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 [JdR] Le carnet de Mélian

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Meliandulys
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MessageSujet: Les rives lacustres   Mer 4 Aoû - 22:05

Mariposa a écrit:
Sur le miroir du Léman calme, la lueur chatoyante d’un soleil se couchant batifole avec le clapotis de quelques bulles d’air remontant à la surface de ce tableau immobile. Un vacarme liquide perce alors le silence et une tête fendant l’unicité de ce paysage surgit des profondeurs en une épaisse tignasse blonde et bouclée. Accueillant l’air frais d’une vivifiante inspiration, la jeune helvète apaisée ouvre les yeux sur ce qui l’entoure.

De longues semaines d’errances s’étaient écoulées dans la sombre forêt de sa destiné. La lumière en son âme ne s’était pourtant jamais éteinte mais son bras s’était désarmé et son cœur, égaré. Il était si bon de regarder à nouveau vers l’horizon, de sentir à nouveau la flamme s'aviver, de refermer le poing, d'ouvrir l'esprit et de... succomber à la tentation de ses désirs inavoués.

Deux écureuils se disputant une noix la sortirent alors de son état contemplatif. Son corps froid et frissonnant lui rappela les frais poissons laissés à cuire sur la berge mais elle resta là, encore un instant, baignée par les dernières lueurs orangées du jour, savourant ce nouveau départ qui l’enveloppait d’espérance.
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Meliandulys
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MessageSujet: les rives lacustres   Mer 4 Aoû - 22:06

Meliandulys a écrit:
Deux yeux perçants, un regard agile, un sourire accroché au visage comme s'il eut été impossible de le lui arracher jusqu'à la fin des temps. Le capitaine sur sa branche perché, papillonnait sur fond de coucher - curieuse habitude à n'en pas douter qu'il avait prise on ne sait où, dans quelques bois mal famés, posture privilégiée du fauve guettant ses proies pour... mais cela ne vous regarde pas d'ailleurs -

Mais les mirettes qui guettent, le regard qui s'égare et ses pupilles acier, s'accroche une apparition qui lui plait.
Voilà le genevois regardant la perle féline sortir de son écrin lémanique. Le genre d'offrande plein de promesses que l'on se plait à regarder les yeux brillant sans jamais oser la toucher de peur de la voir s'évaporer.

La nature n'avait d'yeux que pour elle. Même les espiègles écureuils, lutteurs à la noix, eurent vite fait d'en oublier leur met de pacotille pour contempler le fruit défendu à la blondeur cascadant et aux atours rougeoyant que le crépuscule déposait sur sa peau.

Il ne la quittait plus de son regard enveloppant et avide, la gourmandise le tiraillant et l'imagination se débridant. Le Capitaine se rinçait l'œil ? Nenni bande d'esprits bancals et décadents portés par le vice , âme damnée corrompue par le stupre et la luxure... Si votre pauvre mère vous voyez... Non, on ne se rinçait pas l'œil de ce genre de femme. Et puis Déos en serait courroucé de toute manière, que l'on accorde aussi peu de considération à l'une de ses plus belles créations... On ne se rince pas l'œil lorsque que le linceul de la nuit descend sur nos tête, nous offrant à contempler cette voute parsemée d'étoiles. On ne se rince pas l'œil lorsque l'on admire la nature s'embraser aux premières lueurs de l'aube... Non le Capitaine l'admirait, en silence, sa seul respiration venant quelque peu troubler l'immobilité contemplative de tout son corps.

Il ne perdait pas une miette de la représentation de la belle blonde au cœur de ce théâtre naturel. Il ne cherchait pas particulierement à être discret, mais ne faisait pas non plus mention de sa présence, fièrement dressé qu'il était, sur sa branche massive, ce promontoire rêvé pour contempler simplement une de ces merveilles que Déos avait su offrir aux Hommes, cette nymphe enfantée par les flots paisibles du Léman...


Dernière édition par Meliandulys le Mer 4 Aoû - 22:11, édité 1 fois
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Meliandulys
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MessageSujet: Ces "humbles" genevois, ou l'histoire d'un poisson qu'on a du mal à digérer   Mer 4 Aoû - 22:08

meliandulys a écrit:
Le Capitaine qui retrouvait jour après jour un peu plus de contenance à mesure que sa convalescence semblait toucher à sa faim, se porta d'un pas décidé au devant de ses augustes combourgeois. Pas un sourire, pas une risette, mais la mine des mauvais jours. Fallait arrêter de lui déféquer dans les bottes, ça commençait à déborder là...

Je pensais que c'était à nous autres qui essayions depuis si longtemps de garder le phallus de l'aristoteléité bien dressé, de montrer l'exemple. Il s'avère que certains des plus augustes genevois semble agir d'une manière qui semble pour le moins obscure.

Et Mélian, en bon camelot dévoué qu'il était, d'arracher une page de ce carnet où il avait pris l'habitude de noter toutes ses transactions et de le jeter à la vue de tous.

Citation :
01-08-2010 22:40 : Vous avez acheté à Rgmax 3 poissons pour 18,20 écus.
01-08-2010 20:00 : Vous avez acheté à Schmurtz 10 poissons pour 18,10 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Schmurtz 4 poissons pour 18,10 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Schmurtz 4 poissons pour 18,10 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Rgmax 3 poissons pour 18,00 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Rgmax 2 poissons pour 18,00 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Rgmax 5 poissons pour 18,00 écus.
01-08-2010 19:20 : Vous avez acheté à Rgmax 5 poissons pour 18,00 écus.
01-08-2010 18:50 : Vous avez vendu à la mairie 10 poissons pour 17,50 écus.
01-08-2010 18:50 : Vous avez vendu à la mairie 10 poissons pour 17,50 écus.
27-07-2010 23:20 : Vous avez acheté à Rgmax 1 poisson pour 18,00 écus.
27-07-2010 20:40 : Vous avez vendu à Hugues.. 10 poissons pour 17,50 écus.
27-07-2010 20:40 : Vous avez vendu à Hugues.. 10 poissons pour 17,50 écus.
27-07-2010 20:10 : Vous avez acheté à Rgmax 8 poissons pour 18,00 écus.
27-07-2010 20:10 : Vous avez acheté à Rgmax 5 poissons pour 18,00 écus.
25-07-2010 01:50 : Vous avez acheté à Schmurtz 6 poissons pour 17,90 écus.

Si je suis tout disposé à venir en aide aux plus humbles de mes concitoyens, je n'ai aucunement envie de payer une nouvelle jarretière en soie à l'une ou une nouvelle chevalière en or à l'autre de ces bourgeois qui croulent déjà sous les richesses. Je suspends donc à ce jour, tout mes rachats de poissons sur notre marché.

J'invite ceux, honnêtes genevois réellement dans le besoin, qui souhaitent continuer à vendre facilement le produit de leur peche, à prendre directement contact avec moi. Nous nous arrangerons différemment.
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Meliandulys
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MessageSujet: Ces "humbles" genevois, ou l'histoire d'un poisson qu'on a du mal à digérer   Mer 4 Aoû - 22:09

--Gosse_des_rues a écrit:
Quand le gosse vit la tête renfrognée du Capitaine, il ne put s'empêcher d'éclater de rire ! C'était ça un héros ! Ca alors !

Quelle mouche avait donc bien pu piquer le "héros". Le gosse lui avait déjà vu meilleure tête. Allait il y avoir un peu d'animation ? Le gosse avec sa curiosité maladive décida donc de poser ses fesses sur le premier tonneau qu'il trouva. Il écouta attentivement les revendications du héros ! A Genève, on a de la chance... On a des héros en tout genre ... de guerre, de truanderie, de boucherie, de râlerie, d'économie... On trouve forcément son bonheur ! Bref, revenons aux poissons du héros camelot capitaine !^^


Citation :
Je pensais que c'était à nous autres qui essayions depuis si longtemps de garder le phallus de l'aristoteléité bien dressé, de montrer l'exemple. Il s'avère que certains des plus augustes genevois semble agir d'une manière qui semble pour le moins obscure.

Aaah ouf, le capitaine pensait ! Voilà notre petit bonhomme haut de ses 10 ans fortement soulagé de savoir que le héros sait penser... Vi, franchement, c'est rassurant pour tous les soldats qui lui font ou ont fait confiance... S'il n'avait pas su penser le Capitaine... ben, les pertes soldatesques auraient, sans aucun doute, été plus importantes. Le gosse continue d'écouter le capitaine avec un émerveillement lisible dans ses yeux... Tous les gosses admirent les hommes courageux qui luttent contre la force obscure qui nous entoure !

Citation :
Si je suis tout disposé à venir en aide aux plus humbles de mes concitoyens, je n'ai aucunement envie de payer une nouvelle jarretière en soie à l'une ou une nouvelle chevalière en or à l'autre de ces bourgeois qui croulent déjà sous les richesses. Je suspends donc à ce jour, tout mes rachats de poissons sur notre marché.

En l'entendant, le gosse faillit se casser la margoulette de son tonneau... Ses yeus s'ouvrirent comme des soucoupes! Ah ben là.... Pas possible que le Capitaine fasse des découvertes... là, où même moi, j'sais ! Berk... berk...berk ...le capitaine vient de passer du stade "héros" au stade "zéro" dans l'esprit du gamin ! Hé oui...une aura se casse vite la figure ! Là, elle vient de prendre un sacré coup dans la vision du gamin...

Le gosse l'interpella :


" Dites, Capitaine.... Vous débarquez d'où ? C'est pas une découverte ça ! Tout le monde le sait ! Hé oooh, il faut sortir de votre grotte ... hein....

