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 [JdR] Le carnet de Mélian

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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 24 Oct - 3:02

[A Jaca, aux alentours de la mi Octobre]


Allons bon, voilà la Gaia qui s'inquiétait pour la santé du vieux, alors que mossieux lui, se la coulait douce en Espagne. Mélian entreprit donc de griffonner quelques mots. Destination Berne...

Citation :
    Mon bonsoir ma dame la Chancelière,

    Il m faut vous rassurer rapidement quant à l'état de ce cher Izaac. Il n'est point blessé et fonctionne encore correctement, ne vous inquiétez donc point pour le vieil homme en qui on retrouve même ces derniers jours, le coté fringant de ses lointaines jeunes années.

    Son médicastre lui a simplement prescrit une cure de soleil. Il s'est donc mis en route vers le sud afin de prendre quelques repos bien mérités. Il semblerait même qu'il se soit acoquinée avec une fleur sauvage au sang chaud, une danseuse de flamenco ibère pas farouche pour un thaler, qui embrase ses sens.
    Mais je m'abstiendrai de vous faire ici mention des détails. Cela regarde cette vieille carne et la jeune plante.

    Mais je gage donc qu'il nous reviendra plus en forme et plus bavard que jamais.
    Je n'occupe la fonction de Chancelier que par intérim en espérant qu'il nous revienne bien vite. Et cela, dans le but de lui garder son fauteuil au chaud et de conserver intacte la confortable empreinte que son séant y a laisser après de nombreux mois de travail acharné.

    En attendant, il continue malgré tout de papoter de ci de là au titre de Chancelier honoraire genevois. Bien que son médicastre le lui ait formellement déconseillé. Enfin vous le connaissez bien, de sa bouche le verbe coule comme la bière à Munich... le jour où il ne parlera plus, c'est qu'il aura été rappelé auprès du Très Haut.

    Bien à vous, comme disait l'autre,

    Mélian
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Nov - 0:48

Un bien beau souvenir. De retour à Genève, il la ferait encadrer. Il aurait toujours une belle tranche de vie à raconter à ses p'tits enfants... restait plus qu'à faire la marmaille, maintenant qu'il avait l'histoire à conter.
En attendant, il allait aussi lui falloir passer commande pour un nouveau capio et une paire de bottes plus larges. On commençait à s'y sentir à l'étroit...


Citation :
Lettre de marque concédé aux compagnons reitres suisses, par la république de Genève

Nicbur, avoyer et capitaine des armées de la république de Genève, sise en confédération helvétique, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.

Ayant guerre déclarée avec les béarnais fauteurs, pour les raisons contenues dans les déclarations que l'avoyer de la république de Genève a fait publier dans toute l'étendue de son autorité, païs, montagnes et vallées de son obéissance,
notre gouvernement accorde pouvoir et permission au Sieur Melian Du Lys, demeurant à Genève, de faire armer et équiper en guerre sa compagnie nommée "des reitres suisses", avec tel nombre d'hommes, hallebardes, piques, couleuvrines et coutelas de guerre et vivres qui y sont nécessaire pour le mettre en état de courir sus aux méchants et gens sans aveu, en quelques lieux qu'il pourra les rencontrer, soit sur les chemins de leurs païs, dans leurs bourgs ou sur leurs rivières, dans tous les endroits du Béarn où ledit capitaine jugera à propos de faire des descentes pour nuire auxdits ennemis, et y exercer toutes les voyes et actes : les prendre et amener prisonniers avec leurs armes et autres choses dont ils seront saisis, à la charge dudit Melian Du Lys de les garder.
Le conseil accorde pouvoir et permission au Sieur Melian Du Lys de porter pendant son voyage l'oriflamme et enseigne des armes de la compagnie des reitres suisses et les siennes, Le Sieur Melian du Lys devra faire enregistrer les prises au greffe de Genève, y mettre un rolle signé et certifié de luy, contenant les noms et surnoms, la naissance et demeure des hommes pris par sa forte compagnie, faire son retour audit lieu ou autre lieu dépendant de notre juridiction, y faire son rapport, par-devant les officiers de notre gouvernement et non d'autres, de ce qui se sera passé durant son voyage, nous en donner avis et envoyer au secrétaire général Izaac de Genève sondit rapport avec les pièces justificatives d'iceluy.

Prions et requérons tous potentats, seigneuries, Estats, Républiques, amis et alliez de nous et tous autres qu'il appartiendra, de donner audit Melian Du Lys toute faveur, aide, assistance et retraite en leurs cités avec sadite compagnie et tout ce qu'il aura pu conquérir pendant son voyage, sans qu'il luy soit fait ou donné aucun trouble ny empêchement, offrant de faire le semblable lorsque nous en serons par eux requis.

Mandons et ordonnons à tous officiers des armées genevoises et autres sur lesquels notre pouvoir s'étend, de le laisser seurement et librement passer avec sadite compagnie, armes et prises qu'il aura pu faire, sans luy donner ny souffrir qu'il luy soit fait ou donné aucun trouble ny empêchement, mais au contraire luy donner tout le secours et assistance dont il aura besoin, ces présentes non valables après le jour de la fin de notre guerre, en témoins de quoy nous les avons signées et icelles fait contresigner et sceller du sceau de nos armes par le capitaine de Genève, le seizième jour du mois de septembre 1457. Signé par Nicbur pour l'avoyer et le conseil et scellé.




Dernière édition par Meliandulys le Sam 21 Nov - 0:53, édité 1 fois
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Nov - 0:51

[Le duel, ou le second épisode des chevilles qui enflent]


Il était finalement revenu sur ses pas. Pas vraiment de gaité de cœur, loin de là. Il ne se sentait pas la patience de subir une fois de plus le verbiage sans fin et sans surprise de la gueuse. Mais il voulait être là pour assister au combat de Phonya... un ersatz de combat serait plus juste qualificatif.
A ma droite le courage de la genevoise qui malgré un corps diminué par une rencontre malheureuse avec une armée béarnaise, avait relevé le gant. A ma gauche *bronca et huées nourries pour l'accueillir comme elle le mérite* le manque d'honneur et la fourberie affichés fièrement, portés même tel des armoiries par la béarnaise.

Combat au combien inégal, malheureusement. Phonya, son courage et ses petits poings n'avaient pas fait longtemps illusions face la lame et au concentré de tare de son adversaire.

Mélian affichait une mine sombre lorsqu'il vit Phonya mordre la poussière, laissant la gueuse, brandissant sa traitresse lame, fanfaronner de plus belle. Il y avait un temps pour tout. Et celui de rendre un immense service à tout ceux, passés présents et futurs qui devaient et devraient la subir, était arrivé.

Le sicaire s'avança au devant de la gueuse, laissant choir sa cape à même le sol et attrapant fermement sa sica, prête à mordre le gras de cette gueuse, honte de toute Aristotélité, la Réformée comme l'autre.


Tu ne fais que hurler ton désir d'en découdre, d'envoyer le Lion mordre la poussière.
Tu désirais ardemment un sicaire, et bien je suis là pour te contenter.
Tu voulais jouer... et bien jouons donc. Profite en bien, cela ne serra pas long...


Mélian contempla quelques instants sa sica, fixant le reflet de son visage émacié et de son regard sombre que l'acier de la lame lui renvoyait. Bientôt elle serait maculée du sang de cette bavarde impie bafouant sans l'ombre d'un remord ces notions d'honneur et de fierté si chére au genevois...
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Nov - 0:52

Tamaga a écrit:
Aaaaah !
La bonne nouvelle que voilà !
Tu ne pouvais me faire plus plaisir Capuchon.
Enfin si, si tu m'avais défiée (ig) hier soir nous aurions pu jouter aujourd'hui.
J'attends ton défi à la lice.
Fais vite les inscriptions et tu ne souffriras pas trop, car je suis moi même assez pressée et surtout attendue à Tarbes pour des affaires bien plus importantes.

...


Citation :
20-11-2009 18:35 : Vous avez élégamment massacré Tamaga, ce misérable vaurien, en un magnifique combat en 1 contre 1. Vous l'abandonnez, anéanti, geignant, au milieu du pré, pendant que le public acclame votre nom : "Vive meliandulys ! Vive meliandulys !". Quelle raclée ! (Vous gagnez 2900 points d'expérience.)
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 22 Nov - 16:36

[Petit souvenir IG de Pau]


Citation :
L'Ichtus en Béarn

Propriétaire : Meliandulys
Tavernier(e) : Bartoldi
Bière à 0,70 écu

Une bâtisse, affichant fièrement l'Ichtus, dans les entrailles mal famées de Pau. Le lieu de refuge des honnêtes combattants helvètes et des défenseurs de la vraie Foy.

Le rade ne paye pas de mine, les blessés y sont légions et les sermons de Kirk, toujours une épreuve pour les oreilles des non initiés. Mais bonne humeur et confiance restent de mise et la cerveza de contrebande acheminée depuis Jaca y coule à flot.
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Kirkwood
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 22 Nov - 21:57

Very Happy

______________________________
Réformaté et causifiant.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:09

[Pau - Pourparlers]


Le voilà de nouveau au pied du castel. La boucle était elle bouclée, ou en passe de l'être.
Sans doute Déos gardait-il encore quelques surprises sous le coude, Mélian n'en doutais pas.

