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 [JdR] Le carnet de Mélian

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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:35

Plus les heures s'égrenaient, requérant sans cesse effort de concentration et savant dosage de persuasion et de compromis , plus les difficultés que le genevois éprouvait à garder une lucidité de circonstance, allaient en grandissant. L'échange devenait trop long a son goût, trop long surtout au goût de ce corps meurtri qu'il avait de plus en plus de mal à supporter. Peut être avait-il fait preuve d'une inconscience bien mal venue en négligeant ainsi sa blessure. La balafre avait été simplement rincé à l'eau clair, un bout de tissus faisant office de bandage de fortune simplement glissé entre la chair à vif et l'étoffe de cette chemise qu'il avait emprunté alors qu'elle pendait encore humide dans une des ruelles paloises. Il lui serait sans doute bien ardu de retrouver à présent la dite ruelle. Il conserverait donc le vêtement comme prise de guerre. Bien maigre butin que celui ci, mais il ne fallait pas faire la fine bouche, une prise était une prise.

Cette blessure occupait à présent une grande part de ses pensées. Mélian s'en serait volontiers passé dans les circonstances actuelles. Il avait beau essayer de la chasser de son esprit, ce vestige encre trop frais de la rencontre avec l'acier béarnais, faisait tout pour ne pas se faire oublier. Des coups de burin dans le flan n'aurait sans doute pas était plus désagréable.

Et la comtesse qui semblait ne pas avoir compris là ou Mélian voulait en venir. Quel vilain tour étai-elle en train de lui jouer ? Il savait parfaitement qu'elle n'était pas dupe. Elle avait bien du percevoir en lui, quelques prémisses d'une perte de patience. Avait-elle une idée sur les raisons de ce trouble ? Sans doute oui. Elle ne pouvait qu'avoir remarqué l'homme au physique diminué qui lui faisait face et qui prenait minute après minute le pas sur le Reitre sûr de lui qu'elle avait accueilli. S'il avait su faire illusion dans les premiers temps, il n'avait à présent plus le force de dissimuler cette douleur de plus en plus lancinante. Était-elle fourbe au point de se jouer ainsi de lui ? N'avait elle pas compris ce qu'il lui avait proposé à l'instant au sujet de sa fille ? Ne voulait-elle pas comprendre ?

Des fourmillements envahissant son corps, la tête lui tourna quelques instants. Mélian prit une profonde respiration. Impression atroce qu'on lui déchirait le cuir sur tout un coté. Il serra son poing, les jointures blanchissant sous la pression, pour contenir tout signe de faiblesse. Se sentant reprendre suffisamment contenance, il plongea à nouveau son regard dans celui de la comtesse.


Ce n'est point ce qu'il fallait entendre Comtessa. Je pensais pourtant mes propos clairs, mais je me rend compte à votre réaction qu'il n'en a pas été le cas. A aucun moment je ne vous feriez languir d'avantage au sujet de votre fille si jamais j'ai de votre bouche, la garantie que mes compagnons seront libres comme vous me l'avez laissé entendre.

Je vous l'ai dit Comtessa, et je vous le redis. J'ai foy en votre parole. Si elle m'est donné dans ce sens, alors cela me suffit amplement. Alors votre fille vous serra rendue, non pas quand nous serrons tous sur pieds pour quitter vos terres comme vous semblez l'avoir compris. Elle vous serra rendue dès que mes compagnons s'occupant d'elle seront avertis de notre accord, Comtessa.


Il l'avait alors vu s'approcher de lui, jusqu'à ce qu'il puisse humer le parfum de cette femme. Il avait fermé les yeux quelques secondes et s'était laissé imprégner de cette délicate fragrance émanant d'elle. Un fin filet de voix était alors venu se frayer un chemin jusqu'à lui. Des menaces peut être, ou de l'intimidation. Une musique étonnamment délectable que ces promesses faites à demi mot venant des lèvres de cette comtesse s'abandonnant quelques instants à son coté sauvage de louve.

Il l'avait ensuite regardé s'éloigner, ne pouvant détacher son regard de sa silhouette. Alors c'est lui qui s'était à son tour lentement approché d'elle, très prêt d'elle. Il s'était penché à son oreille, tellement prêt qu'il avait pu sentir son souffle chaud flirter avec sa peau.


Quelques pas vous et moi, une danse éperdue entre le Lion blessé et la Louve sauvage... votre verbe en moi fait mouche et c'est mon imagination qu'il touche....
Faites attention Comtessa, vous allez me séduire...


Un simple pas de recul, et ne la perdant toujours pas des yeux..

Alors Comtessa, j'ai votre parole pour mes hommes ? Et nous allons chercher votre Clémence ?
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:35

Acar a écrit:
Attendre, alors qu'il arrivait des bas-fonds Béarnais ou il avait lancé l'ordre d'arrester ceux qui furent cités à l'estre, bien tapis dans certaines demeures, l'oreille aux aguets.

Il sentit picotement dans les jambes et descida d'aller devers la haute herse, surmontant la lourde porte ferrée, histoire de se dégourdir les guiboles.
Il donna consigne et deux gardes Francs prirent position, flanqués de lourds boucliers, contre les battants de la porte ou se tenaict la comtessa.

Il salua ceux qu'il croisa d'escaliers en escaliers puis arrisva enfin en dehors ou l'air piquait quelques peu... Alentour, peu de presse ou si peu.

les rues lâchaient des cris, de ci de là, certaines odeurs arrisvaient à lui et quelques cochons en panique traversèrent la place centrale, poursuivit par deux chiens affamés.

La désolation avait prit le pas sur les bestes et celles-ci n'hésitaient plus à se servir, de plein droict.
Ainsi, les cimetières étaient sous estroite surveillance car les corniauds déterraient les corps, fraichement mis en terre pour les desvorer...

Ainsi, mesmes les hommes ne se reconnaissaient plus... Il eut peine d'ailleurs en voyant un mendiant, repoussant à souhait, tant il dégageait.
Mais cesci n'en faisait pas moins un fier Béarnais, il s'en rapprocha et lui dict
: Hola l'ami, veux-tu queslques piécettes, pour terminer ton repas ?
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:35

Caro68130 a écrit:
La force semblait quitter cet homme qui se voulait fier et prêt à me tenir teste depuis le début de notre entretien et surtout lorsque je l’avais aperçu en entrant dans la pièce. Le temps avait passé, combien d’heures je ne savais pas mais il fallait avouer que la longueur de cet échange où chacun refreinait de plus en plus son envie de lui jeter à la figure le fin fond de sa pensée n’aidait en rien. Fatigue des deux parties mais surtout fatigue physique qui se faisait de plus en plus présente sur le genevois. La blessure semblait le faire souffrir de plus en plus, la douleur se faisait de plus en plus présente sur les traits de son visage. Le dénouement serait-il peut-être proche ? ainsi osais-je l’espérer.

Après mon intervention personnelle chuchotée, dires qui je dois le reconnaitre étaient sommes toute assez provocateur j’étais dans l’attente de sa réaction. Yeux dans les yeux je le regardais s’approcher, restant en place, ne bougeant pas d’un centimètre lorsqu’il s’avançait au plus proche pour répondre à ma provocation. Ainsi donc il aimait le jeu de la provocation et s’y adonnait avec plaisir …..Lorsqu’il eut terminé et se reculait toujours avec son imposant regard dans le mien. Le dévisageant légèrement de haut en bas n’ayant pas perdu le sourire, je me permettais de faire quelques pas pour revenir à ses costés…


Ma parole vous l’avez, mais reste à voir ce qui se passera avec votre chancelier… et donc oui… nous pouvons allons chercher Clémence..

Légère avancée avant de me retourner encore …et de rajouter à mi-voix

Par contre… songez à vous faire soigner… la louve aime à défier une proie saine, le jeu n’en est que plus passionnant… et… ne laissez pas trop votre imagination prendre le dessus, elle risquerait de vous jouer un bien vilain tour….et me laisserait prendre trop facilement la main

Un autre sourire avant de me diriger vers la porte….