Le gosse agite les mains énergiquement face au capitaine comme pour le sortir de son petit nuage.

Nous, on sait tous qu'une poignée de Genevois riches écume tous les produits à faible prix et nous les revendent à fort prix... Depuis que j'suis né, c'est comme ça... et papa, il dit même que c'était déjà comme ça avant ma naissance...

Pfff, vous êtes encore trop riche, vous... Nous, on est obligé de jeûner un jour sur deux, avec leur pratique à la noix.... Pfff franchement, vous sortez d'où...vous ? Pfffff.. "


Le gosse hoche la tête de dépit. Si ça ... c'est un héros...Il en est un aussi ! Il souffle dépité de sa triste découverte. Sautant en bas de son tonneau, il se remet à interpeler le capitaine.

"Et puis d'ailleurs... votre liste.... elle est complétement nulle... Il manque des noms... Manque la Notwen... et le faux vagabond de Lorad... Tous pareil... décidement ! Tant que ça vous concerne pas... ça vous choque pas... C'est à cause de vous, tout ça ! "

Aaaah la journée commencait sacrément mal pour le pauvre gosse... il venait de perdre un héro !
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Meliandulys
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MessageSujet: Ces "humbles" genevois, ou l'histoire d'un poisson qu'on a du mal à digérer   Mer 4 Aoû - 22:09

meliandulys a écrit:
Là où il se serait attendu à entendre la voix et des explications des augustes combourgeois adeptes de ces pratiques douteuses, c'est celle d'un minot qui se mit à bourdonner à ses oreilles, agrémentant enfin ce silence pesant qui s'était mis à durer. Comme quoi, le courage n'attendait pas le nombres des années. Un pas vif lui permettant de couvrir les quelques mètres le séparant du gamin babillard, et voilà le capitaine trouvant place sur un tonneau juste en face, s'y perchant en tailleur.

Il fait plaisir d'avoir un interlocuteur aussi inattendu que toi, mon bonhomme.

Le regard inquisiteur du capitaine détailla la silhouette assise en face de lui. L'œil vif, une bouche agile qui savait parler sans crainte. Un jeune qui saurait sans doute se débrouiller dans la vie dés lors qu'il apprendrait à ajouter à l'écoute des propos divers des racontars de toute sorte et du pater familias en particulier, sa propre analyse de la situation.

Quel age as-tu, gamin... 9 ans, 10 peut être. Tu es donc en âge de commencer à te faire ta propre opinion des choses, de ne plus te contenter des on-dit, des ragots ou autres rumeurs. Je vais te le dire petit, et tu ferras ce que tu voudras de mes propos une fois que tu les auras médité. Cela te servira de première expérience.

Le Capitaine s'arrêta quelques instants, sortant de sous un pan de sa cape, une pomme qui avait jusque là été épargné par un quelconque pourrissement. Il la frotta quelques instants contre l'étoffe de cette même cape pour la faire reluire avant de la lancer en direction du gamin.

Râler et se plaindre de la dureté de la vie, tout en restant dans l'inaction, dans l'attente que ça tombe du ciel... voilà l'apanage des faibles et des fainéants. Comment penses-tu que les choses pourraient changer si chacun se contente de pousser un profond soupir et de pleurer contre cette vie si rude et si inégale ?

Et je suis bien conscient que tout le monde est au parfum des magouilles de certains de nos plus éminents concitoyens. Mais crois-tu que si une chose, aussi mauvaise soit-elle, est connue et sue de tous, elle mérite alors d'être tue ? Comment à ce moment là, voudrais-tu que cette vilénie cesse un jour ? Cesser de lutter, c'est finir par accepter.


Et laissant ses mots en suspend, le capitaine se saisit d'un seconde pomme qu'il contemple longuement.

Que ferais-tu d'une pomme véreuse, gamin... jetterais-tu le fruit, attendrais-tu que le ver le quitte de lui même, ou ferais-tu en sorte de pouvoir manger le fruit en ôtant l'indésirable résident ?

Et le capitaine croqua de bon cœur avant de faire un signe du bras en direction de l'étalage où il avait disposé les derniers poissons dont il avait fait l'acquisition.

Et Avant de partir, tu prendras ce dont tu as besoin...
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Meliandulys
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MessageSujet: La virée des amants terribles du Lion   Ven 13 Aoû - 17:28

Méliandulys a écrit:
Tout était sombre et froid. Il grelotait. Son corps recouvert de la rosée matinale frissonnait, l'humidité semblant l'avoir imprègne jusqu'à en gagner ses os. Ses os justement qui semblaient vouloir se briser au moindre mouvement, à la moindre respiration. Le réveil était douloureux. Il essaya de déglutir. La tache se révéla éprouvante tant la salive semblait se faire rare et épaisse. Était-ce de la salive ou du sang. Sans doute un mélange de ces deux fluides.

Il ouvrit un œil, se découvrant étalé de tout son long à même le sol, la gueule écrasé contre la terre, le nez envahi par une forte odeur de tourbe mêlée à des relents de sang. Un mélange écœurant qui lui aurait soulevé l'estomac si son corps ne s'était pas senti aussi las. Son œil inquisiteur découvrit ensuite sa sica qui gisait sous ses yeux à quelques centimètres, la lame souillée d'éclaboussures pourpres, ce liquide visqueux la maculant lui appartenant en partie. Sa respiration état saccadée, entravé qu'elle était par cette vive douleur qu'il ressentait au niveau des cotes. Il avait mal, c'est qu'il était en vie.

Il lui fallut quelques instants pour parvenir à bouger. Une main aventurière commença à serpenter maladroitement parmi les herbes folles gorgées de rosée. Le bras se déploya finalement, s'émancipant de ce corps meurtri. Il cherchait à tâtons, le regard éteint, la respiration hasardeuse. Il finit par l'effleurer, du bout des doigts, enfin. Cette chevelure répandue sur le sol humide. Il la remonta, avec empressement fébrile, effleurant d'abord son front. Continuant son exploration, le Capitaine découvrit les paupières closes de sa féline, son nez d'où s'échappait un fin filet d'air chaud, sa bouche qu'il dessina du bout des doigts, sentant les lèvres tressaillirent à son contact. Il continua ainsi, le soulagement le gagnant à mesure qu'il découvrait ces signes qu'il recherchait. Des signes qu'elle allait bien. La main continua de glisser, le long de son fin cou, jusqu'à stopper sur la poitrine de Raika, comme hypnotisée par les battements régulier du cœur qui s'y cachait. Un fin sourire égaya le visage du capitaine et il sombra de nouveau, apaisé qu'il était de la savoir vivante malgré cette vilaine farce dont ils avaient été victime cette nuit là.



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Meliandulys
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MessageSujet: La virée des amants terribles du Lion   Mar 17 Aoû - 21:40

Raïka a écrit:
Tremblement sur ses lèvres, un poids sur sa poitrine, un poids à en manquer d’air.

Hhaaann hhaaaAA!

La poitrine helvète se soulève dans toute son amplitude cherchant ce flot de vie qui pourrait la récupérer des eaux brouillés où sont esprit erre doucement. Retour pénible à la conscience, une douleur aigu à l’intérieur de la hanche.

Le nez vers le ciel, la blonde sicaire parvint à calmer ses paupières aveuglées par le soleil déjà bien haut et fixa le bleu du ciel, sans pensées, aucune. Ils en étaient là, pour Lui, par Lui, pour Sa gloire et le salut du monde. C’est la route qu’ils avaient choisis, le reste n’était qu'amusements divins. Et Deos avait parfois de biens étranges façons de se divertir.

Retrouvant un peu ses esprits, la genevoise glissa une timide main sur son flan meurtri, retenant un gémissement à la découverte de l’ouverture sanglante qui la déchirait. Continuant son manège, la dite main se posa ensuite sur sa poitrine où elle découvrit avec joie la main tiède et écrasante de son fauve Capitaine.

Alors son encéphale, comme un projecteur à bobines trop usé, lui remémora cette horrible nuit. Elle revoyait cette dame à genoux implorant à chaudes larmes Aristote de venir la sauver… la pauvre ! et puis… son Capitaine, toujours aussi éloquent, récitant quelques versets d'Averroës … et cet enfant… ce petit gamin… qui paraissait si tétanisé… elle qui lui avait jeté d’inquiets coup d’oeil si souvent… il n’avait suffit que d’un instant pour renverser la position des pièces. Tout était allé si vite !

Trop, c’était beaucoup trop d’images d’un coup et elle avait si soif ! Ramassant le peu d’énergie qui lui revenait lentement, elle réussit à se relever douloureusement. Et la féline helvète assoiffée, en position verticale retrouvée, tendit l’oreille et repéra très vite le bruissement d’un cours d’eau. Un béat sourire s’afficha alors sur son visage livide et elle rejoignit titubante la source de son bonheur. Deos n’était jamais très loin, Il ne les abandonnerait pas à leur noirceur.

Elle posa les genoux dans la fraicheur de ce ruisseau sauveur et s’en abreuva.

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Meliandulys
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MessageSujet: La virée des amants terribles du Lion   Mar 24 Aoû - 2:47

Meliandulys a écrit:
Le Capitaine avait toujours les paupières lourdes et immobiles, linceul de chair dissimulant un regard vide. L'esprit refermé sur lui même et le corps embrasé, il ne bougeait plus, attendant sans aucun doute un coup de pouce divin. A l'exception de sa poitrine se soulevant par moment au rythme d'une lente respiration, et de ses lèvres prisent de tremblements soudains lorsque les douleurs lancinantes se rappelaient violemment à lui après lui avoir laissé quelques instants de répit, sans cela donc, on aurait cru le bienheureux sicaire parti rejoindre le très haut.

