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 [JdR] Le carnet de Mélian

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Meliandulys
Camelot
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc 2012 - 20:49

[Automne 1459 - Inscription au grand tournoi de Genève]



Meliandulys a écrit:
Il était bien de retour le brave Capitaine. Et après avoir été contraint de voir défiler les jours et les nuits, seul sur son rafiot à attendre l'aval des voisins savoyards, il avait fini par se lasser, l'absence de ses deux belles lui fendant le cœur. Et vers le phare du monde connu, il s'était décidé à revenir. Cela faisait maintenant plusieurs jours que, bien que discret, il profitait de la terre ferme d'un sol qui ne tangue pas et de la terre sainte d'une cité comme nulle autre pareille. Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'il l'arpentait encore et encore le Phallus de l'Aristotélité.

Que le ciel soit d'humeur joyeuse ou qu'il soit emprunt d'une profonde tristesse. Qu'il lui offre un sourire lumineux caressant les toits fièrement dressés de sa cité ou qu'il se déverse en larmes infinies, qu'il soupire en un vent glacial ou caresse d'une haleine tiède et douce, marquée des parfums de l'automne, le Capitaine arpentait le Phallus de l'Aristotélité. Encore.

Que la célèbre cité du Léman soit vêtue de ses plus beaux habits de lumiere ou parée de pénombre mystérieuse et inquiétante, le Capitaine Arpentait le Phallus de Aristotélité. Encore.

Qu'il le fasse de son pas le plus vigoureux et décidé ou que sa botte l’effleure avec douceur et fébrilité, notre Capitaine l'arpentait encore et toujours, le Phallus.
Jusqu'à en caresser les moindres recoins, jusqu'à extraire de ce symbole maintes fois embrassé, mainte fois embrasé, toute son essence, toute sa sève.

...

Et à aller ainsi au fond des choses, à découvrir et redécouvrir encore et encore Genève, on finissait irrémédiablement par y tomber sur une de ses étoiles les plus brillantes. Et c'est finallement ce qu'il se passa lorsqu’apparu devant Mélian, la belle sicaire. Son sourire l'embrassant, son corps embrasé lui souriant, il se dirigea vers elle.

Il salua en passant, Vignole et John, deux hommes qu'il ne connaissait encore que bien peu, mais qu'il avait déjà eu l'occasion d’apercevoir en d'autres endroits plus reculés, se demandant si les deux bougres étaient bien conscients de la chance qu'il avait de profiter de tant de rayonnements en un seul et même lieu. Son regard s'attardant sur eux comme si une réponse allait jaillir, c'est sa voix qui la première, tourna toute son attention vers la brillante dompteuse.


Salvé gente demoiselle. Auriez-vous l'amabilité d'inscrire mon nom pour le fameux tournoi et la bonté d'y inscrire le votre à ses cotés.
Ça ne saurait être le gage d'une victoire assurée, mais assurerait, je le gage, un moment de plaisir partagé.


Il toussota. Décidément, il en faisait parfois trop. Au moins en était-il conscient

Mariposa a écrit:
Cohue aux inscriptions, ça se bousculait au portillon.
L’affairée genevoise notait sans broncher les nouvelles entrées

sieur Vignolles, de Genève, Confédération Helvétique
sieur John Edwards, de Genève, Confédération Helvétique

demoiselle Frimoden, de Genève, Confédération Helvétique



Soudain, une voix familière, un accent rassurant, une invitante proposition.
Le regard brillant de la genevoise se pose alors doucement sur son fauve ardent.
Que le temps était long loin de ce ton chantant et comme il était pénétrant ce regard gourmand!

D’un ton amusé elle lui répondit;


J’accepte volontiers cette périlleuse chevauchée à vos côtés, brave homme, mais je préfère vous avertir qu’il me sera certes difficile de ne pas défier vos propre capacités pour tout simplement vous donner la fessé… Victoire et plaisir en serait alors célébrés, à n’en point douter.

Un coquin éclat au coin de l’œil, elle inscrivit;

demoiselle Mariposa de Genève, Confédération Helvétique
sieur Méliandulys de Genève, Confédération Helvétique

Meliandulys a écrit:
Décidé à jouer leur scènette jusqu'au bout, le Capitaine se laissa aller à une courbette des plus vertigineuses. Où quand vertige flirte dangereusement avec grotesque.
Si son corps le lui avait permis, sans doute aurait-il été jusqu'à embrasser de son visage amusé, la terre foulée par la botte féline.
Et une fois relevé de sa cabriole périlleuse, c'est d'un baisemain heureux qu'il conclut leur entente future.

S’apprêtant à déserter le théâtre de leur débat, il offrit à la belle, un visage cabotin, agrémenté de quelques promesses d'ébat.


A tournoi exceptionnelle, préparation exceptionnelle...
Il faudra prévoir un entrainement des plus particuliers. De ceux qui se jouent à deux, qui apaisent aussi bien le corps que l'esprit.
Ceux là même qui substituent au fer, la soie. Au sang, la sueur. Aux coups d'estoc, les coups de... hum...
Point trop de promesses, au risque de ne pouvoir toutes les tenir.


Et c'est d'un baiser volé, que le Capitaine conclut la représentation.

La route l'attendait. Bientôt il serait de retour. Bien tard pour supporter l’éloignement de ses deux belles.


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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc 2012 - 20:50

[Automne 1459 - Grand tournoi de Genève]



Elhann a écrit:
Pour se première participation, Elhann s'était entrainé depuis des semaines. Il s'était prit il y a quelques temps une bonne correction par Bigmamma et s'était retrouvé allongé comme une crêpe au milieu de la cour de la caserne. Ca, il risquait pas de l'oublier et il était bien décider à se venger, si possible aujourd'hui. Il avait imaginé depuis jours différents scenarii pour faire mordre la poussière à son sergent préféré.

Mais maintenant qu'il était sur le champ de bataille, enfin sur la plaine de Nyon plutôt, les choses était différentes. Y avait des gens partout. Ca commençait à cogner à droite et à gauche dans un beau bordel, c'était même plutôt marrant à voir. Mais il avait beau chercher, pas de trace de Big. Il jeta un coup d’œil à sa partenaire, bien plantée à côté de lui. Ils n'avaient pas vraiment élaboré de tactique, aucun des deux n'ayant l'air doué pour ça, rien de tel qu'une bonne improvisation!


T'es prête Niurka? On charge dans le tas?

Citation :
23-10-2011 04:09 : un malfaiteur nommé un groupe composé de Mariposa et de Meliandulys (coefficient de combat 10) a tenté de vous détrousser. Vous lui avez infligé une bonne correction, et il est parti en boitant, après s'être excusé à genoux.

23-10-2011 04:09 : Vous vous êtes battu avec un groupe composé de .mahaut. et de Orkaange7876 (coefficient de combat 10), qui essayait de vous résister. Hélas, il a triomphé de vous, vous laissant vous enfuir en boitillant.

Niurka a écrit:

[Niurka et Elhann]

On charge dans le tas ?

Haan, mais je vois plus de tas moi ...


Entrainement ? Non une cavalière de l'Hydre a un don innée pour la baston, sinon elle a rien à y faire .. Jolie petit papillon bleu.. Et deux personnes à terre, suppliant le duo à genoux de leur foutre la paix..

Ah pardon pardon je croyais que vous en aviez assez prit sur la tronche moi..

Citation :
23-10-2011 04:09 : un malfaiteur nommé un groupe composé de Mariposa et de Meliandulys (coefficient de combat 10) a tenté de vous détrousser. Vous lui avez infligé une bonne correction, et il est parti en boitant, après s'être excusé à genoux.
Sauf que...

Aie ! Bordel quel est le con qui ..

Citation :
Vous vous êtes battu avec un groupe composé de .mahaut. et de Orkaange7876 (coefficient de combat 10), qui essayait de vous résister. Hélas, il a triomphé de vous, vous laissant vous enfuir en boitillant.
Et la blonde bien maligne plutôt que de rester la faisait demi-tour, ignorant qu'un deuxième tour avait lieu dans la nuit, elle allait prendre cher la blonde, que voulez-vous on se refait pas..

Mariposa a écrit:

[Le fauve et son papillon.
Quand la lune s’embrume.]


Couchés dans l’herbe séchée, bien blottis comme des souris, les amants s’étaient endormis en fin de batifolage. Non pas que l’exercice eût pu les épuiser. Nan, ils étaient bien entrainés. En cette nuit qui se devait d’être guet, c’était plutôt les bécasses grillées et arrosées d’Armagnac qui avaient alourdit leurs paupières.

Soudain, des bruits de pas, des voix cherchant le trouble. Un réveil brumeux et la trogne froissée d’une féline étonnée.

L’instinct de chasseur réanimant à une vitesse prodigieuse l’esprit égaré, Mariposa enfila rapidement ses vêtements avant de s’embusquer juste à temps. Coup d’œil complice à son fauve qui tout aussi malhabilement réussit à se planquer.

La nuit menace, les pas avancent…

Et puis soudain, la main féline ornée d’une Sica bien aiguisée vient se poser sur le tendre cou dénudée de l’inconnue qui avait osée la tirer de son nid.


Ha ha ! Est bien pris qui croyait prendre, n’est ce pas !?

La sicaire, derrière sa proie, affichait un sourire fier pendant que sa main libre vagabondait déjà sur la bourse en danger.

Faudra être plus discrète la prochaine fois, cher dame, apprenez que les nuits sont souvent peuplées de chats tapi …

Et la féline de fanfaronner alors que la boucle de ses braies se dénouait dans l’ombre. Et alors que sa main empoignait fermement la bourse de l'étrangère, elle fit un pas victorieux par derrière et s’empêtra dans ses braies qui elles tombaient par terre. Elle perdit alors fâcheusement l’équilibre et se retrouva aussi bas que ses vêtements, désorientée.