Nous sommes d’accord non ? et donc me semble bon de dire que nous pouvons conclure notre entretien
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:36

Oli13 a écrit:
oli qui avait suivit la comtesse, pour la protéger, au vu de la tournure que prenait l'accord, un vent de panique s'empara de lui.....

alors discret jusqu'à présent, il s'approcha d'elle pour lui murmurer....

comtesse, permettez... un conseil....

le sieur vous ment allègrement, il accepte trop facilement et cela cache sans doute quelques chose.....point ne vous laissez faire!

obligez le à la garder...hum...disons... 6 mois?..... faute de quoi ils devront nous payer 6 000 ecus par mois d'avance

ils préfèreront payer je vous le dit, pour que votre fille vous soit rendue... avant la fin de la journée... et on fera un petit bénéfice en prime......


oli espérait que la comtesse l'écouterait, ...un peu de repos... et puis ils tiendrait pas bien longtemps avec la petite peste les lions.... autant joindre l'utile à l'agréable.... ils se mettrons bientot à genou pour nous supplier de la reprendre..... le marchand retrouvait ses sens!!!
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:36

Caro68130 a écrit:
Nous allions probablement quitter la pièce et peut-être que la fin des négociations étaient proches. Quoi qu’un gros doute subsistait. Aurais-je fais tout cela pour rien ? Le comté une fois le conseil changé saura-t-il continuer à tenir teste et à ne pas céder à toute demande ?
Soudain une porte dérobée qui s’ouvre et Oli qui s’avançait, ignorant totalement le genevois…. Pour venir me murmurer quelques mots

Un regard à Melian du Lys, un autre à Oli avant de lui répondre discrètement, le sourire aux lèvres…


Me laisser faire ? N’ayez crainte j’aime à prendre le dessus et ce en toutes circonstances n’en doutez point… quant à ma fille …et bien…. Enfin vous connaissez mon opinion à ce sujet là mais chair de ma chair elle est, et la louve protègera toujours ceux qu’elle aime


Petit clin d’œil avant de revenir sur Melian du Lys. Que devait-il penser de cette arrivée des plus inattendue …
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:36

Mélian avait affiché un léger sourire lorsque de nouveau la voix de la comtesse s'était abandonné en un murmure au creux de son oreille. Ce jeu surprenant d'intimidation teinté de provocations savamment dosées auquel elle s'adonnait depuis quelques minutes, n'était pas désagréable au Genevois. A dire vrai, si la situation et les circonstance de leur rencontre avaient été tout autre, il ne faisait aucun doute que cette femme lui aurait plu... Réflexion faite, elle lui plaisait déjà. L'entrevue arrivait à son terme, et déjà Mélian espérait que bien vite leurs routes se rejoindraient. Car là où leur verbe, mesuré et réfléchi, s'étaient opposés durant des heures, la prochaine fois c'est avec une plus grande liberté qu'il s'affronterait. Il ressentit même une vive excitation s'emparer de lui en imaginant que peut être se retrouverait-il à croiser le fer avec elle. Un duel dans les règles de l'Art, pour l'honneur, sans devoir garder à l'esprit les conséquences découlant de leur acte.

Il s'était finalement contenté de quelques mots qui, il n'en doutait pas, en disaient long sur ses dispositions à l'égard des promesses qu'elle lui faisait.


Comtessa, vous me flattez à prêter à ma personne un si grand intérêt. Je ne saurais faire autrement que de satisfaire à vos désirs .
Que votre moment et votre lieu soient miens. Alors, avec la louve, le Lion se ferra un plaisir d'entamer une danse funeste...


Il s'était alors détourné d'elle, commençant à se diriger vers la sortie.

Nous pouvons en effet conclure ces négociations Comtessa...

C'était ce moment que le malotru avait choisi pour venir envahir la pièce de façon inopportune . Non content de se pointer là où il n'était pas le bienvenue, le bougre se permettait par dessus le marché, de venir chuchoter quelques mots discrets à l'attention de la comtesse.
Le regard sombre que Mélian posa sur l'homme en disait long. S'il avait su conserver calme et politesse devant la comtesse, les événements ne lui laissant guère le choix, il ne voyait aucunement ce qu'il l'obligeait à le faire devant cet homme faisant fi des convenances, se comportant à la manière d'un bouseux. La tension était palpable depuis déjà de longues heures entre les représentants des deux parties en conflits, et voilà qu'un cul terreux se pointait comme s'il était venu chercher des confiotes chez mémé.


Salvé messire, il m'avait semblé que des discussions pour le moins sérieuses et importantes se déroulaient entre votre comtesse et ma modeste personne. Le genre de discussion, voyez vous, où les bonne gens ayant un tant soit peu d'éducation évitent ce comportement désobligeant et ce manque de manière dont vous faite à l'instant étalage dans toute votre splendeur. Alors je vous le demande, n'avez vous donc aucun savoir vivre ni aucune politesse pour agir de la sorte, faisant fi de l'interlocuteur de votre comtesse, ne prenant même pas le soin de vous présenter ou de vos excuser de votre présence mal venue ?

Le regard était mauvais, insistant durant quelques instants. Il soupira finalement et se tourna vers son hôte.

Je pense que nos échanges sont bel et bien terminés Comtessa...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 22:26

Citation :
    A ceux qui viendraient encore à douter de la bonne foy des combattants en Béarn et du bienfondé de leurs décisions stratégiques


    Vous n'êtes pas sans connaître les affres de la guerre, et les décisions qu'il faut savoir prendre, même à contre cœur. Certains ont des doutes quant à nos actions et leur but initiale et unique. Il est certain que ces même personne n'ont aucune idées claires des événements qui se déroulent depuis de longues semaines dans le Béarn, devant se ou préférant se contenter, c'est selon, de bribes d'informations avant de se prononcer, de crier au scandale ou d'appeler à la révolte contre Genève.

    De ceux dont le doute s'est emparé, j'en connais certains, je connais leur courage, je connais leur fierté, celle que chaque helvète, chaque genevois a toujours clamé haut et fort.
    Et de ceux là, je sais que malgré ces doutes qui les taraudent en cet instant, chacun aurait réagi de la même manière que moi ou que n'importe lequel des combattants actuellement en Béarn

    Certains viendraient sans doute à le remettre en cause, et pourtant je suis bien dans le Béarn, ainsi que chacun des nôtres, au nom de la République de Genève. Je pense que vous me connaissez suffisamment à présent, pour ne plus douter de mon implication, pour ne pas remettre en cause les choix qui ont été et seront encore fait. J'affirme, et Déos m'en serra témoin, que chacune de mes actions, que chacun de me propos, le sont dans l'intérêt de Genève, et que chacun de mes choix l'ont été en toute connaissance de cause, après mûres réflexions, et dans le seul et unique but de servir notre grande et belle République.

    A tous mes concitoyens, j'ose vous le clamer. Il en va de notre honneur, de notre crédibilité et de notre fierté. Ces notions ont encore un sens pour moi, elle me porte et me porteront encore bien après le Béarn. Et c'est pour elle que je me bats et que je continuerai à me battre J'ai grande peine parfois à percevoir dans le discours de certains d'entre vous, le vacillement de ces sentiments.

    Mais cessons donc les grands discours, je n'ai sans doute pas la verve ou la plume aussi agile que certains de mes auguste compagnons. Je vais donc me contenter d'évoquer les faits. De simples faits qui parleront d'eux même, dénués de tout sentiments ou de toute opinion. J'ai ouïe dire que Magenoir ou Tchantches, à leur habitude, gesticulent, agitant à outrance bras et langue sans avoir connaissance de ce qu'il se passe réellement dans le sud ouest, sans avoir idée de la traitrise béarnaise que nous avons du affronter au pieds des Pyrénées

    Je mets au défi quiconque, Magenoir et consort, n'importe lequel de ces beaux parleur, de ces porteur de messages funestes, déversant leur discours haineux contre Genève, eux qui sans jamais prendre de répit, sans jamais s'essouffler, ourdissent contre notre cité. Oui, je les mets au défi, tous autant qu'ils sont, eux qui sont bien loin du Béarn, de venir contredire mes propos, ceux d'un combattant embourbé dans le marasme d'un conflit à des lieux de chez lui, d'un combattant vivant ces sombres évènements en chaque instant de l'intérieur.

    Les faits donc.

    Durant de long mois, notre chancelier tente d'obtenir du Béarn, par l'intermédiaire de son homologue Varden, l'extradition du tristement célèbre curé Yohann, défroqué et refroqué depuis (certain ne semblant pas le savoir)

    Aucune réponse ne viendra. Les semaines passant, notre avoyer de l'époque, Nicbur et son conseil adressent un ultimatum au Béarn, leur laissant 15 jours avant de déclarer officiellement leur comté comme ennemi de la République et territoire de guerre. La démarche se faisant avant tout dans le but d'obtenir ne serait-ce qu'une réaction même minime de nos interlocuteurs. Toujours le silence pigeon.

    Le jour fatidique arrive et nos compagnies en armes se mettent en route pour le Béarn. Ce qui, au vu de la longue route, laissera encore une quinzaine de jours avant de voir les genevois aux portes du comté en question. Cherchant à adopter la meilleur stratégie possible, nos troupes montent donc campement à Jaca et en Armagnac.

    Preuve que les béarnais avaient bien pris acte de nos déclarations, nos troupes semblent attendues bien avant que nous donnions l'assaut initiale. Étendard béarnais flottant à Tarbes et à Lourdes, prêt à nous accueillir.

    Après plusieurs jours de réflexion, nous nous mettons donc en marche vers Pau, passant leurs frontières sans soucis, et plus étonnant, passant leurs armées sans encombre. La première tentative de prise de leur Casteth, il faut le reconnaitre, fut un échec.