Une oisiveté forcée qui ne saurait convenir à un défenseur de la Foy originelle. La lutte n'était encore qu'à ses balbutiements, le combat s'annonçait encore long et ardu et perdurerait bien après que les vers aient dévoré sa carcasse de réformé. Déos le lui avait bien dit pourtant que le duel avec les impies oies pourprées de Rome ne s'arrêterait pas aux premiers sangs versés. Et voilà pourtant le Capitaine en train de se la couler douce, embrassant intimement la terre de tout son corps fourbu. Piètre combattant, piètre serviteur que voilà.

Et c'est la que Déos lui même entra en scène. Fallait bien qu'il file parfois un p'tit coup de main aux enfants combattant en son nom, même si pour cela, il devait repousser le gueuleton prévu avec Averoes et Christos... Une violente gifle transcendantale au fin fond de sa caboche, l'étincelle divine qui enflamme les braises flemmardes d'une âme flottant dans les méandre tissé entre monde physique et métaphysique. Déos était clair, le Capitaine aurait encore maintes fois l'occasion d'offrir le sien de sang au Nom du Très Haut. Autant de fois que ce dernier le jugerait nécessaire avant de le rappeler à ses cotés pour le jugement.

Et lorsque sous ses doigts, il sentit la réalité se défiler, ce corps glisser et lui échapper. C'est en sursaut qu'il se redressa, ne sentant plus au contact de sa main que l'humidité de son matelas végétale de fortune. Il ne fallut pas attendre longtemps pour qu'un hurlement suive son mouvement brusque et imprudent. Le regard qui se ponctue d'étoile, le gout du sang qui remonte et la tête qui bourdonne. Et d'un coup, l'oxygène qui afflue, le corps qui s'irrigue, le cri du nouveau né et le Capitaine de vivre une nouvelle naissance. Il était en vie et plutôt en forme à en juger par la douceur des mots qui furent alors expulsés de bon cœur de sa bouche...


'tain, tu pourrais pas être plus doux par moment ?!
Tu l'sais bien pourtant que j'suis d'une humeur de fauve quand on me réveil trop brutalement !!
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Meliandulys
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MessageSujet: La virée des amants terribles du Lion   Dim 29 Aoû - 4:51

Meliandulys a écrit:
Toujours les mêmes gestes difficiles... d'abord la jambe gauche, puis la jambe droite...

Chacun de ses lents mouvements étaient ponctués de grimaces et de râles sonores mais tant bien que mal, il réussissait à remettre sa carcasse en mouvement. Sous les encouragements de la pom-pom girl divine lui bourdonnant aux oreilles, le Capitaine se redressait et relevait la tête. Un puissant "Lèves toi et marches" qu'il lui glissait le Très Haut...


Oui, oui ça va... j'vais, j'y vais... pas besoin de me servir du réchauffé...

Il finit de se redresser avec difficulté. C'était douloureux. C'était toujours douloureux une naissance. Même si cette fois, elle ne s'accompagnait pas de cris ni de pleurs - on ne pleurs plus à cet age là, ou en cachette parce que ça fait mauvis genre - et que la trogne du capitaine, même esquintée comme elle l'était en cet instant, n'atteignait pas un niveau de surréalisme aussi élevé que la bouille déformée rougeaude et fripée d'un nourrisson. Après s'être finalement ramassé en entier, c'est sa sica qu'il arracha au sol et vint essuyer comme il put sur un coin de sa cape.

Le corps n'allait pas trop mal à mesure que la machine se remettait en marche. Un peu grippée, rayée par endroit, mais pas encore classée épave. Il fallut encore quelques longues minutes avant que l'esprit retrouve toutes ses facultés. Si l'on part bien sûr du principe que le Capitaine les ait un jour eu toutes ces facultés en question.

Son regard partit alors à l'aventure, cherchant et trouvant l'affriolante silhouette de sa féline s'abreuvant près d'un cour d'eau un peu plus loin. Les instincts de chasseur du capitaine se mirent alors en éveil. Il était tout à coup plus frais le gardon genevois, l'œil vif, la queue qui freti... Les oreilles sifflèrent de nouveau sous les douces paroles de Déos, l'arrachant à ses divagations lubriques.

C'est vraiment pas l'moment de s'imaginer vautré dans le stupre et la luxure ! T'as du boulot !

Oui oui, râla le capitaine. Mais pas trop fort, il n'avait pas envie d'essuyer le courroux du Très Haut. Celui du bougre qu'ils avaient croisé pendant la nuit lui paraissait déjà amplement suffisant pour le moment.

Sa jambe droite passa devant la gauche et voilà la carcasse réformée repartie comme en 40, droit vers le ruisseau. Arrivé aux cotés de sa belle sicaire, il s'arrêta, cherchant simplement son attention. Aucun mot ne fut échangé. Les regards suffisait et rien ne nécessitait pour le moment que leurs langues se remettent à courir inutilement. Il posa une main sur l'épaule de la blonde féline et lui offrit un sourire furtif. Leurs corps avait à n'en pas douter, souffert de cette mauvaise farce nocturne à laquelle ils avaient pris part. Mais, pour peu qu'il ne cède pas, le corps châtié, mordu par l'acier ou échauffé par les coups, rend la Foy et l'âme encore plus résistante.

Le capitaine abimé détacha sa cape et la laissa choir au sol, retira sa chemise, découvrant son torse endolori se reflétant à la surface de l'eau. Il finit par faire les quelques pas qui le séparait encore du lit et s'y engouffra lentement, l'eau fraiche parvenant à atténuer quelques peu les brulures de son corps. Bien vite l'eau transparente se troubla, sa surface se zébrant de fins cordons pourpre. Le Capitaine grogna... était-ce de contentement ou un cri plaintif. Sans doute un peu des deux. Mais il resta là de longs instant, caressé, bercé, pansé par les flots calmes du ruisseau. Avant de finir par adresser quelques mots à la jolie blonde.

Et qu'en pense la belle sicaire... Était-ce la un avertissement du très Haut nous invitant à cesser pour un temps au moins, ces activités que les âmes romaines les plus pourries et les plus perverties ne voient autrement que comme de simple actes malveillant... où nous met-il simplement à l'épreuve pour voir jusqu'au nous sommes prêt à aller pour le servir, quitte à abandonner notre dernier souffle de vie dans ce combat en son nom ? Retournons nous chercher un médicastre qui apaisera nos corps, ou continuons nous la lutte dès cette nuit ?

L'état de leurs corps n'aurait pas du leur laisser le loisir de se poser ce genre de questionnement. Mais certains combats des plus grands et des plus honorables qui soient, nécessitent des sacrifices devant lesquels le chevalier du Lion ne saurait reculer, ne fusse même que d'un pas maladroit.
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Meliandulys
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 5 Sep - 20:52

Raïka a écrit:
L’eau fraiche et vivifiante qu’elle porta à sa bouche la soulagea sans égal. Elle en but, en rebut et s’en repu. Elle observa un instant son reflet onduler sur cette source de vie puis fermant les yeux, elle y plongea le visage. Le lent débit du cours d’eau calma son esprit et la tête plus claire, elle se redressa, toujours à genoux sur les cailloux polis.

La jeune sicaire se décida enfin à jeter un œil sur la plaie qui la tiraillait atrocement. Détachant son ceinturon, elle souleva lentement sa chemise et ne put retenir un léger gémissement. La blessure n’était pas très large mais profonde et de gros caillots de sang s’en échappaient encore. Elle laissa retomber sa chemise et pressa instinctivement sur la blessure pour réduire l’écoulement. Levant les yeux au ciel, elle s'adressa au Très-Haut.


C’est malin, comment j’suis supposée t'servir maintenant, hein ?! Je dois aller convertir un médicastre peut-être, c’est ça que tu me réserves ?! tssss

Chancelante et prise d’un étourdissement soudain la blonde helvète rejoignit la rive et s’y assied, essayant mentalement de se convaincre que la blessure n’était que superficielle et que la souffrance n’était pas réelle. Une présence se fit alors sentir, s’approchant d’un pas lourd. Elle devina son Capitaine. Tournant lentement la tête vers lui, elle lui offrit un regard brillant et une bouche muette. À son tour, il déposa une main rassurante sur son épaule et se dérida d’un bref sourire se voulant de même nature avant de s’engouffrer dans le lit aqueux.

Le sang s’écoulait vite, certainement trop vite, la genevoise s’affaiblissait mais elle résistait toujours à la tentation de s’étaler de tout son long et dormir, dormir très longtemps. Les yeux rivés sur ce corps dénudé qui flottait devant elle, elle s’accrochait à ce qui lui restait d’énergie sentant une étrange euphorie la gagner.

À la tirade de son fauve compagnon, la jeune sicaire ne put réprimer un fou rire. Dents au vent et regard amusée elle lui répondit;


Même affaibli, tu trouves le moyen d’en dire long, compagnon !

Laissant son sourire s’évanouir, elle continua; Je crois que Deos nous a trouvé un peu trop sur de nous. L’excès de confiance est aussi châtiable qu’un excès de colère, non ? Il nous en fait payer le prix. Aussi bien comprendre la leçon pour ne pas qu’il répète ou pire, qu’il se fâche! Elle força alors un sourire en coin pour camoufler la douleur qui la fit grimacer. Pressant davantage la plaie, elle continua;

Je crois que nous devrions nous panser nous même et poursuivre notre mission ou plutôt... la commencer vraiment. Ce n'est qu'une épreuve. Un médicastre ne pourrait effacer nos blessures. Et puis, nous risquerions beaucoup à mettre les pieds en Savoie.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 24 Oct - 4:41

Meliandulys a écrit:
[Avant le début du Grand Tournoi. Quelque part entre Genève et Nyon. Entre ici bas et là haut. Quand le papillon gracilement volette, le Lys éhontément caquète. ]



Seigneur ?

