditions de mise en procès ne permettraient pas un procès juste et équitable. Soeur Camille aurait demandé elle-même cette levée d'immunité deux jours avant la dissolution du Concordat.

Dans sa réponse, le Cardinal-Archevêque de Tours défend Camille d'Anclair et accuse l'actuel duc de Touraine Llyr d'avoir« déclenché une guerre qui a ruiné de nombreux duchés et comtés », d'être« responsable de la famine qui a sévi » et d'être «responsable de l'attaque de Tours et de la perte de la capitale ». Clodeweck Montfort-Toxandrie fait également savoir que l'Église ne prenait pas d'ordre d'un « homme de paille à la solde d'un brigand de grand chemin, qui viole les femmes et prêche la tolérance ». En effet, le duc Llyr est servi par la compagnie franche du Coeur Navré, aux ordres du brigand réformé Falco.

Cette dernière accusation a rapidement fait le tour des provinces environnantes. En effet, une des listes présentées aux élections ducales champenoises, OEGA, n'a pas hésité à proposer une « prise de distance avec la Touraine » en accusant son capitaine d'être un brigand et un hérétique. Ledit capitaine Spm étant un fidèle aristotélicien, on peut supposer que les colistiers OEGA l'ont confondu avec Falco de Cartel.

M., pour l'AAP

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MessageSujet: Re: [RP] l'Aristotélité, ce vaste monde [...] le Royaume de France   

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