    Nombre des nôtres, cherchent alors à rejoindre Tarbes. Et l'armée qui nous avait regarder pénétrer sur leurs terres sans sourciller deux jours auparavant, se montre cette fois ci belliqueuse, nous empêchant de quitter Pau. Plusieurs de nos compagnons seront alors poutrés.

    Suite à cela, j'entame au nom de mes compagnons, des pourparlers avec celle qui était encore comtesse au moment des faits, Caro Maledent de feitya. Nous obtenons la garantie que Yohann ne serra plus le bienvenu en Béarn et que les soldats genevois seraient libre de partir une fois requinqués, sous réserve qu'ils ne remettent plus les pieds en Béarn. Vous vous en doutez, à ce moment là, le conflit touche à sa fin, et sans qu'aucun richesse béarnaise n'ait été saisie au titre de prise de guerre.

    La fin de nos négociations coïncide avec celle de mandat de la comtesse Caro. Les nouveaux puissants en place dans le Béarn désavoueront pourtant ses décisions pleine de bon sens et d''intelligence, et empêcheront par la même la fin du sanglant conflit. Pire, ils reprennent ce silence pigeon qui fut préjudiciable à la genèse de toute cette affaire. Notre Chancelier Izaac, m'ayant relayé dans la difficile tache des pourparlers, n'obtenant même plus de réponse à ses propositions de paix. Les discussions, volontairement ou non, sont rompues.

    L'ancienne comtesse Caro, si sage et déterminée à mettre un terme à ce conflit, aura d'ailleurs à subir le même traitement que les genevois ont pu subir. Certains l'accusant même de traitrise. Vous en tirerez vous même les conclusions qui conviennent. Traitrise pour le seul motif valable qu'elle avait su laisser entrevoir accalmie et paix...

    Suite à ce dialogue complètement rompu, suite à ces garanties qui ne sont plus et à ces promesses de paix perdues, et seulement suite à cela, le second assaut est décidé et serra couronné de succès.
    Le comportement des hautes instances béarnaises ne nous a guère laissé le choix une fois de plus...



    Mélian du Lys,
    Capitaine pour la Compagnie des Reitre Suisses
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mar 8 Déc - 18:03

Depuis le début du conflit, Imladris n'avait eu de cesse de mander informations auprès des autorités genevoises. Mélian avait donc pris soin, en sus de sa missive adressée aux citoyens helvètes, de rédiger une légère variante à destination du Vicomte de Voiteur, gageant qu'il y verrait sans aucun doute plus clair quant à la juste réaction genevoise face au mutisme et aux errements béarnais.

Une certaine Fleur, ancienne béarnaise installée en Franche Comté et clamant haut et fort sa haine de Genève, cherchant à obtenir par tout les moyens des comtois qu'ils prennent part au conflit contre les représentant de la cité phare, lui avait bien vite fait parvenir quelques douceurs par retour de pigeon.


Citation :
Bien le bonjour Messire Meliandulys,

Je me présente Fleur., ancienne béarnaise comme vous avez pu vous en douter, et franc-comtoise avant vos assauts en Béarn.

J'ai beaucoup entendu parler de vous, du fait que je suis une très proche amie de Caro Maledent de Feytiat et de son compagnon Oli. J'ai su que vous étiez en négociations avec elle lorsqu'elle était Comtesse de mon ancienne contrée, alors que le Lion avait enlevé sa fille Clémence. Je dois avouer que si je n'avais pas été aussi enceinte à ce moment là, je serai redescendue pour aider mon amie à vous faire passer un mauvais quart d'heure, mais malheureusement je n'aurai sans doute pas été d'une grande utilité dans l'état où j'étais. Cependant, depuis j'ai accouché, et croyez moi, je n'ai qu'une envie punir les actes qui se sont déroulés en Béarn, non pas je défende sa noblesse infectée, car entre nous, je ne porte guère en mon coeur les nobles qui ont retourné leur veste et ont traîné dans la boue le nom de mon amie Caro et celui d'Oli par soif de titres ou de pouvoir, alors qu'ils ont été les seuls aptes à défendre le Béarn. Je pense bien évidemment à quelques noms comme l'ancien Coms et chancelier Varden, la vicomtesse Eugénie de Varenne, dite l'Ingénue, que je surnomme volontiers la blondasse girouette sans cervelle ^^, etc. La Comtesse Azilize, une ancienne amie, ne s'est malheureusement pas montrée à la hauteur, balayant en trois jours les efforts de Caro, qui avait tout mis en marche. J'avoue en avoir éprouvé de la colère.

Quand vous avez réussi à prendre le Château de Pau, profitant de la démission inattendue du Maire de Pau et reprise par l'armée béarnaise, j'ai trouvé votre acte fort punissable mais brillant. Autant rendre à César ce qui lui appartient. Cependant, mettre le Comté en négatif comme vous l'avez fait avec vos pairs et me mettre ces mines béarnaises dans un état aussi déplorable... je dois avouer que je ne peux laisser cela impuni. Je me suis fort investie en Béarn, surtout dans les mines, et je ne pensais guère que cela m'affecterait autant Laughing mais c'est le cas. Je me battrai donc quel que soit l'endroit pour que vos actes soient punis et que ce que vous avez pris à mon ancienne contrée soit rendu.

Votre missive relate parfaitement les faits et je n'ai rien à en redire si ce n'est que je condamne vos actes car vous avez blessé un Comté jusqu'à la moëlle pour la tête d'un homme, qui avait, depuis belle lurette, quitté les terres béarnaises.

Pour moi, le Comté béarnais est un Comté maudit où deux femmes d'exception se sont démarquées par une gestion hors pair, il s'agit de feue Améliane de Censorel et de Caro Maledent de Feytiat, ma douce amie.

Enfin voilà, si vous avez eu des échos sur mon appel à l'aide de la FC pour le Béarn, vous savez à quoi vous en tenir avec moi.

Bien à vous

Fleur.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 16 Déc - 21:44

Une colombe vint tirer Mélian des pensées futiles qui occupaient son esprit à mesure que grandissait son ennui aux pieds des Pyrénées. Il leva les yeux sur le plumage blanc du volatile.. tiens donc, les béarnais répondaient-ils enfin favorablement à leur demande de paix ?

Un premier coup d'œil impatient et curieux parcourut la lettre sans la lire jusqu'à venir relever le nom de son mystérieux auteur. Hum... Fleur... voilà un nom enchanteur qui caressait son imagination et présageait de bonnes choses, même si cela ne semblait point être le signe de la fin du conflit que le genevois avait initialement espéré. En y réfléchissant bien, les lignes qu'ils avait eu à lire par les temps troublés dans lesquels il était plongeait, n'était que bien rarement de bon augure.

Lecture terminée, légère surprise et fin sourire accroché, le Capitaine semblait sous le charme bien qu'un ou deux point pouvaient prêter à discussion. Il avait ces derniers temps une forte propension à se laisser séduire par l'éloquence des femmes de caractères. A ne pas en douter, la Fleur en question en était une. Une amie de Caro, voilà qui ne le surprenait guere...

Une bien charmante attention que celle là, il lui répondrait donc.
Se saisissant d'un parchemin vierge, il y laissa courir sa plume, attacha la missive soigneusement cachetée à la patte de la colombe et la renvoya d'où elle venait.


Citation :
    Enchanté dame Fleur,


    J'ose le mot ma dame, je suis enchanté. Je sais que vous êtes l'une des rares personnes à avoir soutenu Caro et ses actions même lorsque tous, adeptes de la fourberie et de la mauvaise foy l'accusaient de tous les maux, cherchant simplement bouc émissaire pour cacher leurs propres errements. Vous ne pouvez donc être que femme empreinte de sagesse et de conviction. Dire que je suis enchanté de croiser la plume avec vous n'est donc pas sentiment galvaudé.

    Je vous ai lu avec la plus grande attention, et je ne souhaite que vous répondre quelques mots.
    Il est évident que nos griefs vont à l'encontre des mêmes personnes. Ces Varden et Eugenie, ceux par qui la situation loin de nous laisser espoir d'un arrangement, s'est dégradée jusqu'à en devenir un conflit qui marquera aussi bien Genève que le Béarn. Cette Azilize, celle qui n'aura pas su s'affirmer et prendre la seule bonne décision que la situation exigeait et que tout le monde attendait. Celle qui par incompétence aura piétiné le travail de votre amie Caro.

    Et c'est là où je peine à vous suivre. Cette haine que vous semblez nous vouer alors qu'il est si clair dans vos propos comme dans les miens, que nous adressons nos reproches aux même personnes... ces personnes à l'origine du déclin béarnais. Ce Béarn que Caro avait pourtant courageusement et avec grande sagesse maintenu à flot, allant jusqu'à sortir son peuple d'un conflit à peine entamé. Le tour de force de votre amie est à saluer... et si jamais il a avorté c'est uniquement sur l'écueil de la stupidité d'Azilize et consort. Ne vous voilez donc pas ainsi la face, et ne vous trompez point d'adversaire en trouvant bouc émissaire comme l'on fait ceux que vous condamnez.