La première fois qu'il s'était trouvé aussi proche de ces murs, qu'il en avait effleuré la pierre, il était accompagné de ses compagnons, la lame en main. L'échec avait été cuisant et la désillusion à la hauteur de se fierté... trop importante pour être quantifiée. Il fallait bien le reconnaitre, même à demi mots.

Cette fois ci, c'est seul que le genevois se présentait. Seul et sans arme. La situation avait requis d'agir rapidement. Il se jugeait suffisamment présentable, sa blessure sommairement pansée, une chemise propre dégottée et son chapeau blanc qui par le plus grand des miracles avait survécu à tout les assauts, restant immaculé.

Il avança jusqu'à se trouver nez à nez avec les gardes en faction. Sans doute avait-il même croisé le fer avec l'un d'eux lors de cette nuit interminable qui avait vu les béarnais préserver la virginité de leur place forte devant les assauts genevois.


Salvé braves combattants.
Je sollicite une audience auprès de la Comtesse. Je dois m'entretenir avec elle d'une affaire de la plus haute importance...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:09

Garde Comtal a écrit:
[Au poste de garde]

Tour de garde qui allait toucher à sa fin quand un homme arrivait... Fallait bien que cela lui arrive juste avant de partir. Le garde, dans un léger froncement de sourcils examinait l'homme tout en l'écoutant... Tient un accent pas du coin,... accent qu'il reconnaissait sans doute pour l'avoir déjà entendu mais du reste...

Bonjour.....Vous entretenir avec la comtesse ? qui doit-on annoncer ?

Le garde n'était jamais seul, et selon la réponse il enverrait mander la comtesse ou ferait ramener l'homme au dehors. Tel était son travail...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:10

Mélian fut bien surpris de la réaction du garde. Il s'était attendu à quelque chose d'un peu plus agressif, tout au moins d'un peu plus de méfiance de sa part.
Sans doute le tour de garde arrivait à son terme et le bougre qui s'apprêtait à se faire relever ne souhaitait pas que l'échange s'éternise plus que de raison, retardant le repos et la choppe de bière qui l'attendait ailleurs.


Annonce donc Mélian du Lys, Capitaine des Reitres Suisses et Chancelier intérimaire de la République de Genève.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:11

Garde Comtal a écrit:
[Entrée du Casteth - Poste de Garde]

Le sang du Garde se mit à bouillir au nom, MelianduLys combien de jour n’en avait-il pas entendu parler… Infâme et ignoble personnage qui avait osé venir en cet endroit après tout ce que lui et ses bêtes sans noms avaient osés venir faire. S'il ne se retenait pas il le transpercerait à l'instant

A l’énonciation du nom entendu trois gardes, armes en mains l’encerclèrent tandis qu’un dernier filait tout droit prévenir un autre collègue de ce qui se passait. Rapidement la grille fut fermée…. si un était là d’autres rôdaient à espionner…..
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:18

Caro68130 a écrit:
[Au conseil - 3 novembre 1457]

Conseil houleux où une grande colère avait pris place en ma personne quand peu de temps avant un garde me portait message. Lisant le parchemin je manquais d'entrer dans une colère encore plus grande. Voilà qu'on me contactait et qu'on m'annonçait la venue de Meliandulys.

Un regard vers mes conseillers leurs expliquant rapidement la situation. La discussion continuait, et je ne savais combien de temps s'était écoulé jusqu'à ce qu'un garde revienne encore. Lui aussi avait droit à mon regard... une fois de plus on nous dérangeait... mais à ses mots, sur l'instant je restais sans voix. Regard sombre, quelques mots murmurés avec pour ordre de faire entrer cet homme après une fouille au corps pour bien vérifier qu'il n'y avait aucune arme et de le conduire sous haute protection dans un petit salon privé.

Corps en son entier qui se tourne vers la grande tablée où tout le monde était installé, longue et profonde inspiration et tout en ôtant la ceinture qui tenait mon épée je m'adressais au conseil


Le moment est venu.... je vous laisse je crois que j'ai des choses à dire et à entendre du messager de l'ennemi..... que personne ! je dis bien personne ne me suive !

Posant mon épée sur la table, sans dire un mot de plus, je suivais un autre garde. Le long couloir qui me menait à cette pièce me permettait de souffler, de prendre un tant soi peu sur moi, car si je laissais libre court à mes pulsions du moment ... non je ne préférais pas y penser et c'est donc dans une colère cachée que j'entrais dans la pièce.

Là devant moi un homme propre sur lui, chapeau blanc.... bien plus présentable que la comtesse en chemise, corset, braies et cuissardes. Je laissais la porte ouverte et m'avançais. Regard sans animosité, du moins tenter de le faire, même si je n'en pensais pas moins, visage fermé sans sourire, voix claire qui ne montrait pas grand-chose du bouillonnement intérieur. Agir le plus calmement possible, laisser paraitre tout ce qu’on voulait, mais surtout ne pas laisser faire comprendre qu’on avait touché à ma fille… peut-être n’était-il pas au courant


Vous m'avez fait mander ?
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:19

Acar a écrit:
Informé de ce qui se tramaict, Acar avaict descidé de se tenir hors du lieu ou se tenaict la discussion entre le Bien et le Mal, mais juste derrière les ventaux de la lourde porte de bois ferrée... Au cas ou, main sur la garde de sa Rebelle.

Rosedeplantagenest a écrit:
Des bruits de couloirs à la chancellerie,comme quoi la Comtessa se rendrait seule à une entrevue avec un de leurs ennemi.

Sans réfléchir, Rose prit sur elle de quitter le castel dilomatique afin de rejoindre la Comtessa.

En arrivant, un garde lui indiqua que la Comtesse voulait parlementer seule...Avait-elle raison? Moultes questions pressaient l'esprit de la Plantagenest lorsqu'elle suivit le garde jusqu'au lieu de la conversation

Restant dans le couloir, indiquant d'un signe au garde de se retirer, elle espéra que Caro la verrait et si besoin lui dirait de venir...

Pourquoi vouloir parlementer sans témoins? Pourquoi ne pas l'avoir mise au courant de cette entrevue? Les plus Grands de ce Ryaume luy faisait confiance pour les affaires du pays, sa propre Comtesse douterait elle d'elle? Non...Impossible...

Elle se posa contre un mur et sourit à Acar qu'elle ne vit qu'à l'instant mesme...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:20

A peine son nom prononcé, et les chiens de garde avaient été brutalement tiré de leur torpeur, l'encerclant, montrant les crocs. Sans doute même si l'attente s'était éternisée, Mélian aurait-il pu voir des filets de bave poindre à la commissure de leurs lèvres. Pourtant, le genevois ne broncha pas, il n'était pas venu icelieu chercher querelles à des sous fifres. Et si jamais l'un d'eux venait à se laisser submerger par la rage au point de vouloir de sa lame avide lui ôter la vie, la situation que tous ,genevois comme béarnais, vivaient ces dernières heures n'en serait que plus sombre. Déos le savait. Mélian le savait aussi, ce qui le rendait serein.

L'un des gardes s'était finalement approché sans crainte du Reitre. Le regard ovin, le visage rougeaud dégoulinant de haine, il avait commencé à le palper. Fouille de circonstance. Mélian ne bronchait toujours pas, affichant son habituel visage sombre et en prime, pour l'occasion une lividité et une absence d'émotions visibles. Il gardait les bras ballant le long du corps, ne cherchant ni a faciliter, ni a rendre plus ardue la tache du béarnais téméraire. Se faisant, une pensée éphémère lui traversa l'esprit, manquant de lui arracher un sourire... « Eh bien mon cochon, les donzelles d'Aragon ont bien plus de doigté que toi »

Les doigts curieux du béarnais finirent par effleurer le vélin d'une lettre glissée sous la chemise de Mélian. Lentement le genevois posa sa main sur l'avant bras du béarnais consciencieux.


Allons le brave. Je doute qu'une simple lettre de marque puisse être d'une quelconque menace. Tout au moins pas en tant que tel

Les minutes s'égrainèrent ensuite, silencieuses en compagnie de ses nouveaux amis béarnais. Lorsqu'il prit finalement congé, un léger sourire se dessina sur son visage à l'attention des gardes. La prochaine fois qu'ils se croiseraient, il était certain que leurs regards ne seraient pas la seule chose à s'affronter.

On l'avait alors mené dans un petite pièce, un genre de petit salon où il fut bien vite rejoint par la comtesse, seule. A son entrée, une simple inclination de la tête en guise de salut


Salvé Comtessa.

Ne tournons pas autour de pot, la situation actuelle ne nous le permettant pas. Je ne me présente donc pas avec les formes, gageant que votre dévoué chargé de l'accueil aura palié par avance à ce manquement de ma part.

Les dernières heures ont été bien sombres Comtessa. Le sang a coulé plus qu'il ne le devrait. L'affaire aurait pu se résoudre avec simplicité et sérénité. Mais les choix, les gestes et les mots peu réfléchis en ont décidé autrement et nous ont placé dans une situation des plus inconfortable, chacun d'un coté d'un champ de bataille jonché de corps pourtant tous enfant du très Haut.