Oui Izaac ?

Euh... je... bin... non...

Izaac, je crois qu'il y a de la friture sur la ligne.

Toussotement du Capitaine.

C'est pas Izaac, Seigneur. Il est aux abonnés absents. J'prend temporairement le relais, faut pas vous inquiéter. Hum... c'est lui qui m'envoie.
Mais... j'suis pas en train de pêcher seigneur.


Le silence divin se fait alors aussi épais que de la mélasse.

Pêcher ou ne pas pécher, zatiz ze couéstione.

Perplexité du Capitaine. Et mutisme gêné à défaut d'être respectueux.

Je reviens d'une apparition divine dans le Sussex...
Bref, contente toi de ne pas pécher, ce sera déjà pas si mal.


N'est pas Izaac qui veut. Et le Capitaine penche plus du coté du mutisme persistant que de l'Izaaquéen franchouillard en cet instant.

Je ne parle qu'à Izaac normalement. Les idéaux et les utopies insouciantes, ça va un temps. Plus ils sont vieux, plus il en faut pour qu'ils continuent à avancer. Et moi même seul sait, que pour Izaac, il en faut beaucoup...

Mais c'est le Grand Tournoi de Genève, Seigneur. Et en votre honneur, je prévois de grandes choses.

[...]

Lassitude divine

Si si, Seigneur...
Je vais marcher sur l'os et multiplier les pains !


[...]

Profonde lassitude divine

Nom de moi...


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Lun 24 Oct - 10:16

drunken geek cheers

______________________________
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 17 Nov - 11:40

Meliandulys a écrit:
[Quelque part en Bourgogne, quand la compagnie du Phallus Turgescent tendue vers son objectif, s'accorde une pause]



Campement improvisé et arrêt pipi pour les fiers combattant du Lion. Parce que tout le monde sait que lors des longs trajets, il est vivement recommandé de faire des arrêts réguliers, toutes les deux heures pour se reposer un peu. Les accidents sont si vite arrivés quand on force un peu trop sur l'organisme. Surtout qu'arriver à un certain age, certains organismes fatiguent plus vite. Les vessies ont tendance à chauffer plus souvent et les roues de fauteuil aussi.

Et parce qu'il y a une heure où la foy ne suffit pas à nourrir son homme, notre dévoué Primus s’improvise cuisinier dans le but de rassasier des braves.

Ce jour là, lapin de Garenne leur a été offert. Beau produit, mais encore faut-il savoir l'appreter. Voilà donc notre Primus qui farfouille gaiement dans la bestiole à l'aide de sa sica, avec autant de méticulosité que s'il cherchait à faire couiner un curé longuement le laisser tourner de l’œil. A défaut d'avoir un grand savoir faire, il est met au moins bonne volonté et bonne humeur notre bougre.

Jusqu'à ce que...


Crac !

Stupeurs et tremblements. Regards interrogatifs adressés aux frangins.

Ça a bien fait Crac ? ou alors plutôt Craac ?

Nan parce que si c'est Crac, c'est la jointure et c'est tout bon.
Mais si c'est plutôt Craac... si c'est plutôt Craac, bin c'est l'os et c'est plus la même affaire.


Il est seul au monde en cet instant notre brave Capitaine. Mais il ne semble pas s'en apercevoir et se lance donc dans une réflexion profonde.

C'est pas comme pour un curé. La jointure, l'os, on s'en fout, ça grille pareil. Et de toute manière, j'mange pas de cette carne là.

Mais le lapin. Le lapin mes amis, c'est pas de la merdeuh ça le lapin. Surtout une bestiole de cette qualité, c'est affaire sérieuse, ça.
Ça demande du doigté, ça se bichonne, ça se respecte ça se prépare avec soin, avec amour...

Parce que si t'y prends pas garde quand tu casse l'os, tu te retrouve après avec plein d'esquilles qui te taquinent les gencives et te pourrissent le plaisir de la dégustation.


Silence et solitude.

Crac ou Craac ?


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 17 Nov - 11:46

Meliandulys a écrit:
[Quelque part sur les chemins bourguignons. Compagnie du Phallus Turgescent.
Quand le prélèvement de l’impôt léonin se transforme parfois en farce pour le facétieux Déos]




Chemin boueux, temps sec mais froid, soleil flemmard, taux d'humidité de 17%. Et des fourmis pleins les membres, la sica ne demandant qu'à quitter son cocon pour mordre quelques chairs impies. La compagnie du Phallus Turgescent, amputé d'une moitié laissée sur la route, avançait d'un pas décidé, les deux combattants du Lion donnant presque l'impression de courir par moment, obligeant le brave compagnon Skiid à allonger la foulée en renâclant comme un buffle prêt pour une saillie. L’entrain était là, et bientôt Skiid lui, ne l'était plus.

Quelques mètres de plus avalés en hâte et le Primus et sa Féline finirent pas s’arrêter, échangeant quelques regards interrogatifs se demandant où pouvait bien être passé le discret frangin. Jusqu'à ce que retentisse un hurlement à faire pâlir une princesse vanillée et fardée. Un cri de douleur venant de derrière un buisson qu'ils avaient dépassé d'un pas vif quelques minutes auparavant. Le couinement d'un curé qu'on égorge ou le pauvre Skiid qui, tombé sur une armée bourguignonne, s’était mis en tête de vouloir la démanteler seul avec ses p'tits bras musclé de réformé.

Et voilà donc nos amants terribles repartis dans l'autre sens, sica brandie et fendant l'air. Et en hélant le brave frangin. Enthousiastes à l'idée d'avoir enfin quelqu'un avec qui en découdre. C'est qu'ils n'étaient pas venu là pour enfiler des perles.


Non d'un bourguignon albinos unijambiste ! Skiid ! T'es où ? Skiiiiid !

Et c'est deux trognes essoufflées et ruisselantes de sueur qui émergèrent enfin d'un buisson face au fameux Skiid.

Qu'est ce qu'il se passe ? Combien sont-ils ? Où sont-ils cachés ?

Regard emplis de souffrance lancé par Skiid lorsque celui ci leur présente son doigt rougi en guise de réponse.

J'crois bien que j'me suis collé une écharde...

Regard noir foudroyant du Primus et quelques mots lancé non sans ironie et amertume.

Oulàààà... Bah oui, mon pauvre. Une graaaave blessure de guerre, assurément. J'crois bien qu'il va falloir amputer l'doigt.

En cet instant, notre brave Primus, visiblement de travers, ne semble pas saisir le burlesque de la situation.

J'crois même qu'il serait plus sage d'amputer l'bras, tiens...

Et Skiid lui, la larme lui taquinant presque le coin de l’œil, ne semble pas saisir l'ironie du Primus.

Mais euh...


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 17 Nov - 11:47

Meliandulys a écrit:
[Quelque part sur les chemins bourguignons. Compagnie du Phallus Turgescent.
Quand tu secoue le cocotier, les noix finissent toujours par tomber. Faut juste éviter la tête.]




Sur le bord d'un chemin de Bourgogne, à la nuit tombante. La compagnie du Phallus, amputée d'une moitié qui avait décidé d'aller nu pied - selon les dires du frangin Zarathoustra, même si le Primus s'était bien gardé d'avouer qu'il n'avait pas tellement compris l'idée - s'était mis en embuscade, tout les sens en éveil, à l'affut, prête à fondre sur la première proie que Déos leur enverrait.

Enfin en embuscade... à prendre dans un sens bien particulier. Embuscade à la réformée genevoise. Disons que nos trois loustics étaient en train de tailler le bout de gras autour d'un feu qui crépitait joyeusement, en se racontant des histoire de princesse vanillée, de nobliaux bourguignons ou de curés sanguinaires amateurs de jeunes vierges au p'tit dej... le genre d'histoire qu'on racontait aux p'tits genevois pour qu'ils finissent leur fondue. "Si tu finis pas ta gamelle, un curé bourguignon viendra te priver de tes libertés et te glisser quelques bondieuseries perfides et mensongères au creux de l'oreille, jusqu'à ce que mort s'en suive" Pauvre petit genevois diraient certaines âmes sensibles, et bien non, c'était comme cela qu'on éduquait celui qui serait bientôt, au même titre que n'importe quel autre reitre suisse, reconnu comme le plus fier et brave combattant que l'Aristotélité ait connu.

Toujours est-il que nous avions donc laissé notre trio phallique en embuscade, attendant que Déos guide leurs bras et pourvoie aux besoins que pouvait nécessiter la lutte qui les réunissait tous au sein du Lion de Juda. Leur combat contre la catin de l'Aristotélité, Rome.


Et après quelques heures, leur attente méticuleuse se trouva récompensée, une brochette de quatre voyageurs s'approchant enfin. Il ne leur manquait que le pic en bois. Intérieurement, notre Capitaine se promis de leur fournir le pal si jamais ils le méritaient. Il est vraiment trop bon notre brave homme.

Il s’avança pour les stopper.

Salvé... êtes-vous quelques moutons dans un troupeau, des adorateurs du veau d'or ou des sympathisants de la cause du Lion de Juda venus faire un don à nos bonnes œuvres et nous permettre de continuer à fesser les sbires papaux ?