    Si le conflit a ainsi perduré, si la victoire militaire est devenu avec tant d'aisance genevoise, les seuls responsables en sont les puissants du Béarn. Ceux là même préférant aux discussion et à la sagesse, le mutisme, un manque d'honneur et un comportement lamentable... Cela et cela seul aura couté à ces décideurs imbus d'eux même, se gavant jusqu'à l'indigestion de ce pouvoir égoïste à leur portée, une cuisante défaite et la prise du Casteth. Seules les ingérences d'une poignée d'inconscients, aura, une fois n'est pas coutume plongé tout un peuple dans le marasme d'un conflit aisément évitable. Les puissants se gavent et les bonne gens du peuple, à leur dépend, trinquent à leur santé


    Au plaisir, peut être, d'échanger avec vous autre chose que des mots.

    Mélian du Lys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 20 Déc - 1:42

Fleur.de.Quingey a écrit:
Fleur., récemment nommée CaM, était en train de vérifier l’état des mines comtoises quand un bruissement d’ailes lui fit lever la tête. Elle reconnut sa colombe. Voilà des jours qu’elle l’avait envoyée quelque part en Béarn porter une missive au Sieur Melian du Lys. Elle n’était donc pas surprise de la voir arriver essoufflée et un pli à la patte.

Elle s’en saisit et lut attentivement la missive. Un sourire se dessina sur ses lèvres. La dernière phrase la laissait, quant à elle, bien pensive « Au plaisir, peut être, d'échanger avec vous autre chose que des mots.»… aurait-elle affaire à un homme qui aimait les femmes de caractère? Sans aucun doute, seulement leurs voies choisies étaient si différentes et elle si mariée… enfin, échanger des mots n’a jamais fait de mal à personne.

Aussi, prit-elle sa plume pour y répondre.
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Citation :
Sieur Melian du Lys,

J’accuse bonne réception de votre missive et je vous fais donc réponse sur le champ.

Je serai enchantée de vous connaître en d’autres circonstances, voyez-vous, surtout que vous maniez agréablement la plume, et que je pourrai prendre plaisir à vous lire. Vous pouvez d’ailleurs user de l’appellation « Dame » si cela peut vous faire plaisir. Cependant, sachez que j’ai pour habitude qu’on me prénomme Fleur., tout simplement, sans doute mes origines de roturière et fière de l’être qui ressortent, allez savoir.

Vous semblez surpris de me voir entamer un combat contre vous et les vôtres alors que nous avons les mêmes griefs envers certaines personnes de la noblesse béarnaise. Il est vrai que cela peut vous paraître contradictoire… Cependant, sachez que je n’apprécie nullement vos méthodes qui ont mis à mal un Comté alors que la voie du dialogue plutôt que celle des armes et du pillage aurait eu un meilleur effet. J’avoue que la peur de mal paraître, de mettre à mal sa réputation en prenant certains risques refroidissent les têtes dirigeantes du Béarn, et ce depuis la nuit des temps. Néanmoins, piller un château est-ce le meilleur moyen, selon vous, de faire entendre vos revendications? Certaines personnes déclarent à qui veut l’entendre que le Béarn n’est pas en guerre, que Genève n’est pas en guerre, alors pourquoi une déclaration de guerre a eu lieu ? Tant de questions sans réponses… mais qui va trinquer pour cette noblesse qui a failli? Les béarnais eux-mêmes, un peuple innocent… Ils devront se sacrifier encore plus, payer encore plus d’impôts pour soutenir leur Comté, et j’avoue que j’ai dû mal à accepter cela.

Vous me voyez donc contrite mais je crois que le combat sera inévitable entre nous. C'est fort dommage...devoir sacrifier une si belle plume.

Si seulement, vous aviez fait en sorte de faire tourner le Comté pour montrer aux yeux de tous l’incompétence des gens en place, oui je me serai rangée à votre avis, mais là piller comme vous l’avez fait, je dois avouer que je ne peux pas l’accepter et c’est donc pour cette raison que si nos chemins se croisent, nous devrons sans doute faire quelques pas de danse et combattre l’un contre l’autre. L'un de nous mourra certainement, peut-être moi, peut-être vous... qui sait?

Je vous rassure je n’ai nulle peur de mourir quand je sais que je me bats pour une cause juste et celle-ci je la pense juste. Bien entendu, est-ce bien sage pour une jeune femme de défier un homme tel que vous? Je ne saurai dire mais je suis tellement imprévisible et tête brûlée que tout est possible.

D’ailleurs, ne souhaitiez-vous pas échanger autre chose que des mots avec moi?

Quelques leçons d’escrime vous siéraient-elles?

Au plaisir de vous lire

Fleur.

Fleur attacha la missive solidement à la patte de sa colombe, et lui ordonna d’aller se reposer avant de repartir vers le Béarn. Un sourire sur les lèvres… elle dût avouer que la plume de ce Melian l’avait quelque peu amusée.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 21 Déc - 22:07

Citation :
Énoncé du verdict :
Le prévenu a été reconnu coupable de haute trahison.



Moi, Acar de Ventoux, juge de ce comté, déclare que le sieur Meliandulys est coupable des faits qui lui sont reprochés :

A savoir, avoir pénétré sans autorisation en le château comtal de Pau, dans la nuit du 27 au 28 novembre 1457, de l'avoir détroussé, directement ou indirectement, de tous ses biens, d'avoir apporté nuisances au peuple Béarnais, d'avoir ébranlé les nobles institutions du Comté du Béarn, au mépris de la Reconnaissance Royale de notre Comtesse, Dame Azilize.
D'avoir usurpé le titre de Commissaire au commerce, contribuant à vider les caisses du comté des denrées si durement acquises par nos concitoyens, et nécessaires à la gestion de nos terres.

Je condamne le sieur Meliandulys à faire une peine de prison de 10 jours, peine maximum pour son statut d'érudit.

Qu'on aille l'engrillonner sur le champ et qu'on le jette en geôle, avec ses collègues, pour méditer sur ses actes, commis !!

Par la suite, dès sortie de prison, il subira la torture sur la place publique et à peine remit de la question, il sera bannit de ce comté pour une période de trois mois.

Faict ce jour, du 21 décembre 1457, en la capitale de Pau.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 31 Déc - 3:36

Entre deux courriers à la tendre pâquerette...

    Citation :

    Qu'il soit lu et su,


    Nous, Tatoumi, Nicbur, Méliandulys,
    Membres du conseil des bourgeois de Genève,
    Jadis avoyer de la cité, élus par le peuple et ayant reçu la confiance de leurs combourgeois,
    Combattant dans le Béarn pour la justice et l'honneur de notre République,

    Nous ne ne nous retrouvons pas dans la politique douteuse de quelques uns de nos représentants, entamant des pourparlers avec l’assaillant sans concertation avec les membres du conseil de notre cité.

    Nous désavouons vivement aujourd'hui la conduite erratique qu'une minorité de nos dirigeants cherche à faire passer pour une décision réfléchie et débattue par l'ensemble des représentant genevois, alors que c'est simplement une décision arbitraire.

    Nous ne cautionnons pas leurs négociations tenues secrètes visant à offrir aux croisés menaçant notre République et notre liberté la tête des braves combattants luttant en terres béarnaises, pour que justice soit faite au nom de Genève.

    Nous reprouvons vivement l'annonce faite selon laquelle les sanctes armées se transforment en troupes d'occupation en notre libre cité de Genève pour notre soi disant sécurité.

    Nous ne pouvons que nous attrister devant la facilité avec laquelle une petite minorité des nôtres a cédé face à l'envahisseur, offrant notre cité, sans ménagement pour notre souveraineté et notre liberté si chèrement acquise.

    C’est pourquoi nous nous rappelons à l’avoyère actuelle à moins d’empressement et à plus de transparence, et nous l’invitons à se tourner vers ses frères et sœurs de la République plutôt que de prendre dans la hâte et l’isolement des engagements que Genève aurait à regretter. Il nous semble bon et utile d’insister sur le désastre que serait pour Genève de tourner le dos à son histoire qui fait son identité, et à ses combattants qui guerroient en son nom.

    Peuple libre et fier du Léman, certains d’entre nous sont loin de nos alpages, mais cet éloignement n’est que physique, chacune de nos pensées et de nos prières vous sont dédiées. Que le courage vous fasse lutter et tenir face à l'adversité et les violences avérées des viles armées d'occupation qui n’ont de cesse de houspiller les habitants et de piller le marché.

    Genevois, Genevoises, fiers Helvètes qui jamais par le passé n'avez plié devant la menace, nous en appelons en cette heure sombre à votre honneur. Que votre voix se fasse entendre, que votre réprobation gronde et que les envahisseurs croisés tremblent devant votre courroux et votre courage.


    Fait à Pau, le 30éme jour de l'an 1457,



    Tatoumi,
    ancienne avoyère, membre du conseil de la cité.

    Nicbur,
    ancien avoyer, membre de l'état major genevois.