Arf!

Et voilà! C'est ce qu'on pouvait appeler, s' faire prendre les culottes baissées !

Citation :
23-10-2011 04:09 : Vous vous êtes battu avec un groupe composé de Elhann et de Niurka (coefficient de combat 8 ), qui essayait de vous résister. Hélas, il a triomphé de vous, vous laissant vous enfuir en boitillant.

Meliandulys a écrit:

[Mariposa & Mélian VS Niurka & Elhann]


Quelques brindilles mutines qui se faufilent là où elles ne devraient pas, un rayon de soleil intense qui aveugle malgré les paupières encore close et une masse, celle d'un corps - joli, soit dit en passant - qui semble se mouvoir à ses cotés. Le sommeil qu'il cherche à retenir mais qu'on lui arrache et le Capitaine qui se réveille en sursaut, porté par un vent de panique et une bise aux parfums de "j'sais plus où j’habite". Là où l'on se rend compte que les nuits et les songes du Capitaine sont agités...

P'tain... chérie... j'vais être en retard au bureau... fais moi un café... t'as pas vu mon attaché-case... et les clefs de la bagnole.. j'mets quelle cravate... la marine à fines rayures noires ou la noires à fines rayures marines...

Là ou l'on se rend surtout compte que dans la tête du Capitaine, tout ne tourne pas toujours très rond et qu'ils sont de toute évidence plusieurs à y avoir élu domicile.

Le réveil est dur et en un coup d’œil on le devine à l'allure. De tourbe et de paille, un pan rentré n'importe comment dans les braies, l'autre baillant négligemment, la chemise du capitaine ornée d'un camouflage dernier cri lui donnait l'air d'un épouvantail pour réunion mondaine. Dans le soucis du détail , la trogne s'était parée d'un même camouflage ton sur ton. Car il est de notoriété publique que c'est de bon gout que d'assortir ses accessoires à sa tenue. Et parce qu'un homme, un vrai, ne se doit de faire les choses à moitié, le brave genevois avait poussé l’expérience jusqu'à vouloir se camoufler la glotte par le biais du même subterfuge . Involontairement peut être, à moins que ça ne soit les vestiges d'une nuit particulièrement agitée, sans doute. Toujours est -il que c''est sans doute pour ça qu'enfin réveillé par sa moitié papillonnesque, le miaulement matinale du félin se transforma pour l'occasion en un feulement étouffé. Avant qu'il n'éructe et gueule un bon coup.


P'tain, j'suis sûr qu'ils ont commencé sans nous les salopiauds !

Et parce que malgré un réveil en retard, en fanfare, il était bien conscient qu'ils n’étaient pas venus pour enfiler des perles, le Capitaine s'empressa de parfaire - le ridicule de - son accoutrement en sautant dans ces bottes qui l'attendaient. Bottes qu'un esprit farceur, un curé ou un croisé rancunier qui passait par là, avait trouvé amusant d'intervertir.

Rattrapant finallement son Papillon déjà en action derrière une nymphette, c'est en soustrayant à son habituelle démarche féline, celle d'un bovin trijambiste du Limousin, que le Capitaine vint se poster tant bien que mal derrière une silhouette massive qu'il ne reconnu pas comme étant Elhann.


Eh ! l'ancien ! Besoin d'un bras solide pour t'aider à traverser ou d'une main agile pour de ta bourse te délester ?

Même la gueule de travers, il a le sens de la formule notre Capitaine. Au moins un sens qui fonctionne correctement en cette instant.

En attente d'une réponse de sa proie, le regard du Capitaine commis l'erreur de se détourner quelques instants, découvrant sa féline braies sur les chevilles et chairs alléchantes à nu. Et comme pour tout homme - sous entendu volage - la gourmandise prend bien souvent le pas sur la sagesse. C'est obnubilé par cette peau de velours ainsi offert à ses morsures du regard, qu'il en oublia l'homme au bout de sa sica...



Citation :
23-10-2011 04:09 : Vous vous êtes battu avec un groupe composé de Elhann et de Niurka (coefficient de combat 8 ), qui essayait de vous résister. Hélas, il a triomphé de vous, vous laissant vous enfuir en boitillant.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc 2012 - 20:58

Bon d'accord, je sais que chronologiquement parlant, ça ressemble plus à rien...
Mais bon, j'ai retrouvé quelques souvenirs et je voulais garder une trace ici Wink
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 3 Jan 2013 - 0:54

[Culte aristotélicien réformé, église dite "cathédrale"
Automne 58 - Un capitaine, un Maure et deux Edelweiss]




Mariposa a écrit:
Genève. D’humbles bottes claquent sur les escaliers de la cathédrale Pierrot. Un faisceau de lumière passe lentement la grande porte avant de disparaitre en un grincement sourd. Silence. Cet endroit impose bien ce petit instant de paix silencieuse. Surtout lorsque l’on est seul. Ha non! On dirait que ca bouge devant! Capuche retirée, la blonde helvète d’un pas ferme mais toujours aussi léger s’approche de la nef. Tatoumi! Son visage s’éclaire soudainement d’un franc sourire et d’un ton enjouée la jeune femme s'exclame ;

C’est l’avoyère qui fait Lecture, en ce vendredi ?

Tatoumi a écrit:
C’est l’avoyère qui fait Lecture, en ce vendredi ?

Sursaut.
Ben vi, une exclamation au milieu de tout ce silence, ça fait sursauter.

Sourire.
Elle reconnait la soeur d'armes du Béarn et affiche un grand sourire.

Regard d'écolière prise en faute.
La Lecture.... Pas de Lecteur en vue, Kirkwood est loin de Genève.


Mari !
Quel plaisir de te revoir.
Oui, nous pourrions trouver quelque ouvrage à étudier. Excuse-moi, ma mémoire est trop faible pour pouvoir réciter plus qu'un petit extrait de tête.

Mariposa a écrit:
Plaisir partagé Tatou ! Il est toujours très réconfortant de refouler les pavés de notre Belle Genève, surtout lorsqu’elle est entre bonnes mains !

Sourire espiègle en direction de Tatoumi avant qu’un voile sombre vienne obscurcir le regard brillant de la jeune femme. Elle fouilla un instant dans sa sacoche et en sortit nerveusement quelques bouts de cire de diverses longueurs qu’elle déposa sur l’hôtel.


Je venais faire un peu de lumière en ces lieux… pour accompagner nos frères, en Bourgogne.

Après un court moment de silence, elle lui confia d'une voix étouffée;

Nous étions avec eux, mais... nous avons du les laisser derrière nous! C’était un guet-apens, ils étaient si nombreux… J’ai été attrapée, puis ligotée, muselée… lorsque Mélian s’est rendu compte de ma disparition, il a fait demi-tour pour me retrouver et c’est à ce moment que le plus terrible s’est produit sur nos Frères...

La blonde helvète atteinte d’une trop vive émotion ferma les yeux pour retrouver un peu de calme. Puis d'une confiance retrouvée, elle releva la tête, une flamme au fond des yeux et offrit un léger sourire à Tatoumi

Deos nous a épargné.

Notre lutte est si difficile et les sacrifices sont énormes mais un jour l’Homme baignera dans la Lumière, et ce jour, le monde sera enfin brillant, pour la Gloire de Deos.

Mariposa a écrit:
Mariposa éclata d’un léger rire.

Bon j'admets, c’est pas demain que j’vais remplacer l'Kiki en évadée lyrique, hein !?

L’expression de joie qui s’affichait alors sur le visage helvète s’évanouit en direction de la porte d’entrée.


Genève semble encore tristement endormie…
Le jour du poisson se meurt !


Son regard glissa alors sur l’énorme panier de victuailles posé non loin. Le sourire de la gourmande réapparut spontanément et d’un pas intéressé, elle se dirigea vers cette offrande fraternelle.

Meliandulys a écrit:
Était-il guidé par un estomac dans les talons, la faim le tiraillant ayant ressenti la promesses d'être satisfaite du coté des victuailles apporté par l'avoyere ou alors était-il mué par quelques considération plus sérieuse et moins terre à terre, ce qui on en conviendra, se prêtait plus au lieu. ... toujours est-il que c'est d'un pas vif et décidé que le Capitaine glissa jusqu'en la cathédrale Genevoise, faisant irruption en ce lieu chargé d'histoire. Le regard balaya les lieux, le visage s'habillant d'un large sourire.

A vous regarder mes sœurs, je n'ai aucune peine à comprendre que la Foy Réformée trouve de plus en plus écho auprès des esprits embrumés. Avec des lectrices offrant tant de charmes, il est même étonnant que l'vilain Eugène lui même ne soit pas encore revenu à la raison. A moins que le bougre soit friand de ces bedonnants en bure à la langue bien pendue, aux dents longues et aux yeux injecté de sang...

Le capitaine s'approcha un peu plus pres et continua en chuchotant.

A Rome, il parait même qu'ils se plaisent à pratiquer d'anciens rites païens lors de certaines nuits orgiaque où ils y sacrifient de jeunes donzelles encore tendres et à la virginité non éprouvée...
Enfin. Ce sont des rumeurs, et vous savez bien ce qu'on dit des rumeurs... qu'elles ont toujours un fond de verité.


Un doux parfum finissant par venir le flatter, il en oublia finalement bien vite les victuailles, l'esprit à présent obnubilé par la seule friandise à laquelle il ne savait résister. S'approchant de la jolie blonde, il déposa une main agile sur le dos de sa féline, avant d'ajouter d'une voix dont on aurait su dire si elle était sérieuse ou tintée de taquinerie.

Alors. Laquelle de vous deux est volontaire pour faire la lecture ?

Mariposa a écrit:
Et voilà, il ne suffisait que de causer lumière et brillance pour que son astre apparaisse comme un génie sorti de sa lampe, sous ce dôme béni.