Les quatre bougres ne semblaient pas particulièrement dans de bonnes dispositions. Ou alors, ils avaient peut être prévu de faire don de leurs lames, vu que c'est la première chose qu'ils semblèrent enclin à présenter. Notre Capitaine était perplexe, mais il avait de la suite dans les idées. Il se racla la gorge avant de prendre un accent provençal mal exécuté et particulièrement déplacé.

Halte mes braves. C'est la douane volante léonine. Tout voyageur se doit de régler un droit de passage en ces terres souillées par Rome.
Oreilles et queue de curé de préférence. Écus ou marchandises sont sinon acceptés.


Mouais. Il avait des idées sur tout notre capitaine, il avait surtout des idées. Et ça ne semblait pas plus porter ses fruits. Il sortit alors de sa manche, son dernier atout, et de loin le plus décisif.

Euh... Mariposa, mon joli papillon léonin... J'crois qu'on est pas face à des lumières, ni a des illuminés.
Jveux bien un coup de main, ou un bon coup de sica dans l'tas...




[hrp]14-11-2011 04:08 : Vous vous êtes battu avec un groupe composé de ..... de ..... de ..... et de ..... (coefficient de combat 11), qui essayait de vous résister. Vous avez triomphé, l'obligeant à vous ouvrir sa bourse.[/hrp]

Mariposa a écrit:
Euh... Mariposa, mon joli papillon léonin... J'crois qu'on est pas face à des lumières, ni a des illuminés. Jveux bien un coup de main, ou un bon coup de sica dans l'tas...

Qui ne savait pas d’ores et déjà que le Capitaine savait parler au femme.

Et comme sortie d’une manche de magicien, l’aérienne genevoise vint se poser au côté de son fauve, sica en main et regard perçant. Avec quelques bouchées de fin de festin en bouche. Bah oui, fallait pas en perdre une miette.


Tiens tiens, mais qu’avons-nous là ?!
S’essuyant la bouche du revers d'une manche

Une belle brochette pour accompagner notre festin?! … Viande bien saignante de mécréant!? Moua haha
Sourire mutin et observation des badauds tous recroquevillés devant le Primus en mission. C'est vrai qu'il était imposant avec ses yeux ainsi brillants

Bah... ce sont des lopettes ou quoi ?!

Reniflant bruyamment dans l’air.
Ca sent pas le curé… ni l’nobliaux… bah alors….

La féline, légèrement déçue, fait quelques lestes pas autour du troupeau regroupé derrière l’acier tranchant. Acier qui entre temps avait commencé à claqueter sous une rythmique mélodieuse et métallique. La prise serait peut-être triste au final. Pas de grandes robes,ni de roches précieuses, pas de livre vertueux ni de recettes de dimes, pas même un marchant écervelé défendant froidement sa marchandise… Rien que des joueurs de soule!

Coup d’oeil furtif dans la charrette, le regard presqu'au désespoir. S’accrochant au rebord de bois, elle bondit dans le charriot, sans perdre les badauds du coin de l'oeil, pour scruter la marchandise.


Bah mince alors ! Ce sont des ivrognes ! Y’a rien d’autre qu’un énorme tonneau de ..deuhm…
Se saisissant d’un bol au fond de la charrette, elle le plongea sans hésitation dans le liquide alcoolisé.

Sllllllup

Silence inquiétant.

Sllllllup

Euhmmm, y’a pas dire hein…. Ils font du beau boulot côté boisson dans l’coin.

Aaaallez! C’est la part du Lion. Justement, ca manquait cruellement de liquide ces p’tites bécasses aux morilles. Qu’Il est bon Déos. Toujours là au bon moment!
Regard lumineux loué vers la lune et sourire satisfait.

Sous l’oeil attentif du Primus, les badauds ne disaient mots. Mis à part peut-être quelques *hips* bien sentis de temps à autre…


Bon, c’est pas tout ca, ca creuse l’appétit tant d'action! J'ai faim moua!
Et la gourmande féline de retrouver pied au sol au côté de son Capitaine et d'un tonneau de Bourgogne.


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Jeu 17 Nov - 11:48

Meliandulys a écrit:
Moment de détente dans le campement du Lion entre deux missions bourguignonnes. Pres de sa lumiere, le cul embrassant une vieille souche avec un plaisir fainéant non feint. Grand sourire pour ne pas dire sourire béat, lui découvrant toutes les dents. Le Primus, perdu dans des réflexions philosophiques dont il a le secret, tirait sur la manche de sa féline.

Dis Mariposa, raconte moi une histoire.

Regard exalté de notre Primus, mais empreint de naïveté et d'un respect profond pour celle qui a fini d'éclairer une existence qui aurait pu s’avérer bien morne sans quelques lumières.

Dis Mariposa, raconte moi une histoire.

Ça ne semblait pas avoir l'effet qu'il aurait escompté. Il finit donc par convenir avec lui même, notre bienheureux, que développer un peu ne lui nuirait pas.

J'ai par hasard entendu quelques nobliaux parler d'olive rouge... Qu'est-ce donc encore que cette excentricité ?
Est-ce que ça existe vraiment ou est-ce encore un coup tordu de ces salopiauds de Rome qui ne savent plus quoi inventer pour faire se figer les moutons pour pouvoir ensuite mieux les tondre ?


Il est alors à parier que si la belle sicaire avait pu prier Déos et lui faire part de ses doléances, elle aurait sans doute sollicité la bienveillance divine pour que le Capitaine soit aphone en cet instant.

Parce que l'olive verte, ça va. Et j'ai déjà eu l’occasion d'en manger lors de notre arrêt sur la route de Pau, à Jaca sous le soleil brulant d’Aragon.
Pas mauvais soit dit en passant, même si c'est un peu dur à croquer. Et puis vert, vert c'est l'espoir.

Mais l'olive rouge, qu'est ce donc ? Une autre de ces iconographies indigestes à la sauce papale...
Nourris toi du sang des gens libres et tu t'en trouveras rassasié, un truc comme ça ?

Hum...


Le Primus pouvait paraitre bien obscur par moment. Lui même se surprenait d'ailleurs souvent à le penser.

Dis Mariposa, dessine moi une olive.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 21 Déc - 12:55

Meliandulys a écrit:
[A Mende, peu de temps après l'assaut couronné de succès]



Le Primus était encore à jouer de la sica sur les restes d'une défense dépassée par le nombre, que certains frangins étaient déjà en train de gouter la douce saveur d'une opération qui les voyait sortir victorieux. La seconde étapes des réjouissance aurait bientôt lieu. Et avec un hôte de marque pour égayer leur sauterie. Pelage du jonc papale et justice divine enfin rendue seraient bientôt au programme.

Et le pape on aime ou on aime pas, mais il ne laisse jamais indifférent.


Bon alors, vous l'avez trouvé le monstre, l'immondice, la terreur des peuples libres, le berger pervers de ces moutons infirmes, la brebis galeuse du troupeau, la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf réformé, le brasero humide voulant éclairer un troupeau d'aveugle, la figure de proue d'un navire romain en perdition, la....

Oui oui j'ai compris. Par là bas, le truc qui grelote en proférant des insanités.

Alors c'est ça !

Bah oui, c'est ça.

Mais ça ressemble à rien.

Oui je sais.

Et c'est tout chétif !

Oui ! Je sais !

Tout fripé, tout rabougri. On le bouscule un peu et j'suis sûr que ça s'effondre.

Ouiiiii !! Je t'ai dit que je savais !!

Mais ne te fies pas à l'aspect. Plus c'est petit, plus ça sait être fourbe et vicieux.
Tiens, regarde Léa par exem...


La taloche s’écrasant avec vigueur et vélocité sur son crane, lui fit ravaler ses mots sans même lui laisser le temps de terminer sa phrase.

Oui mais quand même, comment un truc pareil peu faire autant de dégât ?

Et bin écoute, prenons un exemple. Une taupe. C'est pas bien gros une taupe. Ça voit pas plus loin que le bout de son nez et tu lui donnerais même le bon Déos sans confession... et pourtant, ça te fait des dégâts monstres une taupe. La terreur des potagers, l'Attila des jardins... Et bin un pape, c'est un peu comme une taupe, mais en plus gros. T'as pas envie que quelqu'un d'autres bouffes la carotte ou le navet que tu as fait pousser, alors faut éradiquer la vermine avant qu'il ne soit trop tard.

En fin de compte, si on y réfléchit bien, ce n'est rien de moins qu'une mission de salubrité publique que d’éradiquer la bestiole.


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 21 Déc - 12:55

Meliandulys a écrit:
Et alors que la discussion battait son plein, des badauds étaient déjà en train de s'arracher la déclaration en bonne et due forme signée du Lion de Juda.


Citation :


    Au nom de Deos le Miséricordieux, le Tout-Puissant, Celui-Qui-Protège, Celui-Qui-Pourfend, Celui-Qui-Châtie, Celui-Qui-Cuisine-le-Lapin-à-la-Perfection-Qu'il-est-Lui-Même-Car-tout-Lui-revient-Puisqu'Il-est-le-Créateur ;
    Car Il est l'Omniscient, l'Omnipotent, Il sait Tout, voit Tout, entend Tout, sent Tout.
    A Lui reviennent les mystères du visible et de l'invisible, du caché et de l'évident, du présent et du passé, du connu et de l'inconnu, du noir et du blanc, du monsieur et de la dame, du oui et du non...

    Qu'éclate la joie des Croyants, que se réjouissent les dévots, car la volonté de Deos est sans appel et Il le fait savoir quand Il le veut.
    Qu'éclatent les sanglots longs, hypocrites et monotones des disciples du Sans-Nom qui sont à l'automne de leur règne.