    Mélian du Lys,
    ancien avoyer, vice-chancelier de la république



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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 2 Jan - 4:37

Avant même la lecture des premiers mots qui lui étaient cette fois ci adressés, un sourire se dessina sur le visage de Mélian dès l'instant où son regard se posa sur la fine écriture en provenance de la lointaine comté franche. Le courrier datait. Sa retraite forcée du coté des geôles béarnaise l'ayant tenu éloigné des affaires courantes. Il espérait que la charmante Fleur, sans réponse du Capitaine, le temps passant, ne s'était point pour autant laisser aller à une trop grande déception ou à une douce mélancolie...

Bien vite, ces doigts engourdis d'être restés trop longtemps inactifs se saisirent d'une plume et entreprirent de rédiger réponse à la charmante correspondante. D'abord maladroit, le poignet, petit à petit, retrouva son agilité, déposant sur le vélin une réponse qui n'était sans doute plus attendue.


Citation :
    Chére Fleur,

    Sans doute est-ce ces promesses entrevues entre vos lignes qui me poussent à nouveau à vous répondre bien malgré moi.

    Impétueuse et courageuse à la plume parfois si acérée. Sans doute votre nom vous aura été donné devant contemplation d'une de ces roses des plus belles et des plus rares qu'il soit. Et vous le portez à merveille... cette promesse de plaisir tenu en respect par ces épines menaçantes. Sauvage et désirable, un délectable mélange qui en aura vu chavirer plus d'un, je ne peux en douter. Je me permet de là où je suis, la plume courageuse, n'ayant encore jamais eu le plaisir de poser mes yeux sur vous. Courage que j'aurais sans doute étouffé si d'aventure, et quelle aventure, nous échangions ses mots de visu, il est certain. Mais que voulez vous, la plume a parfois cette témérité que la parole n'ose à peine qu'effleurer.

    Dire que je suis surpris serait un doux euphémisme. Je le suis, en effet, pour plusieurs chose, même si l'une d'être elle n'aurait pas sa place dans ce courrier. Peut-être que si nous en arrivions un jour à deviser face à face, vous en ferais-je alors la confidence. Mais laissons là ces élans que la raison et la bienséance réprouvent.

    Je gage que votre histoire béarnaise aura sans doute laissée des traces patriotiques permanentes, il n'empêche que j'ai grande peine à vous comprendre, comme sans doute éprouvez vous le même sentiment à mon égard. Vous êtes vous l'espace d'un court instant, imaginée inverser nos places, afin de vous faire une idée des moyens que vous auriez été prête à mettre en œuvre dans le cas ou la diplomatie ne recevait comme seul réponse qu'un silence plein de mépris.

    Ne voyez en mes propos aucune prétention, chére Fleur, mais je suis homme de diplomatie et je sais ce qu'elle est, ayant moi même œuvré et œuvrant encore pour Genève. Et croyez bien que j'ai eu interlocuteur bien plus rigide et moins avenant que le Béarn. Des contrées où sitôt Genève était annoncée, que l'on pensait promptement à hérétiques ou cité impie. Et pourtant... jamais me suis-je retrouvé dans situation aussi bouché qu'avec votre ancien comté.

    Alors, que faire lorsque les tentatives d'approche diplomatique reçoivent des fins de non recevoir ? Je vous le demande chére fleur. Que faire lorsque tout dialogue est rompu avant même d'avoir été entamé, malgré des mois à faire des appels du pied ? Attendre des année ? Se taire et oublier en dépit de tout honneur, de toute fierté et de toute volonté que justice soit faite ? Taire ainsi ses convictions ? Tant de question, mais je sais que vous en connaissez les réponses, chére fleur. Je vous pense bien trop fière et trop entière pour que dans pareille situation, vous n'entrevoyiez point autre action pour solutionner le problème auquel vous êtes confrontée, même si pour cela vous deviez faire appel à des méthodes que vous ne toléreriez qu'à demi.

    Voyez vous, une auguste personne de ma connaissance n'a de cesse de répéter que la guerre n'est que le prolongement de la politique par d'autre moyens. J'aimerais que vous méditiez calmement sur la portée et la véracité de tels mots.

    Mais je vois malgré tout, que vous êtes ouverte à la recherche de ces plaisirs fugitifs, sel de la vie, me faisant ainsi miroiter celui que je ne saurais qu'accepter. Danser lame contre lame avec vous chère Fleur, j'espère que ce n'est pas là que vaine promesse afin de faire plier l'homme imparfait que je suis. Déjà votre amie Caro m'avait mis en émoi en me laissant imaginer l'intimité d'un tête à tête de la sorte... je vous avoue être depuis rester sur ma faim, l'imagination ayant fait son office, la promesse de ce moment délectable n'offrant malheureusement pas la suite tant espérée.

    En attendant, impatient, ce moment ou ma lame embrassera la votre,

    Votre dévoué,

    Mélian du Lys.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 7 Jan - 20:35

Entre deux échanges de douceurs et autres promesses avec sa lointaine fleur comtoise, le Capitaine devait aussi se charger de quelques obligations. Ça avait le mérite, à défaut de lui donner le sourire, d'occuper un peu le bonhomme, rendant l'attente de la prochaine missive griffée de sa dame De Quingey (presque) supportable.

Il entreprit, ce jour là, de donner quelques nouvelles de sa modeste personne aux genevois restaient au pays à garder cochons, vaches et marché...


Citation :
    Madame l'avoyère,
    Dames et sieurs du conseil,

    Ne reconnaissant plus ma cité, et ne me retrouvant plus dans sa politique,
    Me sentant, par elles, trahi à plus d'un titre,
    Ne pouvant envisager, moi sicaire déclaré et aristotélicien réformé, de renier mes convictions,

    Aujourd'hui, je me dissocie sans ambages de cette politique fantoche, par laquelle Genève tend à ne devenir plus que l'ombre d'elle même.

    Prenez dès à présent note que je démissionne de toutes les fonctions me rattachant encore à Genève.
    De ce fait, je laisse libre ma place au conseil des bourgeois et à la chancellerie.
    Je quitte également la Garde Genevoise où j'étais encore caporal.

    En priant Déos que l'effritement inquiétant du phare n'annonce pas son écroulement prochain.

    Mélian, Capitaine des Reitres Suisses.


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Ven 8 Jan - 1:30

Le nez dans les pigeons à n'en plus finir. Au tour du Régent du Béarn, Chilou. Le ton était tout de suite moins avenant... sans doute parce que l'homme avait aux yeux de Mélian, nettement moins de charme que sa fleur sauvage des rives du Doubs...

Citation :
    Messire Régent,

    Vous me voyez fort aise d'échanger avec votre personne ces quelques mots, les premiers, qui seront à n'en pas douter les derniers vu que votre régence touche à sa fin, si je ne m'abuse.

    Ne voyez en mes mots aucune rancœur ni agressivité. Je salue votre tentative visant à instaurer un dialogue avec le modeste interlocuteur que je suis. Bien que votre tentative semble un peu tardive pour appeler un dénouement concret. Je vous pense de bonne foy, messire le régent. Un homme simple catapulté dans une situation que l'on ne souhaiterait à personne. Je n'ai pas le même jugement sur certains de vos conseillers vous ayant soutenu lors de cette expérience à la tête du comté. Je pense que certains d'entre eux, sans doute influant, auront eu a cœur de faire trainer les chose, de décrédibiliser mes compagnies, de mettre à mal notre légitimité, sous des prétextes fallacieux.

    J'en veux pour preuve la dernière démarche entreprise et qui ne saurait être la preuve d'un comportement censé et se voulant dans l'optique de la fin rapide des griefs nous opposant.... Des négociation avec l'avoyère de Genève ? Êtes vous messire le régent, et sauf votre respect, si naïf pour croire que c'est là la solution qui résoudra avec facilité et rapidité cette funeste situation dans laquelle nous nous trouvons tous ? Avez vous, messire le régent, vous et vos conseillers, dépêché à Genève quelques représentants à même de mener de telles négociations, ou comptiez vous le faire en usant et en abusant de volatiles chargé de faire des aller et retour entre nos lointaines contrées ?

    Sans doute mon discours peut vous paraitre, et je le concède volontiers, manquer quelque peu de courtoisie. Mais je peine à croire une chose, au vu de la façon dont se déroulent les choses. Que le Béarn, tout au moins celui que vous même et vos conseillers représentiez, cherchait par les moyens les plus justes à mettre un terme à ce conflit. Vos acte ont, semble-t-il, prouvé le contraire.

    En ce qui concerne les compagnies genevoises, nous étions, et sommes toujours disposés, à entamer des négociations, dès lors que nous serons pris au sérieux. En espérant encore que quelqu'un en ce bas monde ait le courage de répondre à ce vœux que je n'ose plus faire qu'en prière.