La tête légèrement inclinée et l’oreille accueillant de plein tympan l’air enjoué que fanfaronnait le Capitaine nouvellement entré, la blonde bouclée le suivait d’un regard amusé. Et lorsqu’il s’approcha d’elles pour partager potins de curetons, la curieuse se pencha vivement intéressée.

Ainsi suspendue à ses lèvres lorsqu'il glissa vers elle, c’est avec gourmandise qu’elle dévora son fauve compagnon d’un regard scintillant d’une envie retenue. Pour peu elle ronronnerait la féline sous l’agile déhanché de cette main légèrement cavalière.


Alors. Laquelle de vous deux est volontaire pour faire la lecture ?

C’est alors qu’un étrange animal se mit à escalader et sautiller partout sous le regard réprobateur de sa maitresse.

Hé ben ! En voilà un qui a le sens de la réparti!

Meliandulys a écrit:
Le capitaine était silencieux depuis un long moment, dressait tel le Phare, immobile et serein près de Mari et Tatou. Plus près de la jolie blonde d'ailleurs. Un détail qui n'avait sans doute son importance que pour les deux amants. Mais on s'égare allégrement là.

Après ces longs instants de prières silencieuses, ses lèvres commencèrent à trembler, annonçant que quelques mots voulaient se frayer un chemin vers la sortie. Ce qui pouvait augurer du meilleur comme du pire. Et voilà l'intenable Capitaine à deux doigts de proposer de communier intimement à trois... - hum, on parle bien entendu de Mélian, Mariposa et Déos. Qu'a donc été imaginer vos esprits lubriques, petits saligots défroqués -

Il était donc sur le point de proposer cette activité ô combien pieuse à sa belle, lorsqu'un un accent chantant se faufila subtilement jusqu'au creux de son oreille, celui du chevalier sérénissime Pons qui échangeait quelques mots avec un autre accent non moins ensoleillé. Ce dernier timbre de voix qu'il reconnut avec une certaine surprise, lui arracha un sourire. Car il est de bonnes comme de mauvaises surprises et celle qui portait les traits d'Anacron s'apparentait à n'en pas douter à la première.

Il délaissa quelques instants sa féline dompteuse pour s'approcher de deux hommes et s'adressa au Maure.


Sois le bienvenu chez toi. Sois le bienvenu parmi les tiens... Mon frère.

Anacron a écrit:
Un homme d’importance au vu de sa vêture et de son port traversa la nef en direction de l’autel d’un pas décidé. Il s’agenouilla devant un fronton sur lequel était dessiné un poisson, symbole de la religion réformée. Puis l’homme se retourna pour faire face aux personnes présentes et commença une harangue à leur intention. Il s’exprimait dans une langue inconnue du Béarnais. Heureusement, il prenait soin de traduire chacune de ses paroles et AnacrOn goûta autant à la mise en scène qu’à la profondeur du prêche …

Puis comme il était entré, l’Erudit sortit de l’église par le même chemin qu’à l’aller … En passant devant AnacrOn, il le salua et lui souhaita la bienvenue.

Légèrement interloqué et quelques peu pris de court, le Maure se leva et très droit, inclina sobrement la tête en guise de salue et de remerciements.

Puis vint le Capitaine, qu’il connaissait plus de réputation que de fréquentation. Les paroles qu’il prononça touchèrent le nouveau venu. Si lui, le Béarnais d’adoption était venu ici à Genève, c’était aussi pour enfin trouver une famille, Mélian avait raison.


- Merci … mon frère. Merci pour ton accueil.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 3 Jan 2013 - 0:58

[Culte aristotélicien réformé, église dite "cathédrale"
Novembre 1458, au mariage de Gaia et Pons]




Meliandulys a écrit:
On m'appelle le Chevalier blanc yé vé zé yé vole au secours d'innocents!
Parce que pour l'occasion, le capitaine s'était paré de pureté, vêtu de vertu, tout de blanc.. Parce que pour voir son amie Gaia lier son destin à celui de son chevalier provençale sous le regard bienveillant de Déos, ça en jetait un peu plus que d'arriver en chevalier mauve à croix poissonnées.

Il se glissa discrètement - enfin autant qu'il pouvait l'être ainsi grimé en bonhomme de neige - non loin des deux amants, un peu en retrait. Un clin d'œil furtif à Pépé, un sourire gené à Gaia et il attendit patiemment qu'on le sollicite vraiment, son regard scrutant par moment l'assemblée, s'arrêtant sur le Sérénissime Juge.

Il l'appréciait déjà le père Pons. Mais il ne put s'empêcher d'avoir quelques pensées qui s'égarèrent. Il avait intérêt à en prendre soin de la Gaia. Parce que s'il devait advenir que ca se passe autrement que bien, Déos essayerait à n'en pas douter de foudroyer le bougre... Essayer seulement, car le Primus serait plus rapide.

Meliandulys a écrit:
Concentré qu'il était le capitaine. Peut être même un peu tendu. N'ayant pas l'habitude de ce genre d'évènement. Fallait pas se louper et éviter de se faire remarquer. Il restait donc immobile et silencieux, n'osant à peine respirer librement. Pas un seul mouvement, si ce n'est ce regard fuyant et curieux qui s'amusait par instant à se perdre dans l'assemblée, reconnaissant certains visages, beaucoup de visage même. Tous affichant le même genre d'expression. Une apparente unité de liesse qui au delà même de ce jour important pour son amie, réchauffait le cœur helvète.

Le temps suivait son court, se déroulant joyeusement jusqu'à ce qu'un grain de sable, plus précieux que tout les autres, en suspende la course.
Elle venait d'apparaitre comme un de ces premier rayon du soleil qui inonde les paysages aux premières heures de l'aurore, aveuglant le marcheur qui cesse alors tout mouvement, éblouie par tant de clarté soudaine. Son rayon à lui, celui dont on veut garder jalousement tout les secrets pour soi. Le brillant, le réchauffant, le palpitant, celui qui attise les passions et intensifie la pureté des couleurs qui baigne le monde.

Elle était là, attirant son attention, occultant tout le reste l'espace d'un instant, les mariés, l'assemblée, le lieu... L'âme du Capitaine appartenait à Déos, son cœur lui, était à présent à ce rayon. La chimère avait trouvé sa dompteuse, son hôte avait trouvé avec sa féline, cet équilibre précaire et délectable que certains cherchaient parfois toute une vie sans jamais trouver, sans même l'effleurer et qui méritait qu'on se batte pour le préserver.

Le regard du blanc capitaine s'enflamma alors, semblant doté d'une vie propre, tel une main immatérielle, légère mais assurée, jouant avec une de ses mèches couleur de blé gorgé de soleil, glissant le long de son cou, cherchant à faire frémir le grain de sa peau, continuant plus avide sur ses seins, les seul auquel le Réformé ne pourrait jamais se vouer...

...

On lui sonna les cloches, l'extirpant de son songe éveillé, le temps semblant tout à coup s'accélérer pour reprendre son court normal. Étaient-ce les cloche de la cathédrale, Déos qui le rappelait à la réalité ou Sanctus qui lui avait filé un taquet... il ne le savait pas vraiment. Mais la voix du Vieux Lion s'adressait à lui. un "Qui de vous deux" retentissant dans ses pensées à peine réveillées de quelques instants d'un rêve qu'il avait vécu seul en dehors de la réalité.

Et le Capitaine de se mettre à chantonner sans savoir pourquoi..
. "qui de nous deux, qui de nous deux..."
Ahem, s'cuses moi. J'crois que c'est le frère Orgetorix qui a les anneaux...


Mélian se tourna furtivement, cherchant Mariposa dans l'assemblée. Il lui sourit.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 3 Jan 2013 - 1:17

[Culte aristotélicien réformé, église dite "cathédrale"
Janvier 1460 - L'après Mende ou le retour des braves]




Meliandulys a écrit:
Le Capitaine entra à son tour dans l'édifice, suivi de près par une bourrasque glaciale qui s'engouffra derrière lui en cherchant à lui mordre les chairs. Il n'y avait pas foule. Mais cela importait peu, il venait ici chercher un peu de quiétude, un moment de partage avec Déos, comme on vient rendre visite à un ami que l'on chérit et que l'on respecte. Il voulait en cet instant gouter le calme après l’effervescence qui les avait accompagné ces dernières semaines. Lui, seul avec Déos.

Il trouva place dans un coin discret, sur un banc, s'y cala confortablement, laissa aller sa tête en arrière et ferma les yeux. Non, il ne dormait pas, il priait et louait Déos le miséricordieux. Il le louait encore et encore pour la réussite de leur mission. De leur avoir offert une vie de liberté et le libre arbitre leur permettant par leurs actes de gagner leur morceau de jardin des délices.

Au bout de quelques dizaines de minutes, il finit néanmoins par s'endormir, le visage serein, vaincu par la fatigue accumulée ces dernières semaines. Le repos du juste....

Mariposa a écrit:
Genève 1460.

Genève…

Au quai de la Lumineuse, les naseaux titillés d’odeurs de poiscaille, l’heureuse genevoise est enfin de retour en terre natale. Froide nuit pour les accueillir, s’offrant parée d’étoiles ravissantes, scintillantes sur le Léman. Comment pouvait-elle décrire son bonheur, en cet instant? Nul mot ne s’y accrochait. Si ce n’est cette expression à l’anglois «Home sweet home».

Le vent souffla soudain et la belle emmitouflée tira davantage sa cape. Impatiente de retrouver son Lys, elle reprit d’un pas hâtif son chemin vers la Cathédrale. La lourde porte poussée gronda en résonance sourde. Des bougies dansaient, anarchiques, dans la salle immense. Une faible lueur lunaire entrait par les vitraux et le silence y était accueillant.