Ne nous voilons pas la face Comtessa la situation n'est pas sur le point de s'arranger si nous n'y mettons pas chacun de la bonne volonté. Car là où j'entends, de la bouche des béarnais, parler de brigands, d'enfants du sans nom, de viles crapules, je ne vois moi qu'un peuple genevois porté par sa fierté qui avec les seuls moyens qui lui restent, cherche à laver son honneur et à faire entendre sa voix.


Comme pour illustrer ses dires, Mélian posa sur le guéridon le séparant de la comtesse, un pli scellé du sceau de la République. Cette lettre de marque, illustrant ce dernier recourt funeste auquel les bourgeois de Genève avait été contraint.

Citation :
Lettre de marque concédé aux compagnons reitres suisses, par la république de Genève

Nicbur, avoyer et capitaine des armées de la république de Genève, sise en confédération helvétique, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.

Ayant guerre déclarée avec les béarnais fauteurs, pour les raisons contenues dans les déclarations que l'avoyer de la république de Genève a fait publier dans toute l'étendue de son autorité, païs, montagnes et vallées de son obéissance,
notre gouvernement accorde pouvoir et permission au Sieur Melian Du Lys, demeurant à Genève, de faire armer et équiper en guerre sa compagnie nommée "des reitres suisses", avec tel nombre d'hommes, hallebardes, piques, couleuvrines et coutelas de guerre et vivres qui y sont nécessaire pour le mettre en état de courir sus aux méchants et gens sans aveu, en quelques lieux qu'il pourra les rencontrer, soit sur les chemins de leurs païs, dans leurs bourgs ou sur leurs rivières, dans tous les endroits du Béarn où ledit capitaine jugera à propos de faire des descentes pour nuire auxdits ennemis, et y exercer toutes les voyes et actes : les prendre et amener prisonniers avec leurs armes et autres choses dont ils seront saisis, à la charge dudit Melian Du Lys de les garder.
Le conseil accorde pouvoir et permission au Sieur Melian Du Lys de porter pendant son voyage l'oriflamme et enseigne des armes de la compagnie des reitres suisses et les siennes, Le Sieur Melian du Lys devra faire enregistrer les prises au greffe de Genève, y mettre un rolle signé et certifié de luy, contenant les noms et surnoms, la naissance et demeure des hommes pris par sa forte compagnie, faire son retour audit lieu ou autre lieu dépendant de notre juridiction, y faire son rapport, par-devant les officiers de notre gouvernement et non d'autres, de ce qui se sera passé durant son voyage, nous en donner avis et envoyer au secrétaire général Izaac de Genève sondit rapport avec les pièces justificatives d'iceluy.

Prions et requérons tous potentats, seigneuries, Estats, Républiques, amis et alliez de nous et tous autres qu'il appartiendra, de donner audit Melian Du Lys toute faveur, aide, assistance et retraite en leurs cités avec sadite compagnie et tout ce qu'il aura pu conquérir pendant son voyage, sans qu'il luy soit fait ou donné aucun trouble ny empêchement, offrant de faire le semblable lorsque nous en serons par eux requis.

Mandons et ordonnons à tous officiers des armées genevoises et autres sur lesquels notre pouvoir s'étend, de le laisser seurement et librement passer avec sadite compagnie, armes et prises qu'il aura pu faire, sans luy donner ny souffrir qu'il luy soit fait ou donné aucun trouble ny empêchement, mais au contraire luy donner tout le secours et assistance dont il aura besoin, ces présentes non valables après le jour de la fin de notre guerre, en témoins de quoy nous les avons signées et icelles fait contresigner et sceller du sceau de nos armes par le capitaine de Genève, le seizième jour du mois de septembre 1457. Signé par Nicbur pour l'avoyer et le conseil et scellé.



J'ose imaginer que vous saurez faire ce qui est le mieux pour votre peuple Comtessa. Voilà pourquoi je me présente aujourd'hui devant vous Comtessa, aussi humble et inoffensif qu'un nouveau né. Car je suis conscient de la situation, imaginant que vous l'êtes aussi. Car j'espère, car je crois...

Là où l'absence de dialogue et de choix judicieux de certains aura été préjudiciable pour votre peuple, j'espère que les mots que nous échangeront à présent permettront aux chocs des lames et aux cris des bougres agonisant sur vos terres de n'être plus qu'un vestige du passé béarnais.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:21

Caro68130 a écrit:
Inclinaison de sa teste alors que je m'avançais vers l'homme qui avait déjà commencé longue tirade avec dès le départ le but de la visite et ce sans manière détournée. Je préférais en effet cette situation plutôt que celle des ronds de jambes à n'en plus finir pour en fin de compte en arriver au même point.

Je l'écoutais parler sans dire un mot, stoppant mon avancée juste pour mettre un guéridon entre nous. Les propos en temps normal auraient été acceptable mais vu la situation ils ne me plaisaient guère et ce flots de paroles... voulait-il me faire verser une larme à vouloir les faire passer à présent pour des victimes ?

Je le regardais poser missive sur le guéridon, missive que je prenais en main ... mais aux premiers mots je la reposais. Je la connaisssais cette affiche, on me l'avait faite parvenir il y a un bon moment déjà... mais où donc voulait-il en venir ?

L'azur se reposait sur son regard, lui montrer que je n'étais pas femme qu'on berne facilement L'inquiétude que je ne montrais pas depuis la disparition de ma fille, cette peur qu'on puisse toucher à mon enfant, tout ceci c'était transformé en rage envers ces personnes immondes qui avaient osé s'en prendre à une enfant .... et le voilà qui osait me parler d'être là devant moi humble et innofensif tel un nouveau né. Par tous les saints comment pouvait-il user de ces mots devant moi, moi la mère à qui on a pris sa fille comme prisonnière ? j'espérai pour lui qu'il ne sache rien car oser parler de nouveau né ....

Je reprenais mon calme qui semblait me quitter en poussant longue inspiration avant de faire quelques pas vers la fenêtre et de me retourner vers Melian du Lys.


Messire... je vous ai écouté sans vous interrompre, voulant savoir où vous vouliez exactement en venir.

Oui vous avez raison le sang n'a que trop coulé, mais à qui la faute ? vous êtes venus en nos terres dans un seul et unique but : nous faire la guerre et pour quoi ? pour un homme qui n'est plus chez nous depuis un bon moment. Expliquez moi pourquoi Genève a fait la sourde oreille alors que nous tentions d'entrer en contact lorsque nous apprenions que vous nous aviez déclaré la guerre ? expliquez moi pourquoi en vouloir au Bearn qui n'a plus cet homme en ses terres ? expliquez moi pourquoi venir jusque chez nous si le but n'était pas de nous mettre à mal en voulant prendre mairies et chateau afin de vouloir règner en maître chez nous ?

Voyez Messire le choix le plus judicieux qu'eut été à faire ... était que l'on réponde à notre demande de dialogue avant de venir icelieu et de vouloir nous piller.


Quelques pas à nouveau vers l'homme mais toujours en gardant une distance raisonnable, main sur les hanches mais son de ma voix calme ne laissant paraître aucune agressivité

Messire... vous venez me voir dans quel but exactement ? vous avez osé enlever une fille de 11 ans qui n'a rien demandé à personne, aviez vous tant peur d'une enfant pour la prendre comme prisonnière ? vous nous demandez 10 000 écus pour dédommagement de votre déplacement alors qu'il a été votre libre choix de venir chez nous pour guerroyer et ce sans compter que le fait que ce Yohann ne soit plus chez nous, vous en faites fi et vous nous demandez exil de notre ex chancelier ?

Je secouais négativement la teste

Vraiment... comment voulez vous que je puisse avoir une once de confiance en vos paroles ? vous en prendre de la sorte à tout un comté, vous en prendre à une enfant... un enfant vous rendez vous compte ? Comment pouvez vous évoquer le Très Haut, les enfants du Très Haut alors que vous même avez osé commettre cet affront au Très Haut.

Oui il est temps que tout ceci cesse, oui grand temps, et voyez là je suis du même avis que vous. Tout ce bain de sang doit cesser... mais alors ayez une once d'humanité déjà et relâchez cette jeune fille qui n'a rien demandé, qui ne vous veut aucun mal... et ensuite nous verrons ....
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:21

A son tour, la comtesse béarnaise avait laisser entendre le son de sa voix pendant de longues minutes. Les deux interlocuteurs pratiquaient là un bien drôle de jeu, tinté inconsciemment de stratégie, de calculs et d'intimidation contrôlée. Tout deux impassibles alors que Mélian se doutait que la donzelle bouillonnait intérieurement autant que lui même. Tout deux déclamant leur tirade avec conviction, savant dosage de ce qu'il fallait de fierté, de retenu et d'attaque déguisée pour essayer de prendre l'ascendant sur l'autre.

Deux discours bien rodés. Et la comtesse semblait réellement être convaincu par l'ensemble de ses dires, au même titre que le Capitaine genevois l'avait été quelques instant auparavant lorsque ça avait été sa voix qui avait résonné entre les quatre murs de la petite salle. A la différence, et pas des moindre, que lui savait parfaitement être dans son bon droit au sujet de cette fâcheuse affaire.