    En ce qui concerne nos revendications, n'en déplaisent à certains ne nous voyant que comme de vulgaires pillards ayant trouvé prétexte pour couvrir nos larcins, elles étaient et resteront les mêmes. Et je pense qu'il ne serait que pure perte de temps que de vous les redonner à présent messire le régent. Vous ne pourrez prétendre les ignorer. Et la compagnie des Reitres Suisses, par celui qui la représentera, ne saura être considéré que comme le seul interlocuteur légitime apte à entamer de telles discussions.

    Vous excuserez messire, ce langage qui est le mien, pouvant parfois paraitre un peu sec, peut être rude.
    Mais je vous pense homme suffisamment ancré dans la réalité pour vous rendre compte par vous même que le temps des courbettes et des caresses du langage n'est plus, et que celui des demi-mesures et des dialogues de sourd doit être révolu si, concernant la paix, votre volonté énoncée égale votre profond désir.

    Mélian du Lys,
    Capitaine des Reitres Suisses
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 10 Jan - 13:54

Fleur a écrit:
Fleur reçut deux missives l’une en l’arrière de l’autre… Elle se demandait bien qui en était l’expéditeur… cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait plus eu de nouvelles de ce cher capitaine reitre, qu’elle le pensait mort depuis le temps ou pire, qu’il avait décidé de mettre fin à leurs échanges épistolaires… la mélancolie l’avait un peu gagné… car il faut dire qu’elle s’était habituée à sa belle plume… et qu’après toutes les promesses contenues dans leurs dernières missives, il aurait été dommage de s’en arrêter là. Finalement, en décachetant les enveloppes, elle reconnut l’écriture de Melian du Lys. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle lut attentivement la première missive qui lui était personnellement destinée et à laquelle elle allait répondre, puis la seconde où Melian reniait Genève comme la ville avait renié le Lion, démissionnant de tous les postes qu’il occupait là bas. La position genevoise était donc à s’inscrire dans l’histoire comme celle des membres du Lion, apparemment.

Citation :

Cher Melian du Lys,

Je suis ravie et rassurée de voir que vous vous portez comme un charme et que c’est seulement un petit séjour dans les geôles paloises qui m’ont empêché de vous lire. Pas trop froides ni humides ces geôles? Je n’ai jamais eu à m’y rendre, et je ne puis donc juger de leur confort. Enfin, le principal est que vous vous en soyez sorti vivant, et la plume intacte. Si vous saviez combien mélancolique l’absence de vos nouvelles me rendait. Je ne pense pas que ce soit bien raisonnable que je me laisse aller à tant de sentiments à votre égard, puisque tout semble nous opposer. Je suis une fervente aristotélicienne et vous un sicaire du Lion qui n’hésite pas à piller, pendant que moi je me bats pour que notre peuple vive décemment et en paix.

Nous n’avons pas non plus les mêmes visions sur le déroulement des évènements dont vous avez été une des parties prenantes. D’ailleurs, en parlant de cela, nous avons eu droit au passage des croisées sur notre sol pour se rendre à Genève, y faire croisade. Nous avions pourtant refusé ce droit de passage, le concordat signé donnant l’opportunité de refuser un tel passage au parlement comtois. Je ne vous cache pas que j’étais pour ce passage, malgré tout. Genève étant reconnue depuis belle lurette comme le berceau du Lion. C’est donc stupéfaite et agréablement surprise que j’ai lu l’annonce de Genève vous renier tous autant que vous étiez, sans que le moindre sang ne soit versé… Genève serait-elle devenue enfin raisonnable? Vous me pardonnerez cette joie, n’est-ce pas? D’autant que j’ai lu votre seconde missive que vous adressiez aux autorités genevoises, dans laquelle vous reniez, à votre tour, la cité genevoise. Serait-ce la fin du règne du Lion en la belle cité?

En tout cas, il semble que nous soyons deux caractères forts, se battant pour leurs convictions et fonçant quitte à se faire lyncher, ne se préoccupant guère de notre réputation… vous me demandiez dans votre missive si je m’étais imagine échanger nos places, l’espace d’un instant. Oui j’ai essayé, mais non je n’y arrive pas. Vous vivez de ce qui s’apparente à du brigandage et du pillage que vous nommez votre trésor de guerre, alors que j’ai plus tendance à faire des dons ou l’investir dans des causes que je pense justes. Je ne suis guère parfaite, mais je tente, même si parfois je sors des sentiers battus, de suivre les règles qui nous sont imposés et ce, quelque soit l’endroit où je me trouve. Savez-vous que j’ai failli me prendre à deux reprises un procès pour trahison, voire haute trahison, car j’étais opposée à certaines idées des têtes dirigeantes. Pourtant, je suis fière de dire que je n’ai aucun procès à mon actif, même si beaucoup aimeraient voir ma tête au bout d’une corde. Je dois faire l’objet d’un listage sur certaines listes ennemies juste parce que ma franchise est trop directe et que je ne supporte guère le mensonge.

L’avenir nous dira si j’ai raison ou tort. En l’état actuel, je dois dire qu’échanger avec un homme dont la vision et la manière de faire sont contraire aux miennes sur bien des points relève de l’exploit. Vous disiez avoir une confidence à me faire… vous aiguisez ma curiosité… et je me demande de quel ordre elle est. Peut-être aurai-je la chance de la lire dans votre prochaine missive, si vous le voulez bien, bien entendu.

D’ailleurs, il me semble que les élections béarnaises sont clôturées et que le parti mené par l’ancienne Comtesse Azilize que vous avez détrôné de force, était en bonne position pour redevenir Comtesse, selon l’article que j’en ai eu par l’AAP.

Je vais donc vous laisser sur ces quelques mots et je souhaite donc recevoir prochainement de vos nouvelles.

Bien à vous

Fleur
Fleur cacheta sa missive et appela Linelle, sa colombe pour qu’elle fasse le voyage jusqu’à Pau.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mar 12 Jan - 20:44

Cela avait été abordé, cela avait été sous entendu, cela devenait à présent officiel...
Genève avait renié tout ou partie des combattants qui l'avaient honorablement servi. La compagnie à son tour reniait cette cité qui l'avait lamentablement trahi. La situation n'en serait que plus claire maintenant que plus rien ne les liait.


Citation :

    Qu'il soit lu et su,


    Devant la profonde déception ressenti en voyant Genève offrir en pâture et sans remord une partie des combattants ayant œuvré, lutté et souffert en son nom,
    Devant la volonté affichée par Genève de négocier en passant outre les représentants de la Compagnie des Reitres Suisses, remettant en cause la légitimité et désavouant ladite compagnie,

    Qu'à partir de ce jour, la Compagnie des Reitres Suisses, unie et solidaire de l'ensemble des combattants luttant sous sa bannière en Béarn, renie son attachement à la République de Genève et à ces représentants.

    Que Genève prenne bien conscience qu'en tournant le dos à une partie des soldats embourbés dans le conflit béarnais pour son honneur, sa grandeur et sa justice, c'est à l'ensemble des gens en armes, reitres, mercenaires, sicaires ou bourgeois, qu'elle a tourné le dos.

    De ce fait, la lettre de marque octroyée par Genève dans le but de mener la guerre en territoire béarnais lui est rendue, la Compagnie des Reitres Suisses redevenant à présent compagnie franche, seule à même, à présent, de négocier ses propres intérêts, de chercher une fin au conflit ou de perpétuer l'état de guerre en Béarn si ses revendications venaient à être ignorées.

    De ce fait, seul un représentant de ladite Compagnie sera à même d'être considéré comme l'interlocuteur privilégié et légitime par les hautes instances béarnaises ou tout autre voix souhaitant entamer des pourparlers.

    Je me fais là, porte parole de la compagnie dont je suis le capitaine, mais cette décision ne saurait être imputée à ma seule personne. Elle se révèle être une décision prise par l'ensemble des reitres ne se retrouvant plus dans le comportement et les choix des dignitaires genevois les ayant envoyé en Béarn.


    Fait à Pau, le 11ème jour de l'an 1458


    Mélian du Lys,
    Capitaine de la Compagnie des Reitres Suisses.



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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 27 Jan - 1:32

Citation :
    De Pau,

    En ce vingt septième jour de janvier de l'An de Grâce mil quatre cent cinquante huit,
    Ce jour à marquer d'une pierre blanche,


    Ce pourquoi nous avons fait du Béarn un territoire de guerre au nom de Genève,
    Ce pourquoi nous sommes restés à guerroyer quoi que nous eûmes à subir, de la froideur des cachots, de la morsure de l'acier dans nos chairs à celle des accusations et des ragots les plus infâmes dans nos cœurs et dans nos âmes,
    Ce que nous avons continué à réclamer même après les funestes évènements nous ayant contraint à renier avec tristesse incommensurable notre appartenance à Genève.

    Le Bannissement de Yohann le défroqué, objectif initial, objectif final, notre objectif unique et immuable, vient d'être prononcé.