La blonde sicaire s'avança lentement vers le choeur et y posa enfin les armes. Un genou, puis deux. Épuisée, elle ferma les yeux et paumes au ciel, la guerrière pria. Remerciant Deos de sa Protection. Le remerciant d’être à nouveau en ce lieu connu et rassurant, sous ce Phare chaleureux.

Kirkwood a écrit:
Culte du 20 janvier 14560

Le culte en l'honneur du retour des héroïques sicaires du Lion de Juda devrait commencer.
Il aurait dû commencer depuis, ben, un certain moment. Voire un moment certain.
Les fidèles sont là.
Les sicaires sont là.
Le banquet de célébration de la Cène est prêt.
Mais le Lecteur n'est pas là.
On attend Kirkwood.
Pas là...
On patiente.
On attend.

On repatiente et on réattend...

Bref, on commence à trouver le temps long.
Alors,
on s'occupe...


Entre Lea, Dioscoride, Leo, Luc, Ophy, Sembre, Maripo et Melian, clair, même si le culte est un moment important, hé bien, s'il n'a pas commencé...
Et ma foi, en attendant le Lecteur et qu'on s'en prenne plein les mirettes et les narines, les Genevois sont d'accord, on peut bien s'amuser un peu, en particulier les héros de Mende, non ?
Jusqu'à ce que...



Nom de Diou de nom de Diou de bordrel de sacré misère du Sans-Nom, bandes de païens bacchanaliens !
Z'avions point z'honte ?!?!
Quand c'estions pas l'heure ou que c'estions plus l'heure, c'est que l'heure, c'estions pas l'heure, c'estions pourtant point dur à comprendre !?


Passons sur la moue dubitative des sicaires autant que des autres Genevois.
Le kirkwood est une langue toujours aussi difficile à comprendre. Comment un mec qui cause aussi mal a-t-il bien pu finir Lecteur ?!?! Il a corrompu le jury, il l'a fait boire ou bien il l'a tellement saoulé que ses membres ont préféré lui donner le poste pour ne plus jamais le voir ?
Oui, la dernière option est plus que vraisemblable...

Mariposa a écrit:
Nom de Diou de nom de Diou de bordrel de sacré misère du Sans-Nom, bandes de païens bacchanaliens !

Haaa… voyez la belle cascade de mots...
Endormant, vous ne trouvez pas?


Mariposa sourit. Pas d’un de ces sourires niais et polis, non, pas non plus de ces sourires qui craquent le visage et retiennent les épaules d’une secousse de rire, non plus. Un sourire tout ce qu’il y a de plus banal, un sourire léger et paisible, pareil à celui d’un enfant bordé par sa maman. C’était ainsi que se sentait la blonde helvète, bien étendue sur un banc de la cathédrale, petite laine sur le corps et tête reposée sur une cape savamment repliée.

Z'avions point z'honte ?!?!
Quand c'estions pas l'heure ou que c'estions plus l'heure, c'est que l'heure, c'estions pas l'heure, c'estions pourtant point dur à comprendre !?


Quel orateur ce Kiki! Vraiment, elle avait bien fait de ne pas manquer le spectacle. Mariposa allait faire de beaux rêves une fois de plus, bercée par les sages paroles du Lecteur réformé.

Alors comme à chaque vendredi, c’estions repartit!

Kirkwood a écrit:
Kiki, qui croit avoir dompté l'assistance, remonte sa ceinture d'un air martial et gagne la chaire.

Deos, accueille en Ta miséricorde et Ta bonté les brotha z’et sista qu'estions là, sincères z’et respectueux qui voudrions te prier. Bénis-nous tous, cher God, comme disions les Brittons, pis on pensions à Tes prophètes Aristote, Christos et Averroès, pis Oane aussi, qu'estions point tant gradé mais qu'estions point mal, s'pas ?

Louanges à Deos, qui nous avions guidé dans notre mission contre le mal-nommé Innocentius !
Louanges à Deos, qui avions protégé le Lion de Juda, qu'avions porté le fer de la foi aristotélicienne réformée, tel un glaive vengeur, en les entrailles symboliques, les tripes déshonnêtes de l'Église romaine, damnable hérésie représentante du Sans-Nom, dont le cri de souffrance a retenti dans l'Univers quand le brââââââââsier embrâsa le pape en Mende.

Ouf, on retient son souffle, comment ce damné Kirkwood arrive-t-il à en placer autant dans une seule phrase, sans jamais dire quoi que ce soit de vraiment fascinant ?!
Il a commencé à faire météo* marine ou quoi ?
Argh, il reprend son souffle...


Certes, certes, certes, certes, certes, ce cri, immense et féroce, de haine de la création de Deos, de Son amour, de Sa joie, cette animalité immonde et bestiale qu'estions ben la marque du Malin z'et d'ses séides suitants z'et mesquins tels Belzébrut le Terrifiant z'et Lucrifer le Féroce, cette engeance misérable z'et gluante, l'Église romaine, avions z'ensuite converti sa rage en fausse assurance et, comme l'habitude nous en avions été donné de le voir, en propagande calomnieuse et diffamatoirisante contre les chevaliers-bourgeois du lac de Genève, 'fin, façon de parler, et avions fini par farce pitoyable et malséant et incrédible sosie d'Innocentius Savelli, qui bénéssions maintenant les andouilles en Rome, plus ou moins cadenassé en son castel Saint-Ange, qu'estions les nuages de l'aristotélicien sincère comme ceux qu'obscurcissent not'ciel genre qu'on y voyons rien aujourd'hui...

Ouf !
Tous les aristotéliciens réformés présents au culte et qui ont un minimum de connaissances théologiques (ce qui fait pas mal de monde quand même) lèvent les yeux au ciel quand ils entendent Kirk déblâtérer et massacrer les noms du Livre des vertus... Certes, il s'agit des agents de l'Ennemi Caché, mais quand même, 'vaut mieux savoir qui on affronte, non ?

Deos, c'est bien la preuve que tu veux nous élever si tu nous infliges un type pareil ! On part de loin pour se taper la montagne, pour être dignes de Toi...

Mais pourquoi, pourquoi faut-il systématiquement qu'on n'y comprenne rien, sauf si on sait déjà tout ?!

Heureusement qu'on chante, ça permet de souffler :


Citation :
Méchant pape a connu beau pal

Méchant pape a connu beau pal !
Jouez hautbois, résonnez musette
Méchant pape a connu mort sale !
Il l'a pris dans le fondement !

Depuis qu'a retenti son râle
Reviennent promesses des prophètes
Depuis plus de quatre mille ans
Nous attendions cet heureux temps

Fosse commune est son logement
Le monde entier, réjouit, est en fête
Fosse commune est son logement
Pour Deos quel ravissement!

O Christos, prophète éblouissant,
C'est bon comme de l'anisette,
Averroès, prophète clôturant,
Bénissez cet événement !

'Sont mignonnes, tiens, les sicaires en train de chanter...

* Calembour lamentable assez bon témoin de l'esprit « fond de vallée » helvète : « Mais, t'es où ? » était le nom qu'on donnait aux prévisions volontiers délirantes de certains troubadours en manque d'imagination qui avaient choisi ce thème pour y placer n'importe quoi : amant en placards, anges et démons, chevaliers merveilleux et autres absurdités qui ne feront quand même jamais placer son argent dans le Domaine royal français, hein ?

Meliandulys a écrit:
Et alors que Mariposa, mutine féline, souriait, portée par les mots du Kirkwoodien Lecteur Réformé, le Capitaine, bien calé sur son banc et au chaud contre elle, souriait lui aussi.
A la différence que le sourire était niai et que le brave homme semblait plus être en train de somnoler que de communier avec ses frères.

En allant même plus loin, croire qu'il dormait ne s’avérerait d'ailleurs pas totalement erroné pour celui qui pourrait en cet instant se glisser dans cette tête lourde et gouter pleinement à ces rêves l'animant et dont le bienheureux Capitaine était le héros.

Sans doute même que l’étrange visiteur de rêves, se laisserait lui aussi griser par ce parfum de jardin des délice, ce monde de jeunesse éternelle, ces rivières de lait, de vin et de miel... cette féline papillonnant avec comme seul écrin à sa nudité, une chevelure de blé doré, gorgé de soleil et une peau de nacre étincelante, promesse de mille jouissances.
Peut être même que ce visiteur intrépide égaré dans les rêves d'un autre, se laisserait aller encore et encore à partager les échappées évanescentes du Capitaine assoupi jusqu'à s'y perdre complétement...

Mais tout plaisir a une fin, surtout lorsqu'on cherche à gouter l’éternité et ses douceurs avant l'heure. Et le chant entonné par les frères et sœurs en liesse, encouragés par le lecteur, finit par le tirer de sa torpeur et l'arracher à ces délices alors même qu'un léger filet de bave commençait à se dessiner au coin des lèvres.
Un peu brutal comme retour à la réalité, il fallait bien le reconnaitre. Ce qui expliquait peut être, pourquoi il se leva d'un bon et fit tonner sa voix dans la foulée.

Oui ! Hennissez le !

L'espace d'un instant il se sentit bien seul. Cherchant un quelconque réconfort, il tourna son regard et son air penaud vers Mariposa et demanda d'une voix fluette

Hennissez quoi ?
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 10 Avr 2013 - 16:01

Mariposa a écrit:
Baoom!
BrOO00MMmmmmm
Boom!


répondait l’écho en sourdine.

Sur les quais de Genève, le regard dans l’horizon Lémanique, l’helvète rumine.


-T’é sure? On va pas être tranquille si on s’pointe en ville!
-Mais allez, y’a affluence d’érudits en helvétie, j’voudrais pas louper les nouvelles théories de Phonya, elle s’ra là que

Smack!

-On est pas bien là, seuls-ensemble, sous le regard bienveillant de Deos, tu trouves pas!? lui avait murmuré son Lys.