Quoiqu'il en soit, il allait falloir la jouer serré. Quelques instants de réflexions, une légère crispation se lisant sans doute sur le visage du genevois. Quelle attitude adopter pour créer chez son vis à vis une brèche lui permettant d'obtenir un légitime gain de cause. La flatterie... autant oublié, l'approche serait clairement déplacé, en plus de ne pas être discrète. L'agressivité ou les menaces... elle ne porteraient point leurs fruits non plus, son hôte semblant être doté d'une fierté bien marquée. Les choix étaient limités et la manœuvre délicate. Il allait donc faire tout simplement appel au bon sens, de la comtesse, en espérant qu'il soit à la hauteur de l'événement.

Mélian se passa lentement la main sur le bas de son visage mal rasé. Un geste machinal qui marqua sa prise de parole après les premières revendications de son hôte.


Comtessa, il me semble que l'entrevue est partie sur de mauvaises bases.

Il me faut rectifier une petite chose. Vous me dites que Genève a fait la sourde oreille, voulant guerroyer avec vous quoi qu'il arrive. Je vous rétorquerais que c'est le Béarn qui à fait la sourde oreille aux nombreuses missives de notre Chancelier Izaac. Que le Béarn a continué à faire la sourde oreille lorsque de la République de Genève, il a reçu ultimatum. Sans aucun doute, étions nous alors pris pour des fieffés imbéciles proférant des menaces qui ne seraient pas tenues et qui ni valaient pas la peine qu'on leur prête attention. Cet ultimatum, adressé quinze jours avant même que le premier genevois en arme ne se mette en chemin, aurait du au moins appeler une réponse ou une réaction. Il n'en a rien été. Un mutisme désolant. Il aurait en effet été judicieux que vous sollicitiez alors ce dialogue dont vous faite mention sans attendre un mois après. Sans attendre que mes compagnons d'armes et moi même soyons déjà en garnison de l'autre coté des Pyrénées. Ne pensez vous pas ?


Cette dernière question se voulant avant tout rhétorique, Mélian ne laissa pas à la comtesse le loisir d'y répondre. Il poursuivit sur sa lancé, tout en plongeant son regard dans celui de la femme lui faisant face, comme pour essayer de sonder son âme.

Mais voyez vous comtessa, votre point de vu autant que le mien sur la genèse de ce conflit ne nous ferra guère progresser. Je n'imagine pas vous voir tenir un autre discours à ce sujet et revenir sur votre façon de comprendre l'origine ou la légitimité de cet assaut. Et je vous crois suffisamment maligne pour penser la même chose à mon sujet. Nous n'avancerons donc pas d'une lieu en nous concentrant là dessus. Il n'est plus l'heure de savoir qui est le vilain polisson qui le premier a fauté.
Alors faisons tout deux preuve de sagesse, et concentrons nous sur le présent afin de trouver un terrain d'entente et un apaisement dans ce conflit.


Mélian, visage affichant maintenant une sérénité non feinte, laissa ses dernières paroles en suspend, cherchant un signe d'acquiescement de son interlocutrice. Puis, reprenant d'une voix toujours aussi calme.

Comme signe de ma bonne volonté, je peux d'hors et déjà vous proposer d'oublier cette demande de dédommagement initialement présente dans la missive qui vous a été porté. Bien que toute cette affaire ait porté atteinte à notre bourse, l'appel du gain n'a jamais été ce qui nous faisait avancer.

Concernant la chair de votre chair, croyez bien que j'en suis désolé et qu'aucun de mes compagnons n'attentera à son intégrité. Elle vous serra rendu vivante et en bonne santé. Je vous en donne ma parole. Et si la parole de l'étranger venu guerroyer sur vos terres n'aura à vos yeux aucune valeur, j'espère que celle du Chancelier serra suffisante dans un premier temps.

Pourtant, je n'ai point le pouvoir d'accéder ainsi votre requête et de libérer votre enfant. D'une part parce que la prudence m'a poussé à venir ici en ne sachant rien de l'endroit où elle est à présent détenue captive. Vous comprendrez aisément cette manœuvre... après tout, je n'avais aucune idée du traitement qui me serait réservé en me présentant icelieu. Et d'autre part parce que j'attends des garanties en retour. Reste à savoir si vous seriez prête à les accepter, comtessa ?
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:24

Caro68130 a écrit:
Une bonne chose déjà que de laisser les 10 000 écus mais restait toujours la question de Varden et de ma fille. Mais très vite nous y arrivions. Ainsi donc il savait que leur prisonnière était ma fille ? Ainsi donc ils sont conscients de l’affront qu’ils ont pu faire envers une mère et de surcroit comtesse. Levant les yeux au ciel pour à cet instant même ne pas entrer dans une grande colère je préférais laisser planer un court instant de silence avant de lui répondre. Non pas que j’avais à réfléchir à ce que j’allais lui dire mais surtout du fait qu’il me fallait chercher au plus profond de moi le calme mais aussi de ces allées et venues dans le couloir. Je retournais donc vers la porte pour la fermer. Cette discussion n’avait pas à être entendue de tout le monde. Au moment de mettre entre moi et les gardes une porte, je remarquais la présence de Messire Acar et de notre chancelier Dame Rose. Un simple clignement des yeux pour ne pas éveiller de questionnement à Messire Melian du Lys et aussi pour leur faire comprendre que tout allait bien. Je savais bien que cela risquait de ne pas les rassurer pour autant et qu’ils resteraient là derrière la porte, prêt à entrer s’il le fallait.

Porte close je revenais vers mon interlocuteur, m’installant à présent dans un fauteuil et d’un simple hochement de teste l’invitais à en faire de mesme s’il le souhaitait. Baissant un court instant le regard et secouant affirmativement la teste avant de relever une fois de plus mon regard sur Messire Melian du Lys.


Messire… il me semble qu’il faille à mon tour vous apporter quelques informations que vous semblez ne pas connaitre. Je vais donc reprendre vos dires et les argumenter voire sans doute vous expliquer quelques petites choses.

Me mettant légèrement en biais dans le fauteuil, bien adossée je me lançais dans mes explications. Autant être à l’aise malgré une certaine tension présente dans la pièce


Donc vous me parlez de Genève et vais vous expliquer. Comtesse je suis devenue le 18 septembre et à peine nommée que le bruit de votre venue se faisait entendre. Ne comprenant pas le pourquoi nous avons entrepris des recherches et sommes tombés sur les échanges entre notre ex chancelier et le votre. Ceci nous a donc ramené à début octobre jusqu’à ce qu’on retrouve missive de Genève qui nous donnait quinze jour pour répondre sinon la guerre serait déclenchée. Comprenez ma grande surprise en apprenant cela … c’est ainsi que nous avons donc immédiatement pris les dispositions nécessaires et ma chancelière a tout tenté pour entrer en contact avec Genève… mais en vain.

Court temps de pause pour tenter de percevoir une réaction sur son visage avant de continuer

Messire… pour nous il aurait donc été judicieux de la part de votre ville de se tenir au courant du comté vers lequel il souhaitait faire la guerre. Changement de conseil, changement de Comtesse… mais non là le fait que ce soit un autre interlocuteur n’a éveillé nulle interrogation. Mais sachez que si nous avions eu connaissances de tous ces faits en temps et en heure, peut-estre aurions nous pu trouver arrangement. Mais à présent il ne sert plus à rien de se dire « si on avait su », à présent le sang a coulé

Et là aborder le sujet le plus délicat. Le sujet qui me touche personnellement. Tout faire pour ne pas laisser la mère prendre le dessus, mais comment y arriver ? Torture et conflit interne que de se dire « non tu dois réagir en comtesse et non pas en mère », cruel moment … mais y arriverais-je ? Réponse je n’aurai qu’en parlant le plus calmement qu’il me soit donné de le faire et ce sans le quitter du regard

Messire je vous remercie d’ores et déjà pour ne plus demander le dédommagement, qui pourrait me laisser entendre qu’il y ait moyen de s’arranger. Mais d’un autre costé …

Je ravalais ma salive, sentant mon cœur se mettre à battre plus fort et se serrer... avant de me lever du fauteuil, d’en faire le tour, de me placer derrière et d’y poser mes mains sur le bois du haut du siège

Vous savez à présent que vous avez en vos mains mon enfant, ma fille, la chair de ma chair comme vous dites… pouvez-vous imaginer ne serait-ce qu’un instant ce que j’ai pu ressentir ? Oui je sais je suis comtesse et là à cet instant je ne devrais pas vous parler comme tel, mon devoir de comtesse avant tout… mais n’y voyez pas une faiblesse de ma part… juste une mère à qui on a pris son enfant et à qui on fait chantage. Qu’est ce qui me prouve que ma fille est toujours en vie ? Je pourrai moi aussi à cet instant vous mettre aux arrêts pour ce que vous et vos acolytes ont fait… mais à quoi cela servirait-il ? Vous me promettez des choses mais comment vous faire confiance ? … et comment croire en celles de votre chancelier ?