    En cette veille de la célébration de la naissance du petit Christos, tout ce que l'Aristotélicité compte de dévots sincères peut se réjouir.
    Le Lion de Juda, bras armé de la Colère de Deos, a frappé l'Église prétendument aristotélicienne au chef. La prise de la ville de Mende a permis de mettre en procès le pape, vil caïphe de cette secte immonde, celle-là même qui a perverti depuis trop longtemps le Verbe divin qu’avaient commenté Ses trois prophètes, bénis soient-ils : Aristote, Christos, Averoes.

    Innocentius le Mal-Nommé verra ainsi étalés au grand jour les trop nombreux mensonges, délits et crimes de l'Église qu'il a couvert et encouragé par son adhésion sans réserve. Seront mis à nu toutes les superstitions que cette entité inique du Sans-Nom invoque pour couvrir ses ignominies indicibles et horribles : stupre, fornication, gourmandise, orgueil du pouvoir, envie de lucre, massacre des fraises et avant tout oubli de Deos !
    Il devra répondre de ses crimes et de ceux de son Église devant les hommes avant d'en répondre devant l'Unique!

    Que soient rejetés les faux signes, que soient renvoyés les actes de baptême qui ne servent qu'à contrôler les corps, que soient abattues les statues érigées pour porter l'ignoble message du Sans-Nom, que nous rejoignent les vrais croyants qui se désolent par milliers de l'incurie et la malhonnêteté de cette fausse Église.


    Que se gonflent les cœurs des vrais Croyants, car le glaive de Sa justice est sans appel !
    Que se rassurent les honnêtes habitants de Mende, car le Lion vient pour rendre la Justice de Deos, non pour piller une ville déjà mise à mal en ses finances laborieusement gagnées. Heureusement s’arrête aujourd'hui ces dépenses effrénées et impies pour protéger le chef de cette superstition dégénérée qu'est hélas devenue l'Église, à force de trahir la parole du Très-Haut.

    Que tombe donc Sa colère sur ce lamentable représentant du Sans-Nom, en un procès qui restera dans les mémoires. Car si Sa justice est impitoyable, Il est le Très-Magnanime et on laissera au coupable l'occasion de se repentir. Peut-être, s'il est sincère, ne sera-t-il condamné qu'à un demi-pal ?


    Le Consistoire du Lion de Juda




Le Lion, on aime ou on aime pas, mais il ne laisse jamais indifférent.

Y'a pas à dire, il y a quand même un certain panache.

Oui oui, comme que tu dis. C'est comme qui dirais panaché quoi...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 4 Jan - 13:16

Meliandulys a écrit:
[Mende - Le pape venant d'être condamné à mort]



Et le Primus, qui venait juste de remballer son petit théâtre sadique sur le parvis de l’Église et de ranger les instruments de torture qui lui avaient servi à marquer de la tête de Lion les chairs des trois nouveaux sicaires, se hâtait de rejoindre le lieu des festivités. Et pour être sûr qu'on ne l'oublie pas à l'aube des ces divines réjouissances, il prenait le soin d'envoyer le son de sa voix en éclaireur.

Gardez des souvenirs. Dans l'cochon tout est bon...

Les oreilles ! Les oreilles !


Haletant.

Et la queue... Et la queue !

Le souffle court, son haleine s’élevant en volute de fumée au contact de l'air frais ambiant.

Et la langue... Et la langue !

Et Déos, seau de maïs soufflés sur les genoux et pinte d'hydromel à la main, de trépigner en observant d'en haut le spectacle et de reprendre en chœur.

Et la queue... Aaaaalouettes !

Le Primus finit par débouler, quelque peu essoufflé en brandissant sa sica et en affichant un sourire satisfait .

Gardez le queue et les oreilles. Et la langue aussi...


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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 4 Jan - 13:16

Meliandulys a écrit:
Avant de prendre une dernière fois la parole, le Primus s'employa à faire quelques exercices de diction histoire que ça langue ne fourche pas.

Dis-moi gros gras grand grain de bourgeois, quand te dégros gras grand grain désembourgeoiseras-tu ?

Une fois fait, il répondit, finallement assez sommairement, à Summa.

Tu ne sembles savoir ni parler intelligemment, ni prendre le temps de la réflexion et encore moins avoir du respect pour les lois édictées par Déos-admin lui même. Alors lis donc. Ca t’occupera et a nous permettra à tous de nous reposer un peu...

Citation :


    Au nom de Deos le Miséricordieux, le Tout-Puissant, le Créateur, l'Omniscient, l'Omnipotent, Celui-qui-sait-Tout, sent-tout, voit-Tout, entend-Tout, touche à tout. A Lui reviennent les mystères du visible et de l'invisible, du présent et du passé, du connu et de l'inconnu, du noir et du blanc, du monsieur et de la dame, du oui et du non... Bénis soient Ses prophètes : Aristote, Christos, Averoes.



    Que Mende et ses citoyens chantent, dansent, rient, versent une larme de bonheur, et se laissent submerger par l’émotion,
    Le pape n'est plus, l'usurpateur s'est tu à jamais, l’oppresseur à fait pénitence et a abandonner son corps pour affronter le jugement de Déos,

    En ce jour de liesse, comme cela avait été annoncé, notre mission honorée, nous vous rendons pleine jouissance de vos édifices municipaux intactes et même plus propre que lorsque nous vous les avons emprunté. Les meubles ont été dépoussiéré, les toiles d'araignées retirées, les latrines ont été récuré, les sols cirés, les tentures battues et parfumées à l'edelweiss et des corbeilles de fruits frais ont été déposé sur les tables.

    Ne vous en offusquez pas, nous sommes pour beaucoup d'entre nous helvètes et la propreté et l'ordre sont de choses solidement ancrées dans notre nature et contre lesquelles nous ne savons lutter. Mais nous l'avons fait de bon cœur et ne vous demanderons pas de rémunérations substantielles en retour. Si ce n'est celle d'admettre que nous ne sommes pas des voleurs, que nous ne sommes pas des menteurs, que notre parole valait bien plus que ce que certains d'entre vous croyaient ou tentaient de vous faire croire.

    Car aujourd'hui, c'est sans haine ni malice, sans que des combats ne doivent être menés et que le sang inutilement n'ait à couler, sans que vos caisses ne soient violées ni même baisées d'une bouche gourmande ou caressées d'un doigt fébrile, que nous nous retirons. Comme promis, avec honnêteté et sans rancœur, l'esprit léger et le cœur apaisé, souriant de cette honorable mission que nous avons su mener à bien sans nous détourner du droit chemin, sans faillir à notre parole.

    Fêtons donc tous ensemble cette grande page d'Histoire que nous venons tous d'écrire en lettres d'or sans que des ratures ensanglantées malheureuses ne viennent l'entacher et en ternir la fin.

    Puisse ce parfum de renouveau et de liberté soufflant sur Mende et sur les hommes et les terres oppressés par l’Église, vous inviter à y gouter et a vous élever sans honte aucune, sans crainte aucune face à l’usurpatrice avide dont le pouvoir s'effrite toujours un peu plus face aux courageux.



    Le Consistoire du Lion de Juda



Et pries pour que les prochains qui viendront visiter la mairie ne soient pas moins honnêtes que nous. Crois bien que si les cavaliers de l'Hydre avaient réussi à nous devancer comme ils s'y sont employés quelques jours avant notre arrivée, le résultat aurait été tout autre et tu aurais pour le coup,vraiment matière à te morfondre et à vociférer ainsi...

Et le Primus tira sa révérence.
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Sam 7 Jan - 0:00

Meliandulys a écrit:
Le capitaine était arrivé trop tard pour récupérer les meilleurs bouts de la bête ou pour qu'on lui en garde quelques souvenirs.
Le vilain était déjà en train de danser sur la braise et de se faire lécher par les flammes gourmandes, reconnaissantes de pouvoir purifier une vieille carne aussi célèbre.

Il vint alors se placer aux cotés de sa blonde pour admirer le spectacle. Parce qu’auprès de sa blonde qu'il fait bon, fait bon, fait bon... Le plaisir et la satisfaction étaient palpables. Ceux d'avoir su honorer leur mission coute que coute, sans s'en détourner sans trembler, sans faillir. Ceux de partager ce moment avec ses frères, ses sœurs. De le partager avec elle.

Il regardait le feu de joie, sourire ornant un visage qui, bien que fatigué, semblait serein. Et alors qu'une fumée acre et dense s’élevait en direction du Très Haut, emmenant avec elle les restes d'un pape qui affronterait bientôt un autre jugement, le capitaine méditait et quelques mots lui échappèrent.


Bah oui mon grand... fumer tue !

Bientôt, il ne resterait qu'un tas d'os et de cendres, tout juste bon à nourrir les terres d'un paysan et donner de beaux légumes. Sans doute l'acte le plus généreux et altruiste dont le pape pourrait se prévaloir une fois qu'il aurait à rendre des compte à Déos. Et à cette pensée, notre brave Capitaine marmonnait à l'attention du pape évanescent, incandescent.

Puisses-tu trouver auprès de Déos le pardon pour ton chemin de pécheur et tes offenses.
Puisses-tu faire pénitence et implorer encore et encore notre Créateur lorsque, jusqu'à la fin des temps, tu erreras telle une âme en peine sur la montagne de la désolation.


Et en plein marmonnement, prémisse d'une sénilité avant l'age, le Lys vit son Papillon s'éloigner du groupe et voleter un peu loin d'une aile fébrile . Quelques secondes passèrent avant qu'il ne vienne à ses cotés. Autant il savait user de la parole et parfois même en abuser, autant il avait avec le temps compris que le silence est parfois preferable. C'est donc silencieux qu'il se planta sous son nez, sortit une outre contenant de l'eau et en imbiba un bout d’étoffe avant de l'appliquer sur le visage de la mutine féline.