Ils étaient bien, oui. Au chaud, l’un en l’autre. Évadés depuis des semaines. Juste avant d’être débusqués par une bande de trainards sicariotes! Les buissons étaient fort fréquentés en ce temps printanier.

-On n’aura qu’à rester discrets. lui avait-elle candidement répondu.

BAAAAOOOOOOOUUUUMM!

Soupire.

Les prochains jours n’allaient pas être tranquilles maintenant que les incendies prenaient vies.

Debout, Mariposa laisse sa main habituée glisser pour offrir à ses lèvres une pipe bien bourrée d’herbes. Et aspirant lentement, elle attend.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 10 Avr 2013 - 16:01

Meliandulys a écrit:
Début avril, à la barre du Al Saif Al Assad.


Il était de mauvais poil le capitaine. Un brin d’énervement, pas mal de frustration, une pincé de colère, un soupçon d'agacement, une brouette de crispation, une quantité non négligeable d’irritation, le tout allongé généreusement d'impatience... la tambouille donnait un cocktail détonnant. Tout le monde le savait, lui le premier. Valait mieux éviter de lui faire remarquer, il avait le coup d'canon facile en cet instant.

Mais il était conscient qu'un grand pouvoir impliquait de grandes responsabilités. C'est ce que disait un célèbre philosophe arachnophile dont il avait eu l'occasion, un jour, de voir un triptyque illustré et dont il avait oublié le nom. Et notre brave capitaine était capitaine justement, du Al Saif Al Assad, le Sabre du Lion, la Sica des mers du Lion de Juda. Et la foy et la lutte contre Rome ne prenait pas de congés. Comme il était en prime question de fesser un impérialiste, y'avait bien fallu s'y coller.


Il était donc là, à la barre du Al Saif Al Assad, de mauvais poil. Son corps, son cœur et son âme réclamant en cet instant de réaliser d'autres prouesses qu'une distribution gracieuse de fessées... Mais comme le corps humain est une belle machine pleine de ressources, il lui restait la pensée, la mémoire, les souvenirs pour s'évader. Chacun d'eux le ramenait irrémédiablement dans quelques buissons, quelques nuits auparavant. Douces nuits, bien que torrides pour la saison et qu'il avait passé à la Belle Étoile.

Profond soupire. Et ces mains engourdies de devoir serrer le gouvernail plutôt que de pouvoir continuer à courir libres, tendres, effrontées, sur les ailes délicates de son Papillon. Le plaisir avait cédé sa place au devoir et ça manquait cruellement de volupté à son gout. Ça manquait cruellement d'Elle.

Le corps humain est une belle machine pleines de ressources, certes. Le Capitaine ne s'en trouvait finallement, en cet instant, qu'encore plus frustré et de mauvais poil...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 10 Avr 2013 - 16:01

Meliandulys a écrit:
Quelques jours plus tard, à la barre du Al Saif Al Assad


Ils étaient de retour aux pieds du Phallus de l'Aristotélité. Et après s'être si bien défoulé, après avoir déchargé si souvent, après avoir fait cracher son gros canon et envoyé par le fond un symbole de l'Empire et un autre de Rome le temps de se beurrer une tartine , il était toujours d'aussi mauvais poil notre Capitaine. Un brin d’énervement, pas mal de frustration, une pincé de colère... mais la recette est connue et toujours aussi indigeste. En même temps, privez donc un Lys de sa lumière et de sa chaleur, retirez lui sa sève et ses feuilles et vous verrez alors la gueule qu'il tirera...

Mais le Sabre rentrait enfin de mission, cherchant sa place au sein du port. Notre dévoué Capitaine se concentrait pour ne pas rater la manœuvre d'entrée et réussir son créneau sans finir par envoyer boire la tasse, un autre touriste qui squattait et polluait son lac. Tout le monde ne semblait pas être en accord avec sa façon d'appréhender les distances et les perspectives...


Attention, y'a pas la place là !

Feulement du félin.

T’inquiètes, j'te dit que c'est bon.


Mais non regardes, attention t'as...

Grognement du fauve.

Mais si, j'suis large j'te dis... CraaaCCC

...

Tu vois, qu'y'avait la place. Marin d'eau douce !


Oui, le Capitaine a toujours raison. Surtout lorsqu'il est de mauvais poil.

Maintenant, tout le monde descend et fissa. On est pas là pour enfiler des pals. Penser à débarrasser vos détritus et à faire le tri sélectif.
Et ne partez pas sans votre part du butin. Une bourse par tête de pipe. Oui, même ceux qui se sont crus en croisière et n'ont fait que buller tout le long.
Déos pourvoit à nos besoins et l'Réformé est généreux, même avec les indigents de l’effort.


Il l’aperçu alors, sur le quai. Son Papillon se cambrant, prête pour l'élan. Divine apparition. Allait-elle sauter, allait-elle s'envoler jusqu'à lui ?
En cet instant, on se dit que l'humeur devrait se radoucir très rapidement pour peu qu'on le laisse jouir de leurs retrouvailles...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:18

Arles et la Provence

[Pas forcément très intéressant, mais je conserve des traces pour moi même]

Meliandulys a écrit:

La salle de doléances était un lieu des plus courus à ce qu'on lui avait dit. Aussi bien des nantis que des plus humble provençaux.
Notre brave Capitaine s'était finallement décidé à s'y rendre pour prendre la température et gouter aux subtilités d'une telle activité.
Et si il s'était contenté d'écouter depuis quelques minutes en restant silencieux, il finit par faire un pas en avant pour faire entendre sa voix et offrir une réponse au dernier intervenant.

Salvé à toi dont j'ignore le nom. Je suis Mélian, un de ceux arrivés il y a peu et dont la présence semble à elle seule vous faire oublier tout les maux, tout les errements qui gangrenaient la Provence bien avant notre arrivée.

Je te dirais que le monde n'est pas scindé en deux parties bien distinctes, qu'il n'y a pas que l'ombre et la lumière, que le noir et le blanc, que l'amour et la haine. Pour comprendre où va le monde, encore faut-il être prés à en embrasser toutes les subtilités et toutes les nuances. Alors seulement viendra le temps du jugement...

Un léger sourire fut alors offert. Sans provocation. Un sourire seulement teinté de miséricorde.

A Sanctus, et même si tu sembles ne pas le porter dans ton cœur, tu devrais lui demander un peu de cette herbe à pipe qu'il a fait venir d'Afrique du Nord il y a peu. Il semblerait qu'elle ait la faculté de détendre les corps et d’apaiser les esprits...

Ces mots laissèrent place à quelques secondes de silence. Alors il reprit.

Que faire au sujet du bois ? En amont déjà, commencer par s'ouvrir au monde pour encourager une repopulation de la Provence. La seule force, la vraie force d'une nation réside dans sa population. Tu jugeras sans doute que ça manque de concret et je te l'accorderais.

Alors au delà de ça, je te dirais qu'il est temps de revoir en profondeur les tarifs pratiqués sur le bois. Il faut en oublier nos habitudes et nos souvenirs. Aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, le monde a opéré un changement que nous devons accompagner plutôt que de chercher à l'affronter en pensant que les choses fonctionneront comme avant.  Aujourd'hui, lorsque le humble ou le bourgeois peut imaginer se faire un salaire de 20 à 30 écus en travaillant à la mine, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il aille couper du bois toute une journée pour un salaire bien moindre.

Il ne reste qu'à toi de prendre mes mots comme étant ceux d'un vilain envahisseur qui en veut à la vertueuse Provence ou de les prendre pour ce qu'ils sont réellement, des arguments qui méritent d’être entendus et discutés...


Notre brave Capitaine s'approcha alors de Vignolles et se laissa aller à une tape sur l'épaule.

Salvé mon frère, garde la foy.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:21

Meliandulys a écrit:

Une voix tonna derrière le bougre qui s'était adressé à Sanctus d'un ton qui se voulait ironique. Peut être même un brin provocateur.

Déos sait pourvoir aux besoins de ses fidèles !

La silhouette de notre brave Capitaine apparut alors.
Il renifla avec vigueur  avant d'envoyer le fruit de sa récolte s’écraser sur le sol avec fracas.

De toute évidence, Déos semble t'avoir oublié lors de la distribution mon brave. Je comprends donc que tu puisses transpirer d'amertume. Mais mets donc cette hargne au service d'une vraie cause et use de tes bras plutôt que de ta langue. Je gage que nous nous en porterons tous mieux.

Se tournant finalement vers Sanctus.

Mon frère, la Duchesse Charlotine est-elle au courant de ces nuages planants sur les voisins languedociens ?
Je suis prêt à prendre les armes en tout cas, pour couper toute retraite provençale aux nuisibles...

Meliandulys a écrit:

Le regard que posa alors le Capitaine sur l'inopportun malotru était empreint d'un mélange de compassion et de résignation. Un regard un peu étrange, plutôt impénétrable, assez indéchiffrable. La voix qui offrit une réponse était, elle, tout simplement lasse, profondément lasse.

Il est amusant de se rendre compte que ce sont toujours ceux qui en savent le moins qui s'agitent le plus.
Crois bien que j'ai eu affaire à plus malin, plus retors et plus coriace, que toi.
Tu ne m’énerves ni ne m'amuses, ce qui est d'une profonde tristesse...

Déos... le Très Haut... le Créateur... les Réformés sont Aristotéliciens et nous croyons en cette même entité supérieure, ce même tout. De toute évidence, tu cherches à t'attaquer à quelque chose dont tu ignores tout et que tu ne peux donc pas comprendre, pour une raison que tu ignores sans doute. Combats moi, combats nous, si c'est ta conviction, mais fait le avec un tant soit peu de jugeote.

Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis.

Vas maintenant, nous avons à parler...


Et il se tourna à nouveau vers Sanctus.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:23

Meliandulys a écrit:

Sur ces entrefaites, le Capitaine montra sa trogne et s'adressa à l'inconnu qu'il voyait si souvent collé au basque de Sanctus et qui venait, une fois encore de l'invectiver.