Une fois de plus, mettez vous à ma place. Je suis arrivée Comtesse, aux faits de rien, j’apprends que Genève nous a déclaré la guerre, nous essayons d’entrer en contact et rien… pourtant je ne suis pas Eugénie de Varenne, je suis Caro Maledent de Feytiat… donc deux personnes bien différente. Et le chancelier n’est plus le même non plus …. Alors pourquoi nous avoir laissé porte close ? Voyez là est toute mon incompréhension… et vous me demandez garanties ? Mais quelles garanties souhaitez-vous avoir ? Je ne puis vous donner garanties si je ne sais pas de quoi il retourne …

Derniers mots, soupir… tout en ne le quittant pas du regard
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:25

Rosedeplantagenest a écrit:
Un sourire échangé, deux personnes non rassuré qui n’entendait rien mais se trouvait au mesme endroit…Rose aurait du se trouver dans cette pièce, Caro était en tort, cela devenait une certitude pour Rose quand les regards se croisent. Rose vit se moment au ralenti, voyant la main de la Comtesse derrière la porte, prete à la fermer…

Elle ne va pas faire cette erreur ?

Si, c’est fait…

Rose enrage, bouillonne intérieurement et se rapproche du Seigneur Acar. Elle murmure, face à lui :


« -Seigneur, je connais les couloirs dérobés de ce castel…Si vous souhaictez surveillé vostre Comtessa suivez-moy… »

Sans attendre sa réponse, se souvenant des chemins à prendre pour accéder aux couloirs secret du Castel, Rose se mict en marche, sachant qu’une porte dérobée se trouvait non loin du lieu ou ils se trouvaient….
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:26

Depuis le début de la négociation, par politesse (fallait pas croire, mais l'helvète était très poli, même en temps de guerre) il avait attendu debout, malgré la douleur lui déchirant parfois le flan. Son regard avait à l'instant suivit la comtesse lorsque celle ci était allée fermer la porte du petit salon, les laissant plus que jamais à l'abri des oreilles indiscrètes, entre quatre yeux. Et c'est avec un soulagement non feint qu'il avait accueillit l'invitation de son hôtes à poser son séant dans un des fauteuils. Il ne manquait plus que quelques breuvages pour se désaltérer et l'affaire se présenterait sous les meilleurs hospices.

La comtesse avait alors de nouveau laisser sa voix calme se faire entendre. Elle ne semblait pas vouloir lâcher le morceaux quant à l'origine du conflit et elle repartit dans quelques explications de la situation de ces dernières semaines. Explications bien faiblarde pour contenter Mélian. Comme ci le genevois n'eusse pas été tenu informé de tout cela. Il lui semblait que ça tournait un peu en rond.


Je suis bien conscient de tout cela Comtessa. Mais ne nous cachons pas derrière quelque excuse bancale. Un changement de conseil, un changement de Comtesse, un changement de Chancelier ne saurait en être une Comtessa. Car même dans ces cas là, la politique est affaire sérieuse qui demande une continuité. L'héritage des anciens est là, dans ce qu'ils ont fait ou dans ce qu'ils laissent de bon et de mauvais. La gestion d'un comté comme d'une cité nécessite un suivi des informations... surtout lorsque celles ci sont primordiales, vitales même pour le bien du peuple.

Vous l'explicitez finalement fort bien. Vos prédécesseurs ont commis des impairs, et pas des moindres... celui de nous prendre à la légère, celui de prendre à la légère le bien et la sécurité de vos terres et de votre peuple. C'est d'ailleurs bien pour cela que je ne demande pas votre désaveu, ni celui de son Excellence Rose de Plantagenest, mais bien celui de Varden qui a lourdement fauté, et qui dans sa gestion déplorable de cette affaire, a entrainé dans sa chute nos deux peuples. Varden a du sang sur les mains Comtessa, celui de nombre de béarnais et de genevois innocents. Il ne fait aucun doute.


Mélian fixait intensément la Comtesse lui faisant face. Il était étonnant de constater que tous deux semblaient finalement en accord sur certains points, mais qu'ils peinaient à en déduire les même conclusions. Elle avait malgré tout continuer de parler, Mélian écoutant toujours attentivement. Les échanges de regard intenses se succédant entre le deux représentants. Lorsqu'elle eut fini, Mélian laissa quelques instants un lourd silence s'installer. Il avait encore bien des choses à dire. Des choses importantes. Et pourtant, avant de plonger de nouveau dans le vif du sujet, il se sentit dans l'obligation de réagir préalablement sur deux points énoncés.

Je vais en venir aux garanties que j'ai évoqué Comtessa. Je dois simplement répondre à deux choses avant cela. La première est simplement de vous confirmer Comtessa, que me mettre au fer ne servirait à rien. C'est un risque que j'ai pris en venant ici. J'en avais pleinement conscience et ai pris mes dispositions dans ce sens. Sans doute serait ce dans un premier temps une action salutaire aux yeux de certains, mais vous même ne semblez pas être aveugle Comtessa. En effet, me tenir ainsi à votre merci n'apporterait rien de bénéfique que ce soit dans ce conflit, ou pour cette charmante damoiselle votre fille.

La seconde qui avait son importance, arriva juste derrière...

Comment pouvez-vous me faire confiance demandez vous ? Parce que je suis ici, un représentant officiel de la République de Genève, dans un conflit officiel qui a été annoncé officiellement. Et que ces pourparlers se déroulent donc entre gens de parole. Il va bien falloir que nous ayons tous deux foy en la parole de l'autre, sans quoi autant nous quitter dés à présent et retourner prendre les armes jusqu'à ce que le sang se remette à couler.... Ne croyez vous pas Comtessa?

Il laissa ses paroles quelques instants en suspend avant d'en venir enfin à sa première demande.

Donc, je vous parlais de garanties, en effet. Des garanties qui nous permettront de continuer nos négociations sur des bases saines et solides. J'ai fait montre de bonne volonté et de l'envie qui m'anime de trouver un terrain d'entente avec vous Comtessa, en laissant volontiers tomber cette demande de dédommagement. Les lourdes dépense engendrées par cette opération seront réglées d'une autre manière. Même si pour cela, je dois les prendre à ma charge et me délester ce que j'avais récolté en vue de m'acheter une petite propriété dans le Saléve. Et j'espère, Comtessa, que vous serez vous aussi encline à faire un geste en signe d'apaisement dans ce conflit malheureux nous opposant.

Je demande que mes compagnons et moi même soyons traités non pas comme de vulgaires brigands, mais bien comme les soldats que nous sommes, comme la lettre de marque que vous semblez bien connaître l'illustre. Je sollicite donc de votre part, la garantie qu'aucun procès ne débouchera sur des peines de prison ou des amendes, et que nos braves détenus pour le moment par vos gens soient relâchés comme mandé sur la missive qui vous a été adressé.

Et je ne vous cache pas que ce geste serait également dans l'intérêt de votre comté. Car si mes frères d'armes continuent à être considérés comme des hommes de peu de vertu,venus ici simplement semer le désordre et assouvir un désir de pouvoir, de richesse ou de violence, alors je ne pourrais les empêcher d'agir comme tel. Et tout comme vous Comtessa, je ne souhaite pas que le Béarn devienne terre de chaos ad vitam aeternam Et ne voyez dans mes propos aucune menace, ni aucun chantage. J'évoque simplement un état de fait que j'espère de tout cœur éviter.

Une fois cette chose entendue, notre échange n'en serra que plus clair et nous pourrons alors discuter de votre fille, de Varden, de Yohann et d'une cessation officielle des hostilités. Voir même pourrons-nous peut être aller plus loin encore. Mais chaque chose en son temps...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:26

Caro68130 a écrit:
Erreurs oui des erreurs avaient été commises auparavant et c’était à moi que cela incombait à présent de trouver une solution. Sur l’instant et comme la fois où nous avions découvert ces échanges de missives et la déclaration de guerre, je maudissais qu’on ait pu laisser passer telle chose... Oui Varden avait du sang sur les mains et bien plus qu’il ne le pensait et même s’il m’avait reproché l’erreur qui avait été commise sur deux orthéziens qu’il avait frappé, il n’en avait pas moins sur les mains. Moi là mère si je ne me retenais pas en tant que Comtesse, la tête à Varden ne vaudrait pas grand-chose sur la balance mais non je ne pouvais pas, pas en tant que comtesse et puis à quoi bon se dire à présent que tout est de sa faute ? À quoi bon remuer toute cette mélasse puante, il fallait aller de l’avant et trouver au plus vite une solution. Oui c’était à moi de le faire, oui c’était à moi que revenait cette lourde charge et je n’avais d’autre solution que d’y remédier et ceci afin d’éviter que combats n’aient encore lieu d’ici peu et que le sang ne coule encore.

Je revenais vers le fauteuil tout en l’écoutant et me réinstallais. Je le dévisageais et cherchais s’il avait été blessé ou pas… bon nombre des ses acolytes étaient grièvement touchés, lui moins si c’était le cas puisqu’il était présent devant moi… mais de ce que j’avais entendu dire il aurait fait partie de ceux qui n’avaient pas été épargnés. Je relevais mon regard pour le reposer dans le sien quand il abordait les garanties. Les pensées défilaient en même temps que ses paroles se faisaient entendre.