En marge des festivités, en tête à tête, leurs regards se frôlant, communiquant sans se brusquer, communiant sans qu'il n'y ait besoin qu'une quelconque parole ne soit prononcée...
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Mer 11 Jan - 23:35

Meliandulys a écrit:
[Quelque part en Bourgogne - Sur le retour après la grillade papale]



Des jours, des semaines s'étaient écoulés depuis que leurs bottes avaient foulé ce sol. Une virée en Bourgogne qui s'était soldée par de belles prises, la princesse vanillée, promise de Petit Frere et le duc de l'époque. Mais ce n'était rien comparé à ce qui avait suivi. Le combat devant mener nos humbles combattants du Lion de Juda vers un objectif et une proie autrement plus grandiose...

Aujourd'hui, ils étaient de retour. Le cœur gonflé de joie. Fiers d'avoir honoré leur mission, d'avoir servi leur juste combat de la plus belle manière qui soit en empalant le pape Innocentius et en lui grillant les arpions à la suite d'un procès mémorable. A cet instant surement, le vil usurpateur devait être en train d'errer sur la montagne de la désolation en faisant pénitence et en implorant encore et encore le pardon du Créateur pour ses offenses et son chemin de pécheur.

Le Primus retrouva bien vite le campement qui les avait accueilli la dernière fois à l'approche des premiers froids. Les sicaires n'y avaient pas encore toutes leurs aises, mais ils commençaient à y avoir leurs habitudes. Ils y avaient déjà partagé nombre de nuits et de repas en famille et Déos seul sait le nombre qu'il devrait encore avoir. Ces terres impies empêchant le salut des âmes et le repos des braves.


Ils ne resteraient guère longtemps cette fois ci, mais il avait été décidé qu'ils camperaient ici cette nuit au moins avant de reprendre leur route. Le Primus avait entrepris de faire le feu. Il entassait du bois mort sur les restes de leur dernier brasier, fredonnant gaiement à mesure que les branches s'entassaient.

Il brule... un peu... beaucoup... passionnément...

Et se faisant, la nuit jeta bien vite son linceul sur la têtes des braves. Le sommeil lui, tardait à venir. Sans doute était-ce du à l'excitation de ces derniers jours. Mélian décida de s'offrir une petite promenade nocturne. Armé de sa sica, il en profita pour laisser sur les arbres, quelques traces de leur passage.

Ici, sur un vieux chêne noueux, il grava méticuleusement...
"Le Lion de Juda recommande le pape et les grands pontes de Rome pour alimenter vos forges ! "

Ou là, sur un résineux s’élevant vers le ciel droit et fier comme un helvète...
" Le Pape reconnu combustible de l'année 59 ! "

Ou bien encore, d'un geste sûr, sur un jeune noisetier ayant la vie devant lui...
" Sauvez un arbre, brulez un pape !"

Il finit par se surprendre à bailler. La fatigue le gagnait.
Il rejoignit la couche de fortune de sa féline et se glissa tout contre elle à la recherche de sa chaleur.
C'est du sommeil du juste qu'il s'endormit cette nuit là, apaisé et sourire aux lèvres.


Dernière édition par Meliandulys le Dim 23 Déc - 18:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc - 0:38

Je remets la main sur quelques (très) vieux trucs. Je complète donc mon carnet même si la chronologie laisse à desirer.
Après tout, ce carnet, c'est ma mémoire et une mémoire ça s’entretient, même si parfois elle sait se montrer capricieuse.


Meliandulys a écrit:
[Novembre 1458 - A quelques lieues de Genève, en rase campagne, Pic-nique party avec des copains]



Le Capitaine plumait.

L'agile Léa, la manieuse folle de sica avait attrapé quelques bécasses. Helvètes les bécasses. Rien à voir avec celles de Savoie. Ça, c'était une tout autre histoire qui tenait plus de la diplomatie que de la gastronomie. Et le voilà donc avec son tablier mauve à croix poissonnées, les manches relevées, le cul sur un tronc faisant office de banc, près du feu, à plumer les bêtes.


Elle m'aime... un peu... beaucoup...

Le problème avec les plumes. c'est que ça vole partout et que ça a une fâcheuse tendance à venir se coller sous le nez et à le titiller jusqu'à l'éternuement.

Passionnément... Atcha... à la folie...

Le Capitaine de refaire un tour, arrachant poignée de plume après poignée de plume, après poignée de plume.

Capitaine ! Capitaine ! ... Capiiiiitaineee !

Oui, oui ... oui !

Levant un sourcils, son regard puis son séant à l'approche du messager.

On m'a envoyé vous prévenir que Caro et Oli sont en ce moment même à Genève. Sans doute y a-t-il anguille sous roche, Capitaine.

La Comtesse du Béarn ? A Genève ? Tu m'en diras tant.
Pas d'inquiétude à avoir. Elle est sans doute venu honorer une vieille promesse et apprendre quelques pas de danse.

Bien. Retourne vite. Vas lui transmettre mes amitiés.


Le messager de regarder le plumeur de volatile d'un œil torve en se mordillant les lèvres, pas certain de la nature du ton qui venait d'être employé.

Oui oui, t'as bien compris. Mes amitiés.
Et prends une bécasse avant de partir... Non non, pas celle là ! Prends en une qui n'est pas encore plumée.


Le messager partit, le Capitaine pluma.

Elle m'aime... un peu... beaucoup...

Caro a écrit:
Je froissais la missive alors qu’un jeune homme venait en ma direction. Je relevais le regard me demandant si une autre missive de ce genre allait m’estre donnée, mais ce ne fut pas le cas. Nul parchemin, juste une bécasse à la main. Il semblait ne pas savoir par où commencer

Eh bien jeune homme… que me voulez-vous ?

J’avais l’impression qu’il prenait une longue inspiration avant de se lancer

Dame.. je suis chargé de vous transmettre les amitiés du Capitaine

Haussement de sourcils… de qui donc voulait-il me parler ? à moins que ? mais je ne voulais pas commettre d’erreur

De quel capitaine me parlez-vous ? j’en connais plusieurs des capitaines

Les amitiés de…. Meliandulys….. si vous préférez

Les yeux qui se lèvent au ciel accompagnés d’un long soupir avant que mon regard ne se pose sur la bécasse et de revenir sur le messager

Les amitiés de Meliandulys ? mais bien sur…. Et cette bécasse j’ose espérer que ce n’est pas pour me faire passer un message aussi ?

Le messager bredouillait que la bécasse n'avait apparemment rien à voir avec les amitiés du capitaine mesme s’il lui avait remis juste avant de repartir

Bien bien bien… les amitiés… et bien allez donc dire à votre capitaine que s’il a des choses à me dire qu’il vienne me les dires en face. Mais le courage doit sans doute lui manquer pour oser envoyer un messager…

Puis d’un geste de la main invitais le messager à me laisser, mais juste avant qu’il ne tourne les talons

Ah dernière chose… dites lui aussi que ma …. Oh et puis non pas la peine de rajouter quoi que ce soit…. Merci bien jeune homme et bonne bécasse

Je reposais mon regard sur la missive froissée et secouais la teste. Décidément c’est ma journée… me faire transmettre ses amitiés, il ne manque pas de toupet quand mesme…
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc - 20:48

[Printemps 1459 - Nouvelle croisade à Genève suite à la guerre en Savoie.
Fin d'une longue aventure pour le Capitaine]




Meliandulys a écrit:

[13 avril dans la nuit, sous les remparts, à un souffle derrière Raiika]


Là où on se rend que le Capitaine, même lorsqu'il n'est plus que l'ombre de lui même, est toujours et surtout, l'ombre de sa féline.

A celui qui dirait qu'il n'est pas courageux de se tenir ainsi derrière la jolie blonde, Le capitaine lui répondrait qu'il est galant homme. A celui qui prétendrait qu'il faut protéger les frêles femmes en faisant rempart de son corps face aux dangers, le capitaine lui répondrait qu'il ne connait pas la fougueuse et intrépide blonde pour ainsi penser qu'elle peut avoir besoin d'une quelconque preuve de masculinité déplacée pour préserver son intégrité physique. Son maniement de la sica n'ayant d'égale que de son envoutant sourire. Le premier prêt à délivrer une morsure glaciale dans les chaires impies d'un croisé, le second une morsure brulante dans le cœur du dévoué qui s'y abandonne.

Des mois avaient passé depuis qu'ils avaient du quitter les bords du Léman. Des mois d'errance forcée, contraint qu'ils avaient été, de prendre les armes et de partir guerroyer. Durant leur absence, Genève avait tremblé, Genève avait souffert, mais Genève était et resterait Genève. Libre et fière, et jamais aucun homme ne changerait cela, qu'il soit empereur ou pape.

Le capitaine était donc enfin sur ses remparts chargé d'histoire, cette nuit là, pas loin de Raika. Jamais assez loin pour perdre de vue sa lumière, son chez lui.

L'assaut allait être donné. Il plongea une main dans la bourse nouée à son ceinturon et en ressortit une poignée de poudre claire qu'il frotta contre la main qui brandissait la lame recourbée. Une mixture composée d'os de curé broyés, qu'il avait acheter à un étrange marchand ambulant et dont et qui évitait au pommeau de la dague de lui échapper dans le feu de l'action.