Salvé à toi.

J'éviterais de perdre mon temps en présentation, vu que tu n'auras pas daigné me répondre la dernière fois que je me suis essayé au dialogue avec toi...

Mais comme je t'entend parler de Genève et tenter maladroitement d'enfoncer quelques portes ouvertes, une question me taraude tel le ver dans la pomme. Que sais-tu de Genève, de la façon dont ça se passe là bas ? Et vu que la religion semble être ton cheval de bataille, que sais-tu de la façon dont sont gérées les affaires religieuses justement?


Et notre brave Capitaine au Lys d'offrir un sourire invitant.

Je me ferais un plaisir de t’éclairer si jamais tu me le demandais. Et il est dommage de refuser la lumière offerte lorsque l'on déambule ainsi dans l'obscurité...

Quelques secondes passèrent et lentement le sourire s'effaça, jusqu'à quitter son visage. Mais lorsqu'il reprit, le ton ne trahissait aucune inimitié.

Tu agis comme un animal apeurée qui gesticule, qui vocifère beaucoup... Avons-nous pris les armes en Provence ? Avons nous brulé ou pillé Arles ? Avons nous tué des provençaux ? Des aristotéliciens ?

Non. Alors je te le demande... qu'est ce qui te terrifie autant ?

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:23

Meliandulys a écrit:

Se persuader que l'on est pas dupe ne suffit pas à se faire passer pour quelqu'un de futé...

Si nous avions voulu prendre les armes contre la Provence, crois bien que ça aurait été fait et que rien n'aurait pu nous en empêcher. Ca aurait été fait et ça aurait été bien fait. Nous ne rechignons pas à prendre les armes lorsque, malheureusement, c'est la seule et dernière voie qui s'offre à nous.


Et le ton se voulut à présent pédagogique. Non pas que le bougre lui faisant face le méritait réellement, mais le capitaine jugeait qu'il ne valait pas plus que l'on entre dans son jeu en caquetant derechef.

Certains choisissent le progrès face à l'habitude craintive, le mouvement face à l'immobilisme béat. As-tu déjà entendu parler de la liberté de cultes que pratiquent certaines contrées ? Ou encore du Simultanéum pratiqué à Genève ?

Tu n'auras guère répondu à mes questions finalement. Et bien que tu préfères le taire, je comprends. Je comprends que tu as peur des oies pourprées romaines en fin de compte, comme tout le monde. Et tu préfères te complaire de ce que tu as de médiocre plutôt que de te battre et de risquer pour quelque chose de différent, parce que tu as peur. Et tes gesticulations ne trompent personne.

Tu as peur de Rome parce que tu sais parfaitement que là se trouve la vraie menace planant sur les terres et les enfants de Provence telle une épée de Damoclès. Tu as peur de Rome parce que c'est elle qui prendra les armes, mènera une croisade et fera verser le sang lorsqu'elle jugera son pouvoir fragilisé...


Il ponctua ses mots d'un sourire mélancolique, comme si il craignait que l'interlocuteur lui faisant face avait déjà abandonné et était perdu.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:25

Meliandulys a écrit:

Tu as raison, cela ne changera rien. Tu préfères même ne pas répondre à de simples questions. Sans doute parce que le faire, étiolerait l’argumentaire que tu vomis en continue sans te rendre compte du gout de bile qu'il laisse en bouche...

Néanmoins...


Et la Capitaine offrit un sourire assez étrange. Teinté d'une pointe d'optimisme et d'une belle dose de soulagement.

Nous n'avons pas fait que tourner en rond. Comme tu le reconnais fort justement dans un éclair de lucidité qui aurait presque de quoi surprendre... Tu ne cherches pas à me comprendre. Ce qui implique qu'il n'y a pas et n'y aura jamais de véritable échange entre nous deux.

Comme quoi, nous aurons avancé. Nous voilà face à une vérité énoncée qui ne saurait être remise en cause.


La nuit porte conseille parait-il...

Et Mélian quitta à son tour le bureau.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:25

Meliandulys a écrit:

Bousculé par un malotru, notre brave Capitaine en perdit le fil de ses pensées vagabondes.
Durant quelques seconde il se concentra, essayant de les retrouver...
Elles étaient brunes... ou rousses... non, blondes... peut être blondes oui!
Auprès d'un ruisseau, ou d'un lac... sur une plage peut être... dans un bois ?

Non, tout se mélangeait et il ne voyait à présent plus... qu'un brun.
Il préféra abandonner et se laissa aller à un léger soupire de frustration.

Ma foy, c'est pas grave. Mais je vois bien qu'après t'être pris d'affection pour Cromwell, tu recherches à présent la mienne...

Je te tends une fois de plus la main. Si tu as l'envie, la curiosité d'en savoir plus, je me ferais une joie de t’éclairer.
Même si je comprends que tu cherches à sauver les apparences...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:25

Meliandulys a écrit:

Notre Capitaine tourna tête, les pensées toujours emmêlées de différentes chevelures, pour se retrouver nez à nez avec... Phebus ? Oui, ça devait être lui. On lui avait parlait d'un bougre qui avait une trogne à porter des jupes. Ce que leur frère Melek, originaire de ces contrées tout au Nord, de l'autre coté de la mer et où l'on mange du haggis, appelait un kilt. Une jupe, un kilt... quelle différence pouvait-il bien y avoir ?

Phebus, n'est ce pas ?

Oui, nous voulons vous éclairer. Vous ne savez de toute évidence pas ce qu'est la Foy Réformée que vous rejetez et êtes prés à combattre sans la comprendre...

Il n'y a par exemple aucune instance supérieur , aucun pouvoir à convoiter ou à quérir pour et par la religion. C'est une des choses que nous prônons tous d'ailleurs... aucun asservissement de nos foy par des hommes autoproclamés bergers des âmes, aucun intermédiaire entre nous, notre foy et le Très Haut lui même. Voici un simple exemple parmi d'autres.

Vous ne savez pas, mais préférez rejeter sans connaitre. L'inconnu terrifie...

Toi par exemple... cherches-tu à regarder ce qu'il y a en face de toi pour savoir si oui ou non tu le rejetteras ? ou te contentes-tu de détourner le regard et de fermer les yeux en te répétant inlassablement, comme pour te convaincre, que tu n'en veux pas ?

Ceux qui s'opposent avec le plus de véhémence à nous, ne prétendent pas refuser qu'on leur dicte leur conduite et leur foy, ils refusent tout simplement l'idée même qu'il puisse y avoir un choix, une liberté, un libre arbitre...

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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:26

Meliandulys a écrit:

Alors que celui qu'il pensait être Phebus commençait à lui répondre, visiblement touché dans son amour propre, peut être même dans sa virilité, le visage du Capitaine commença à blêmir de façon assez significative. Le corps fut alors pris de quelques spasmes. Tachant néanmoins de reprendre ses esprits, notre brave ouvrit la bouche pour lui répondre...

Mon brave, j'crois que...

Grossière erreur...

BLUUUUUURP !

Et le Capitaine rependit le contenu de ses entrailles entre entre eux deux, à même le sol. S’essuyant la bouche d'un revers de la main, il farfouilla de l'autre pour sortir de sa toilette, un morceau d’étoffe usé par le temps, mais de fort belle taille. Il entreprit alors de ramasser consciencieusement ce qu'il venait de déposer, jugeant que ça faisait mauvais genre de laissait trainer ses petites affaires chez les autres. C'est qu'il était propre notre Capitaine, sans doute quelques vestiges de son éducation genevoise.

Désolé pour l'odeur, j'crois que j'ai l'mal de mer...

Tenant l'étoffe souillée du bout des doigts, il s'en retourna d'un pas préssé, de toute évidence en quête d'un lieu où il pourrait s'en débarrasser et faire un brin de toilette.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:31

Meliandulys a écrit:

Notre Capitaine avait rejoint un attroupement qui s'était formé sur une place. Ils en connaissaient certains, d'autre pas du tout. Et d'autres encore qu'il avait l'habitude de croiser en différent lieu. Alors que Phebus venait de prendre la parole, il entrepris de lui répondre.

Je crains mon cher Phebus, qu'il y ait une certaine méprise. On ne cherche pas à ce que toi ou d'autres soit contraint d'embrasser la foy Réformée. De toute manière, c'est un chemin que l'on embrasse par conviction, non pas sous la contrainte. Mais on espère une liberté pour ceux qui le veulent. Nous aspirons nous aussi à vivre, à œuvrer et à croire librement.

Es-tu conscient que si toi, Phebus, tu choisirais de privilégier le bien de Arles au delà de tout clivage religieux, les grands pontes de la politique provençale ne l'entendent eux, pas de cette oreille et chercheront par tout les moyens, bons ou mauvais, à nous mettre des bâtons dans les roues, parce qu'ils ont choisi que la Provence se plierait au bon vouloir de Rome.

La Provence, de part son concordat, de par ses accointances avec Rome, ne souhaite pas laisser la liberté à chacun d'embrasser la foy qu'il souhaite, de la façon qu'il le souhaite. Comprends tu, que nous espérons nous aussi n'avoir de comptes à rendre qu'au très Haut et qu'à lui seul ? Si tu es aussi droit et entier que je t'ai déjà entendu le prôner, alors tu comprendras cela.

Depuis notre arrivée en Provence, nous ne sommes pas considérés, par certains, comme étant de simples bougres venus nous installer ici et à qui on aurait laissé une chance d'agir, de s'impliquer avant que nos intentions ne soient jugées. Non, non sommes depuis le début, jugés comme des Réformés Genevois et donc, rien d'autre qu'une menace. Ce ne sont pas mes frères qui ont fait de cette discorde, un problème religieux, mais ceux qui refusent de nous laisser une chance, parce qu'ils savent que là où la Provence auraient à y gagner, eux auraient à y perdre. Tu le sais aussi bien que moi, certains puissants ne cherchent qu'à asservir pour mieux servir leurs propres intérêts et nourrir leurs propres glorioles...