    A présent, la compagnie franche des Reitres Suisses peut entrevoir la fin d'un conflit qui n'a que bien trop duré.
    A présent, c'est le sentiment du devoir accompli, que nous pouvons sereinement envisager de reposer les armes et de quitter les terres de ce comté sans avoir à rougir, sans avoir l'impression de nous être fourvoyé et d'avoir bafoué notre honneur devant les pressions quelles qu'elles fussent.

    Gloire aux sicaires, aux reitres, aux bourgeois, aux mercenaires de tout bord, à tout ceux qui se seront ralliés et unis sous une même bannière et qui auront lutté corps et âmes contre vents et marées pour que justice et honneur ne soient pas de vaines notions.

    Et gloire à Déos et à ses trois prophètes.


    Mélian du Lys,
    Capitaine de la Compagnie des Reitres Suisses



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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 17 Fév - 23:20

Eugénie de Varenne... voilà un nom qui avait occupé ses pensées jours et nuits durant de longs mois bien qu'il ne l'eu jamais rencontré. Le départ du Béarn aurait du sonner le glas des fantasmes inconscient suscités par ce nom sans visage, mais il était dit que le capitaine des reitres ne souhaitait pas en rester là...

Citation :
    Excellence,

    Il ne fait aucun doute que maintenant que les compagnies helvètes ont été évacué loin de vos terres, vous vous seriez allégrement passée de recevoir courrier de l'un deux. Je peux le comprendre. Pourtant, j'espère avoir votre attention, Excellence. Car si les armes et les rancœurs ont pu être rangé dans une volonté, autant pour vous que pour nous, de reconstruire ce qui aura été détruit, j'ai la conviction que nous ne pouvons, nous ne devons nous contenter de si peu. Cette fin des hostilités doit nous servir de tremplin vers une paix durable.

    J'imagine, Excellence que vous cherchez déjà à obtenir officialisation de cette paix par un traité. Je ne pense malheureusement guere me tromper en imaginant que ces pourparlers ont déjà débuté avec les représentants du pouvoir illégitime occupant actuellement Genève.

    Je ne peux que vous enjoindre à la plus grande prudence, Excellence. Comment pourriez vous avoir foy en leur paroles, en leurs promesses ? Comment pourriez vous prendre comme sincères et gage de paix durable, des paroles provenant d'une entité obscure ayant fait preuve de son manque d'implication dans des évènements dont elle est pourtant à l'origine. Les faits prouvant chaque jour un peu plus l'incapacité de ce gouvernement fantoche à assumer ses actes.

    Le vent soufflera sans doute sur Genève et ses piètres représentants suivront telle une pleutre girouette . Ils n'assument pas la guerre déclarée au Béarn. N'assument pas vis à vis des combattant qui ont lutté au nom de Genève. N'assume pas l'histoire et l'honneur du peuple genevois dés le premier croisé les narguant du bas des remparts.

    Je vous en conjure Excellence, écoutez la voix de la sagesse. Écoutez la seule voie qui saura vous garantir, nous garantir une paix durable et sincère. Une paix prouvant que tous, aussi bien genevois que béarnais, avons appris de nos errements passés dans cette sombre histoire et que nous ne retomberons plus dans nos travers à l'avenir.

    Je me fais ici la plume du Gouvernement Provisoire de la République de Genève seul interlocuteur représentant légitimement la cité du Léman et seul à même de garantir un accord fiable qui perdurera et qui serra bénéfique à nos relations futures. Je me ferais ici cette plume vous proposant ce traité gage de paix mettant en avant et pour les temps futurs, la voie diplomatique comme seule et unique voie acceptable entre nos deux peuples.

    J'espere Excellence, que vous prendrez le temps de méditer ces mots. Et si jamais, faisant fi de nos divergences passés, vous en émettiez le souhait, je vous transmettrais sur le champ une première proposition de texte visant à officialiser ce retrait de nos troupes et cette paix porteuse d'espoir.

    Que Déos vous guide sur le chemin de la clairvoyance et de la sagesse

    Mélian du Lys,
    Chancelier du GPRG.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 22 Fév - 3:00

Eugénie de Varenne a écrit:
Voilà donc qu'on lui donnait du Excellence, voilà donc qu'elle n'était plus l'agneau sacrificiel sur l'autel des divinités diplomatiques et conseillères couardes, voilà donc qu'elle n'était plus l'ignominieuse, l'infâme blonde par qui -et surtout le pire- tout arrive en Béarn et ailleurs.

La bafouille appelait réponse, non pas qu'elle la jugea d'une importance capitale, mais elle avait parfaitement intégré les us et coutumes alpines qui voulaient que lorsque missive restait lettre morte l'on se déplace pour cogner à l'huis, et que lorsque, au grand malheur des inconscients qui se tenaient cois, on défonça celle-ci à grands coups de bélier et de haro sur le baudet si elle demeurait close.


Citation :
    A vous Melian du Lys,

    Pardonnez-moi de prime abord de vous nommer Melian et non Excellence, la chose est si inhabituelle pour ma petite personne que je ne puis en cet instant être plus formelle et me tenir aux règles élémentaires de savoir-vivre et à l’étiquette diplomatiques.

    Je vous donne toute la raison Moussu du Lys, nous nous serions il est vrai, alors que le poison Léonin et des Reîtres suisses prenait la tangente par le nord avec le concours de nos alliés Pyrénéens, nous laissant ainsi reprendre souffle et forces, passés de recevoir nouvelles de ceux qui furent nos charmants assaillants et pillards durant ces quelques mois de cohabitation forcée en notre belle capitale, qui je l‘espère aura ravit vos mirettes de nos murailles jusqu'à nos caisses.

    Décontenancée, c’est le mot. Je suis décontenancée. Je suis, tout comme vous je présume, rompue aux vicissitudes, aléas et alliances de circonstances diplomatiques et pourtant jamais il ne m’a été donné de traiter avec un gouvernement nomade -ou si vous préférez, en exil-, jamais il ne m’avait été donné de traiter avec une hydre à deux têtes, l’une se querellant avec l’autre pour emporter la suprématie d’un état, jamais encore je n’avais eu à ménager la susceptibilité de ces deux têtes, ayant toujours été convaincue jusqu’à lors - à tort ou à raison- que la légitimité d’un gouvernement tenait à ceux qui l’avaient élu et était donc pour beaucoup celle des urnes.
    Et pour cela, Moussu du Lys, je vous en remercie. Vous complétez admirablement le panel de mes compétences diplomatiques.

    Cependant, n’étant qu’une exécutante du pouvoir comtal parmi tant d’autres, malgré la pompe et le prestige afférant à la charge de Chancelière du Béarn, je ne puis donner suite favorable ou défavorable à votre proposition, toute pacifique qu‘elle soit.
    J’en fais donc part à ma Comtesse, la très Mirifique et très Magnificente Agnès de Saint Just, qui aura toute autorité pour y répondre, favorablement ou défavorablement.

    Bien à vous,



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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 22 Fév - 3:02

Citation :
    Excellence,


    Je laisserais, si vous me le permettez, s'exprimer l'homme avant le diplomate. Je concède que ma démarche peut paraitre bien peu conventionnelle, sans doute même étrange pour une damoiselle rompue comme vous aux us et coutumes de ces étranges pas de danse que sont habituellement les échanges entre gens de diplomatie. Mais que voulez vous, l'être imparfait que je suis ne peut faire taire celui qu'il est vraiment au détriment de la fonction impersonnelle qu'il représente. Certains parleraient de fautes ou d'impairs, là où je ne vois honnêteté et sentiments mis à nu.

    Au risque de vous surprendre Excellence, lire ainsi, habillement dessiné par votre plume, mon nom me ravit au plus haut point. Je ne peux ni ne veux le cacher. Petit plaisir, certes, mais plaisir délectable s'il en est. Sans doute même aurais-je la prétention d'espérer, ne serait que d'une pensée fugitive, qu'un jour peut être vos lèvres le dessineraient lors d'une rencontre face à face.

    Oserais-je faire de même Excellence ? Sans doute pas sans votre bénédiction. Et pourtant, le désir de tracer sur ce vélin les lettres composant votre nom me brulent les doigts. Sans doute un jour m'octroierez vous ce droit, cet honneur. Jusque là, je saurais garder la place qui est le mienne en continuant à m'adresser à votre personne avec les égards du à votre rang.

    Je conçois aisément que la lecture de ma précédente missive aura pu vous décontenancer au premier abord. C'est même là la première réaction légitime que l'on peut attendre de n'importe qui n'ayant aucune connaissance de la situation. Mais vous Excellence, il ne fait aucun doute que votre compréhension et votre clairvoyance vous aura permis d'aller au delà. L'expérience, malheureuse je le concède, prouve que le gouvernement que je représente ne saurais être considéré comme un simple regroupement de fanfarons ou comme un gouvernement fantoche dont la parole et l'influence n'a aucun poids ni aucune valeur. Et je ne peux qu'être certain que vous avez parfaitement conscience de cet état de fait.