La suite se révéla être très rapide, et pas comme il l'aurait escompté. A peine les troupes helvètes libres étaient-elles venues se fracasser contre les serviteurs de Rome, que le Capitaine fut pris au dépourvu. Un premier coup vif et précis qui vint et face auquel, le genevois parvint à limiter les dégâts qu'à grande peine, laissant la lame venir lui lécher le flan. Pas le temps de rétorquer, à peine un regard qui s'attarda sur le visage de l'agresseur, un visage qu'il connait. La perfide moitié d'Acar, cette maudite béarnaise qui venait jusque chez lui le tourmenter. A croire que les leçons, tout le monde peut en recevoir, mais bien peu savent s'en nourrir.

L'esprit embrumé, il ne réagit pas lorsque que de nouveau la pointe d'une lame, avide de gouter son sang, glisse vers lui en fendant l'air. Il ne sait d'où elle vient, ne percevant qu'une ombre sans visage dont l'éclat de l'acier brille furtivement dans son regard avant de s'abattre sur lui et de lui mordre goulument les chaires. Sa lumière, petit à petit s'estompe. Le rideau tombe.


Citation :
14-04-2011 04:05 : Argonyan vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
14-04-2011 04:05 : Melian vous a porté un coup d'épée. Vous avez été grièvement blessé.

Meliandulys a écrit:

[Quelque part entre le 14 et le 17 avril, Quelque part entre ici et là haut]


Post tenebras lux, après les ténèbres la lumière qu'il disait. Bin il disait vrai, mais il aurait pu préciser qu'elle était vive la lumière, à te bruler les yeux, les orbites et la cervelle derrière, pour ceux qui en ont. Au point que le regard du capitaine peinait à s'habituer, se plissant, le brulant, pour finalement ne parvenir à discerner rien d'autre qu'une grosse tête hirsute penchée au dessus de lui et baignée de ce fameux halo de lumière blanche intense.

Le capitaine déglutit difficilement, essayant de produire un peu de salive. Après un bel effort, force est de constater que s'il parvient à produire quelque chose, ça ressemblait plus à une mélasse infecte au gout de tourbe et de sang. Et difficile de parler lorsque la bouche, loin d'être humide, est remplie de plâtre.

Il se contenta donc de s'adresser à la grosse tête d'un gutturale grognement. Et débrouille toi mon coco.

En réponse, c'est une voix puissante et profonde qui tonne alors à ses oreilles...


" Donnez lui de l'eau fraiche ! "

Et sans se faire prier, le Capitaine laissa se déverser dans le gosier, le liquide salvateur ainsi offert à son corps meurtri.
Il parvient finalement à articuler quelque chose d'audible et compréhensible.


Dites seigneur, z'auriez pas quelques choses d'autre à m'offrir pour fêter nos retrouvailles J'ai bien mérité quelques chose de plus goutu, de plus festif...
Allez seigneur, vous avez bien un truc qui traine...


La réponse ne se fit alors pas attendre. Tout en sobriété.

" ..... Gnè ?! ..... "

Parce que même à l'agonie, notre Capitaine aime parler.

Oh et puis si j'peux me permettre... Je vous imaginais... j'sais pas trop... différemment... barbe soyeuse, tout de blanc vêtu.
Genre propre sur vous, que ça en jette un peu.

Parce que là, sans vouloir vous froisser, ça fait un peu curé défroqué sur le retour...
Et puis l'odeur, ce serait plus du genre à faire fuir un goret qu'à ramener sur le bon chemin un mouton égaré.

M'enfin j'dis ça, j'dis rien... c'est vous l'patron


Et le Capitaine réformé de retomber dans les vapes, son visage illuminé par le sourire du bienheureux, satisfait d'avoir gagner son morceau de jardin des délices.

" Je crois qu'il fait d'la fièvre. Il délire complétement le pauvre... "
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MessageSujet: Re: [JdR] Le carnet de Mélian   Dim 23 Déc - 20:48

[1459, quelque part sur les chemins bourguignons.
Lors de la séance d’échauffement avant d'aller empaler le pape]




Falco. a écrit:
Pour choper des frelons...

Faut foutre un coup de botte dans l'nid..Ca marche à coup sur!



Que voyez vous poindre à l'horizon dans l'éclat doré d'un soleil agonisant de Novembre? Venant de l'Ouest, des contrées barbares mais pacifiées par leur volonté du berry?
Fuyez vilains, marauds, idiots, ponains ou mémés en travers du chemin!

C'est la Cavalerie de Touraine galopante à toute blinde, sa Régence Militaire achevée chez les Norf, poussant ses montures au trot, brinqueballant couleuvrines et oriflammes ternes.

Des salopards, des enfoirés, des soldats couturés , des brigands reconvertis dans le massacre de masse, du noble, du rien, en un mot comme en cents, du superbe!

Cosnes est jolie ville se trouvant soudainement auréolée des douces senteurs de crottin et du cliquetis peu harmonieux des brigandines.

Il n'est pas un des 3 capitaines.
Il chevauche de l'un à l'autre.
Laid comme votre première amour levée un samedi soir bourré à souhait que vous découvrez en réel à l'aube du dimanche dans votre lit.

Falco de Cartel
Seigneur d'Oserez

Il parait que Bourgogne affronte ces masses amusantes de marauds menés par Thoros.
Il est certains que ces gens la, s'ils ne dispersent pas, seront morts bientôt.

Il a eu vent aussi que des gens de la Réforme chassent en ces terres.
Anecdote génante quand on envisage du nettoyage à coups de sabots.

C'est que dans leur foutue cavalerie, pourtant fidéle à la Couronne, ils sont plus d'un à être Huguenots.
Et pas mal à les tolerer de façon fort humaniste.

Alors quand on veut choper des frelons...On envoit des pages cousus de plaqué or avec de grosses croix romaines sur le dos portur d'un message.


Citation :


Gens du Lion, gens Huguenots,

Loin de moi l'idée de troubler vos traditions en matière de taxe ou même de vous dissuader dans vos pratiques.
Elles sont normales et légitimes pour tout gens de guerre ayant grands frais à leur charge et point le confort des soldes ducales.

Cependant vous ne devez rien ignorer des grands troubles qui agite le Royaume de France.
Il serait néfaste à la cause de notre Foi que vos actes soient mêlés à ceux des rapineurs du Ponant menés par Thoros.

Pourriez vous donc avoir une retenue dans votre campagne fiscale pour le moins?
Voire la folie de faire le même pari que nous autres?
Celui de combattre pour la Couronne de france.

Voyez nos oriflammes, voyez nos gens portant la croix poissonnée.
Voyez vous bûchers ou opprobes? Voyez vous Rome ou quelque prelat grincer des dents?

Par Dieu et ses prophêtes passés ou à venir, nous avons gagnés, gens de la Réforme.
Nous gagnons avec nos épée le droit de vivre et d'exister comme tout à chacun quand la guerre sera close.

Nous sommes aisés à joindre.
Nos galops jamais discrets.

Falco de Cartel

Ps:
Si Izaac a la force de sourire, il aura la force de trinquer , en espérant le croiser autrement que collé sous mes sabots!




Meliandulys a écrit:
Citation :

Salvé Falco de Cartel,

Nous n'ignorons pas les troubles qui agitent les puissants de ce monde et qui embrasent les terres d'ici et d'ailleurs. Nous ne pouvons passer outre au vu de leurs frétillements frénétiques. Nous avons tous un combat à mener, nous avons tous une histoire à écrire. Celle que tu semble avoir choisi n'est pas la notre. Doit-elle malgré tout nous opposer ?

Notre présence dans une même province que Thoros risquerait de voir associer nos actes aux siens, dis-tu. Sous prétexte que cette grande fripouille batifole sur des mêmes terres que nous. Rassure-toi, nous avons l'habitude des ces raccourcis ridicules et de ces chemins éculés, empruntés par les esprits des gentils qui plus que rougir de leurs fourberies, préfèrent s'en nourrir et en abreuver les petites gens. Et nous n'en avons cure de ces raccourcis visant à nous déstabiliser. Nous savons ce que nous combattons, nous savons pourquoi nous combattons et nous savons avec qui nous combattons.

Mais toi, Falco de Cartel, sais-tu pour quoi tu combats et pour qui tu combats ? Es-tu censé ignorer ce pour quoi nous nous devons de nous battre ? Ignore-tu qu'il y a encore si peu de temps à Genève, nombre de frère et sœurs, indigents et bourgeois, défendant leur liberté sont tombés lors du dernier épisode de la croisade que Rome se plait à présent à organiser annuellement. Ignore-tu, qu’œuvrant en connivence avec la catin romaine, la Bourgogne leur a facilité leurs basses besognes sous des prétextes fallacieux. Le sang de nombre de réformés venant de ce fait, toujours un peu plus nourrir notre terre.

Toi, réformé, arborant la croix huguenote poissonnée, éprouve-tu plus de facilités à défendre ces terres souillées et comprendre et justifier les agissements de leurs puissants, qu'a comprendre et tolérer ce combat dans lequel nombre d'entre nous ont été emporté et la lutte de proscrit que nous sommes contraints de mener.

Tu as peut être l'impression d'avoir gagné une liberté. Mais elle est ta liberté. Nous avons nous, vu trop de nos frères tomber ou être opprimés et en voyons encore trop chaque jour, pour croire à cette liberté imparfaite dont tu parle et dont tu semble te satisfaire. Je te souhaite de jouir de ta liberté et de ton confort, car beaucoup encore payent de leur propre liberté et de leur propre sang.

Rassure toi, notre combat nous mènera bientôt sur un autre chemin. Puisse-t-il le tien être éclairé par Déos.
Au plaisir de se recroiser en d'autres lieux et d'autres circonstances.

Ps : On t'envoie Izaac en délégation officielle. Ne nous l'abime pas.


Le Consistoire du Lion de Juda, en purin bourguignon




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