Oui il ne servait à rien de le mettre aux fers, j’étais bien consciente qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires dans le cas contraire et mettre ainsi la vie en danger de ma fille n’aurait pas été un choix judicieux, bien au contraire, un acte tout à fait insensé et irréfléchis.


On me demandait d’avoir foy en ses paroles et bien pourquoi pas mais alors il faudrait qu’il ait foy aux miennes. Bien attentive j’écoutais sa proposition jusqu'au bout sans laisser transparaître la moindre émotion. Ne tenant plus en place, je me levais, me dirigeais vers la fenêtre regardant au dehors et laissant là un silence planer pour me laisser quelques instants à réfléchir à tout ce qui venait d’être dit. Puis au bout peut-être d’une trentaine de secondes je me retournais pour cette fois-ci avancer vers Messire Melian ne mettant aucun obstacle entre nous. Je savais que je prenais peut-estre des risques. Que nous deux face à face, entre quatre yeux, porte close… il lui aurait été simple s’il l’avait voulu de s’en prendre à moi … mais je n’y songeais mesme pas. Inspiration de mise, et voix posée

Bien…. Je vais aller droit au but cela sera bien plus simple Messire Meliandulys…donc voilà ce que moi je vous propose….

Lui tournant le dos je rejoignais le fauteuil pour m’asseoir sur l’accoudoir gauche.

Vous me demandez de vous traiter vous et vos compagnons non pas comme de vulgaires brigands mais comme des soldats. Vous me demandez à ce qu’aucun procès ne débouchera sur une peine en nos geôles et que vos détenus soient relâchés…pour en venir au sujet de ma fille… mais pour le moment il me semble et je ne voudrais pas vous froisser, mais je crois que vous êtes en bien plus mauvaise posture avec vos hommes que nous ne le sommes bref…et pensez bien que je mettrais tout en œuvre pour retrouver ma fille enfin ….

Ma proposition est donc la suivante...


Quelques instants d’arrêt encore pour laisser l’homme attentif et surtout le laisser un peu en haleine pour savoir ce que j’allais proposer

Je veux bien accéder à votre demande mais dans les conditions suivantes. Tout d’abord vous relâchez ma fille et ensuite dès que vos personnes se rétablissent, je vous propose de les laisser partir par petit groupe de corps d'armes… et de quitter le Béarn pour ne plus y revenir. Une fois ces personnes à deux trois jours de chez nous, un autre groupe partira et ainsi jusqu’à ce que tout le monde ait quitté le territoire.


Mais et je dis bien mais…. Je veux la certitude que vous ne reviendrez plus chez nous, car en ce cas, tout ce que je viens de mettre en avant n’aura plus aucune valeur et les armes reparleront.

Pour ce qui est de Varden, il a commis une grave erreur je le conçois et je pense qu’excuses auprès des Béarnais il aura à faire en public. Quant à Yohann….. Vous n’êtes pas sans le savoir il n’est plus chez nous depuis un long très long moment. Je ne vois donc pas en quoi nous pourrions discuter encore de son cas qui pour nous n’existe plus.


Allait-il accepter mes conditions ? Allait-il tout refuser en bloc ? J’allais le savoir très vite
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:26

Avec grande attention, il avait suivi du regard la comtesse déambuler dans la pièce. Elle semblait avoir du mal à rester en place. Sans doute là quelque signe d'une nervosité mal maitrisée, découlant de cette situation pour le moins tendue. A l'inverse, le genevois ne bougeait pas d'un pouce, bien aidé il est vrai par cette blessure lancinante qui se faisait seulement oublier dans cette posture confortable qu'il venait d'adopter. De ce fait, il n'osait plus tenter le moindre mouvement qui se révélerait sans doute être un geste bien trop intrépide pour ce corps amoindri qui était le sien.

Avec la même attention, il l'avait écouté, n'avait pas perdu ne serait ce qu'une seule de ses paroles. Le dénouement semblait s'annoncer lorsqu'elle en vint à sa proposition. N'importe quel quidam s'en serrait sans doute contenté, bien heureux de repartir avec des garanties finalement assez corrects pour ses compagnons d'infortunes.

Et pourtant, Mélian allait faire la fine bouche.

Ce qu'il s'était attendu à entendre bien plus tôt dans la discussion, était finalement survenu à l'instant. Les béarnais avaient donc cette sensation incorrecte que lui même et ses frères étaient en plus faucheuse posture. Ou alors était ce là une façon de prendre l'ascendant et de le faire plier, allez savoir. Mais Mélian était lui aussi conscient de la situation. Et elle ne leur était pas aussi favorable que la comtesse voulait s'en persuader ? lui faire croire ? Le genevois savait la gêne et les couts engendrés par une telle menace. 40 bonshommes sur leurs terres. 40 combattant hors de contrôle, voilà qui n'était jamais une bonne chose. Un lion même blessé, n'en mordait pas moins, et même souvent avec plus de férocité. Et la Comtesse semblait avoir la tête sur les épaules. Elle n'était donc pas dupe.

Il n'en souffla pourtant mot, préférant laisser à son hôte le loisir de jouir de cette apparente position de force. Ça la rendrait sans doute plus conciliante quant aux demandes qu'il s'apprêtait à formuler. Et puis après tout, si jamais il obtenait les garanties espérées, à quoi bon lui servirait-il d'aller ergoter.

C'était un fait, Mélian allait faire la fine bouche, mais le tout était de mesurer ses propos et d'amener avec finesse ce qu'il souhaitait obtenir de plus de la comtesse. Amener la chose tout en douceur...


Comtessa, votre proposition me semble acceptable quant au traitement réservé aux soldats genevois.
Si je comprends bien, pour employer le juste mot, on parle là, pour nous autres, d'un bannissement des terres béarnaises ? J'imagine bien évidement, que si d'aventure, mes compagnons venaient lors de leur départ à passer dans le comté d'Armagnac et de Comminges ou dans celui de Toulouse, les événements qui nous ont opposé ne les rattraperaient pas en vertu de votre Alliance Pyrénéenne ?
Si c'est le cas, je dirais que la chose est entendu sur ce point.


La partie la plus simple, vu qu'ils semblaient être en accord; était celle là. Restait maintenant à aborder le reste...

Comtessa, nous semblons également être en accord sur les torts de Varden. Je juge en effet qu'obtenir de lui des excuses, est un moindre mal. Des excuses au peuple béarnais ET au peuple genevois. Nous nous comprenons bien, j'imagine ?

Enfin Comtessa, au sujet de celui qui est au centre de cette affaire, ce félon de Yohann qui d'une tout autre façon qu'au peuple genevois, aura également porté grave préjudice au peuple béarnais. J'en fait appel, Comtessa, une dernière fois à la clairvoyance et à la finesse du jugement que sont les vôtres depuis le début de nos échanges. Je souhaite vivement que le Béarn déclare officiellement Yohann, indésirable sur ses terres.


Mélian ne quittait plus la comtesse du regard. Cela faisait d'ailleurs bien longtemps que celui ci n'était pas resté aussi longtemps posé sur le visage ou la silhouette d'une femme. Dommage que les circonstances étaient celle que l'on connaissait. Un long silence s'installa, l'atmosphère hésitant encore entre devenir légère ou oppressante. C'est Mélian, qui le rompit, tirant la comtesse de ses pensées.

Si je puis encore abuser Comtessa, j'aurais une dernière faveur, d'ordre plus personnel, à vous soumettre. Notre cher Izaac, dont vous devez avoir entendu parler, aurait mander auprès de votre chancelière, un sauf conduit afin de pouvoir venir papoter en personne avec vos autorités
Un vieil homme, diplomate émérite ne saurait être une bien grande menace pour le Béarn, peut etre pourriez vous donc faire également quelque chose pour lui ?
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:32

Acar a écrit:
Derrière les battants de la lourde porte ferrée, il enstendaict presque tout et fulminait, de plus en plus... L'outrecuidance atteignait le paroxysme et à croire que le Lion, en totalité, n'avaict poinct d'oreilles.

Parbleu, son suzerain n'avaict poinct à s'excuser devers des assassins, vu qu'on ne l'avaict poinct escoutillé avant leurs arrisvées...

Le sujet de Yohann estaict bien clos, depuis le fameux jour ou lui-mesme l'avaict faict sortir du Béarn et en avaict presvenu le jour même le chancelier Izaac, tout comme il estaict impensable que cet homme puisse entrer librement en nostre Béarn, pour envenimer encore plus la situation, par le verbe acerbe des réformés et cette personne en estaict un maistre.