S’arrêtant finalement aussi subitement qu'il avait commencé.

Raya, ma sœur, j'ai soif...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:31

Meliandulys a écrit:

Prenant le breuvage tendu par Raya.

Du Izaac dans la longueur, p't'être bien. Pour la forme, j'y suis pas encore...

Izaac, c'est un peu comme un vieux fromage fait à cœur. C'est souvent coulant, ça ne paye pas toujours de mine et ne fait pas forcément envie... mais quand t'arrive à passer la barrière de l'aspect pas accessible au plus grand nombre, tu te rends compte que c'est vraiment savoureux et que ça a clairement un gout de reviens-y.


Levant son verre, comme si ils s’apprêtaient tous à boire une sorte de trêve de l'incompréhension.
Il reporta alors son attention sur Phebus.

Attention tout de même aux mots que tu emploies... prétendre être prêt à travailler avec le Sans Nom pourrait te couter bien cher. Et ce n'est pas du Sans Nom en personne que tu devrais craindre des represailles, mais bien des hautes sphères de la politique provençale... tu risquerais de bien vite finir par être rangé aux cotés des indésirables que nous sommes et devenir mon futur voisin de geôle...

Le Capitaine se dérida, laissant un sourire percer son visage.
Et alors que Phebus et sa dame semblaient sur le point de s'éloigner, Mélian s'adressa à cette dernière.

Salvé, je suis Mélian, amateur de Lys et Capitaine huguenot. Je me permets, quelques mots en réaction aux tiens. Tu dis que nous sommes peut être arrivés au mauvais endroit au mauvais moment. Je te répondrais que nous sommes peut être justement arrivés au bon endroit au bon moment...

Il laissa tomber un silence, comme pour laisser à ces mots, le temps de capter leur attention. Et alors seulement il repris.

Au bon endroit au bon moment disais-je. Non pas en nous faisant passer pour les sauveurs d'une Provence en perdition, mais en aidant à ériger une Provence nouvelle. En tant que bâtisseurs désireux d'aider à poser les premières pierres d'une Provence retrouvée. Une Provence souveraine, libre, fière, forte et respectée. La Provence doit trouver et gagner le rayonnement qu'elle mérite.

Il salua leur départ en inclinant légèrement la tête.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:32

Meliandulys a écrit:

Il avait écouté, rumeurs et élucubrations diverses, autant que les interventions censées. Le Nicolas lui apparu comme étant loin d'être une personne censée. Borné lui aurait davantage collé à la peau. Notre Capitaine s'adressa alors à lui.

De bien tristes paroles prononcées par un bien triste sir. Lorsqu'on vous entend, on se dit que l'idée d'une Provence réellement libre et souveraine n'est qu'une utopie souffreteuse. Et pour le plus grand malheur des filles et des fils de Provence, une utopie que nous n'atteindrons jamais en suivant des gens aussi fermés et rétrogrades que vous.

Prenant comme témoin l'ensemble de l'assemblée.

Certains dont cet homme, annonçaient notre arrivée comme étant la pire plaie pouvant s'abattre sur le Provence. Certains dont cet homme, nous presentaient comme des suppôts du Sans Nom, venus sur ces terres que pour les labourer de nos bottes et de nos lames et les nourrir de votre sang.

Mais aujourd'hui, qu'en est-il ? Ce sont ces mêmes gens qui sont prêts à en appeler à des troupes armées étrangères. Aujourd'hui, ce sont eux qui veulent ouvrir la porte à des gens en armes, des combattants, des rustres qui viendront dans le seul espoir d'en découdre avec ceux qui préfèrent embrasser la voie du libre arbitre plutôt que leur dogme et les pierreries papales. Si demain, du sang coule dans les rues de Provence, ce ne sera pas les lames des reformés qui auront mordu, mais les lames de ceux appelé par cet homme...

Triste Provence que celle qu'il imagine. Puissions-nous nous réveiller et ne plus suivre la voie indiquée par les gens de son espèce...


Et le Capitaine ponctua son laïus d'une grimace de dégout.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 1:32

Meliandulys a écrit:

Mon triste sir... prouve moi ,toi, que tu es exempt de tout reproche... Personne ici bas n'est aussi pur que l'enfant qui vient de naitre. Pas même toi, surement pas toi. Oui j'ai fauté et je fauterais sans doute encore, car je suis faillible comme tout homme. Mais à la différence de toi, j'en suis conscient et c'est le premier pas sur le chemin de la rédemption. Aujourd'hui, tu ne m'apparais donc que comme un pauvre hère égaré ne trouvant pas ce chemin.

Je ne cherche ni n’espère ta considération ou ton respect. Il n'ont que bien piètre valeur à mes yeux. Je recherche l'écoute et la compréhension des enfants de Provence. Pas simplement des gens de pouvoirs, mais des petites gens, des humbles, du peuple tout autant. Ceux qui sont la vraie force de la Provence de demain.


S'approche alors un peu plus près, tout près, à un souffle de Nicolas.

Et en toute honnêteté, si j'en avais le pouvoir, oui, je me torcherais avec le concordat un jour de bonne diarrhée et je caresserais le rêve de voir la Provence embrasser le chemin de la liberté la plus totale. Et cela passe par la liberté de culte.

Reprenant alors quelques distances.

Je ne suis pas comme toi. Je ne nourris aucune ambition personnelle, ne souffre d'aucun désir de gloriole et de pouvoir. Et si je ne souhaite pas la grandeur de la Provence...

Le Capitaine leva les yeux au ciel.

Alors que le Très Haut me foudroie sur place dés maintenant !

Pendant qu'il cherchait un endroit où s'assoir, Mélian s'approcha de Phebus et lui glissa quelques mots.

Nous n'avons plus qu'à laisser le temps au temps.
Alors viendra le moment de tirer des enseignements et de sauver ce qui peut encore l'être, ce qui doit l'être...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 21 Déc 2013 - 23:01

Meliandulys a écrit:

Alors qu'il s'amusait avec le Nicolas, une dame vint interpeler notre brave capitaine.
Une légère révérence offerte et il lui répondit.

Les rumeurs sont rarement enfantées par le néant damoiselle. Derrière chacune d'elles transparait la lumière de quelques faits avérés...

Quant à ce qui est de me détendre ma chère... je te répondrais que lorsque l'on se retrouve face à quelqu'un qui par bêtise, veut mener chasse au rat et qu'il s’avère que vous êtes considéré comme l'un de ces rats désignés, vous ne pouvez décemment prendre les choses avec sérénité et compassion. Je garantis pourtant que nous ne sommes porteur d'aucune peste.

Le Très Haut est miséricordieux... moi, je ne suis qu'homme.


Et alors qu'il s'égarait quelque peu en pensée, le dit Nicolas se décida à ajouter que pierre à l’édifice de sa bêtise.
Notre Capitaine tergiversa... répondre ou ne pas répondre...

Tu es décidément un triste sir avec autant de jugeote qu'un bigorneau.
Oui, Genève a lutté contre les armées de l'empire au nom de la liberté, de sa liberté. Les genevois de toutes confessions ont lutté face à l'invasion armée de la soldatesque impériale venue faire couler leur sang et renverser le pouvoir légitime... alors je te le demande, mon brave, où vois-tu nos armées ? Le sang de quel enfant de Provence avons-nous fait couler ? Et quel pouvoir avons-nous renversé ici ?
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 4 Jan 2014 - 21:49

--Leonis a écrit:



La vie était faite de cycles. Chaque chose avait un début et une fin. On naissait, on grandissait, on vivait, puis on finissait par s'éteindre. L'homme, la fleur, le jour, l'amour... rien n'échappait à cette loi immuable qui régissait l'univers. Tous atteignait son apogée avant de lentement péricliter jusqu'à cesser d'être tout simplement. Seul le très Haut, observateur divin, contemplait immuable, cette évolution constante.

Et le Lion, comme tout chose, n'échappait pas à cette règle. Il avait grandit avait œuvré au nom du Très Haut, combattu la vile engeance romaine, mais son temps semblait à présent révolu, laissant les prémices d'une fin saisir ce qu'il restait de lui.

Alors que la nuit était tombée depuis bien longtemps et que les seuls badauds qu'on croisait encore, étaient bien trop concentrés pour réussir à mettre un pied devant l'autre en tanguant, l'homme, discret, emmitouflé dans ces vêtements sombres et le visage dissimulé par un masque, placarda sa dernière affiche.

Elles se seraient répandues durant la nuit comme une trainée de poudre.
Le lendemain, tout le monde saurait...


Le Lion de Juda:
 
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mar 7 Jan 2014 - 23:15

--Sagesse a écrit:
Commence par regarder antonino se gratte la gorge

Dites moi  vous êtes le premier à vous insurger et a crier au scandale quand le comté veut prendre la mairie, mais pour proposer de courir sus au château là vous n’avez aucun état d’âme. Vous êtes pleins d’incohérences vous devriez vous remettre un peu en question de temps en temps, ou alors vous êtes comme nieder ça ne vous dérange pas de bouffer à tout les râteliers du moment que ça sert vos intérêts et je suis sur qu'entrer de force au château dans l'espoir d'un bon poste en fait partie. Décidément certains ont raison quand ils parlent de vous.

Quand à vous messires les réformés ou nouveaux arlésiens, vous êtes toujours là a accusez les uns les autres de tout les maux, mais vous vous n’avez donc aucun reproche à vous faire ? la Provence n'était peut être pas le paradis avant que vous n’arriviez mais au moins tout le monde vivait en bonne intelligence, depuis votre arrivé c'est l'enfer, si comme vous n’arrêtez pas de le dire vous aimez autant la Provence, que vous le prétendez vous devriez en  repartir avant qu'elle ne soit complètement exsangue, peut être qu'une fois vous partis le calme reviendra qu'en dites vous !!!!!