    Je me permets malgré votre absence de sollicitations, en espérant ne pas vous froisser par mon empressement, de vous transmettre la proposition de paix émanant du conseil dont je me fais la plume. Je voue prie Excellence, de ne point voir dans ces manières, un manque de respect ou la façon de faire d'un goujat ou d'un triste sire. Mais même le gentilhomme doit parfois savoir encourager, sans pour autant la brusquer, la vierge effarouchée au risque de ne jamais obtenir ses faveurs.

    Toutes les cartes sont à présents en votre possession, Excellence, tout comme le destin de l'honorable mission qui m'aura été confié par mes combourgeois.

    Votre impatient et dévoué,


    Mélian du Lys,
    Chancelier du GPRG
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 28 Fév - 18:20

Les travaux terminés, les fût remplis, le lieu ouvrait enfin ses portes.

Citation :
L'Ichtus Lémanique
Propriétaire : Meliandulys
Tavernier(e) : Mariposa
Bière à 0,77 écu, menus à partir de 16,95 écus

L'habituel lieu d'échanges et de réunion des plus humbles, des reformés et du gouvernement provisoire de Genève.

~oOo~---------------~oOo~---------------~oOo~

- "le poisson du humble" à 16,95 écus
(poissons genevois garantis sans importation. Achetés uniquement aux petits producteurs locaux afin de leur apporter aide et soutien)

- Une bière de qualité pour tous à 77 deniers

- Bois à disposition pour tout artisan genevois dans le besoin en cas de pénurie.

~oOo~---------------~oOo~---------------~oOo~

Taverne à but non lucratif (loi 1401)

Le rachat des poissons, la mise à disposition de bois, les prix faibles proposés...
Tout est subventionné par le Gouvernement provisoire de Genève.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Ven 5 Mar - 20:12

Eugénie de Varenne a écrit:
Citation :
    A vous, Melian du Lys, Chancelier de la République Itinérante de Genève,


    J’ai bien accusé réception de votre proposition de traité de non-agression et en informe ma Comtesse séance tenante.
    Comme dit dans ma précédente missive, je ne puis encore garantir réponse favorable ou défavorable à votre demande, bien que la signature d’un traité de paix Béarn-Canton de Genève compromette celle du traité que vous avez soumis à notre examen et approbation.

    Je ne tiens pas à débattre de la légitimité de tel ou tel gouvernement, le choix d’une tête plutôt qu’une autre est tout à fait pragmatique -je vous parlais aussi précédemment d’alliances de circonstances- , la signature de ce traité de paix nous offre sans doute plus de perspectives politiques.

    Quant à cette vierge effarouchée.. Et bien, elle connait vos manières, elle qui fut souillée, molestée, outragée par cette main engageante mais point brusque que vous décrivez. Cette vierge saura donc la reconnaître même occultée par un gant de velours.
    Sa seule crainte est d’être à nouveau battue froid si elle venait à ne point accéder aux désidératas de la brute qui se cache sous la plume agréable de l’homme de bien.
    L’adage dit: "Jamais deux sans trois." Pour ce faire, il faut déjà un "Jamais un sans deux."

    Bien à vous,




    NB: Vous avez toute latitude à me nommer Eugénie de Varenne, l'Ingénue, l'Eugénue, l'Génie, la Madamisèle Génue, le petit Poison, Blondine, mais point Ingénue. C'est sans honte aucune que je vous confesse qu'il m'arrive à l'occasion de vous appeler le Moussu du Gros Lys, allez savoir pourquoi...

Et de tracer à la suite de tendres arabesques à l'intention de la Balafrée.


Citation :
    Agnès,

    Ma douce,

    Ma tendre,

    Ma piquante,

    Mienne suzeraine adamantine,

    Balafre en éclair qui illumine mes nuits,

    Saphirs, pierres de taille, qui ravirent mon cœur et mon âme,


    Je vous mande modeste bafouille pour porter à l’attention de votre Grandeur Inégalée -et inégalable- une proposition de traité de non agression nous parvenant de la République Provisoire de Genève. Vous trouverez en annexe copie des échanges épistolaires entre votre dévouée et le Chancelier de la République de Genève.

    Peut-être l’espoir de vous revoir que porte mon cœur sera-t’il comblé et peut-être pourrons-nous en débattre à huis clos, nous mirant dans le blanc de la prunelle, loin des agitations conseillères qui animent le Castèth de Pau et qui perturbent nos élans complices.

    Baiser tout doux, baiser tout fou, sur votre joue. Celle à l’estafilade qui fait votre charme sauvage. Oui là. Vous le sentez ?

    Votre Nue.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Ven 5 Mar - 20:13

Gnia a écrit:
Citation :
Varenne,

Mon petit cabri éclopé,

Mon châton au regard hypnotique,

Foutue gosse,

Si je goûte vos flatteries à leur juste valeur, point trop n'en faut. L'excès en toute chose nuit, parait-il. Adage qu'il est bon de pouvoir placer quand cela nous arrange et de consciencieusement oublier lorsqu'il nous déplaît. Dans le cas présent, je dois avouer que vos élans d'affection pouvant prester à confusion quant à vos nobles intentions alors je dégaine donc mon proverbe fort à propos, n'est-ce pas ?

Toutefois pour en revenir au sujet qui nous vaut épistole, j'ai parcouru avec attention cette proposition de traité de non agression et je ne dirais qu'une chose, la faculté qu'ont les Suisses à faire compliqué lorsque l'on peut faire simple m'étonnera toujours. Je serai presque envieuse de leur capacité à s'enflammer d'envolées lyriques et de leur art à manier la plume pour coucher phrases alambiquées et mots exaltés sur parchemin. Rien que ne vaille votre fougue, bien évidemment, n'en prenez point ombrage.
L'on en viendrai presque à se piquer de curiosité à savoir si toute cette passion ardente trouverai également écho dans l'intimité... Mais je digresse...

Soit. Vous me voulez pour vous toute seule, nous débattrons donc de la sémantique à la genévoise à huis clos. Je me pique de m'isoler parfois à l'aube ou au crépuscule sur le chemin de ronde du donjon du Castèth, avec pour seule et unique compagnie un bon vin de Monein. Puisque Baronne des terres qui m'abreuvent de leur délicieux moelleux, je pense que je pourrai souffrir de le partager avec vous. Cela vous dégourdira la makhila, mon p'tit bouchon.

A la r'voyure,

Votre Sublime et non moins Infâme Grandeur,

A.

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Ven 5 Mar - 20:14

Sancte Iohannes a écrit:
Citation :
A son excellence Eugénie de Varenne,


Comme l'aurez remarqué, damoiselle, l'écriture qui aura noirci ce vélin est bien différente de celle que vous avez coutume de lire lorsque vous provient un courrier des alpages. C'est donc une bien triste nouvelle que j'ai à vous annoncer. Monsieur Melian du Lys, de retour chez lui suite à sa campagne Béarnaise, a décidé de se retirer quelques temps dans les montagnes afin de se perdre dans sa solitude pour mieux se retrouver dans sa foi. Ayant eu le privilège de participer à l'élaboration du Pacte de Non-Agression qui vous a été courtoisement adressé, je vous informe que dès à présent, je reprendrais le suivi de ce dossier tant à partir de ma connaissance du sujet que du carnet de notes que le chancelier du Lys a bien voulu nous léguer.

Je ne tiens pas davantage que vous à me perdre en digressions quant à la légitimité du Gouvernement d'usurpation ou du Gouvernement provisoire. Comme je vais vous le montrer, il n'est d'aucun besoin à en discuter. Vos positions parleront pour vous.

Que s'est-il passé dans les faits ? Le Béarn a fait le choix de négocier tout à la fois avec le Gouvernement d'usurpation de Genève et avec les Reîtres Suisses qui composent le Gouvernement Provisoire. Or, s'il s'avère que ces négociations débouchent sur un accord officiel avec l'un sans que cela soit le cas avec l'autre, votre position sur la légitimité de ces Gouvernements s'impose d'elle-même. Une ligne politique est toujours bien plus éloquente qu'un long discours.

Si vous estimez que la signature d'un traité avec le gouvernement d'usurpation compromet la ratification de ce pacte, alors c'est notre honneur et l'espoir d'une concorde sincère qui s'en trouvent en réalité compromis. Quel genre d'Homme s'accorde sur de nobles principes sans avoir le courage et la dignité de les coucher par écrit ? Devons nous comprendre que le Béarn ressent en ce jour la culpabilité et la honte d'avoir pu négocier une sortie de crise avec ses ennemis et qu'il cherche à taire devant le monde ce qui a été convenu en face à face, dans le blanc des yeux des braves ?

La portée de vos choix vous revient. N'oubliez cependant pas qu'il est des postures que l'on oublie rarement et que le jour où le Gouvernement Provisoire aura triomphé de l'usurpation, il saura se rappeler des aimables volontés du Comté du Béarn à son encontre. Dans le présent se meut le reflet de l'avenir.


En vous priant d'agréer mes plus vives marques de respect,

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