Il fulminait, mais pour l'instant, aucun cris l'alertant d'une tromperie, les battants de la porte ne s'ouvriraient poinct encore...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:33

Sanctus a écrit:
Déguisé en mendiant, Sanctus faisait les cent pas devant la porte du château. Il s'était couvert de fumier, devenant repoussant pour les gardes du coin, les passants et lui-même. Il avait un peu trop forcé la dose et il en avait des nausées.
Cela faisait plusieurs heures que Melian avait disparu. Les Béarnais étaient-ils des fourbes, capables d'estourbiller un homme venu parlementé ? Il en crachat par terre de dépit, maudissant ces temps nouveaux où les lois de la guerre n'étaient plus respectées.
Avec les espions et les acquis à la cause qui se ralliaient secrètement jour après jour, il comptait plus de quarante hommes sur place. Les Béarnais avaient encore le choix. La guerre ou la paix. Mais la présence de quelques chevaliers francs, fourbes d'entre les fourbes, ne laissait rien entrevoir de bon.
Il alla s'asseoir face à la lourde porte qui avait vu passé son frère. Il était temps de méditer sur les Ecritures.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:33

Caro68130 a écrit:
Le regard sur ma personne était insistant il me dévisageait mais je faisais celle qui n’avait rien remarqué. D’ailleurs j’en avais fait tout autant alors s’il pensait peut-estre me troubler ou me faire lâcher prise, il se trompait allégrement. Sans doute avait-il du ressentir un moment ou un autre la tension qui me reprenait. Par contre plus il parlait plus j’avais l’impression qu’il me prenait à présent pour une courge. Tient courge ? Ce n’était pas la première fois que j’avais déjà eu cette impression et pourtant non, je donnais peut-être cette impression mais je ne l’étais de loin pas.

Il ne connaissait rien de ma personne, rien de la louve qui était en moi, rien de celle qui se présente à ce jour devant lui comme étant la comtesse, mais qui en tant normal réagirait bien différemment. Et pourtant au fur et à mesure que je l’écoutais je sentais la comtesse me quitter pour ne plus que laisser place à cette louve à qui on avait osé faire affront. Ainsi donc ce que je proposais ne suffisait pas, il fallait encore mettre des conditions même si j’avais osé espérer qu’en abandonnant les dix mille écus et propositions faites de ma part nous en serions arrivés à un terrain d’entente.

Je passais ma main dans mes cheveux à la base de crâne sans quitter le messire des yeux, laissant un long moment nos regards l’un dans l’autre avant de lui répondre….. Il voulait connaitre ce que j’avais au fin fond de mon âme, ce que je pensais là de tout ce qu’il venait de dire … j’allais lui en donner l’occasion.

Redescendant ma main pour aller la poser sur sa jumelle qui reposait sur une jambe, j’arborais un léger sourire.


Messire Melian du Lys….je crois que vous ne m’avez pas très bien comprise ou alors peut-être que je ne me suis pas bien exprimée. Si tel est le cas, veuillez m’en excuser et vais donc vous dire ce que je pense là… maintenant que vous en êtes arrivé à m’imposer encore des conditions. Il m’avait pourtant semblé que nous partions sur un bon terrain d’entente mais là j’ai bien peur que cela n’aille vraiment pas dans le sens que nous souhaitions tous les deux.


Court arrêt, le sourire restait de mise, à lui de savoir comment il fallait le prendre mais pour ma part je souriais de voir à quel point on pouvait penser me berner.

Messire… en effet et je vous le confirme, vos hommes pourront partir et l’Entente Pyrénéenne ne les rattraperont pas. Par contre …..si nous sommes d’accord sur certains torts de Messire Varden, je ne vois pas pourquoi il devrait faire des excuses au peuple genevois. C’est Genève qui nous a fait des reproches, c’est Genève qui nous fait la guerre alors excusez-moi mais je ne vois vraiment pas quelles excuses il aurait à faire. Ou alors attendez vous qu’il aille dire « Genève excusez-moi de nous avoir fait la guerre ? » Voyez ma phrase ne veut rien dire n’est ce pas ? Et bien personnellement pour moi cette demande d’excuses ne veut rien dire non plus.

Puis un long soupir…mais restant toujours calme

De plus Messire Melian du Lys… Vous revenez encore et encore sur le même sujet ? À savoir Yohann ? Messire au risque de vous déplaire ce Messire n’a rien fait de mal chez nous, et si Genève n’a pas supporté qu’il vienne chez nous ce n’est ni sa faute, ni la notre. Genève s’est permis de nous déclarer la guerre parce qu’elle n’arrivait pas à mettre la main sur un homme qu’elle pourchasse. Mais Messire en ce cas le Bearn ira faire la guerre à tous les comtés et duchés qui détiennent brigands et assassins que nous n’avons pas pu avoir ? En ce cas si tout le monde faisait pareil vous imaginez-vous un peu la pagaille dans le Royaume, le SRING et autres contrées ? Ce serait la guerre perpétuelle … Si Genève n’a pas été capable de punir ce Yohann ce n’est pas à nous d’en payer les pots cassés, et je vois là que solution de facilité pure et simple. Vouloir nous faire porter le chapeau c’est excessif surtout et vous n’êtes pas sans le savoir que ce Messire n’est plus chez nous depuis que nous avions découvert que Genève voulait nous faire la guerre. Il lui a été demandé de partir et il partit.

Expliquez moi alors pourquoi vous n’êtes pas allé envahir la Guyenne, lieu où il se trouvait un moment, pourquoi vous n’en avez pas fait de même à Jaca, lieu où il a passé du temps aussi … Voyez là Messire Melian du Lys, j’ai l’impression que vous me prenez pour personne des plus niaise qui soit...

Je ravalais ma salive. Restait à présent à lui dire ce qui allait découler de tout cela…

Enfin j’ai tout de même question à vous poser encore. Vous voulez faire venir Izaac ici pour parler encore ? Mais dites-moi que sommes-nous entrain de faire ? Vous voulez donc dire que tout ceci n’aura été que masquerade était donné qu’il faudra encore et encore tout réexpliquer à votre chancelier ? Messire Melian… pourquoi donc êtes vous venu alors ?

De plus je dois vous informer que d’ici peu je ne serai plus comtesse, donc tout ce que nous venons de discuter peut-estre balayé d’un simple revers de la main par le prochain coms et tout serait à recommencer… donc à vous de voir si vous voulez encore perdre du temps….


Je me relevais à nouveau du fauteuil pour faire quelques pas vers la cheminée afin de m’y réchauffer les mains avant de me retourner et de refaire face au genevois


Par contre… comme je viens de vous le dire… d’ici à quelques jours je ne serai plus comtesse et j’ose espérer que d’ici là j’aurai récupéré ma fille saine et sauve…. Sachez que là je réagis en tant que comtesse mais une fois le nouveau conseil en place et la nouvelle comtesse élue… et si d’ici là je n’ai pas ma fille, vous aurez face à vous une mère en colère pour ce qu’on a fait subir à son enfant et pour ce qu’on m’a fait comme affront… Ce ne sont pas des menaces Messire Melian... mais je tenais juste à vous prévenir que comtesse et mère sont certes la même personne que vous avez à l’instant devant vous, mais une fois que la mère aura repris tous ses droits, ma réaction risque d’être toute autre….

J’espère ne pas vous avoir choqué de part mon franc parlé, mais je n’ai pas l’habitude d’user de paroles futiles et de tourner autour du pot. Maintenant à vous de voir… soit on en reste à ce que vous me rendiez ma fille, que verdict de prison ne sera intenté et ainsi vos hommes repartiront libres… soit on attend l’arrivée de Izaac et tout sera à reprendre avec le prochain conseil… libre à vous
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:33

Rhaaa... la rosse enfantée par le Sans Nom !! la pensée avait explosé au fond de sa caboche et était redescendu bien vite jusqu'à lui prendre les tripes... les paroles avaient heureusement été retenues de justesse, restant suspendues au bord des lèvres. Il ne chercha par contre pas à retenir le lent soupir qui s'échappa après cela. Tout semblait sur le point de s'arranger, et voilà la Comtesse qui portait une nouvelle estocade.

Me que croyait-elle donc ? Que les genevois étaient venus par ici en chantonnant, la fleur au pal,que cette décision avait été prise de gaité de cœur ? Ou alors peut être que Genève était peuplée de barbares mangeant leur enfants, violant leurs femmes, vouant un culte au sans nom et s'adonnant à la pratique de sanglants rites païens ?
Comment pouvait-elle croire que tout ceci n'était que prétexte pour porter la guerre en terres béarnaises. Et quel aurait donc été le but d'envoyer autant de troupes en manœuvre si ce n'était celui, mainte fois évoqué, de régler une fois pour toute le cas du défroqué Yohann. Une chose qui tenait particulièrement au cœur des genevois, plus qu'elle semblait pouvoir le comprendre. Avait-elle, ne serait ce qu'une fois, entendu le récit de la grande croisade d'Avril 56 et des meurtrissures avec lesquelles Genève s'était relevée un petit matin de Mai ?

Le temps d'une respiration de travers, et le regard que Mélian posait sur la comtesse devint glacial. Sa bouche resta close pendant de longs instants. C'était d'ailleurs souhaitable qu'il fusse ainsi resté muet, ne laissant pas jaillir à chaud ce qui pouvait bien lui passer par la tête après avoir écouté les dires de la comtesse. Cela aurait à coup sur sonné le glas de ces pourparlers. Il finit par prendre la parole, se rendant compte qu'il lui était de plus en plus ardu de maitriser ses émotions.