Meliandulys a écrit:
S'adressant à l'inconnu qui avait invectivé Antonino.


Salvé, je suis Mélian, un des nouveaux arlésiens justement. Et tes propos m'interpellent. Suffisamment pour que j'ai envie de te poser une question...

A part de n'avoir pas respecté, lors de notre installation, une loi qui insultait sans vergogne un principe divin, de quels méfaits concrets accuses-tu les nouveaux arlésiens ? Voici une question on ne peut plus simple et sérieuse, ma curiosité ayant été piqué au vif. Et si ce n'est pas la première fois que j’entends ce genre de tirade, jamais personne encore n'aura répondu à mon interrogation. Alors toi peut être le feras-tu ?  


D'un signe de la tête et d'un sourire, il salua la damoiselle qui venait te prendre la parole, ses propos n'étant pas dénués d'intelligence et d'objectivité.


--Sagesse a écrit:
Regarde le messire, se demande de quel droit il la tutoie sans l'avoir même jamais rencontré, mais bon puisque nous en sommes au tutoiement allons y hein

je vais te répondre, sache que je n'ai rien contre les nouveaux arlésiens ça c'est une première chose, vous avez été relaxés donc pour moi vous êtes des arlésiens avec une foi différente certes et qui ne me gêne pas.
ce que vous avez fait concrètement rien de mal pour le moment, pour le futur nous verrons le moment venu, seulement reconnaît que rien ne tourne plus rond dans ma belle ville d'Arles depuis votre arrivés, si vous vous étiez contenté de vous installer de bien vous intégrer et vous faire connaître et aimés de tous peut être que les choses seraient différentes aujourd'hui et nous n'en serions pas à craindre une guerre civile et la mort de pères, mères frères et maris. je ne veux pas vous chassez comme beaucoup ont tentés de le faire non, je vous dis simplement que si vous aimez Arles autant que vous le dites alors peut être pour éviter tant de malheurs à venir, devriez vous repartir, n'est ce pas cela aimer, savoir s'éloigner pour le bonheur de ce que l'on aime?.
si jusque là personne n'a encore répondu à ta simple question, voilà qui est fait pour ma part et j'espère que ma réponse te donnera à réfléchir. que ton Deos te garde, Arlésien


Meliandulys a écrit:
Et à la réponse qui lui fut offert par l'inconnue, le capitaine répondit d'abord par toute son attention, avant d'ajouter à son tour quelques mots.

Toute réponse donne à réfléchir pour peu que l'on caresse ce désir de réflexion et de compréhension. Alors merci pour cette réponse. Mais en toute honnêteté, si je réfléchis à tes mots, je ne comprends pas malgré tout leur essence.

Finalement, les seuls griefs que tu as à notre encontre et qui te poussent à esperer notre départ, c'est d'être ce que nous sommes, rien de plus. Notre seule faute n'est donc pas d'avoir commis, mais simplement "d'être". Pourquoi dans ces conditions, tolérer ceux qui commettent et qui lacèrent la Provence et j'entends par là certains membres du conseil comtal, plutôt que ceux qui n'ont comme seuls tors, que d'être et de vivre ?


Il s’arrêta quelques instants, avant de plonger son regard dans celui de son interlocutrice.

Demandes donc au conseil, si nos seules présences ponctuées d'aucun méfaits, valent à leur yeux des bains de sang et que les lois ou la voix du peuple ne soient bafouées. Demandes leur donc s'ils n’avaient pas mieux à faire que de monter en épingle la supposée menace liée à notre arrivée et d'attiser constamment ce climat de suspicions et de haine néfaste à Arles et au comté...


--Sagesse a écrit:
Le regarde à son tour bien droit dans les yeux, lui sourit

je crois que tu n'as pas tout compris, je n'ai jamais dis que j'espérais votre départ et encore moins "d'être", vous êtes tout comme moi les enfants du Très Haut et vouloir nier votre existence serait faire injure au Très Haut, non jamais je ne me permettrez un tel blasphème à son encontre, ce que j'ai voulu dire c'est que lorsque l'on aime une être ou une ville, et que l'on voit que notre seul présence créé autant de tension et de malheur à venir, et bien le mieux et peut être de s'en éloigner peut être pour toujours ou peut être juste pour quelques temps pour que toutes les menaces retombent, et si malgré tout votre présence ne me gêne pas à moi personnellement je ne suis pas pour autant dupe et fait moi la grâce de ne pas me prendre pour une oie blanche en voulant me faire croire que votre seul désir est de vivre ici en paix, sans chercher par quelque moyen que ce soit à faire de notre belle Provence une terre réformé, sachez donc rester à votre place avec vos coutumes et vos façon de prier sans chercher à disons 'nous convertir" tout comme j'aimerais que les aristotéliciens restent à la leur sans chercher à vous "convertir", ou pire encore crois tu cela possible? que nous puissions vivre ensemble, sans rien chercher d'autre que l'entraide et la solidarité entre arlésiens de toute confession? je ne sais pas pour toi, mais moi c'est ce que je souhaite et espère de tout mon cœur, je reste convaincue que le Très Haut nous aime autant toi que moi bien que nous ne prions pas de la même façon.
Pour le Conseil Comtal, il est là de façon tout aussi légitime que le Maire, choisit par le peuple Arlésien, ce qui est valable pour le Maire doit aussi l'être pour le Comte, et bien que je désapprouve souverainement ce conseil, je ne suis pas pour le renverser non plus, un jour viendra ou de nouvelles élections changera tout ça, en espérant que de nouvelles listes verront le jour, afin de nous débarrasser de tout ces vieux fossiles qui sont là depuis un peu trop longtemps, et j'espère que les Arlésiens ne seront pas assez bêtes pour élire encore un Max12 ou une Sabdel.


Meliandulys a écrit:
Je ne crois pas avoir parlé d'une opération armée contre le conseil en place, tout comme je n'ai pas apprécié que le conseil en question fomente une révolte visant à renverser le maire d'Arles. La sanction tombera aux prochaines élections, les provençaux jugeant le mandat du conseil et les arlésiens celui du maire. La voix du peuple doit primer, parce que c'est la que réside la réelle force du marquisat, dans sa population.

Mais encore une fois, tes mots appellent une question que je vais te poser. Est-ce que les réformés sont à blâmer pour ce chaos qui a été semé ou est-ce que c'est la gestion maladroite de leur cas par quelques conseillers qui a amené à voir la Provence dans cette situation ?

Pour faire simple et parce que j'aime bien user d'images cabotines. Si ton chien se met à japper et que je crains qu'il ne devienne méchant où que je ne le supporte tout simplement pas... ai-je droit de venir lui foutre une bonne grosse trempe ? Et si je le fais et que, meurtri dans ses chairs, il se met alors à hurler à la mort, m'insupportant encore davantage et attisant mes craintes ? Est-ce que la bête sera à abattre ou est-ce moi qui serait à blâmer, qui aurait enfanté ces risques de morsures ?


Dernière édition par Meliandulys le Mar 7 Jan 2014 - 23:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mar 7 Jan 2014 - 23:18

[En Arles on se fout sur la gueule pendant onze mois, le douzième, on se contente d'offrir des cadeaux]


Meliandulys a écrit:
Les fêtes du p'tits Christos en pagne étaient l'occasion de s'offrir des cadeaux. On avait beau s'être balancé des langages fleuris, des noms d'oiseau, parfois même des pains tout le reste de l'année; lorsque son glas sonnait, tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil et ça s'offrait des présents avec des sourires et des petites attention. L’arsénique et autre torgnoles étant temporairement à proscrire. L'occasion était belle et l'initiative de Charlie avait le don d'apaiser certaines tensions. Ce qui ne pouvait faire que du bien aux arlésiens chahutés ces derniers temps.

Les noms avaient été tiré au hasard et le hasard n'avait pas choisit de faire dans la surprise en ce qui le concernait. A moins que ce ne soit le choix de Déos que de lui offrir, pour l'occasion, deux de ses frangine au charme indéniable. Les voie du seigneur sont impénétrables.

Il croisa Shirine qui avait de bonne heure, fait livrer son présent. Il croisa son regard et lui offrit un sourire énigmatique. Notre capitaine reviendrait vers elle une fois sa propre livraison effectuée. A moins qu'elle ne le devance. Il était curieux de savoir si en guise de pompon pour son bonnet, il aurait le plaisir de recevoir un baiser en prime.

Il fendit la foule déjà amassée, à la cherche de la bienheureuse Rayanha. Offrant ci et là quelques sourires aux personnes qui croisaient sa route, en offrant un plus franc à Charlie lorsqu'il croisa son regard. Lorsqu'il aperçut finalement sa cible qu'il rejoignit en quelques enjambées.

Salvé ma sœur. Déos a décidé que tu serais celle qui recevrait de ma part...

Pourtant, notre brave homme semblait ne rien apporter d'autre que sa propre carcasse.

J'ai songé à m'offrir tout simplement, mais ai jugé que ça n'aurait peut être rien d'un présent pour toi. Je me suis donc ravisé, optant pour quelques choses d'un peu moins encombrant pour toi.

Pourtant, il ne semblait bien n'avoir rien apporté avec lui.

Mon présent revêt d'abord la forme d'une devinette. Réfléchis bien à ton choix, car comme tu le sais, chaque acte, chaque décision, implique  des conséquences...

Il se racla la gorge et énuméra d'un ton monocorde.

Es-tu plutôt... "blé et moulin"... "barbaque et coutelas"... "farine et four"... "fer et enclume"... "bois et maillets... ou "laine et quenouille"... à moins que tu ne sois plus simplement, culture ou élevage ?

Réfléchis bien ma sœur...
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