Comtessa, à aucun moment, nous avons exigé, ni même émis le souhait que justice soit faite à la place de Genève, et Déos m'en serra témoin. Mais uniquement de signifier à l'assassin en fuite et sous le coup d'un condamnation prononcée par notre justice, qu'il n'était pas le bienvenue chez les amis de Genève. Donc, pour ce qui est de faire la guerre aux autres contrées qui ont hébergé Yohann, il me faut vous préciser que seul le Béarn n'a pas pris en compte notre volonté de discuter posément de la chose. Jusqu'à présent, à chaque fois que nous avons repéré le félon quelque part et que nous avons sollicité le duché en question , à chaque fois réponse favorable nous a été donné.

Il avait alors pris le temps de respirer lentement, profondément, puisant au fond de lui la force de continuer à parler posément, et ainsi maintenir toute la courtoisie qui était de mise depuis le début. Enfin ce qui pouvait être considérer comme une relation courtoise en de pareilles circonstances. Il lui fallait penser au bien de ses frères en priorité... cela avait finalement suffit à calmer les palpitations effrénées de son cœur et avait étouffé cette rage, mauvaise conseillère, qui cherchait à s'emparer de lui.

Non sans peine, il avait finit par se lever, faisant fi de sa blessure. Il n'avait d'ailleurs pu dissimuler à son hôte une grimace passant fugitivement sur son visage et un râle s'échappant de sa gorge nouée. Quelques pas pour se dégourdir les jambes depuis trop longtemps immobiles, quelques pas pour gagner un temps précieux utile à la réflexion, quelques pas salvateurs pour retrouver un calme apparent de circonstance...

Et lorsqu'il s'était de nouveau tourné vers la comtesse, le regard qu'il lui offrit cette fois ci était plus doux, le visage plus apaisé. La voix qui s'ensuivit était plus calme, dénuée de toute rancœur... bien que cette apparence tranchait avec le bouillonnement intérieur qui l'animait toujours.


Vous avez raison, Comtessa, nous ne sommes pas là pour nous faire des ronds de jambes. Déjà en temps normal, ces révérences continuelles et cet excès de politesse bien souvent feint m'exaspère, alors avec cette situation qui est la notre présentement, cela serait encore plus mal venu.

Et encore une fois, je le dis Comtessa, vous avez parfaitement raison. Je me suis peut être quelque peu égaré. J'ai peut être en effet, par mes incessantes demandes, éloigné notre discussion du dénouement salvateur qu'elle était en train d'appeler. Sans doute ai-je l'espace d'un instant, perdu de vue ce qui importait réellement pour nos deux peuples. J'espère que vous ne m'en tiendrez point rigueur, Comtessa.


Un léger sourire affiché en guise d'excuses avant de continuer.

Concernant Izaac, sans doute avez vous mal compris le but de ma requête, Comtessa, ou alors l'ai-je tout simplement mal formulé. Cela ne remet aucunement en cause ce que nous sommes en train de faire. Nous tentons d'apaiser les tensions pressentes, nous tentons de parer au plus urgent, cherchant à offrir à nos gens la quiétude pour les jours prochains. En aucune façon le Chancelier Izaac ne viendra remettre en cause tout cela.

Pourquoi je sollicite a présence à Pau dans ce cas ? Je souhaiterai simplement qu'il soit autorisé à venir se présenter au nouveau conseil béarnais. Car là ,ou je suis avant tout un soldat parfois borné, je vous le concède, lui est quelqu'un que la vie longue et riche en expérience a rendu plus souple, bien qu'un peu grincheux parfois. Mai n'est ce pas l'apanage des anciens que d'être grincheux et séniles...

Et je pense que si tout deux avons réussit, ou sommes sur le point de réussir à apaiser cette situation conflictuelle nous opposant, je suis malgré tout persuadé qu'il peut être dans l'intérêt de nos deux peuples, d'entamer des discussions posées afin d'éviter que dans l'avenir, de telle situation d'incompréhension ne se reproduisent, plongeant l'une ou l'autre de nos terres dans un gouffre sans fond.


Il avait encore parlé et parlé, sans doute plus qu'il n'eut été utile de le faire dans un moment réclamant d'être clair et concis. Il en revint donc à ce qui devait être réglé au plus vite.

Je vous ai demandé d'avoir foy en ma parole Comtessa. Il me semble que la moindre des politesse serait que je fasse de même. S'il est entendu que mes compagnons ne seront pas inquiétés par la justice, commetout prisonnier de guerre qui se respecte, et qu'ils pourront quitter le Béarn libres, sous les conditions que vous m'avez annoncé, alors votre fille vous serra bien entendu rendue, et en bonne santé, comme je m'y étais engagé. Elle est jusqu'à présent aussi convenablement traitée comme prisonnière de guerre, que les notres capturés chez vous. J'ai confiance en vos dires Comtessa, et si votre parole m'est donnée dans ce sens, cela me suffira. Nous sommes entre gens d'honneur après tout...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 7 Déc - 18:34

Caro68130 a écrit:
J’avais touché un point sensible, son regard qui devenait des plus froid ne m’avait pas échappé et je voyais bien qu’il puisait au fond de lui mesme des ressources bien ancrées afin de ne pas laisser jaillir la colère qui lui prenait tout son estre. Touché coulé pourrait-on dire en d’autres lieux et d’autres temps… voire un point pour l’équipe du Bearn face à l’équipe de Genève si nous étions en pleine soule. Ainsi donc nous en étions lui et moi presque au même stade de devoir refouler nos pulsions qui ne demandent qu’à jaillir.

Je le regardais se lever voir la douleur prendre place sur son visage puis cette souffrance à peine dissimulée. Ainsi donc il était bel et bien blessé et peut-estre bien plus que je ne l’aurai imaginé. La médicastre que j’étais se serait en temps normal précipitée pour porter aide, mais la situation était bien différente. Toujours près de la cheminée je le suivais du regard, sans dire un mot, laissant une fois de plus le silence prendre place et laisser les secondes s’égrainer. Me tournant légèrement en sa direction quand il affichait à présent un tout autre visage. Plus calme, une voix somme toute douce ce qui venait de fortement m’étonner. Où voulait-il donc en venir ? à quoi jouait-il ? Etait-ce là manière à eux, à lui de vouloir amadouer ? Un léger sourire se dessinait de voir à quel point on pouvait tenter de me faire croire que la sérénité régnait. Contre hommes de leurs genre j’avais bien eu à faire et à cela je peux dire que les démêlés qu’on a pu avoir avec Torras m’auront grandement servit…Légers acquiescements de la teste en l’écoutant avant de faire quelques pas à mon tour en sa direction pour me retrouver à un mètre de distance à peine, regard soutenant le sien mais toujours avec ce léger sourire


Et bien voilà que nous sommes d’accord sur une chose au moins Messire Melian du Lys… ces révérences continuelles et ces paroles usées pour ne rien dire m’exaspèrent tout autant surtout quand on sait que ce n’est que pour faire animation…donc autant ne plus en user entre nous et aller directement au but vous ne croyez pas ?

Ainsi donc nous serions les seuls à avoir refusé de discuter posément ? désolée de vous contredire mais cela est mensonge une fois de plus. Ensuite vous dites amis de Genève ? mais est ce donc ainsi que la Helvétie entretien ses relations avec ses amis ? Etrange manière que de vouloir faire la guerre dès qu’on n’obtient pas ce qu’on veut non ? Enfin là encore cela doit estre une vision bien à part de la Helvétie et heureusement que nous ne faisons pas pareil chez nous car ô combien serions nous en guerre alors avec d’autres comtés duchés qui n’ont pas accédé à nos demandes alors que nous sommes en coopération judiciaire... enfin bref… chacun sa vision des choses n’est ce pas ?


Je cachais comme je pouvais mon envie de rire car cela en devenait burlesque. Je me retenais, avant de continuer

Bon… bon… bon… votre chancelier Izaac arriverait sur Pau pour se présenter au nouveau conseil, fort bien... mais comme sa venue surviendra après la fin de mon mandat probablement… je vous le redis, tout sera peut-être à refaire et je trouve dommage que nous ayons dès lors vous et moi perdu du temps. Mais si je reprends vos mots en ce qui concerne ma fille, il me faudrait donc attendre que vous puissiez partir pour la récupérer ? Messire… croyez-vous vraiment que la mère que je suis laisserait faire telle chose ? vous la laisser entre vos mains pour un bon mois je pense le temps que… vous… et vos amis soyez sur pieds ? Messire … j’ose espérer que vous n’avez pas songé à cela traitée convenablement ou pas ?

Enfin… si le conseil en place accepte la venue de votre chancelier nous verrons bien ce qu’il va se passer. Mais je l’ai dit, tout ce que nous venons de discuter peut estre balayé d’un simple revers de la main.


M’avançant de quelques pas encore, passant sur son costé droit pour lui murmurer.

De vous à moi… je ne serai plus comtesse et j’espère que j’aurai récupéré ma fille, sinon je crains que nous nous retrouvions face à face.... vous et moi..... pour une danse qui risque de ne pas vous plaire, la louve sera là pour retrouver son petit et si je dois en arriver à croiser les fers j’espère bien que ce sera contre vous…

Je passais derrière lui pour revenir vers l’avant, me retourner… lui sourire et lui faire un clin d’oeil
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